13.12.2007
Naufrage

Depuis que je l’ai entendue, la nouvelle m’obsède. Je n’arrive pas à m’en défaire. Elle a jeté sur mes pensées une brume que rien ne dissipe.
Sa monstrueuse énormité me déroute et m’effraie. J’aimerais me réveiller et apprendre que ce n’était qu’une erreur, que les scientifiques se sont trompés, ou qu’il n’est pas trop tard pour sauver des flots les cités qui, bientôt, seront submergées.
Bombay, New York, Hô Chi Minh-Ville, Calcutta, Shanghai, Miami, Lagos, Abidjan, Djakarta, Alexandrie, Bangkok
Bangkok, la ville des anges (...)
14:10 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, écologie, planète
07.12.2007
La haine décomplexée
« La haine, c'est l'hiver du cœur. » Victor Hugo
Elle est partout, elle s’étale, se répand comme une boue putride et collante.
Pas celle dont Zola dit : « La haine est sainte. Elle est l'indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »
Pas celle qui pousse l’opprimé, victime de l’injustice, à se rebeller contre un pouvoir inique ou criminel.
Non, la haine ordinaire, celle du pauvre contre le pauvre, de l’exploité contre l’exploité, de la victime contre la victime.
Et cette haine là annihile la révolte sociale. Elle ronge, détruit, tue, pousse aux pires bassesses.
J’ai été particulièrement choquée de lire...(...)
19:46 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société
02.12.2007
Athée

L’humanité semble être dans un processus d’auto destruction.
"La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis 150 ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur 3 ou 4 d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85% jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°, les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables. La décroissance est donc un impératif de survie." André Gorz
Malgré les mises en garde des plus sages, des plus visionnaires d’entre nous, la prise de conscience des invraisemblables risques auxquels s’expose l’humanité, et auxquels elle condamne tous les êtres vivants de la planète, demeure dramatiquement faible.
23:35 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, pape
25.11.2007
Le bain de Cléopâtre

« Quelle femme n’a jamais rêvé de se baigner dans du vrai lait d’ânesse ? »
Moi !
Nager dans l’eau tiède d’une mer tropicale, me rouler dans l’herbe, faire des galipettes dans le foin, oui !
Mais le bain de Cléopâtre, barboter dans du lait d’ânesse, certes non !
Beurk !
Surtout quand, à la suite de cette question idiote posée une créature aussi suave que conforme aux artificiels canons de l’obligatoire beauté décomplexée, j’apprends que le bain en question (...)
23:44 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société
23.11.2007
Khmers rouges
Des petits vieillards proprets et légèrement tremblotants qui disent qu’ils ne savaient pas ou que ce n’était pas de leur faute ou encore qu’ils n’ont fait qu’obéir.
Pourtant, entre 1975 et 1979, fanatisés par une monstrueuse idéologie, ils ont mené à la mort près de deux millions de leurs compatriotes, soit un quart de la population du Cambodge.
Prônant un retour obligatoire à la terre, ils ont vidé les villes de leurs habitants.
Des milliers de déportés.(...)
10:15 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cambodge, khmers rouges
20.11.2007
De la solidarité
Je suis entièrement solidaire des grévistes, qu’ils soient cheminots, fonctionnaires ou étudiants.
Des esprits chagrins de manqueront pas de persifler qu’étant donné mon éloignement géographique je n’en subis pas les conséquences. C’est vrai, mais je n’ai pas non plus la possibilité d’aller manifester !
Je le fais donc toute seule, sur cette page.
Vous tous qui luttez pour ne pas laisser le gouvernement laminer vos conditions de travail et de retraites, vos salaires, le pouvoir d’achat des travailleurs, la qualité de la formation ou le système sanitaire vous avez tout mon soutien et mes remerciements !
N’oublions quand même pas (...)
10:42 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, grèves
17.11.2007
Du bonheur d'être femme

J’aime être un être humain et particulièrement, une femme.
Non point par indifférence ou haine des hommes, au contraire, être femme me permet de les avoir à mes côtés, de les observer, de les aimer, à cœur ou à corps ouvert.
L’homme reste pour moi un extraordinaire terrain d’aventures, d’explorations, de jeux.
Enfants, amants, compagnons de vie, de lutte, de réflexion, d’amusement, je ne m’en lasse pas.
Mais être femme (...)
23:38 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, femmes
11.11.2007
Les Editions Filaplomb, des petites fenêtres sur le monde

12:25 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.10.2007
Le sexe joyeux
(Variation sur un thème de Valdo Lydeker)

Le jour où ma grand-mère a eu 45 ans, elle a signifié à son gendarme d’époux (mon grand-père) que, désormais, il pouvait « monter ses outils au grenier et les y laisser ».
Métaphore bricoleuse qui prêterait à sourire si elle n’était, ô combien, significative d’une tristesse sexuelle infinie.(...)
19:10 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : société, sexualité
16.10.2007
Exilés

C’était dans le centre de la Turquie pendant l’été 1999. Nous roulions en direction d’Ankara sur une interminable route à double voie, pompeusement nommée autoroute.
Des kilomètres de monotonie à travers une plaine déserte, aride, désolée.
Parfois nous doublions des camions entièrement bâchés, tous semblables, lourds et lents et dans l’ennui du trajet nous nous demandions mollement ce qu’ils pouvaient bien transporter : des animaux, des matériaux de construction peut-être.
La réponse, d’une absolue tristesse, nous l’avons eue en nous arrêtant à une station service.(...)
23:35 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







