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Articles de août 2008 ↓

L’hôpital (3)

En attendant Tadeus nous patientons avec Sharat. Désormais l’odeur de l’hôpital nous a pénétrés, s’est infiltrée dans nos pores, provoquant une impression de malaise persistante mais infiniment légère par rapport aux maux dont souffrent les malades allongés sur les lits.

Un petit attroupement se forme autour de nous. Nous échangeons quelques mots et des sourires.
Je pense à la solitude des petites chambres aseptisées de nos hôpitaux. Certes nous avons des draps rêches et immaculés, mais le temps semble s’arrêter entre les murs et l’ennui, la dépression sont souvent au rendez-vous.
Dans cette grande salle au contraire, les gens discutent, s’entraident. Il me semble qu’ainsi, en contact avec les autres, le temps doit passer plus vite.

Au pied d’un lit voisin un petit garçon veille son père endormi. Il a une dizaine d’années, immobile sur sa chaise, le regard perdu derrière ses lunettes cerclées de fer, il attend.
Plus tard sa mère arrive avec des paquets. Ils doivent être là depuis longtemps car la petite table de nuit en fer cabossé est pleine d’objets variés.

Taddeus revient avec les médicaments et du riz et des légumes enveloppés dans une feuille de bananier. Le frère de Sharat l’accompagne, c’est lui qui prend le relais.

Nous quittons l’hôpital, même si nous sommes encore préoccupés, nous sommes quand même plutôt rassurés sur l’état de santé de Sharat. Lui aussi est plus détendu.

Trois jours plus tard il est de retour à Namaste, le résultat de nouvelles analyses confirme l’hypothèse de l’hépatite A. Il doit continuer à prendre des médicaments et surtout se reposer.
Il est tout jaune.

Debora explique une énième fois aux jeunes du staff de Namaste qu’il ne faut en aucun cas boire de l’eau non bouillie et manger n’importe quoi dans la rue.
Tous opinent du bonnet mais deux jours plus tard et malgré notre mise en garde, Taddeus et Nebu, devant nos yeux hautement désapprobateurs, boivent chacun un grand verre d’une boisson indéfinie, fabriquée à base d’eau non bouillie (nous avons posé la question avant de décliner l’offre) offerte par des villageois à qui nous sommes allés rendre visite.

Voilà qui nous casse un peu le moral!
Il faut du temps et de la patience pour combattre les mauvaises habitudes sanitaires.

L’hôpital (2)

Les résultats de tous les examens en main, y compris la radio que l’on nous a remise encore humide de son bain et que nous avons dû agiter plusieurs minutes sous un ventilateur, nous retournons voir la jeune femme médecin. Malgré la foule indisciplinée qui se presse devant son bureau, elle prend le temps de nous expliquer en anglais que Sharat est probablement atteint d’une hépatite, qu’elle n’est actuellement pas en mesure d’en déterminer ni la cause ni la catégorie mais que son état nécessite une hospitalisation.
« Moi aussi, j’ai eu une hépatite il y a quelques années dit Taddeus, je suis resté ici pendant deux mois »
Le pauvre Sharat ne dit rien mais je le vois se décomposer. Nous tentons, péniblement car nous sommes inquiets, de lui remonter le moral.

Passées les formalités d’admission nous arrivons en délégation dans la grande salle commune où un lit lui a été attribué.
Un lit et un matelas dont les fibres végétales s’échappent du plastique vert élimé qui le recouvre, rien d’autre, pas de drap, pas de serviettes.
Pas de repas non plus, ceux-ci sont à la charge des malades. Ce sont donc les familles qui y pourvoient en apportant chaque jour des récipients de nourriture.
Même si ses murs sont lépreux et son dallage maculé, la salle est immense, lumineuse, aérée. Les lits sont suffisamment éloignés les uns des autres pour que les malades ne souffrent pas de promiscuité. Tous, ou presque, sont accompagnés d’un membre de leur famille qui dort sur une natte déroulée sous leur lit.
Au bout de la salle, alignés derrière une table les médecins et les infirmières (et infirmiers) veillent sur les malades. Ils sont là en permanence.
L’un d’entre eux, un homme jeune et sympathique vient longuement ausculter Sharat et consulter les résultats des examens. Par son savoir faire et l’attention qu’il porte à notre malade il nous inspire immédiatement confiance.
Il confirme qu’il s’agit d’une hépatite, probablement de type A. Il ajoute que celle-ci étant à son commencement il sera aisé de la guérir.
J’ose, en craignant la réponse, lui demander quel sera le temps d’hospitalisation nécessaire.
« Two or three days »
Le visage de Sharat s’illumine.

Taddeus part acheter la nourriture et des médicaments. Certains sont fournis gratuitement par l’hôpital, d’autres non. Même si les prix sont bas il est certainement très difficile, voire même impossible aux plus pauvres de les acheter. Il en est de même pour certains soins. Les opérations, par exemple, ne sont pas gratuites. Il existe des structures d’aide aux plus démunis mais, peu nombreuses et désorganisées, elles sont d’une efficacité très limitée.

Les patients de cet hôpital viennent des classes basses (mais pas très basses) et moyennes de la société. Les riches vont dans des cliniques privées qui proposent un accueil  comparable à celui des meilleurs hôpitaux occidentaux.

Ici, les conditions d’hébergement laissent à désirer mais la qualité des soins est bonne. Les médecins sont compétents et le matériel à leur disposition performant.

A suivre

L’hôpital (1)

Sharat, un jeune homme orphelin de 18 ans qui vit au siège de Namaste a de la fièvre depuis deux jours, il a mauvaise mine et peu d’appétit. Le médecin qu’il a consulté lui a fait faire des analyses d’urines et de sang. Les résultats de ces dernières ne sont pas bons, son taux de transaminases (du moins je crois les résultats sont en anglais) est très élevé. Le médecin a parlé de « jaundice », qui pour moi signifie jaunisse, donc hépatite, et lui a prescrit, d’une façon qui nous a paru plutôt désinvolte, des injections à faire pendant deux jours.
Questionné par Debora, il confesse avoir souvent bu des boissons aux fruits faites avec l’eau du robinet dans des baraques à côté de l’école où il suit un cours sur les techniques multimédias.
Nous décidons de l’emmener au Medical College de Trivandrum, le plus grand hôpital public de la ville et, nous dit-on, du Kerala.

C’est effectivement un immense hôpital, composé d’une infinité de bâtiments qui mériteraient pour le moins de sérieux ravalements de façade. Dehors des gens, nombreux, déambulent, se reposent, attendent patiemment pendant des heures assis sur des murets de pierre maculés de déjections d’oiseaux. Des voitures émergent des familles entières venues accompagner des malades que l’on soutient ou l’on porte jusqu’aux pavillons.
Nous entrons dans le bâtiment des O.P. (hôpital de jour). Des dizaines de patients, debout, assis, allongés sur des brancards en fer ou à même le sol attendent une consultation. Certains pleurent ou se tordent de douleur.
Et puis il y a l’odeur, écœurant mélange de relents de déjections, d’émanations médicamenteuses et de remugles de produits de nettoyage appliqués en grande quantité dans certains endroits et pas du tout dans d’autres.
Les médecins sont assis dans une salle, derrière une table. La porte reste toujours ouverte et les patients se succèdent à un rythme soutenu. Dans la file d’attente, c’est l’anarchie, chacun cherchant à doubler les autres, à s’enfiler dans le moindre interstice afin de gagner une place.
Finalement une jeune femme médecin ausculte Sharat, ordonne une perfusion de pénicilline et prescrit une série d’examens à faire immédiatement : analyses de sang, radio du thorax, électrocardiogramme.
Je lis avec inquiétude sur la feuille d’analyse sanguine qu’elle demande une recherche de leptospirose, une maladie infectieuse grave transmise particulièrement par les rats. Rien d’étonnant à cela, en Inde, ils pullulent.

Taddeus prend les choses en main et nous pilote dans les dédales de l’hôpital. Les couloirs bondés aux peintures maculées sont crasseux mais en moins de deux heures Sharat parvient à faire tous les examens requis.
Alors que nous patientons devant la salle de l’électrocardiogramme nous assistons à un embouteillage de brancards poussés par des parents des malades. Ils sont encastrés les uns dans les autres, bloqués et personne ne semble vouloir céder du terrain. Les manœuvres se succèdent et les badauds qui se sont accumulés autour du nœud stratégique prodiguent des conseils plus ou moins avisés. Finalement, centimètre après centimètre, la situation se débloque.
Pendant que Sharat, pâli par l’inquiétude, est sous perfusion et que je lui caresse la main  Taddeus va chercher les résultats de l’analyse de sang.
Les transaminases sont toujours très élevées mais on ne parle pas de leptospirose, ouf !

A suivre

Malavila

Malavila est une zone rurale située en bordure de la jungle à quelques kilomètres de Vellanad.
Pendant des décennies, l’unique source de revenus de ses habitants a été la fabrication de l’arak, un tord boyau à base de plantes. Bien que ce breuvage soit depuis longtemps illégal sa production, qui était tolérée, a continué jusqu’en 2003, date à laquelle elle fut rigoureusement interdite par les autorités. Les distilleries clandestines ont été détruites et les producteurs passibles d’emprisonnement. Quelques uns ont été arrêtés et purgent leur peine mais beaucoup d’entre eux ont pris la fuite s’enfonçant de plus en plus profondément dans la jungle avec leurs familles.

Traditionnellement, les hommes distillaient, vendaient et buvaient l’arak, tandis que les femmes assuraient la culture des plantes. Les enfants, livrés à eux-mêmes, étaient peu scolarisés. Désormais en fuite, les familles se terrent dans la jungle - la vraie, peuplée d’éléphants sauvages et autres animaux féroces - vivent dans des cabanes accrochées aux arbres, sans autres ressources que la chasse et la cueillette. L’eau manque et les enfants ne fréquentent pas l’école, celle-ci étant beaucoup trop loin.

Le village de Malavila est presque entièrement peuplé de femmes et d’enfants, les hommes sont soit dans la jungle, soit partis travailler ailleurs.
Les habitants de la zone sont des Cheramars, une caste déclarée très basse par le gouvernement indien. Beaucoup de familles se sont converties au christianisme, mais pas de façon officielle car d’une part les ordres catholiques qui ont opéré sur le lieu exerçaient leur foi indépendamment du clergé local, d’autre part les chrétiens, même d’une extrême pauvreté, ne bénéficient pas des mêmes droits que les intouchables ou les membres des très basses castes.
Afin de protéger les intouchables et les castes les plus basses et malgré une féroce opposition du BJP, le parti nationaliste hindou, le gouvernement indien a instauré depuis des années un système de quotas visant à leur accorder des privilèges. 20% des emplois administratifs doivent leur être attribués. Il en est de même pour les places dans les universités.
Ces mesures excluent les chrétiens et les musulmans, même si ceux-ci sont dans le dénuement.

Bien que partant d’une idée égalitaire l’application des quotas a eu pour effet pervers de pousser les hindous à déclarer leur caste ou leur statut d’intouchable. Le système de séparation des castes s’en est trouvé renforcé.
Mais il est vrai aussi que les Indiens savent, à de multiples signes, déceler du premier coup d’œil la caste ou la religion de chacun. Je commence moi aussi à savoir déchiffrer les indices.

Nous arrivons au village de Malavila à sept heures et demie du matin pour visiter la « Tuition school » que Namaste a créée dans un local prêté par la Mairie.
Les « Tuition school », très répandues en Inde, sont des écoles de soutien scolaire destinées à combler les innombrables déficits de l’école publique qui souffre de mille maux : budget de fonctionnement insuffisant, locaux en piteux état, classes surchargées, fort absentéisme des enseignants, qui pourtant jouissent de salaires plutôt confortables par rapport à la moyenne et pour finir corruption.

La « Tuition school » de Malavila, nouvellement ouverte, offre aux petits un enseignement adapté à leurs besoins mais dans des conditions sommaires. Il n’y a encore ni électricité ni pupitres.

Nous apportons aux enfants des sacs d’école et des parapluies fournis par Namaste et leurs visages s’éclairent de joie.

Puis nous nous promenons dans le village, composé de masures de palme et de boue séchée, avant de nous rendre, à l’orée de la forêt, dans une Family house tenue par un couple adorable et qui accueille uniquement des enfants de Cheramars exilés dans la jungle.

Pour finir nous allons à l’école. La directrice, une belle femme altière, nous reçoit très gentiment avant de donner le départ de la journée en s’adressant aux enfants alignés par classe devant elle. Une prière universelle est récitée en chœur puis les écoliers se dirigent sagement vers leurs classes.

L’école dégage une atmosphère de paix et de bien être, les enfants sont détendus et visiblement heureux. Malheureusement seuls les plus petits sont scolarisés, passé l’âge de douze ans les parents ne les envoient pas à l’école. Le motif le plus fréquemment invoqué étant la distance à parcourir. Mais la véritable explication tient dans le fait que pendant des années les habitants de la jungle, ignorés des autorités ont vécu en dehors de tout et ils ne voient pas la nécessité de donner maintenant une instruction à des enfants qui jusque là sont restés en dehors du système scolaire.

Namaste a initié le projet de « Tuition school » à Malavila, mais, si aucun sponsor ne vient apporter une aide financière, il sera très difficile pour l’association de continuer à le maintenir.
Ce serait vraiment dommage et nous espérons que de généreux donateurs viendront à l’aide des enfants des Cheranars.

Casa delle Mamme : faire le point (4)

Vivek et Sunitha

Désormais la maison est pleine. Malgré les difficultés et les déconvenues le bilan de ces deux années est globalement positif.
Les enfants vont régulièrement à l’école, ils sont en bonne santé (à part Achu) et ils sont vifs et joyeux.
Les mamans travaillent, elles sont elles aussi en bonne santé et la maison est bien tenue (standard indien).
Ouf !

Ammachi, Sindhu, Seelvy, Sunitha

Quant à nous, nous sommes très attachés à ce petit bataillon et aider à résoudre les problèmes fait partie de nôtre tâche.

Vivek, Vineeth, Achu, Manu

Les disputes sont inévitables, comme dans n’importe quelle communauté. Ces femmes n’ont pas été éduquées pour vivre ensemble.
Elles étaient destinées à rester des épouses au service du mari et des beaux-parents, comme le veut la coutume.
Lorsqu’une jeune fille se marie elle quitte définitivement sa famille pour entrer dans une autre où elle occupera la place la plus défavorisée. Il n’est pas question que la belle-fille se révolte contre l’autorité de ses beaux-parents et, très souvent, la belle-mère fait subir à la jeune femme ce qu’elle-même a dû supporter dans sa jeunesse. Au fur à mesure que les anciens vieillissent le rôle de la femme au sein de la famille devient plus important. Si les parents sont malades ou impotents, c’est elle qui doit s’en occuper. A la mort de la belle-mère, la responsabilité des affaires domestiques incombe enfin à la belle-fille, sauf si les frères aînés et leurs familles vivent aussi sous le même toit. Dans ce cas c’est la première mariée qui détiendra le pouvoir.
Les fils qui vivent au domicile parental restent sous l’autorité paternelle jusqu’à la mort de celui-ci, ou la vieillesse si elle est invalidante.

Nos mamans, qui ont été (ou auraient été) des épouses soumises et silencieuses, acceptant sans rechigner les contraintes et les humiliations, se retrouvent dans une situation totalement inédite, qui est la vie dans une communauté qui n’est ni familiale, ni hiérarchisée.
Il n’y a pas d’obligation de se taire ou de courber l’échine. La parole, subitement libérée, peut donc s’exprimer dans toute sa force.

Sindhu

Au sein des villages et partout dans le monde probablement, les disputes de voisinage sont fréquentes. Dans la Casa delle Mamme, c’est la même chose mais à cause de la promiscuité (bien que la maison soit grande et que chaque famille ait sa propre chambre dont la taille est supérieure à celles de leurs demeures précédentes), les chamailleries prennent rapidement de l’ampleur.

C’est pourquoi je pense qu’il faut relativiser l’importance des disputes. Il me semble que les mamans et Ammachi sont conscientes d’être dans une situation parfois difficile, certes, mais nettement plus agréable et aisée que dans leurs vies antérieures.

Mekha et Deepty

Par contre nous devons être plus vigilants en ce qui concerne l’alimentation et la santé des enfants. Habituées à vivre de peu et à ne pas attacher d’importance aux maux qui leur paraissent mineurs, les mamans négligent des règles sanitaires simples. L’alimentation n’est pas assez variée, les bobos insuffisamment soignés.
Nées dans des cabanes et peu éduquées (particulièrement Ammachi, née juste après l’indépendance de l’Inde) ces femmes ont peu de notion d’hygiène de vie.
Nous n’entendons pas leur dicter notre façon de vivre, mais les aider à améliorer la santé et la qualité de l’éducation de leurs enfants.
Nous avons décidé, en accord avec Namaste, de leur imposer des menus hebdomadaires et l’obligation de signaler au bureau tous les problèmes de santé, même si ils leur semblent sans importance.

Selvy

Parmi les difficultés que nous rencontrons à la Casa delle Mamme, le problème de la langue est un sérieux handicap. Aucune d’entre elles ne parle anglais, les enfants n’en connaissent pour l’instant que quelques mots. Une fois épuisé notre stock de mimiques et les quelques mots de malayalam que nous connaissons (tata : au revoir et panit : fièvre), la discussion tombe très très vite. Par conséquent nous devons toujours avoir l’aide d’un traducteur, en l’occurrence généralement une traductrice, Sasikala (que, malgré tout, j’aime beaucoup). Malheureusement la confiance que nous lui accordions s’est singulièrement amenuisée ces derniers temps et nous lorsque nous communiquons avec les habitants de la Casa delle Mamme il nous est impossible d’évaluer le degré de fidélité des traductions sasikaliennes.

Anju, Sasikhala, moi, Deepty

Le malayalam est une langue dravidienne, proche du tamil et parfaitement incompréhensible.
Le débit des paroles est tellement rapide que celles-ci semblent ne former qu’une interminable phrase, dévidée sur un ton qui nous semble tellement monotone que nous ne sommes même pas en mesure d’avoir la plus petite idée ni de l’argument traité, ni de l’état d’esprit du parleur.

Selvy et Chinchu

Même les prénoms sont compliqués et curieusement attribués, comme si celui de l’aîné servait de base, ceux des autres n’étant que des variations sur un même thème.

Par exemple, dans la Casa delle Mamme, nous avons la famille des « Vi », Vivek et Vineeth, la famille des «Su-i-a », Surya, Sunila, et la famille des « u » (prononcer « ou »), Chinchu, Anju, Achu, Manu.
Heureusement Deepty est fille unique !

Vineeth, Deepty, Vivek

A l’inverse ils ont du mal à mémoriser certains de nos prénoms ou de nos mots. La Casa delle Mamme a été rebaptisée Fabio’s house. Le mot Fabio ne présentant pas de difficultés phonétiques. En ce qui me concerne, incapables de prononcer mon prénom, Claudine, devenu dans le meilleur des cas “Gloudina”, tous, y compris Ammachi, m’appellent « Mummy »

Vineeth

Aider ces familles en détresse est une simple et modeste manifestation de solidarité humaine.
Nous n’attendons rien d’autre en retour que le plaisir de voir les enfants accéder à une vie meilleure que celle de leurs ascendants.
Qu’ils deviennent des êtres libres, éduqués, solidaires.

Surya, Deepty, Sunila, Anju