14.12.2007
Il bacio di Alice

En attendant le chaos, il y a la vie.
La mienne, je l’ai toujours voulue joyeuse et quand elle ne l’a plus été, je me suis battue pour la changer.
Les nuages s’amoncellent et le fascisme rampe en bavant sur les futures ruines du néo-libéralisme. La résistance s’impose mais elle n’est pas pour moi synonyme de tristesse.
On peut aussi se battre en s’amusant.
En créant.
« Mon travail dans la banque… me dit Antonio en soupirant… bé, je le fais passer avec tout ça ! »
18:35 Publié dans En Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2007
Naufrage

Depuis que je l’ai entendue, la nouvelle m’obsède. Je n’arrive pas à m’en défaire. Elle a jeté sur mes pensées une brume que rien ne dissipe.
Sa monstrueuse énormité me déroute et m’effraie. J’aimerais me réveiller et apprendre que ce n’était qu’une erreur, que les scientifiques se sont trompés, ou qu’il n’est pas trop tard pour sauver des flots les cités qui, bientôt, seront submergées.
Bombay, New York, Hô Chi Minh-Ville, Calcutta, Shanghai, Miami, Lagos, Abidjan, Djakarta, Alexandrie, Bangkok
Bangkok, la ville des anges (...)
14:10 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, écologie, planète
07.12.2007
La haine décomplexée
« La haine, c'est l'hiver du cœur. » Victor Hugo
Elle est partout, elle s’étale, se répand comme une boue putride et collante.
Pas celle dont Zola dit : « La haine est sainte. Elle est l'indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »
Pas celle qui pousse l’opprimé, victime de l’injustice, à se rebeller contre un pouvoir inique ou criminel.
Non, la haine ordinaire, celle du pauvre contre le pauvre, de l’exploité contre l’exploité, de la victime contre la victime.
Et cette haine là annihile la révolte sociale. Elle ronge, détruit, tue, pousse aux pires bassesses.
J’ai été particulièrement choquée de lire...(...)
19:46 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société
02.12.2007
Athée

L’humanité semble être dans un processus d’auto destruction.
"La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis 150 ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur 3 ou 4 d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85% jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°, les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables. La décroissance est donc un impératif de survie." André Gorz
Malgré les mises en garde des plus sages, des plus visionnaires d’entre nous, la prise de conscience des invraisemblables risques auxquels s’expose l’humanité, et auxquels elle condamne tous les êtres vivants de la planète, demeure dramatiquement faible.
23:35 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, pape







