Du bonheur d’être femme

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J’aime être un être humain et particulièrement, une femme.

Non point par indifférence ou haine des hommes, au contraire, être femme me permet de les avoir à mes côtés, de les observer, de les aimer, à cœur ou à corps ouvert.

L’homme reste pour moi un extraordinaire terrain d’aventures, d’explorations, de jeux.
Enfants, amants, compagnons de vie, de lutte, de réflexion, d’amusement, je ne m’en lasse pas.

Mais être femme, quel bonheur !

Absurde, diront certain(e)s, à l’échelle du monde, la condition féminine est la plus difficile à vivre.
Femmes battues.
Violées.
Bafouées.
Méprisées.
Soumises à l’ordre du mâle, qu’il soit familial, religieux, politique.

Justement, je n’aimerais pas être dans le camp de celui qui frappe, qui impose sa loi à la force de ses muscles ou à celle de ses convictions imbéciles.

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Bien sûr, tous les hommes ne sont pas des brutes sanguinaires ou des bourreaux pervers et certaines femmes sont capables d’ignominie, surtout quand, accédant au pouvoir après une lutte féroce, elles en abusent cruellement (souvenons nous d’une certaine Margaret T.).

Mais force est de constater que la moitié féminine de l’humanité commet moins de dégâts sur autrui que la moitié masculine.
Celle-ci, s’estimant arbitrairement dominante, n’en finit pas de se ridiculiser, tant par ses actes que par ses mots, ce qui pourrait être drôle si ce n’était si tragiquement dangereux.

Mais revenons au bonheur d’être femme.

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D’abord, nous sommes des fillettes ce qui est déjà une chance considérable, pas par les conditions de vie qu’on nous impose, ça non, mais par la grâce, la finesse, l’intelligence, la sensibilité, la créativité dont nous disposons.
Et le courage, le courage incroyable dont chaque fille, chaque femme devra faire preuve tout au long de sa vie.
Parce que l’autre part de l’humanité se croit supérieure, il nous faut user de toutes nos capacités pour lutter.
En ce qui nous concerne, rien n’est jamais acquis, et il suffirait de peu, tiens par exemple, d’une récession économique (comme celle qui pourrait bien s’ici peu nous tomber sur la tronche) pour que nos gouvernants, dont la flagrante médiocrité, (que dis-je nullité), associée à une immoralité confondante, aient l’idée de nous renvoyer dans nos foyers afin de nous y maintenir inactives, muettes.
C’est pourquoi notre vigilance ne doit jamais se relâcher.

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Il est aussi vrai que certaines attitudes de mes consœurs me semblent incongrues, voire même totalement incompréhensibles.
Par exemple, même si je respecte ce choix, se voiler volontairement pour obéir aux préceptes d’un dieu dont je ne reconnais pas l’existence (ni d’aucun autre d’ailleurs), se privant par là des joies de la séduction, du plaisir de se sentir belle et libre de vivre sa beauté. S’interdisant aussi (par peur ?) de se mesurer avec le désir qui brille dans les yeux des hommes, dans ceux de l’aimé comme dans ceux de l’inconnu que l’on croise. On n’y donnera pas suite, mais pourquoi s’en offusquer, y voir autre chose qu’une simple et normale manifestation de la libido masculine ?
Heureusement qu’elle existe cette libido, la vie serait d’un triste sinon!
Et vide d’enfants.

Les enfants !
Quelle indicible merveille que de sentir dans son ventre le doux mouvement, la caresse d’un petit corps qui s’étend et se délie, serein et confiant.
J’ai regardé chacun de mes enfants comme des trésors précieux. Ils sont mes plus belles œuvres.

J’ai aussi du mal à comprendre les femmes qui imitent ostensiblement les hommes, utilisant leurs armes, leurs tics. Savent-elles qui ils sont vraiment ? Moi je ne le sais pas, je ne peux que l’imaginer, et c’est bien ainsi.

A l’inverse du voile, une certaine forme d’exhibitionnisme, destinée à flatter la sexualité du mâle en rut, et mise en scène par d’autres mâles à des fins commerciales, me dérange. Utiliser la nudité pour vendre me semble indigne. Ce procédé, qui ravale l’être humain au rang d’objet, symbolise parfaitement la dérive du néolibéralisme. Et puis trop de films pornographiques présentent des créatures soumises. Leurs visages absents révèlent une feinte indifférence, comme si elles s’étaient retirées d’elles-mêmes pour ne plus être que des corps malléables à merci.

Pourtant le plaisir féminin est extraordinaire et sa gamme infinie.

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En ce moment dans ma cuisine, quatre jeunes filles boivent le thé en papotant.
Elles sont belles, joliment vêtues, soucieuses de donner d’elles-mêmes une image harmonieuse.
L’écho de leurs conversations mêlées de rire parvient jusqu’à moi, comme un petit air de musique merveilleusement… féminin.

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68 réflexions au sujet de « Du bonheur d’être femme »

  1. j’aime beaucoup le ton – et j’adhère mais ne suis concernée que jusqu’aux enfants. Je ne serais jamais vraiment une femme. Et je ne pense pas que les hommes puissent comprendre l’impression que cela fait.

  2. Qui sommes-nous ? Homme ? Femme ? Homme dans un corps de femme ou femme dans un corps d’homme ? Est-ce vraiment notre sexe qui détermine notre identité ?

    Pour comprendre les questions d’identité que posent les nouvelles formes d’alliance et de parenté, Irène Théry repense de fond en comble les distinctions de sexe. Ce n’est pas la nature qui nous fait hommes ou femmes, c’est la société qui nous attribue des rôles masculins et féminins. On n’est pas un homme ou une femme, on agit comme un homme ou comme une femme. Mais aussi, et le plus souvent, comme une personne tout à la fois partenaire d’une vie sociale, congénère de l’espèce humaine, mâle ou femelle d’une espèce naturelle et dépositaire des valeurs humaines.

    Irène Théry remet en question les mythes de nos sociétés individualistes à partir d’une comparaison avec les sociétés traditionnelles. Et propose une pensée inédite des relations sociales.

    Son livre « la distinction de sexe », paru aux éditions Odile Jacob, ouvre de nouvelles voies à notre quête démocratique de l’égalité de sexe.

  3. Mais c’est un bonheur fragile et que beaucoup de femmes, comme vous le dites en creux (un creux qu’elles paient de bien des bosses), paient très cher.

    Voilà, il me reste à envoyer cette page à ma fille !

    (Je signe avec le site d’un artiste qui a, outre cette qualité, celles-ci :
    – C’est un ancien élève.
    – C’est un ami.
    – Et il a dessiné la couverture de mes livres.)

  4. Hello,

    Ton article présente, il me semble, les deux seuls points qui ont fait que j’ai pu, au moment de cette crise d’identité qu’est souvent l’adolescence, regretter par certains moments de ne pas être une femme : la maternité et l’orgasme. Depuis, je me suis recentré et j’assume désormais mon identité masculine. Car même si mon pénis m’empêchera à jamais de connaitre la diversité de la jouissance féminine ou l’émerveillement de porter un enfant, je me sens plutôt bien maintenant avec lui. Etre un homme, c’est bien aussi!
    Bises. @ + …

  5. @Kissolo : « Etre un homme, c’est bien aussi! »

    Moi, ça me va tout-à-fait 😉

    Bien que je regretterai toujours de ne pas pouvoir connaître dans cette vie ce qu’est le plaisir en étant femme. Mais bah ! On ne peut pas tout avoir ! C’est pour une autre vie 🙂

  6. mon idée, en rédigeant ce billet était de dire que l’important est d’être bien dans son sexe
    j’aime être femme comme Krissolo et Swâmi aiment être hommes.

    Il y a un type de discours pseudo féministe qui m’agace: celui qui consiste à se lamenter sans cesse de ce que les femmes ne peuvent pas faire, de ce qu’elles subissent, de ce dont elles sont les éternelles victimes;
    C’est vrai, mais le répéter sans cesse, et toujours sur le même ton me semble contre productif.
    j’avais envie de montrer la féminité joyeuse, sereine, qui lutte mais n’est pas revancharde.

    nous sommes à une époque à haut risque: dégradation effrayante du climat, future pénurie d’eau et de matières énergétiques, désintégration des structures de protection sociales, menace (quasi inéluctable) de guerre…etc
    ce n’est pas en nous divisant: hommes/ femmes, vieux /jeunes, grévistes/non grévistes, croyants/ non croyants, amateurs de camemberts/amateurs de gruyère….que nous parviendrons à lutter contre l’hydre néolibérale géante qui veut soit nous réduire en esclavage, soit nous éliminer.

    pour gagner il faut y croire, et avancer sereinement.

    ce qu’écrit mohamed est très intéressant, je pense que nous sommes le résultat d’un conditionnement social.

    mais certaines particularités (le mode de reproduction notamment) subsistent.
    qu’il ne s’agit d’ailleurs pas de comparer.

    bien sûr, quête démocratique de l’égalité des sexes, pour toutes et tous

  7. Bonsoir Céleste

    Ton billet est vraiment magnifique. Comme toujours, mais celui-ci me touche de plus près.
    J’aurais aimé être élevée par une femme qui puisse me transmettre le plaisir et la fierté d’être née fille. Au lieu de ça, il aura fallu que j’aie trois enfants, et que j’atteigne la trentaine pour commencer à aimer mon corps et accepter ma féminité. Chaque jour, je m’emploie à devenir femme et oui, j’y trouve maintenant du plaisir.
    Merci pour ces mots, Céleste.
    Bises et bonne soirée.

  8. Etre une femme, le bonheur d’être une femme… Ca laisse songeur. Le bonheur d’être une femme, je ne sais pas, mais je pense au bonheur qu’on a de te connaitre. Et cela me semble plus réel…

    Woody Allen expliquait pourquoi les juifs avait un tel sentiment, de respect mélé de crainte, de la femme, une telle représentation de la femme : « J’ai été élevé dans la religion juive, qui m’a appris à ne pas épouser une fille non juive, à ne pas me raser le samedi, et surtout à ne pas raser une fille non juive le samedi »… Voila. Et puis, toujours pour paraphraser Woody, je dirais que « la seule façon d’être heureux, c’est d’aimer souffrir ».

  9. je reste dubitative sur le fait que les femmes seraient plus douces, plus fines plus courageuses etc que les hommes, et lorsque tu écris :
    « Mais force est de constater que la moitié féminine de l’humanité commet moins de dégâts sur autrui que la moitié masculine. » je m’interroge si ce n’est pas tout simplement parce que cette moitié féminine a tjs été plutot asservie et n’a jamais eu lepouvoir des hommes

    Hélas j’ai bien peur que fortes de ce pouvoir au même titre que les hommes, elles en prennent les memes travers, ce qui prouveraient que ce n’est pa s le sexe qui déterminent ces « violences » mais juste le pouvoir

    Brigetoun, pq dire ne pas être une femme lorsque l’on a pas enfanté ?? rapporter son identité sexuelle à cette condition sine qua none, la maternité n’st-ce pas là une idée imposée par les religions ? ds les milieux hyper religieux juifs qu’une femme n’en est pas une si elle est stérile, et qu’e le mari est en droit de la répudier pour ce seul motif ? lire ‘la répudiée » de Becassis ou voir le film passé sur arte recemment

  10. Nous sommes femmes, vous êtes hommes, peu importe car il est vrai que nous avons les mêmes violences, les mêmes qualités aussi.
    Si la femme est un pôle de l’humanité, l’homme en est l’autre.
    Les deux vont si bien ensemble.

  11. @Flopy
    merci d’avoir si bien compris mon propos.
    naître fille, être femme a trop longtemps et est encore dans certains pays (comme l’Inde, d’où la photo de l’affiche dans la cadre de la lutte contre l’élimination des fœtus féminins) associé à une déception, on attendait un petit mâle, il arrive une fille.
    et nous, les femmes, sommes souvent en position de prouver quelque chose qui justifie notre existence, comme la maternité, ce qui nous ramène au com de@ Brigetoun et au com de @zizgzag

    je ne pense pas, et je n’ai pas écrit que les femmes sont plus douces plus fines etc…
    je ne compare pas ce qui n’est pas comparable (les hommes et les femmes), je constate simplement que les petites filles (j’ai été instit pendant 20ans) ont des caractéristiques différentes des garçons.

    j’aime bien ce qu’écrit Dom « deux pôles qui vont si bien ensemble »

    c’est tout à fait ce que je pense.
    je n’aime pas être une femme contre les hommes (ou alors tout contre 🙂
    j’aime être une femme avec les hommes.
    et j’en suis heureuse parce ma féminité m’est précieuse, et j’aimerais qu’il en soit de même pour nous toutes.
    femmes et fières et heureuses de l’être, tout simplement.

  12. Il y aurait tellement à dire sur ce très beau texte, tellement d’aspects! 🙂
    identités féminines,masculines,enchacun de nous,
    identités sociales, « morphologiques »,
    l’homme plus violent (parce certain de sa « supèriorité »?) ou contraint au respect des « règles du territoire », porté dans sa violence par …les femmes dans l’ombre???

    merci pour ce texte, pour ce visage simple et épanoui,
    qui va si bien avec tes écrits,
    proches de toi sans doute,

    des diffèrents âges de la féminité,
    la fillette, soumise aux robes,couettes et poupées…,avec des nuances, bien sûr,
    la jeune fille, la découverte de ce corps qui dérange et qui trouble,
    la puberté, les règles,
    la séduction, entre épanouissement de soi balbutiant et « objet » du désir, du plaisir, des convoitises,
    la maternité, ses délicieuses sensations, comme un « nouvel ordre des choses »,une fin en soi,
    l’autonomie des enfants qui grandissent, retour sur soi, le couple ou non,la ménaupose à l’horizon…,
    le doute,
    la vie qui continue dans la tentative d’harmonie et de paix avec soi et les autres,
    les parents qui vieillissent, le poids des responsabilités multiples,
    le droit à l’erreur,
    la séduction toujours,
    un renouveau, un retour aux sources,…
    quelle belle histoire qu(e n’)être (qu’)une femme!:-)
    comme l’arbre dans la forêt, aussi semblables et aussi diffèrentes…

  13. bonjour Celeste.

    Un post plein d’une belle émotion. Un beau témoignage. Les comms et les réactions ne déparent pas. La beauté, mais aussi le bien être d’une femme se lit dans ses yeux. Si l’on observe bien vos yeux, on entre par trop facilement dans vos émotions.

    En lisant ce joli texte, j’ai l’impression de croiser le regards de tant de belles femmes. Encore un beau voyage sur ton blog. Merci.

    Mais comme le dit Ehim… Je ne vois là que de la beauté…

  14. J’aime bien ton air « Femme épanouie », tu es vraiment superbe Céleste !
    Enfant, j’avais envie d’être un garçon, cela me paraissait une position plus enviable.
    Mais depuis longtemps, je suis contente d’être une femme !
    Merci pour ce billet doux et euphorisant Céleste !

  15. Bonjour Celeste
    Je viens de découvrir votre blog, et je suis ravie de faire cette belle découverte. Les sujets sont rafraichissants, votre ouverture sur d’autres culture est une richesse et vous le partagez très joliment sur ce blog !
    Bravo pour cette élégance, je suis sûre que vous l’êtes dans la vraie vie 😉

    Je partage votre avis sur les femmes…il y a tant de choses à dire, bravo

  16. Je découvre ce beau billet avec retard, Céleste (trop occupée à organiser mon voyage, oui, oui…). Je te rejoins sur ce bonheur d’être femme, que chacune vit différemment. Je te rejoins sur certains bonheurs, sur certaines incompréhensions, par rapport au voile notamment. En revanche, le corps dévoilé, même pour vendre, me gêne peu. Quant aux enfants, je n’ai pas eu le bonheur d’en avoir, mais ne me sens pas moins femme pour autant… juste moins « mère », c’est sûr 🙂

  17. Bonjour Céleste 🙂
    Moi aussi, je suis très heureuse d’être une femme. Je me suis toujours sentie bien dans cette enveloppe féminine et j’en explore toutes les facettes. Surtout, j’aime les hommes d’une façon assez semblable à la tienne : ce sont mes frères.
    J’ai aimé ta façon de mettre en parallèle les formes d’avilissement de la femme : celui ou elle n’est plus qu’une ombre, symbole du péché, « celle par qui le mal arrive », et celui ou on l’expose comme un objet (sexuel). J’avais eu cette discussion avec un ami musulman qui était très choqué de voir nos murs envahies de femmes nues.
    Plein de bises à vous 2 !

  18. ça fait vraiment plaisir à notre époque d’entendre enfin quelqu’un dire:
    « j’avais envie de montrer la féminité joyeuse, sereine, qui lutte mais n’est pas revancharde. »

    et puis:

    « je n’aime pas être une femme contre les hommes (ou alors tout contre 🙂
    j’aime être une femme avec les hommes.
    et j’en suis heureuse parce ma féminité m’est précieuse, et j’aimerais qu’il en soit de même pour nous toutes.
    femmes et fières et heureuses de l’être, tout simplement. »

    ça fait vraiment du bien par les temps qui courent! et par le terrorisme intellectuel que certain/aines (oui beacoup d’hommes aussi il y en a plein qui sont tellement complexés qu’ils donnent autant dans le « féminisme revanchard » que les MLF) font rêgner.

  19. Je découvre ce blog qui, je dois l’avouer, me laisse un peu sceptique et particulièrement cet article.

    Quand je lis des expressions comme « certaines féministes », je tique immédiatement parce que j’y reconnais le vocabulaire typique de celles et ceux qui généralement les utilisent de façon dénigratoire, ce qui est le propre du machisme et de l’antiféminisme soft.

    Ensuite, taper sur le MLF, c’est tellement classique que s’en est éculé. D’autant que les présentes générations féminines doivent beaucoup à ce mouvement: la contraception et l’avortement, droits fondamentaux, c’est le MLF, que ça plaise ou non; il faudrait peut-etre s’en souvenir…

    Tout d’abord, les courants féministes (où plutot qui s’en réclament, car tous ceux qui s’en réclament ne le sont pas, loin de là, il suffit de penser aux pro-prostitution qui sont autant de néocons déguisés en anarchoides) sont très divers historiquement et continuent de l’etre.

    Alors « certaines féministes », qui? Lesquelles? Antoinette Foulque? Elisabeth Badinter (que la plupart des féministes ne reconnaissent plus comme telle), Isabelle Alonso? Autant de personnalités différentes et qui ont des points de vue tout à fait différents.

    Cet article traitant « d’épanouissement féminin » donne trop dans les poncifs de la presse féminine style « Elle » et le ton de la conversation de salon pour etre convaincant…

  20. A propos de féminisme, vous ne dites rien de la manifestation du 24 novembre à Rome contre les violences domestiques dont sont victimes les femmes, dans votre blog.

    http://www.repubblica.it/2007/11/sezioni/cronaca/
    violenza-donne/corteo/corteo.html

    Pourtant, plus de 100 000 femmes dans la rue, ce n’est pas tous les jours… et ça ne s’est pas vu en France depuis… les années 70? Un mouvement féministe d’une telle ampleur ne passe pourtant pas inaperçu. Certes, les médias n’en ont guère parlé sinon pour critiquer les « exagérations » (les femmes minnistres « de gauche », en manteaux de fourrure, se sont fait huer, ahahah!!!), ils préfèrent parler des exploits des footballeux…

    Vous n’y etes donc pas allée, vous qui allez si facilement en Inde ou à Zanzibar? Rome, c’est plus près et il y avait une importante délégation de Bologne, pourtant.

  21. .. je découvre votre blog.. et je reste encore sous le charme…

    je suis femme et heureuse de l’être, comme j’aurais pu l’être si jétais aussi un homme.. nous avons besoin l’un de l’autre..

    je me suis toujours sentie femme, et libre malgré tout…pas facile d’écrire ce genres de textes sur de tel sujet.. . sans s’interroger, sans ramener de petites » guerres « , chaque mot est analysé…bien sûre que si ces  » certaines féministes » n’avaient pas été là et osé, : serais je si femme et heureuse de l’être??
    Peut être que oui: même sans elles : car l’éducation est aussi importante..( et j’ai eut cette chance d’avoir été éduquée en tant qu’être humain avant tout sans oublier ma féminité..)
    …et peut être que non… car elles ont vraiment bousculé les idées reçues , et auraient pu donner des idées à une mère sur la façon d’être femme ..mais tout cela reste dans notre monde occidentale.. (et surtout rester vigilentes sur certaines actions et ne pas les oublier ces « féministes.. »)…
    mais il y a tellement à dire sur ce sujet, que bien sûre chaque mots devient important.. et au fait: le principal: c’est comment chaque être vit sa condition féminine ou masculine.. et vous Céleste: vous écrivez là ce que vous vivez, ce que vous ressentez , ce que vous pensez .. et comme je suis une femme: je ressents ce que vous écrivez voilà tout….

    ..en tout cas je viendrais vous lire plus souvent.. oui c’est cela: vous avez une certaines élégance.. sur la vie, sur l’esprit.. ( comme l’a écrit plus haut une lectrice..)

    bonne journée…

  22. merci Manola pour ce gentil com!

    je suis contente que des femmes se reconnaissent dans ce texte.
    affirmer sa féminité, qu’elle ne soit ni honteuse, ni revencharde, ni geignarde, mais forte, sûre d’elle, prête à lutter contre les injustices faites aux humains

  23. J’ai dans un premier temps été attirée par votre blog joliment présenté, séduisant, gentil tout plein.

    Mais au final je le trouve trop débordant de bons sentiments pour etre crédible, un brin démago, et surtout, ce qui ne passe pas pour moi, c’est l’essentialisme qui s’en dégage et un narcissisme déplaisant. Trop centré sur votre personne se donnant en exemple en vertu d’on se demande bien quoi. Vous ne savez pas grand chose du féminisme et des luttes qui ont apporté de réelles améliorations à la condition féminine dont vous parlez comme si vous en étiez spécialiste, ce que vous n’etes pas. C’est vous attribuer une compétence que vous n’avez pas pour distiller un gloubiboulga qui relève du mythe de « l’éternel féminin » exotico-orientalisant ying/yang, mars/vénus, traditionnaliste et en fin de compte assez antiféministe. De ce fait vous faite subtilement (et j’ose croire inconsciemment mais je n’en suis pas si sure), le bonheur des machistes qui hantent votre blog.

  24. @Adeline : « C’est vous attribuer une compétence que vous n’avez pas… »

    Adeline, présidente du jury international de distribution du Brevet de Féminisme 😉

    > « le bonheur des machistes qui hantent votre blog. »

    On m’demande ? Présent !

    Tout ce que je constate personnellement à lire votre commentaire Adeline, c’est que décidément, l’équilibre et l’harmonie chez les un(e)s provoquera toujours de violents spasmes gastriques chez les autres, avec reflux gastro-oesophagien de giclées de sucs corrosifs. La jalousie est une bien affreuse chose : C’est la proche cousine de la haine et la meilleure alliée de la bêtise.

    Ceux (celles) qui ne voient que la laideur partout ne montrent en fin de compte que celle qui leur bouffe les entrailles.

    Puissiez-vous être en paix, un jour ou l’autre.

  25. @adeline
    Il se trouve que ce blog est le mien.
    Il est entièrement libre, indépendant de toutes contingences financières, il ne coûte ni de rapporte d’argent à personne (aucune publicité) .
    C’est moi qui l’ai créé et j’entends bien en user à ma guise, y publier ce que bon me semble.
    je ne représente personne d’autre que moi même. je témoigne, de qui je suis, de ce que je pense, de ce qui m’émeut ou m’agace.

    vous y venez de votre propre gré, personne ne vous y contraint ni ne vous demande la moindre contribution que ce soit.

    le contenu vous en déplait, alors suspendez vos visites, arrêtez de vous faire du mal en venant dans un espace qui vous irrite.

    qui veut plaire à tous perd sa propre vérité

  26. Vous vous méprenez.

    La question n’est pas que sur votre blog vous soyiez libre de raconter ce que bon vous semble; évidemment, comme n’importe qui. Et peu m’importe votre tourisme exotique ni votre spiritualisme bouddhistoide; ni les amateurs du genre. Que vous ayez du plaisir à jouer les princesses au milieu d’une cour de bisounours, cela m’indiffère. Ce n’est pas ce qui m’intéresse et ne vous enviant rien je n’en retire donc aucune soufrance si ce n’est quelqu’ennui.

    La question est une autre: quand vous parlez des femmes, là, les choses changent. Vous ne pouvez pas vous proposer comme une interprète de problématiques relevant du féminisme. Je vous le dénie parce que vous n’en avez pas la compétence. Vous ne l’avez pas parce que vous ignorez tout tant de la littérature féministe que des diiférents courants du féminisme, de ses mouvements et de ses collectifs. Je vous répète que vous exhaler un essentialisme et un traditionnalisme contre-productif, nuisible, antiféministe. Vous faites le jeu du machisme. Vous me trouverez donc sur votre trajectoire à chaque fois que vous aborderez ce sujet. Vous etes tout à fait libre d’effacer mes posts s’ils vous dérangent. Cela vous regarde. Mais si vous continuerez à déverser vos billevesées à propos des femmes et du féminisme, votre blog ayant quelqu’audience, vous finirez immanquablement par vous faire remarquer et risquez fort de finir par entendre parler de vous d’une manière qui ne vous plaira peut-etre pas particulièrement.

    Vous représentez parfaitement tout ce que les collectifs féministes italiens reprochent à ce parti machiste qu’est Rifondazione Comunista. En France, ce n’est pas à la LCR qu’on peut reprocher la meme chose; plutot à la mouvance Bové, que vous avez d’ailleurs soutenu ce me semble.

    C’est donc la majorité des féministes que vous risquez fort de vous mettre à dos, et quoi qu’il en paraisse, vous risquez tout autant de vous faire parmi elles plus d’ennemies que d’amies.

    Croyez bien que chez les féministes, ce ne sont pas vos petits copains dans le style de celui du dessus qui pourrons vous tirer d’affaire. Ils n’y pourront mai et il vaut mieux pour eux ne pas se hasarder sur un forum féministe ou le blog d’un collectif féministe en France en Navarre et ailleurs.

    Vous saisissez? Vous etes prévenue. Faites ce que bon vous semble.

  27. @adeline
    des menaces?
    voilà qui est cocasse 🙂

    décidément le politiquement correct et la bien-pensance de groupe ont le vent en poupe
    vent mauvais, chargé de haines stériles, de mépris, d’intolérance
    de tout ce qui fait le jeu de l’hyperlibéralisme, du fascisme rampant
    qui cherche à diviser pour mieux soumettre
    qui affirme sans savoir
    qui fustige
    qui accuse
    qui juge

    brrrr que ce monde là est donc laid!

  28. @Adeline : « Quand vous parlez des femmes, là, les choses changent. Vous ne pouvez pas vous proposer comme une interprète de problématiques relevant du féminisme. Je vous le dénie parce que vous n’en avez pas la compétence. »

    1/ Qui êtes-vous pour dénier quoi que ce soit à qui que ce soit ? Il me semble que nous sommes dans un (ou des) pays dans lesquels existe une notion appelée « liberté d’expression ». Briguez-vous un poste de commissaire politique ?

    2/ Quiconque est donc fondé à exprimer ses opinions. Etant homme, je ne prétends pas représenter « tous » les hommes ni parler en leur nom, mais j’ai mon opinion « des hommes en général et de moi en tant qu’homme en particulier », et je ne vois pas ce qui m’mpêcherait de l’exprimer sans devoir en demander l’autorisation à qui que ce soit (existe-t-il un groupe représentant « officiellement » les hommes et disposant du monopole d’expression en leur nom ?). De même, Céleste étant femme est tout autant fondée à exprimer son opinion ou son sentiment à propos des femmes en général et d’elle-même en particulier. Il n’existe aucun mouvement « féministe » ou prétendu tel disposant d’un quelconque monopole en la matière.

    Auriez-vous la prétention de contrôler l’expression d’une personne chez elle ? Les seules limites qui s’imposent à Céleste ou à quiconque en la matière sont celles que définit la loi, et vous n’êtes pas plus fondée à la faire que charger de l’interpréter.

    > « Vous saisissez? Vous etes prévenue. Faites ce que bon vous semble. »

    Il s’agit là d’une tentative d’intimidation manifeste. Au cas cependant où il s’agirait d’une menace (ce que vous aurez l’amabilité de préciser), je me permets de vous signaler que le fait de proférer une menace est un délit susceptible de poursuites. Puisque nous sommes dans le domaine des « vous êtes prévenue »…

  29. En plus, franchement, se parer de « féminisme » et en ce nom sommer une femme de fermer sa g… parce que ce qu’elle dit ne semble pas orthodoxe selon votre petit livre, c’est quand même à se taper le cul par terre pour faire jaillir des étincelles.

    J’ignorais que le « féminisme » était un doctrine qui pose que les seules femmes ayant le droit de l’ouvrir sont celles qui s’en réclament pour en propager les dogmes les plus étroits et les plus intolérants, mais on apprend des choses rigolotes tous les jours…

  30. Vous ignorez manifestement bcp de choses, paladin para-buddhiste, surtout celles sur lesquelles vous prétendez parler en maitre, en l’occurence en matière de féminisme. Vous voudrez bien remarquer que je ne m’adressais pas à vous. Et de ce que vous pouvez avoir à dire, je n’en ai strictement rien à foutre. Tachez de vous souvenir que la loi étant la meme pour tout le monde, il convient que vous n’oubliiez pas de la respecter, tout au moins à mon égard pour ce qui me concerne.

    Il est assez inutile, Dame Céleste, que vous montiez sur vos grands chevaux, jouiez à la grande dame outragée, tartiniez votre morale à l’eau de rose digne de « Au féminin.com » qui vous tient lieu de culture prétendument féministe. Comme vous n’avez pas davantage de culture politique, éviter l’usage grandiloquent de termes inappropriés à propos de ce que je vous ai dit vous éviterait de vous rendre ridicule. En tout cas l’emploi que vous en faites prouve que vous ne comprenez pas grand chose. Comme je ne crois pas plus à votre sentilmentalisme se prenant pour de l’amour universel qu’à votre tolérance, j’ai plutot tendance à penser que la bien-pensance de groupe vous est d’autant moins étrangère qu’elle est on ne peut plus manifeste dans la mouvance Bové, c’est son signe de reconnaissance. De meme que le fascisme rampant n’est pas vraiment si loin de certains accents maurassiens de votre paysan-soldat gaulois et de certains de ses supporters.

    Vous devez avoir un miroir assez déformant, pour que votre joli monde vous renvoie une image si complaisante de vous-meme; ou alors vous aimez tant qu’on vous flatte que vous ne percevez plus les flagorneurs derrière les flatteurs et que vous en avez perdu le sens de la réalité. Ce qui me parait fort probable. A votre aise.

    Souvenez-vous, le cas échéant, qu’il vaut mieux que vous appreniez à vous défendre seule. Vous n’aurez pas toujours vos paladins et vos chevaliers servants qui vous flattent si suavement à vos cotés. Il est des lieux où ils s’abstiennent consciencieusement de vous porter secours. Ils sont alors comme absents, ils regardent ailleurs… Vous devriez modérer leurs ardeurs, vous n’en seriez que plus zen.

  31. Bon, je ne connais pas bien WordPress, mais je pense qu’il doit bien avoir y un bouton quelque part pour mettre des commentaires hors-ligne :-}

    Nul te te force, Céleste, à laisser transformer ton chez-toi virtuel en lieu d’épanchement de telles malodorances.

  32. @adeline

    à mon aise, en effet
    et en ce qui me concerne nous en resterons là.

    n’ayant pas le goût de la polémique stérile, je m’abstiendrai à l’avenir de vous répondre.

    sachez néanmoins que votre intolérance et votre étroitesse de vue dessert la cause que vous imaginez défendre et qui est celle des femmes.

    c’est bien dommage.

  33. Encore faudrait-il, pour prétendre donner des leçons sur ce qui sert ou non la cause des femmes, que vous ayez quelque largeur de vue et quelque profondeur d’esprit à la place de la superficialité de midinette satisfaite de soi qui n’a d’égale que votre inculture et que vous nommez tolérance.

    Ce qui est bien dommage pour vous et plus encore pour les femmes qui vous lisent béates d’admiration vous prenant pour une lumière quand vous etes davantage une vessie qu’une lanterne.

    Il vaut mieux que vous en restiez là en effet. Le monde n’est pas si grand qu’en quelqu’autre lieu un beau jour, vous ne vous retrouviez à sembler un bout de chandelle à défaut de lanterne, ce qui sera toujours charitable de la part de celles sur lesquelles vous tomberez de ne pas vous prendre pour une vessie.

  34. Adeline, vous avez encore oublié de prendre vos gouttes ! Ne vous énervez pas comme ça, je vais appeler l’aide-soignante, et dans quelques minutes, tout rentrera dans l’ordre.

    Vous êtes calme, vous respirez profondément, tout ça, c’est dans votre tête, vous allez mettre « l’inspecteur Derrick » à la télé un petit quart d’heure, et vous allez vous endormir bien gentiment.

  35. Je relis ton billet que j’avais déjà lu avec les nouveaux commentaires, et j’ai envie de te dire que je t’aime bien. Je suis de la génération d’avant, celle où on pouvait difficilement être belle et intelligente, féministe et heureuse, fallait choisir.

    Certaines d’entre nous devaient se couper en deux, la militante qui était contre les hommes, tous les hommes, et l’amoureuse qui était tout contre son homme ou ses hommes (mais qui devait quand même veiller au grain, le plus amoureux des hommes pouvait virer patron assez vite).

    Dix ans plus tard, on pouvait cumuler, et les générations suivantes ne s’en sont pas privées, pour moi, c’était émouvant de les voir profiter de ce qui nous avait été refusé.

    Emouvant parce que je me dis que nos outrances et nos colères n’y sont quand même pas pour rien. Sois sympa, ne dis pas de mal du MLF, elles ont pas dit que des conneries (elles en ont écrit et fait aussi), et elles étaient pas marrantes, mais elles nous ont ouvert des portes qui ne se refermeront pas.

  36. @merci mc

    à moins que je ne perde la mémoire, je ne me souviens pas avoir jamais dit du mal, que je ne pense pas, du MLF.
    bien au contraire, je suis tout à fait consciente de son rôle, essentiel dans l’amélioration du sort des femmes.
    elles ont lutté avec courage, détermination, et je les en remercie chaleureusement.

    « dans un com plus haut, j’ai écrit ça:
    Il y a un type de discours pseudo féministe qui m’agace: celui qui consiste à se lamenter sans cesse de ce que les femmes ne peuvent pas faire, de ce qu’elles subissent, de ce dont elles sont les éternelles victimes;
    C’est vrai, mais le répéter sans cesse, et toujours sur le même ton me semble contre productif.
    j’avais envie de montrer la féminité joyeuse, sereine, qui lutte mais n’est pas revancharde. »

    parce que souvent, je lis, particulièrement sur les blogs, de véritables déclarations de guerre aux hommes, à tous les hommes sans distinction.
    et je n’aime pas la guerre.
    je reste convaincue qu’il y a d’autres formes de luttes que celles qui sont guidées par la haine et la vengeance.

    et pour lutter mieux vaut être serein et lucide qu’aveuglé par le ressentiment

    dans ce sens, être fière et heureuse d’être femme, et non pas accepter implicitement dès sa naissance une position subalterne me semble fondamental.

    en Asie on élimine les foetus féminins parce que la femme n’a pas de valeur, et très souvent (pas toujours) avec l’accord de la mère
    pourquoi ne pas convaincre qu’au contraire, une fille qui naît est un trésor, tout comme un garçon.

  37. Globalement, le MLF était quand même très « anti-mec », refusait la mixité dans ses réunions (à juste titre, il y avait tellement de mecs pleins de bonne volonté qui voulaient bien qu’on se libère, mais selon leurs directives) et assez agressif.

    Un slogan typique de cette époque, c’était: « Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette », et je dois dire que ça nous faisait bien rire.

    A l’époque du MLF(je n’en faisais pas partie mais j’ai beaucoup cousiné avec) on pouvait difficilement être joyeuse et sereine dans sa féminité, déchirées qu’on était souvent entre militantisme et vie privée. Les militants étaient à peine moins machos que le mec ordinaire, et souvent assez hautains face aux femmes.

    Celles qui revendiquaient ouvertement leur homosexualité (pas toutes, bien sûr, il y en avait aussi de très amères) étaient, autant que je me souvienne, les plus épanouies et les plus heureuses d’être femmes.

    Je suis d’accord quand tu dis que la haine, le ressentiment, le désir de vengeance sont destructeurs. Mais est-on toujours maître d’éprouver ou de ne pas éprouver ces sentiments?

    Tu as raison de ne pas aimer la guerre. On peut lutter par d’autres moyens, c’est certain. Toujours? J’en doute. Mais bien sûr, tant qu’on peut, il faut suivre ce chemin.

  38. je ne comprend pas qu’on parle de guerre des sexes à propos du féminisme : où sont les kalachnikov, les bombes, les ruines, et les charniers de cadavres d’hommes tombés sous les armes des féministes .

    elles en ont mutilé, tués, massacrés combien ?

    le féminisme est essentiellement non-violent, c’est la seule révolution humaine qui n’a fait ni blessé, ni mort, ni victime, ni couler le sang ….. sauf des femmes, des combattantes elle-mêmes, qui ont payé cher leur lutte et ont été massacré des siècles durant, sont encore massacrées sur toutes la planête par ceux qui leur déniait et leur dénient toute liberté

    elles n’ont fait sauter aucun bâtiment, blessé aucun opposant, ni mis le feu ou fait couler le sang : parce que le féminisme prône l’égalité et l’harmonie entre les sexes, pas la domination d’un sexe sur l’autre (ce qui est encore le cas partout dans le monde)

    même les plus extrêmistes et radicales d’entre elles ne commettent et n’ont jamais commis aucun acte terroriste, aucun attentat, aucun crime ou délit, même pas un tout petit vandalisme, rien, nada !

    drôle de guerre qu’une guerre sans blessé ni mort ni dégât matériel, drôle de guerre que celle qui consiste à rendre les hommes plus autonomes, meilleurs, et les femmes plus libres, les enfants plus sereins …..etc…..

    non, je ne comprend pas qu’on « tape » sur les féministes, quelles qu’elles soient, elles n’ont jamais fait de mal à personne, au contraire elles ont fait beaucoup de bien aux « plus faibles », et elles en prennent plein la gueule pour pas un rond

    Celeste, tu n’as pas besoin de fustiger les féministes pour donner ta version de « l’être femme », ni de t’opposer à elles, car aucune féministe, même les plus virulentes, ne t’interdira de ressentir ton identité sexuelle comme tu l’entends : le féminisme ne consiste pas à s’opposer aux femmes, ni aux hommes d’ailleurs, mais à dénoncer la domination masculine et à lutter contre, mais aussi à proposer des moyens de lutter pacifiquement pour l’égalité, pour le libre choix de sa sexualité et de son identité sexuelle sans discrimination ni contraintes socio-historiques

    le féminisme est avant tout une lutte philosophique pour la lucidité et contre les conditionnements aliénants et mutilants, ensuite une lutte politique « à la loyale » qui découle de cette lucidité : car il n’y a pas de libre-arbitre dans « être femme » et « être homme », pas de choix !

    tu peux choisir d’être femme-femme-féminine ou pas à partir du moment où tu sais dans quoi ça t’engage, où sont les tenants et aboutissants de ton choix, et qu’il ne s’agit pas d’une contrainte ou d’un conditionnement « qui va de soi » parce que d’autres, depuis des siècles, en ont décidé ainsi pour les femmes

    et ton choix, qu’elle qu’il soit, ne s’oppose en rien à celui de celles qui ne vivent pas leur statut de femmes ou leur féminité de la même façon : oui, la féminité est un joug pour beaucoup de femmes, et si ça ne l’est pas pour toi pourquoi celles qui le vivent comme un joug auraient-elles tort, seraient-elles des « extrêmistes » ou des « guerrières » ou des « geigneuses pour rien » qui devraient se réjouir de leur condition ?

    la guerre, c’est quand même autre chose que ça

  39. @Jessie : « le féminisme prône l’égalité et l’harmonie entre les sexes, pas la domination d’un sexe sur l’autre […] le féminisme ne consiste pas à s’opposer aux femmes, ni aux hommes d’ailleurs, mais à dénoncer la domination masculine et à lutter contre, mais aussi à proposer des moyens de lutter pacifiquement pour l’égalité, pour le libre choix de sa sexualité et de son identité sexuelle sans discrimination ni contraintes socio-historiques »

    Je suis entièrement partisan de _ce_ féminisme-_là_, et je ne crois pas beaucoup m’avancer en affirmant que Céleste l’est tout autant.

    Cependant, il existe également une frange très minoritaire (et très bruyante) d’individu(e)s qui se réclament du « féminisme » pour n’exprimer qu’une haine toute personnelle de l’autre sexe et un désir non pas d’harmonie de relation et d’égalité (en dignité et en droits), mais de séparatisme, méfiance de principe et lutte pour la lutte… Je désapprouve évidemment cette frange et considère qu’elle ne représente qu’elle-même et en aucun cas le « féminisme ». Et je considère que cette frange d’individu(e)s fait énormément de mal à l’image du féminisme dans l’opinion, car, comme dans beaucoup de domaines, ce sont souvent les plus extrémistes et les plus irascibles qui font le plus de bruit 😉

  40. @jessie
    je suis un peu surprise de lire:

    « Celeste, tu n’as pas besoin de fustiger les féministes pour donner ta version de “l’être femme”, ni de t’opposer à elles, car aucune féministe, même les plus virulentes, ne t’interdira de ressentir ton identité sexuelle comme tu l’entends »

    mais où et quand ai-je fustigé les féministes?

    j’écris au contraire dans le com 47: » à moins que je ne perde la mémoire, je ne me souviens pas avoir jamais dit du mal, que je ne pense pas, du MLF.
    bien au contraire, je suis tout à fait consciente de son rôle, essentiel dans l’amélioration du sort des femmes.
    elles ont lutté avec courage, détermination, et je les en remercie chaleureusement. »

    j’ai bien peur que tout cela ne soit le résultat d’une indélicatesse, imaginée par un esprit chagrin.

    ce texte n’est rien d’autre qu’un témoignage, le mien, l’opinion d’une femme, moi, qui n’entend pas représenter qui que ce soit, à part elle-même.

    il était destiné à ceux et celles qui lisent régulièrement ce blog, qui m’ont suivie au fil des textes, qui connaissent aussi les actions que je mène, sur un autre continent, pour aider des femmes et des enfants en très grande difficulté.

    et puis Adeline est intervenue(com 29) qui écrit :
    « Quand je lis des expressions comme “certaines féministes”, je tique immédiatement parce que j’y reconnais le vocabulaire typique de celles et ceux qui généralement les utilisent de façon dénigratoire, ce qui est le propre du machisme et de l’antiféminisme soft.  »

    et là je pense, bizarre je n’ai pas écrit « certaines féministes », pourquoi me reprocher ces mots?
    mais je devine alors que sous le pseudo Adeline se cache une habituée de mon blog, qui le lit depuis longtemps, qui intervient parfois, comme il m’est arrivé de le faire chez elle. Quelqu’un avec qui j’ai même échangé des propos aimables.

    alors pourquoi ce pseudo, ces propos qui d’un com à l’autre se font blessants, voire même menaçants?

    « C’est donc la majorité des féministes que vous risquez fort de vous mettre à dos, et quoi qu’il en paraisse, vous risquez tout autant de vous faire parmi elles plus d’ennemies que d’amies.

    Croyez bien que chez les féministes, ce ne sont pas vos petits copains dans le style de celui du dessus qui pourrons vous tirer d’affaire. Ils n’y pourront mai et il vaut mieux pour eux ne pas se hasarder sur un forum féministe ou le blog d’un collectif féministe en France en Navarre et ailleurs.

    Vous saisissez? Vous êtes prévenue. Faites ce que bon vous semble. » (com 36);

    je reconnais avoir été agacée, et déçue quand après une simple recherche sur l’IP j’ai découvert l’identité d’Adeline, et je n’ai pas eu envie de lui répondre tout de suite, pour dire quoi, à quelqu’un qui se cache?
    que bien sûr je sais qui sont Antoinette Foulque et Elisabeth Badinter
    que si je ne parle pas du MLF dans mon texte c’est parce que j’ai toujours su leur conquêtes, je suis parfaitement consciente du rôle qu’elles ont joué et c’est grâce à elle qu’à 16ans j’ai pu prendre la pilule.
    faut-il toujours le répéter?

    d’autant que je l’écris: « à moins que je ne perde la mémoire, je ne me souviens pas avoir jamais dit du mal, que je ne pense pas, du MLF.
    bien au contraire, je suis tout à fait consciente de son rôle, essentiel, dans l’amélioration du sort des femmes.
    elles ont lutté avec courage, détermination, et je les en remercie chaleureusement » dans le com 47

    j’avais par contre (com7) écrit:
    « Il y a un type de discours pseudo féministe qui m’agace: celui qui consiste à se lamenter sans cesse de ce que les femmes ne peuvent pas faire, de ce qu’elles subissent, de ce dont elles sont les éternelles victimes;
    C’est vrai, mais le répéter sans cesse, et toujours sur le même ton me semble contre productif.
    j’avais envie de montrer la féminité joyeuse, sereine, qui lutte mais n’est pas revancharde »

    il va sans dire que les mères du féminisme ne sont pas dans cette catégorie, seule une pensée hargneuse, agressive pouvait penser le contraire.

    le pseudo féminisme c’est autre chose, c’est donner systématiquement la faute à l’autre, l’homme, aux autres, les hommes, et les accuser sans cesse de ses propres échecs: de n’avoir pas fait carrière, de se sentir seule…etc
    le pseudo féminisme est revanchard, haineux.
    on le suit à la trace dans les fils de coms, outré, agressif, il agace ou il fait rire, il n’aide personne à aller mieux.

    la guerre? le terme est déplacé je vous l’accorde, mais lorsque les injures sont écrites (ce qui est pire que de les dire bien sûr, puisque le geste est plus lent, plus réfléchi), la violence physique se rapproche.

    et le violence conjugale, je la connais, j’en porte les stigmates, mais ma traversée de l’enfer ne fut pas vaine, elle m’a apportée la liberté.
    car la loi existe, et il suffisait de la mettre en lui et moi.

    c’est curieux, ces attaques, ces discours, cette importance accordés à ce texte, petit texte…

    la chose la plus importante dont je voudrais témoigner, et que, en occident (France comme Italie) on peut traverser l’enfer sans en sortir brisée, on peut repartir, ailleurs, on peut vivre avec ses cicatrices, sans haine, on peut être à l’écoute de la souffrance des autres femmes, et les aider.
    parfois « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts » Nieztche

    Voilà Jessie, une bien longue réponse à tes interrogations, si tu le souhaites nous pouvons continuer à converser.

  41. Celeste, en tant que féministe, je trouve ton billet essentialisant sinon essentialiste, mais comme tu ne prétends pas à développer une analyse féministe ni politique, je ne te reproche pas, comme l’a fait Adeline, ton manque de culture féministe et politique

    Mais Adeline a raison : ton billet est celui d’une femme qui n’a pas de culture féministe ni politique, est-ce qu’il faut te le reprocher est une autre question
    Te poser en femme féminine réconciliée, n’est-ce pas accuser celles qui ne sont ni féminines ni n’ont envie de l’être, ni réconciliées, comme des revanchardes qui n’ont rien pigé ?

    Je ne suis pas une « femme féminine réconciliée avec ma féminité », je suis un être humain socialisé en femme qui en subit les inconvénients (nombreux) et les avantages (relatifs), qui vit avec, aime certains hommes, certaines femmes, tente d’en aimer d’autres, d’en supporter beaucoup, mais ma grande tolérance ne va pas jusqu’à m’aveugler

    Moi aussi je pourrais interpréter ton billet comme une attaque contre les femmes qui en ont marre d’être ramenées à leur « féminité », qui revendiquent un statut d’être humain avant tout, être humain qui n’a aucune envie de se sentir « contraint » ni « enfermé » dans une « féminité » imposée socialement et historiquement, dans un genre oppressant, dans une essentialisation mutilante, celles qui se rebellent contre « l’ordre des choses » : parfois je suis féminine, parfois je suis masculine, parfois ni l’un ni l’autre, toujours je suis humaine, avant tout humaine, je refuse que mon sexe détermine mon rôle, ma place, mon comportement, mes représentation

    C’est le cas, pourtant, socialisée en femme, statufiée même par mon état civil et mon « 2 » à la sécurité sociale (et pourquoi pas un « 3 » pour les blonds et un « 4 » pour les bruns et un « 5 » pour les grands ainsi qu’un « 6 » pour les petits voire un « 7 » pour les basanés, la distinction sexuée est un différentialisme et un racisme fondé sur la différence physique, ça crève les yeux mais personne ne veut le voir), avec la gueule de l’emploi, je porte mon sexe en bandoulière, comme un stigmate, qui m’oblige à m’imposer (de force ?) sur les chantiers, dans les garages auto, sur les terrains de sport, sur le terrain intellectuel même : je dois gagner, vaincre, lutter, là où aucun homme n’a à le faire
    j’ai tellement l’habitude d’être attaquée sur mon manque de « féminité » que je n’y fait même plus attention, pourtant je devrais, quand on laisse trop pisser, parce que c’est fatiguant, parce que c’est tout le temps, quand on ne dit plus rien, on se laisse écraser et remettre à sa place, sa juste place de femme, douce, gentille, serviable, tranquille, discrète, bonne copine, bonne mère, bonne bonne bonne toujours et tout le temps, qui n’a pas le droit d’être en colère, exaspérée,d’être en révolte, d’être agressive, parce que c’est pas très « féminin », y’a pas plus moche qu’une femme en colère, bouh que c’est vilain !

    On dit souvent que les féministes « exagèrent », qu’elles manquent de mesure, que certaines sont agressives : moi je trouve que c’est l’inverse, qu’elles restent bien raisonnables et typiquement « féminines », bien gentilles quoi, compte tenu de la violence et des injustices que subissent les femmes parce qu’elles sont femmes, compte tenu de ce racisme différentialiste institutionnalisé, tellement qu’il en devient invisible comme toutes les évidences

    pour ma part, je comprend l’agressivité de certaines féministes, je la trouve même saine, plus saine que la soumission de la majorité des femmes à l' »ordre patriarcal »

    ce n’est ni de la haine ni du désamour, rien à voir avec les sentiments, c’est un besoin et une nécessité de justice : toute personne qui réclame la justice est-elle haineuse ? non, au contraire !

    ce sont les « zola » de la cause féministe, qui sont à leur place à côté des « bourdieu » de la cause

    évidemment, il faudrait pouvoir passer de la rébellion agressive première à la pensée construite ou à l’action réfléchie, posée, organisée ………… mais certaines ne le peuvent pas, ou pas tout le temps : nous sommes toutes différentes, comme il y a des hommes « nerveux » et des hommes « placides » il y a des femmes « nerveuses » et d’autres plus « flegmatiques », pour autant, leur agressivité ne se transforme jamais en violence ni en injustice ni en discrimination ou en guerre (ou alors, comme je le disais, drôle de guerre !!!!), mais en demande de justice

    je ne vois pas le côté « revanchard » chez les féministes qui sont « du côté rebelle de la force », tout simplement parce qu’aucune féministe, rebelle ou pas, n’a fait aux hommes le millième ou même le millionnième de ce que font les hommes « communs », pas particulièrement machos, aux femmes, les hommes « normalement socialisés en hommes », donc normalement conditionnés à occuper une position dominante vis-à-vis de la moitié de l’humanité, tellement conditionnés qu’ils ne le voient pas, ne le perçoivent pas, ou alors à peine, comme une « particularité » qui se détache de la « neutralité » des luttes sociales habituelles : il ne s’agit pas d’une particularité mais d’un universel, comme tu le dis, Celeste

    mais comme tu dis aussi qu’il faut, d’une certaine façon, se réconcilier avec les « bourreaux », j’ai envie de dire que ce n’est pas vraiment possible tant qu’il y aura une seule femme dans le monde opprimée pour son sexe : se réconcilier, non, pas tant que les crimes ne seront pas reconnus, pensés, traduits, traités, tant que l’oppression perdure, tant que les « bourreaux » ne font pas leur « mea culpa » ou tout au moins leur examen de conscience : la réconciliation est l’aboutissement d’un cheminement, d’un travail de mémoire, d’un retour sur soi, elle ne peut se décréter arbitrairement, on ne peut pardonner à ceux qui ne demandent pas pardon

    en attendant, on peut vivre ensemble, oui, d’ailleurs les féministes le font, mieux, bien mieux que les hommes « banaux », et même mieux que les hommes féministes ou antisexistes

    les feministes sont dans la position d’un syndicaliste qui coucherait et vivrait avec son patron : et elles le font très bien, des pros de « la part des choses », qui réclament justice d’un côté, dénoncent les injustices de l’autre, et continuent à vivre et aimer tout le temps

    perso, je pense que les hommes ne le font pas exprès, je pense également que même ceux qui veulent essayer d’apprendre à percevoir l’oppression qu’ils exercent n’ont pas toujours les moyens de le faire car ils ont appris à ériger des défenses liées à la condition masculine, par conséquent tout discours féministe les heurte dans leur égo et leur orgueil et leur identité profonde

    il en est de même pour les femmes, d’ailleurs, conditionnées à considérer le masculin comme « neutre », c’est-à-dire comme représentant les 2 ou 10 sexes (et oui, il y en a plus de 2) de l’humanité alors que le masculin n’est pas neutre du tout, il est « genré »
    les femmes conditionnées à accepter, subir, compatir, prendre soin, tendre la main …. même à leurs bourreaux : faut les comprendre, les pauvres chous, p’t’ête qu’avec beaucoup d’amour on va les convaincre de « changer »
    sauf que ça fait des millénaires qu’on leur en donne, de l’amour, du respect, du soin, et que ça ne change rien, tant qu’on gueule pas, qu’on ne demande pas justice avec force et détermination et un peu de « visibilité » agressive, il ne se passe rien : vaut mieux une répression armée masculine, comme pour Olympe, au moins c’est clair, on sait contre quelle injustice visible et affirmée on se bat, que de se heurter au cynisme ou au mépris de ceux qui ne veulent pas voir

    avant, la cage était visible et affirmée, aujourd’hui elle est invisible et déniée, plus perverse, c’est pire, se battre contre des fantômes

    il faut pouvoir se couper momentanément de son identité sexuée pour parvenir à entendre les discours féministes sans y entendre l’aspect ni victimiste ni revanchard, mais des constats et des analyses fines, déconstruites, du social

    je comprend que le poil à gratter féministe gène infiniment plus que le poil à gratter socio-politique gauchisant, je comprend que la cause des femmes paraisse dérisoire à ceux qui ont appris que c’était la nature, ceux qui, comme le disait Bourdieu, ont imprimé au creux de leur corps les « habitus genrés », et perpétuent ou subissent sans la percevoir la violence symbolique

    mais ce que je comprend moins, c’est le manque de curiosité, de volonté de comprendre, de lire et d’apprendre, de se cultiver, à propos du féminisme, ce que je ne comprend pas non plus c’est qu’on colporte le préjugé, l’idée reçue selon laquelle le féminisme est revanchard : même les plus agressives ne se vengent pas, elles sont plutôt sur la défensive, elle se servent de leur agressivité pour se rebeller contre les violences continues et une « impuissance apprise »(et oui, on apprend l’impuissance aux femmes, de gré ou de force), et même si ça a l’air de « partir dans tous les sens », ça ne fait pas de gros dégâts, ce ne sont que des cris de souffrance légitimes qui ne ressemblent absolument pas à des cocktails molotov

    ceux qui sont prêts à comprendre la révolte en actes des gamins de banlieue défavorisés ne s’abaissent jamais jusqu’à comprendre la révolte en mots des femmes blessées : parce qu’elles sont femmes ? et qu’une femme, même si elle n’est pas violente mais juste agressive et rebelle, c’est une personne « dénaturée » qui sort de son « rôle », qui n’est pas « à sa place », bref, une « détraquée » qui « exagère »?

    les hommes pauvres et impuissants, oui, ils ont le droit de tenir des discours rebelles et revanchards contre les hommes riches et puissants, et même commettre quelques actes délictueux (déverser du purin sur un lieu public, bloquer des accès, arracher des plants, ….etc….) : c’est de la révolte citoyenne, c’est le droit de grève, c’est la colère légitime des opprimés …..
    parce que l’agressivité au masculin, c’est normal, c’est admis, ça va de soi, mais au féminin ça ne passe pas

    les femmes n’ont pas le droit d’avoir quelques mots contre leurs oppresseurs, contre leur opression, sans que leur lutte ne soit ridiculisée et considérée comme des discours illégitimes qui divisent, accusent, victimisent et surtout cherchent la merde ou « font la guerre » (drôle de guerre, re !!!!)

    les femmes sont censées être plus intelligentes et philosophes que les hommes, plus sensées, raisonnables, mesurées, et surtout savoir pardonner, panser leurs plaies plus vite et dépasser avec hauteur les saloperies sexistes du quotidien, voire tendre l’autre joue en s’écriant « pauvres hommes, ils ne savent pas ce qu’ils font » et en les regardant comme des petits enfants mal maîtrisés, inconscients, sinon innocents : et pourquoi donc ?
    pourquoi, quand on est femme et de surcroit féministe, doit-on être plus intelligente et mesurée qu’un vulgaire « macho de base »?

    le sexisme est le premier des racismes, la première des divisions de race (la race des femmes, la race des hommes) entre êtres humains, la première disctinction fondée sur la physique, la première source d’oppression entre êtres humains, bien avant l’oppression économique, ethnique ou autre : et que, quand on est de gauche et qu’on lutte contre l’ordre social injuste, il est nécessaire de savoir et comprendre les racines de cet ordre social, la source !

    racines qui perdurent et perdureront bien après qu’on aura vaincu toutes les autres formes d’injustices, parce que ces racines sont si profondes, si lointaines, si premières, si évidentes qu’elles imprègnent de façon invisible, et de cette source, tant qu’elle ne sera pas tarie, rejailliront toutes les autres causes d’oppression
    comme le disait Marx, la femme est le prolétaire de l’homme, et c’est de plus en plus vrai, elles sont les premières victimes de l’ordre social économiquement injuste, parce qu’elles sont les premières victimes de toutes les violences et toutes les injustices en première ligne, parce que symboliquement et inconsciemment elles sont la figure de « l’ennemi », l’ennemi intime qui plus est

    toutes les féministes ne disent pas « j’accuse » mais celles qui le font n’ont pas tort dans l’absolu d’une part, et ne font aucun mal aux hommes d’autre part : je les trouve nécessaires, car, souvent, les féministes « philosophes » « penseuses » « intellectuelles » ont tendance à se relâcher, et il faut les « j’accuse » de la base pour relancer la pensée et l’action

    certaines le vivent dans leur tripes et d’autres parviennent à le « cérébraliser », ce sont les 2 faces d’une même réalité : comme certains parviennent à « cérébraliser » la violence qu’on leur fait et d’autres ne le parviennent jamais parce que ça les écorche trop
    je respecte les cris des écorchés, tous les cris des écorchés, mais il faut bien avouer que les écorchés « hommes » crient plus fort et plus haut et de façon plus entendue que les écorchés femmes
    parce que les femmes n’ont le droit que d’être discrètes et mesurées dans leurs propos, leurs révoltes, sauf quand elles défendent des causes communes aux 2 sexes, c’est un des effets pervers et invisibles de la domination masculine, et c’est ça que tente de faire comprendre Adeline
    Adeline qui refuse son « rôle de genre » ou au moins s’y oppose, et se positionne d’emblée en poil à gratter

    ce n’est pas ton cas, Celeste, tu ne veux surtout pas blesser les hommes, même pas en mots, même ceux qui blessent des femmes : c’est ce que l’on dit aux féministes tout le temps, qu’elles ont le droit de dénoncer la violence sexiste mais jamais au grand jamais dénoncer les auteurs de cette violence, qu’elles ont le droit de parler des « femmes battues » mais pas des hommes qui les battent, ou des femmes « vraiment très très opprimées » mais pas des petites oppressions quotidiennes continues, des discriminations sourdes, du langage, des rôles sexués, des « racines du mal » …etc ……. pécadilles, hein ?!?!
    pour ensuite leur reprocher de faire dans le « victimisme » : pile tu perds, face tu gagnes pas !

    les Adeline, on ne les entend pas parce qu’elles disent « j’accuse »
    mais les autres, celles qui la jouent philosophes et intellectuelles, qui tentent de décrypter et déconstruire l’ordre social sexiste, on refuse de les entendre parce que ce sont des « bourgeoises », des intellos, qui dénoncent des « peccadilles » alors qu’il y a tant de femmes battues et gravement opprimées : sauf que ces « peccadilles » sont le terreau, le lit, où germent et croissent toutes les violences, les violences pas que sexistes d’ailleurs, les violences entre hommes aussi, sur les enfants, les animaux, contre la vie même

    l’ordre patriarcal est la source de toutes les violences, et à ces violences Adeline oppose sa petite agressivité et sa grande soif de justice : elle ne l’écorche même pas !
    pas plus que les penseuses et autres philosophes de la pensée féministe, qui, même avec leurs armes intellectuelles affûtées de la « raison raisonnante et raisonnable », n’égratignent même pas la « raison du plus fort » qui les ridiculise grassement en leur opposant la souffrance des afghanes ou des gamines tournées dans les caves

    c’est toujours l’Autre, le sexiste, l’afghan ou le macho de banlieue, surtout pas le gauchiste ou le libertin : en fait, c’est ça que dénonce Adeline, elle dit aux hommes ET aux femmes « vous prétendez que ce sont les autres les sexistes, mais regardez en vous-même »

    les féministes savent qu’elles sont elles-même sexistes et misogynes, elles savent que leur féminisme consiste avant tout à combattre le sexisme en elle-même, parce qu’elles sont comme tout un chacun soumise à un ordre imprimé au creux de leur corps et de leur esprit, soumises à des structures anciennes et archaïques profondes, présentes dans chaque représentation et chaque acte du quotidien

    alors, Adeline le dit en écorchant les oreilles ou en jetant du poil à gratter, mais elle dit vrai : regardez en vous-mêmes le sexiste qui s’ignore, femme ou homme, nous sommes à la même enseigne, sauf que les hommes en bénéficient et les femmes le paient double

  42. @Jessie : Il y a beaucoup de choses vraies et d’autres très intéressantes dans ce que tu écris là, mais je me permets de relever quelques points :

    « parfois je suis féminine, parfois je suis masculine, parfois ni l’un ni l’autre, toujours je suis humaine, avant tout humaine, je refuse que mon sexe détermine mon rôle, ma place, mon comportement, mes représentation »

    C’est une revendication légitime, peux-tu cependant comprendre qu’un homme puisse porter la même, et donc trouver fondamentalement injuste que certaines féministes aient de lui une vision d' »ennemi » ou d' »oppresseur », au minimum de suspect, du fait de son sexe/genre masculin, dont il n’est pas davantage responsable et n’a pas davantage choisi que les femmes n’ont choisi le leur ?

    Ce qui me gène dans ce type de discours est la catégorisation et la globalisation hommes/femmes, et le fait que celles qui d’un côté refusent à juste titre d’être réduites à leur « genre » et à un role-type que ce « genre » leur imposerait, sont en même temps très figées sur ce concept de genre, notamment à travers une accusation globale qu’elles adressent à l’autre « genre » d’être, collectivement comme individuellement, responsable des injustices qu’elles subissent…

    Tu globalises même dans ton texte un comportement que tu attribues aux « hommes même féministes », etc…

    > « sauf que ça fait des millénaires qu’on leur en donne, de l’amour, du respect, du soin, et que ça ne change rien »

    Je suis né il y a 43 ans, et je trouverais fondamentalement injuste que l’on me tienne personnellement responsable (y compris en tant que partie d’un « collectif ») d’une situation quelle qu’elle soit préexistante à ma personne, et à laquelle je n’ai en rien contribué, tout comme je trouve inadmissible que l’on m’impute en tant que membre du « genre masculin », sac fourre-tout, les abus ou vilenies actuellement commis par d’autres.

    Ça revient un peu à tenir les allemands actuels nés après la guerre responsables des crimes du nazisme, non ?

    De même, je ne connais pas ton âge, mais je doute que tu donnes « de l’amour et du respect depuis des millénaires »…

    C’est un des problèmes que me pose le féminisme : Scinder l’humanité en deux, les (éternelles) victimes d’un côté, les (éternels) bourreaux de l’autre, l’appartenance à l’un ou l’autre camp étant irrévocablement déterminée par la naissance comme une fatalité à laquelle on ne pourrait rien, ces deux catégories victimes vs. bourreaux étant inexorablement conduites par leur existence même à l’affrontement.

    De même quand tu globalises les féministes « dans la position d’un syndicaliste qui coucherait et vivrait avec son patron ».

    Personnellement, je ne me ressens pas comme un « patron » vis-à-vis des femmes en général ou de la mienne en particulier, féministe ou pas, aussi je trouve cette généralisation parfaitement abusive et infondée (dans la mesure où elle prétend à un statut de vérité d’ordre général).

    De même, quand je vois Lory Calque (dont « Adeline » n’est que le énième pseudonyme) accuser sans les connaître les uns et les autres (à commencer par ma petite personne) de machisme patriarcal ou que sais-je (elle fait en particulier une fixette sur les « bovistes » en tant que groupe, et considère « boviste » à vie toute personne ayant soutenu José Bové dans le seul cadre d’une candidature à une élection…), je trouve cela aussi absurde que caricatural.

    Tu noteras qu’il est impossible de discuter avec qui que ce soit qui t’accuse a priori, et ne voit en toi qu’un ennemi à abattre. On ne peut pas discuter ni tenter de se comprendre en face d’une mitrailleuse lourde tant que l’autre refuse d’ôter fut-ce un instant son doigt de la détente.

    Il ne peut y avoir de paix qu’entre des invidus, entre humains égaux en dignité et en droits, et non suspects a-priori. Il ne peut pas y avoir de paix dès lors qu’on groupe les individus des deux côtés d’une frontière infranchissable, cette « barrière du genre » que les féministes sont les premières à refuser avec raison, mais que beaucoup érigent cependant (et maintiennent) comme source d’un antagonisme qui ne pourra jamais cesser tant que cette barrière existera.

    C’est le paradoxe fondamental que je trouve dans le féminisme, et je pense qu’il ne peut être résolu que par « Tout le monde, homme ou femme, lutte ensemble contre les discriminations qui peuvent avoir le genre/sexe pour origine, et nul ne constitue les uns en éternelles victimes et les autres en nécessaires bourreaux ou suspects a priori ».

  43. Pour faire plus court et plus synthétique, la lutte contre toute forme de discrimination, et le communautarisme, sont mutuellement incompatibles, parce que la perception de l’appartenance des uns et des autres (tierce personne ou soi-même) à telle ou telle « communauté » est la graine de tous antagonismes et discriminations futures entre ces communautés. En ce sens, « anti-racisme » et « anti-sexisme » me semblent potentiellement porteurs de succès, tandis que « féminisme », tout comme « Noirisme » me semblent voués à l’échec en ce qu’ils instituent des communautés par leur définition même. On ne peut pas à la fois vouloir abolir les discriminations entre individus et en même temps lutter « pour les intérêts d’une communauté ».

    Soyons donc humains avant tout, et abolissons les discriminations au sein de cette communauté-là.

  44. @jessie

    « Celeste, en tant que féministe, je trouve ton billet essentialisant sinon essentialiste, mais comme tu ne prétends pas à développer une analyse féministe ni politique, je ne te reproche pas, comme l’a fait Adeline, ton manque de culture féministe et politique »

    bien aimable quoique un tantinet méprisant….

    « Te poser en femme féminine réconciliée, n’est-ce pas accuser celles qui ne sont ni féminines ni n’ont envie de l’être, ni réconciliées, comme des revanchardes qui n’ont rien pigé ? »
    absolument pas, je le dis et le répète, ce texte n’est rien d’autre qu’un témoignage.
    je n’accuse personne.
    je m’étonne, je m’agace, je ne comprends pas.
    ni plus ni moins
    pourquoi réduire mes propos sur ce mode dichotomique?
    je ne prétends pas détenir la vérité (si tant est qu’elle existe).

    ton com est très intéressant, je ne dirais pas qu’il apporte des éléments nouveaux à ma réflexion, mais tu rappelles certaines choses essentielles.

    « ce n’est pas ton cas, Celeste, tu ne veux surtout pas blesser les hommes, même pas en mots, même ceux qui blessent des femmes :  »
    qu’en sais-tu, et à nouveau pourquoi ce mépris?
    que sais tu de mon histoire, de mon parcours, de mes lectures et des combats que j’ai menés?

    « mais comme tu dis aussi qu’il faut, d’une certaine façon, se réconcilier avec les « bourreaux », j’ai envie de dire que ce n’est pas vraiment possible tant qu’il y aura une seule femme dans le monde opprimée pour son sexe »
    encore une fois, où ai-je écrit qu’il fallait se réconcilier avec les « bourreaux » ?
    perso je ne suis en rien réconciliée avec le mien.
    je n’aime pas cette généralisation.
    tu écris
    « il faut pouvoir se couper momentanément de son identité sexuée pour parvenir à entendre les discours féministes sans y entendre l’aspect ni victimiste ni revanchard, mais des constats et des analyses fines, déconstruites, du social »
    et c’est exact, d’ailleurs aujourd’hui beaucoup d’hommes, comme beaucoup de femmes le font .

    encore une fois, pourquoi diviser, pourquoi cette vision binaire?

    tous des êtres humains, ni plus ni moins, tous embarqués dans la même galère qui d’ici peu s’enfoncera dans les flots.

  45. @Céleste : « (@Jessie) pourquoi ce mépris? »

    Céleste, je puis t’assurer que le mépris apparent dans le discours de certaines est plus qu’amplement compensé par l’estime dans laquelle d’autres te tiennent 🙂

  46. merci Swâmi 🙂

    @jessie

    tu apprécies l’action poil à gratter de Loradeline, libre à toi et je respecte ton opinion.
    mais je ne la partage pas.
    écrire sur son blog toute une série de billets dans lequel on me qualifie d’andouille (il se trouve que c’est moi, c’est pourquoi j’en parle) est certainement parfait pour prêcher les convaincu(e)s, mais me semble inapte à convaincre le macho sanguinaire qui passe, flânant sur le web entre deux raclées à son épouse; celui-ci, j’en ai peur, pensera au contraire, « sale engeance ces bonnes femmes, même pas capables de s’entendre entre elles ».
    quand au sort des afghanes condamnées à la burqua, ou des chinoises et des indiennes contraintes d’avorter parce qu’elles portent des fœtus féminins, je ne crois pas que ce genre de diatribe soit susceptible de l’améliorer.

    tu écris aussi, j’y reviens:
    « mais comme tu dis aussi qu’il faut, d’une certaine façon, se réconcilier avec les « bourreaux », j’ai envie de dire que ce n’est pas vraiment possible tant qu’il y aura une seule femme dans le monde opprimée pour son sexe”

    qui m’amène à une autre réflexion, plus générale.
    une des choses qui me frappe chez les Indiens, dont j’ai beaucoup parlé avec ceux (celles) que j’ai rencontré(e)s, et que j’ai lu aussi dans des articles de la presse actuelle, ou dans la littérature du sous continent, est le fait qu’il n’ont pas de haine envers les anglais.
    pas de haine passée et impossible à digérer, pas de haine présente.
    ils sont tout à fait conscients d’avoir été colonisés, longtemps, de vilaine manière (évidemment), mais il se sont battus pour se libérer, ils ont gagné et ont construit leur pays en utilisant les apports de l’Empire britannique: la langue, le système scolaire, le chemin de fer…etc
    au lieu de ratiociner, de se morfondre, d’hurler à la vengeance, ils ont tourné la page en gardant ce qui leur convenait et ont œuvré pour leur pays.

    il est vrai que le leader de la libération était Gandhi.

  47. @Céleste : « l’action poil à gratter de Loradeline … écrire sur son blog toute une série de billets dans lequel on me qualifie d’andouille »

    Oui, mais ce n’est pas grave : Le ministère public invoque l’article 122-1 « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes », et requiert le non-lieu pour raison psychiatrique 😉

  48. Ceci n’est pas une insulte mais une calomnie. et la calomnie est justiciable devant un tribunal. Je te prie Célestissime, de faire en sorte que ton garde prétorien guru s’en souvienne. Ce n’est pas la première fois que je le lui dit. Il ne serait pas le premier auquel j’intenterais un procès et je les ai toujours gagnés.

    Ou tu publies mon comm. ou tu effaces le sien comme tu as si bien su le faire avec le mien précédemment.

  49. Ah, la menace, la menace… Il y a décidément des gens qui aiment bien ça, les menaces…

    Alors après des menaces imprécises contre Céleste aux commentaires 36 et 40, voici maintenant des menaces précises contre ma pomme 😉

    Je ne sais si je vais pouvoir passer la journée, ou si mon pauvre petit coeur va lâcher, tellement j’ai peur ;-)))

    Il y a vraiment des gens pour qui le bonheur est de transformer l’univers en champ de bataille.

  50. Effectivement, ce sont les hommes qui font la guerre, pillent et violent. Les femmes subissent.

    En tant que représentant standard du machisme ordinaire, ton point de vue, guru, m’indiffère. Je n’attends rien de positif des tenants de l’ordre patriarcal tels que toi, je combats ce qu’ils représentent et lutte contre leur oppression, quotidiennement, et je continuerai jusqu’au bout ma vie durant.

    Dénigrer, calomnier, ridiculiser, systématiquement, est une tactique machiste que tu maitrises parfaitement.

    Je t’ai déjà dit que tu n’es pas psy, tu n’as pas à faire de diagnostiques, sinon il s’agit de calomnie.

    Et la calomnie est passible de sanction au regard de la loi.

  51. Lory : « Effectivement, ce sont les hommes qui font la guerre, pillent et violent »

    De fait, j’ai beaucoup guerroyé, considérablement pillé, et je viole à tour de bras, c’est, je le confesse, mon péché mignon.

  52. P.S. à Lory (et ce sera mon dernier commentaire à toi adressée) : Je vois que la « calomnie » semble te tracasser beaucoup, il me semblait pourtant qu’elle te tracasse fort peu quand tu consacres une série entière de billets de ton « blog » à dire pis que pendre de Céleste, habitante et auteure du présent blog. Tu ne vois nulle objection à dire pis que pendre d’elle chez toi, et à venir de surcroît l’agresser et la menacer chez elle, mais tu cries à la calomnie et menaces de procès dès qu’on te ridiculise – ridicule ô combien mérité ! – là même où tu viens agresser autrui.

    Que tu vitupères sur autrui chez toi, peu nous en chaut, il faut bien que la haine trouve un exutoire et tes propres toilettes me semblent un lieu approprié, mais que tu viennes infecter de ton fiel les sites d’autrui est déjà beaucoup moins tolérable, que ce soit pour t’y plaindre ensuite d’y être calomniée, grotesque.

    Ce comportement pitoyable, hélas, ne prête même pas à rire, mais je t’en prie, si le coeur t’en dit, n’hésite pas à mettre tes menaces à exécution, un petit « article 700 » est toujours bon à prendre…

  53. et bien moi lory c’est ton point de vue qui m’indiffère.
    je me suis lassée de tes diatribes.

    juste une remarque: dans ta panoplie de la parfaite petite féministe, enlève Klimt, ça fait désordre!

    tu peux continuer à déblatérer si ça te chante et t’occupe, désormais je ne te répondrai plus.

  54. merci Annie pour ce rappel essentiel 🙂 et pour le lien
    les 2 extraits du film sont superbes.

    j’ai pensé à un livre que j’avais beaucoup aimé: « les grands singes » de will Self, et particulièrement à la vie des bonobos…

    plus nous perdons notre animalité, plus nous nous perdons.

  55. Comme tu ne connais pas plus de culture féministe que de connaissances d’histoire de l’art, il vaudra mieux que tu fasses tes remarques en la matière à tes copains, d’autant que de ton point de vue m’indiffère autant que ta personne.

    Guru, il vaudra mieux que tu ne parles pas de haine quant aux autres vue celle que tu as la capacité de distiller. Le machisme n’est que haine, c’est bien connu.Grotesque et pitoyable sont des qualificatifs qui te vont parfaitement.

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