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16 juin 2008 — Au jour le jour, En Italie, Récits
Grosses berlines fleuries ou carrioles à l’ancienne, costumes sombres et robes longues, à Santeramo, la saison des mariages bat son plein.
En fin de semaine on en célèbre plusieurs par jour et l’église ne désemplit pas.
Ce n’est pas une mince affaire !
L’institution se porte bien et tout le commerce qui l’accompagne est florissant, une bonne partie des magasins de la ville y consacre son activité.
Fleuristes, chausseurs, marchands de vêtements de cérémonie : strass, paillettes, frous-frous, tulle et dentelles.
Magasins de bibelots tarabiscotés, les fameuses « bonbonniere » qui sont offertes aux invités de la noce.
Il faut dire qu’étant donné ce que coûte d’être invité à un mariage, ce présent, même modeste, est justifié.

Pour une famille de quatre personnes, une invitation au mariage de la cousine du second degré que l’on n’a pas vue depuis 10 ans et dont on s’imaginait sottement qu’elle était encore au collège, signifie devoir s’acquitter d’un cadeau de mariage, financier, de l’ordre de 200 euros par personne, somme à laquelle il faudra ajouter les frais vestimentaires. Les femmes se devant d’exhiber des toilettes achetées dans les boutiques mariage chic local de la ville, pas d’espoir de s’en tirer à moins de 1200 euros !
En échange on sera invité à d’interminables agapes, gastronomiques, dans une de ces salles de réception parées de fleurs que les riches et malins propriétaires terriens ont fait construire dans leurs champs. Balcons et colonnades, faux marbres, baies vitrées et balancelles dans des jardins pour les photos des jeunes mariés.

La pratique de la dot n’existe plus mais les transactions matrimoniales reposent toujours sur des accords très précis.
La jeune épousée doit fournir un trousseau, le « corredo » qui est composé du linge de maison et de tout l’ameublement de la chambre.
La famille du mari n’ayant elle à fournir que la batterie de cuisine et la robe de la mariée.
Les frais, énormes, de réception sont eux aussi partagés inégalement entre les deux familles, celle de l’épouse payant beaucoup plus que celle du mari.

L’argent récolté auprès des invités servira, si besoin est, à régler les frais de la réception. Sinon il sera utilisé par les tourtereaux pour « s’installer » ou convoler aux Maldives, destination privilégiée des lunes de miel italiennes.

Pour les mariages de leurs filles les parents des Pouilles se serrent la ceinture et s’endettent pour des années.
Finalement c’est presque comme en Inde !
Tiens on va faire une série mariage : c’était comment pour le vôtre ?
Le mien fut un désastre, du matin au soir. Je vous le raconterai un jour ou l’autre.
13 juin 2008 — Au jour le jour, En Italie

De Bologne à Bari, 700 kilomètres d’un long ruban gris.
Pour les gens du sud c’est le chemin de l’exil, pour ceux du nord celui des vacances.
L’autoroute est un monde clos peuplé de voyageurs aux motivations différentes : les camionneurs, les touristes, les familles italiennes, les représentants de commerce, les occupants des autocars.
Dans une station service l’un d’entre eux a déversé un groupe de personnes visiblement venues d’ailleurs, enfin pas d’Italie, ni d’aucune autre contrée occidentale. Les femmes portent des robes longues et leurs cheveux sont recouverts par des fichus colorés. Seraient-ils musulmans ? La vue d’un homme coiffé d’une chéchia nous conforte dans cette hypothèse. Je dis qu’ils sont Turcs. « Non, rétorque Fabio, à mon avis ils sont macédoniens ! »
Macédoniens ?
On parie.
Je m’approche de l’autobus pour chercher un indice. Fabio a gagné.
J’aurais pu y penser. Maintenant je me souviens de Skopje, plus précisément du quartier musulman qui me fascinait tant. Quand nous traversions en voiture le pays de Tito - il s’appelait encore la Yougoslavie - pour aller en Grèce ou en Turquie, nous faisions halte au camping de la ville. Au bazar ma mère m’avait acheté des babouches en cuir fauve décorées d’arabesques roses.

A la riche Romagne plantée d’arbres fruitiers, succèdent les collines verdoyantes des Marches et ses villages perchés.
Dans la campagne les premiers oliviers voisinent avec quelques cyprès et quelques pins parasols.
L’autoroute est bordée de lauriers en fleurs. Ils étaient pour moi le symbole de l’été. Enfant de l’arrière de la 404, je les guettais et quand ils apparaissaient je savais que nous étions, enfin, dans le sud, que la mer était proche.

A Ancône je l’aperçois, grise et plate, elle se confond avec le ciel, elle disparaît derrière les immeubles.

Les Abruzzes, Molise, toujours des collines, au loin des montagnes, celles qu’il y a longtemps le père de John Fante avait quitté pour la mythique Amérique, la terre promise des immigrés qui n’en pouvaient plus de gratter une terre ingrate.
Il pleut, drôle de mois de Juin !
Peu avant Foggia nous atteignons enfin les Pouilles, elles commencent par une grande plaine cultivée. Les épis de blés frissonnent sous un ciel de plomb. Quelques éoliennes tournent mollement.
Nous poursuivons notre chemin et le paysage change à nouveau. Les champs sont séparés par des murs de pierres sèches et des buissons de figuiers de barbarie (quel drôle de nom !).
Dans la banlieue grise et confuse de Bari nous quittons enfin l’autoroute pour remonter à l’intérieur des terres, vers les Murges, vers notre but, Santeramo in Colle.
Nous avons retrouvé la terre rouge planté d’oliviers.
Les maisons blanches de Cassano luisent sous la pluie.
C’est le moment que choisit mon Panasonic pour me déclarer qu’il n’a plus envie de faire de photos, sa batterie est vide.
Il faut dire que je ne l’ai pas épargné.
Pour obtenir le piètre résultat que j’expose dans ce billet j’ai pris une bonne centaine de clichés.
A Santeramo, comme chaque soir, les voitures tournent avec application dans les rues étroites et nous avons des difficultés à trouver une place pour nous garer.
Le long d’un trottoir un individu se disant habilité nous réclame 50 centimes pour deux heures de stationnement.
Il n’y a pas de doutes, nous sommes dans l’autre Italie !
10 juin 2008 — Au jour le jour, En Italie, Souvenirs souvenirs
Il y a dix ans, elles et moi partagions les mêmes trains: celui du soir, qui arrivait à Bologne vers 21 heures 30, celui du matin, qui en partait à 5 heures.
Je venais passer le weekend dans la ville avec mon amoureux, elles venaient se prostituer.
A partir de Piacenza, à chaque gare, elles gravissaient les marches du wagon de tête, toujours le wagon de tête.
Sur le quai elles étaient seules, mais à l’intérieur du train elles se regroupaient, s’interpelaient joyeusement, riaient.
Des jeunes filles arrachées à l’Afrique, en jean ou salopette avec un petit sac à dos, comme des lycéennes ou des étudiantes.
Grandes ou petites, minces ou dodues, belles ou moins belles.
Au fur et à mesure que le train se rapprochait de Bologne elles enduisaient leurs paupières de fard et leurs lèvres de rouge. Elles ajustaient des perruques sur leurs cheveux crépus, ou relevaient leurs tresses en chignons croulants. Elles troquaient leurs jeans contre des bas résilles tenus par des porte- jarretelles qui dépassaient de minuscules jupes moulantes et leurs tee-shirts bariolés contre des soutiens-gorges ou des guêpières. Elles enfilaient à leurs pieds des sandales à plateaux d’une si vertigineuse hauteur que je pensais toujours qu’ainsi chaussées elles ne pourraient jamais courir pour s’échapper. Elles rangeaient les tennis dans des poches en plastiques qu’elles déposaient dans leurs sacs à dos avec leurs vêtements de jeunes filles.
Au fur à mesure que le train se rapprochait de Bologne leurs conversations devenaient moins joyeuses et quand il s’arrêtait le long du quai elles se séparaient sans un mot, sans un regard.
Puis elles s’engouffraient dans des voitures et les hommes qui les conduisaient les déposaient sur les trottoirs de la ville.
Dans le froid glacial de l’hiver.
Sous la pluie.
Seules.
Livrées à la concupiscence des mâles.
A leur violence.
A leur mépris.
Car dans la riche et bourgeoise Bologne, la ville des universitaires, des avocats et des marchands, nombreux sont les clients qui pour quelques dizaines d’euros viennent vider leurs couilles dans ces corps juvéniles.
Indifférents.
Et si d’aventure quelques remords les effleurent ils les exorciseront à la messe ou en glissant un bulletin de centre gauche dans les urnes.
Ils ne peuvent pourtant pas ignorer les terribles conditions de vie de ces jeunes femmes : achetées à leurs familles, vendues à des souteneurs, violées, brutalisées, enfermées, privées de leurs passeports.
Esclaves.
Le lundi matin je les retrouvais dans le hall de la gare. Fatiguées, vacillantes sur leurs talons démesurés, elles avaient la démarche traînante. Elles fumaient en silence. Parfois l’une d’entre elles poussait un cri de rage, on ne savait contre qui mais je comprenais pourquoi. Les quelques voyageurs italiens qui traversaient le hall les ignoraient. Elles devenaient transparentes. Le jour, le bourgeois ne veut pas voir ce qui la nuit le fait bander.
Nous reprenions le train et dans l’aube délavée, elles enlevaient les perruques et les bas résilles, les guêpières et les sandales à plateaux. Elles remettaient les jeans et les tee-shirts, les tennis et les blousons.
Elles somnolaient.
Téléphonaient.
Puis je les voyais s’éloigner sur le quai pour rejoindre des appartements qu’elles partageaient avec d’autres filles, sous l’étroite surveillance des souteneurs.
Dix ans plus tard, chaque matin les trains reprennent toujours sur les quais les jeunes filles qu’ils y ont laissées la veille. La seule chose qui a changé est la couleur de leur peau. Les nouvelles esclaves viennent désormais de l’ex bloc soviétique.
Il y a quelques jours le gouvernement Berlusconi, soucieux d’être dans les bonnes grâces du vieillard pontifical a présenté un amendement « anti lucciole », qui définit les prostituées comme des sujets socialement et moralement dangereux et qui vise à les pénaliser.
Haro sur les ” puttane” !
S’attaquer aux victimes pour épargner les coupables : les souteneurs mafieux et leurs complices.
Ce sont les clients et les exploiteurs qu’il faut pénaliser.
Ceux sans qui rien de tout cela n’existerait.
Ceux qui, pour tirer un coup, font maintenir des femmes en esclavage.
Ceux à cause de qui perdure l’ignoble, l’inacceptable commerce, celui des corps.
Honte à eux !
à lire chez Le Monolecte
5 juin 2008 — A découvrir, Au jour le jour, En Inde, En Italie, Souvenirs souvenirs
Il m’adresse un petit sourire mais je le sens tendu. Normal, cet entretien est biaisé. J’y tiens le rôle du prof, lui celui de l’élève et son niveau en français ne lui autorise pas beaucoup d’espoir en ce qui concerne la note que je vais écrire sur mon registre.
Il est, depuis deux ans, mon élève dans une classe d’un lycée hôtelier et pour terminer ce cycle, je fais subir à chacun une interrogation orale. En tête à tête, les yeux dans les yeux, ou presque.
Je dois évaluer leur niveau et j’ai pensé que ce procédé était le meilleur.
Je leur ai demandé de préparer la première partie de l’interrogation. Ils doivent se présenter, parler un peu de leurs familles, de leurs loisirs et de la matière qu’ils préfèrent à l’école.
Toutes choses que nous répétons obstinément depuis deux ans, la prof et moi.
Puis je pose des questions, toujours sur ces mêmes thèmes.
« Allez, tu peux commencer. Tu te présentes ? »
Il respire un grand coup puis se lance, à toute vitesse, débitant une litanie visiblement apprise sinon parfaitement sue.
« - Je m’appelle Skordian, j’ai 16 ans je suis albanaise… »
- Albanais, tu es un garçon. »
Il grimace, rentre la tête dans les épaules avant de reprendre son exposé truffé d’erreurs et prononcé avec un fort accent.
Je l’aime bien, Skordian. Réservé et gentil, il me rappelle les garçons de mon enfance campagnarde. En classe, quand je lui souris son visage s’illumine, devient plus doux, plus enfantin. Et il me sourit à son tour.
Ce n’est pas difficile à communiquer, la sympathie.
Il m’explique tant bien que mal qu’il aime jouer au foot, qu’il a deux sœurs et que sa matière préférée est cuisine.
Puis silence.
Et moi :
« - Tu veux devenir cuisinier ? »
- Oui
- C’est une bonne idée, mais peut-être qu’un jour tu iras travailler en France, ce serait bien d’étudier un peu plus, pour pouvoir parler.
- …Je… pas possible.
- Qu’est-ce qui n’est pas possible, de parler français ou d’étudier ?
Il soupire.
- …Deux.
- C’est si difficile ?”
Il hoche la tête.
Je n’ai plus envie de l’interroger, il a préparé cette petite épreuve, il s’est donné du mal. Ça me suffit pour lui donner une note correcte.
Je lui propose de changer les modalités de l’interrogation, je lui pose les questions en français, il me répond en italien. Le défi pour lui est de comprendre ce que je dis. Il accepte avec soulagement.
Quand je lui demande pourquoi il a choisi de devenir cuisinier il m’explique que là bas, en Albanie, son oncle a un restaurant et qu’il lui a promis de l’embaucher s’il devenait chef.
Oui, il veut retourner en Albanie, il y pense tout le temps. Il en rêve. Il compte les jours qui le séparent des vacances car il va y passer deux mois, pour la première fois.
Est-ce qu’il est bien en Italie ?
Je comprends qu’il ne veut pas dire non mais qu’il ne veut pas non plus dire oui. C’est comme pour ses relations avec les Italiens… “insomma“… elles sont comme elles sont.
En Albanie il allait au collège, il était un bon élève, il aimait l’école.
Il vivait avec sa mère et ses sœurs, son père travaillait déjà en Italie. Il y a trois ans, il les a fait venir. Depuis Skordian n’a qu’une idée: repartir.
Vivre loin de sa terre est pour la plupart de ceux qui ne l’ont pas choisie une épreuve terrible.
Quelle que soit la situation qu’ils ont quittée celle qu’ils trouvent est difficile.
Car il ne s’agit pas de visiter un pays confortablement installé dans un statut de touriste.
Il s’agit de comprendre les codes d’un nouvel univers.
De travailler.
De s’adapter.
De vivre.
Je suis en Italie de mon propre gré, venue pour suivre mon amoureux. Je travaille, j’habite un joli appartement, j’ai des amis.
Il faut dire aussi qu’en terre italienne, et c’est bien regrettable, il vaut nettement mieux être une femme française qu’un jeune homme albanais.
Et malgré tout, il arrive que la vie en Italie me pèse et lorsque je pense à nos futures années, je les imagine en France.
L’entretien est fini, je donne sa note à Skordian. Il rosit de contentement et me remercie.
Je lui tends la main.
« Merci à toi Skordian et n’oublie jamais d’aider ton rêve à se réaliser. »
3 juin 2008 — Au jour le jour
Celestissima a deux ans.
Déjà !
C’est fou comme la perception du temps se modifie avec l’âge, plus l’on a vécu et il plus il nous semble passer vite. Mais peu importe, son déroulement étant inéluctable à quoi bon s’en soucier.
J’ai écrit 310 billets et vous 5823 commentaires.
De vous à moi, je suis impressionnée par ces chiffres.
Je m’étonne d’avoir autant produit et je m’émerveille de votre réactivité.
Au début j’écrivais beaucoup. Chaque jour j’éprouvais un irrépressible désir de transcrire mes réflexions sur le web. Je guettais vos visites et me délectais de vos rares commentaires.
Ma chronique indienne de 2006 eut très peu de lecteurs, mais de qualité. Chaque jour ma lectrice préférée laissait quelques mots et je l’en remercie encore.
Puis, petit à petit, vous êtes venus plus nombreux.
Vous avez changé aussi.
Rares sont ceux d’entre vous qui suivent mes élucubrations depuis le début de même que je ne commente plus sur des blogs où je me suis beaucoup exprimée.
Les amitiés se font et se défont dans la vie comme sur le web mais sur celui-ci le processus est amplifié, accéléré.
On se découvre très vite des affinités de pensée ou de sensibilité. Parfois, on se le dit aussi par mail. On est content de s’être découverts. Il arrive que cette nouvelle relation privilégiée ouvre la porte d’un nouveau groupe. Lequel cas ce n’est pas un nouveau pote que l’on a gagné mais la possibilité de converser avec plusieurs personnes avec qui on a une affinité.
Au moins une.
Puis la lecture d’un nouveau blog va à nouveau nous entraîner dans une direction différente.
Les amis du jour prennent la place des amis d’hier.
Pas tous.
Avec certains la communauté de pensée et l’intérêt suscité par les écrits sont suffisamment forts pour résister à l’appel de la nouveauté.
Certains blogs me sont, depuis très longtemps, précieux, je les consulte chaque jour et le plus possible quand je suis en voyage. J’y trouve des opinions correspondant aux miennes, des éléments de réflexion, des perles de sagesse, des textes dont la sensibilité ou la poésie me charment, de l’humour, des indignations salutaires, des débats passionnants.
Grâce à eux, en ces temps troublés et incertains, je ne me sens pas isolée. Je peux au contraire mesurer la force de mouvements de pensée que les médias officiels, affidés du pouvoir, ignorent ou dénigrent.
J’ai rencontré certains d’entre vous et ce fut à chaque fois un grand plaisir.
Et puis sans Celestissima Filaplomb n’aurait jamais publié Sujitha.
J’ai même une détractrice dont le fidèle et irréductible acharnement ne lasse pas de m’étonner.
Pas une semaine sans qu’un de ses billets ne parle, directement ou indirectement, de moi.
Elle y fustige la platitude de mon style, mon inculture, ma niaiserie, mon « béniouiouisme », mon antiracisme, ma vulgarité, mon antilibéralisme, mon narcissisme, bref ce que j’écris, ce que je pense et qui je suis, tout au moins ce que j’en montre sur Celestissima
Si d’aventure un autre argument est développé dans son billet du jour elle laissera quelque allusion à mon sujet sur un fil de com.
Dans sa hargne elle s’est même appuyée, pour me railler, sur une critique acérée et méprisante d’un extrait de ma Sujitha. Or il se trouve que son indélicat auteur, grand lecteur de Philippe Muray (et de Renaud Camus) prend plaisir aux éructations d’Eric Zemmour ! Etant donné le féminisme affiché de ma détractrice (de « gauche »), j’en ris encore.
Néanmoins ces manigances ne sont pas dérisoires, elles visent à discréditer, réduire au silence, détruire.
Ayant déjà été confrontée par le passé (et de façon beaucoup plus proche) à des agissements similaires je sais m’en détacher, m’en défaire et ils n’éveillent en moi qu’un intérêt comparable à celui de l’éthologiste pour une quelconque bestiole nuisible.
C’est le bénéfice de l’expérience.
Et puis, qui décide de rendre publics ses écrits s’expose à la critique, c’est une des règles du jeu.
Ne pas l’accepter serait stupide.
L’été approche, bientôt je reprendrai la route de l’Inde. Mes visites chez vous seront beaucoup plus rares, mais, de là-bas, je rédigerai une nouvelle chronique.
Merci à vous toutes et à vous tous, sans vous ce blog n’existerait pas.
