Khmers rouges

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Des petits vieillards proprets et légèrement tremblotants qui disent qu’ils ne savaient pas ou que ce n’était pas de leur faute ou encore qu’ils n’ont fait qu’obéir.
Pourtant, entre 1975 et 1979, fanatisés par une monstrueuse idéologie, ils ont mené à la mort près de deux millions de leurs compatriotes, soit un quart de la population du Cambodge.

Prônant un retour obligatoire à la terre, ils ont vidé les villes de leurs habitants.
Des milliers de déportés.
Le travail forcé.
Les écoles closes.
Les enfants gardes-chiourme.
L’élite intellectuelle exécutée.

La mort battant la campagne.

Le communisme interprété par des cons sanguinaires.

Aujourd’hui la justice les a rattrapés.

Trente ans après.
Oh, ils n’étaient pas cachés, pas même discrets. Polpot, leur chef, a déjà quitté le monde des vivants, paisiblement il y a quelques années. Eux, ils vieillissaient tout simplement.

Alors pourquoi avoir tant attendu ?
Et bien parce que ce procès, personne ne le voulait.
Les gouvernants cambodgiens ne souhaitaient pas d’ingérence internationale dans leur paquet de linge sale.
Le régime de Polpot entretenait d’excellents rapports avec la Chine et personne n’avait envie de froisser les dirigeants de l’empire du milieu. Position qui ne change guère au fil des ans, intérêts géopolitiques et économiques aidant, la communauté internationale s’accommode assez bien d’innombrables entorses aux droits de l’homme made in China et de soutiens éhontés apportés par un gouvernement peu regardant sur la moralité de ses alliés. Je serais d’ailleurs fort étonnée que le président français, lors de son prochain voyage, fasse autre chose que des ronds de jambes et des courbettes destinés à fourguer des Airbus et des TGV.
Les Etats-Unis, stratèges éclairés comme chacun sait, ont, au début du régime de Polpot, considéré que les khmers rouges pourraient leur être utiles pour agir contre le Vietnam qui à l’époque était prosoviétique et ils n’avaient pas envie eux non plus de déballer les fonds de poubelle de la diplomatie.
Et enfin parce que l’ONU, de façon tout à fait choquante et incompréhensible, a permis aux Khmers rouges de garder leur siège à New York, bien après qu’ils aient quitté le pouvoir.

Le peuple cambodgien quant à lui, massacré, meurtri, affamé, ruiné, privé de toute une génération d’intellectuels, sauvagement exécutés, ayant un pays entier à reconstruire et les mains vides a eu d’autres soucis que d’organiser un procès.

Et puis finalement on les juge.
Je lis dans un article de Jérôme Boruszewski, qui écrit du Cambodge, que ce procès, qui coûte très cher (56,3 millions de dollars prévus), n’est pas soutenu par la population.
« Les nombreux anciens Khmers rouges des environs de Pailin, aujourd’hui des agriculteurs peu fortunées comme Sok Sem, auraient préféré construire des écoles et des routes. May Sarat, une ancienne combattante communiste, aurait aimé que cet argent serve à combattre la corruption qui gangrène sa région. Thong Thon, un ancien officier de l’armée rouge de Pailin, trouve la note un peu salée pour simplement se rappeler un passé douloureux et établir des documents de mémoire. »

Car les préoccupations des Cambodgiens sont ailleurs. Ils veulent avoir un toit, à manger et du travail.

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Le Cambodge est un pauvre, très pauvre. Les champs sont encore truffés de mines. Le système de santé est presque inexistant.

A Poipet, ville frontière avec la Thaïlande, les enfants mendiants nous entourent, et s’attachent à nos pas. Les touristes thais, se pressent dans les rues, ils viennent jouer au casino ou assouvir leurs pulsions sur de la tendre chair juvénile. La ville pue le vice et l’argent sale.
D’autres touristes sillonnent les rues de Siem Rep, venus pour visiter Angkor, ils se déplacent dans des vans munis d’air conditionné et logent dans des hôtels luxueux. Une illusion de richesse pour les habitants des environs qui rejoignent la ville pour survivre. A peine avons-nous fini de déjeuner dans un modeste estaminet du marché que des enfants se précipitent pour s’emparer des reliefs de notre repas.

Alors le procès…

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Cette violence inouïe des khmers rouges, je la retrouve sur les murs d’Angkor Vat gravée dans la pierre depuis des siècles, long défilé de soldats massacrant, pillant, brûlant.
Comme je décèle sur les visages des femmes assises derrière les étals du marché le sourire énigmatique des silencieuses apsaras qui ornent les bas reliefs et les niches.

Les enfants que les khmers rouges avaient transformés en bourreaux ont aujourd’hui quarante ans, leurs victimes sont âgées, la jeune génération est innocente.
Ne pas fouiller le passé, ne pas raviver les plaies, ne pas risquer la vengeance est peut-être aussi une preuve de sagesse, je ne sais pas.

Ci-dessous une vidéo d’Angkor

19 réflexions au sujet de « Khmers rouges »

  1. Il faut que jamais le souvenir des millions de victimes ne s’efface. Il faut que le souvenir reste pour toutes les générations, qu’elles soient présentes ou à venir, et que reste le rappel constant des dérives implacables où peuvent mener les régimes totalitaires, la folie, et la démesure du pouvoir.

    Il avait été constaté, lors de la conférence de Paris en 91 que « les cœurs et les esprits ne pourront trouver la paix tant que les responsables du génocide n’auront pas été jugés ». Alors, oui, malgré le temps perdu, malgré les entraves, il faut juger.

    Comme nous avons jugé Klauss Barbie 40 ans après les horreurs qu’il avait commises, et Maurice Papon après 50 ans.

    Procès pour ne pas oublier. Procès pour permettre une réconciliation nationale et pérenniser la paix.

    Espérons, en tout cas, que le cycle des chambres extraordinaires soit basé sur cette volonté de paix et de réconciliation.

    Merci de ce très bel article.

  2. Le Cambodge est un pays riche dont les habitants sont misérables.

    Un abominable bidonville au bord d’un lac, à quelques centaines de mètres des hôtels à 150 euros la nuit et des rues encombrées de 4X4 rutilants.

    Mais rassurez-vous, le lac est trop beau au coucher du soleil pour qu’on ne s’en occupe pas rapidement. Un projet existe, les habitants du bidonville ont du souci à se faire.

    De l’eau partout, dans un pays très chaud, les conditions idéales pour une agriculture très rentable. Mais il faudrait quelques pompes pour que cette eau arrose les champs. Trop chères, les pompes.

    Des forêts magnifiques, mises en coupe réglée par des compagnies étrangères, le bois précieux passe les frontières, le pays est progressivement et rapidement déboisé.

    Les temples d’Angkor, une manne financière, gérées par une compagnie privée. Très efficace, l’organisation des visites. La corruption est telle que les cambodgiens préfèrent encore une compagnie privée à une gestion d’Etat.

    Les mendiants privés de bras ou de jambe par des mines sont partout, déminer coûte trop cher. Ah si, on a déminé les temples, un touriste qui saute sur une mine, ça le fait pas.

    Alors, le procès de quelques vieillards, bien sûr, ne pas oublier, bien sûr. Mais n’est-ce pas d’une enfance sacrifiée que sont sortis tous ces (très) jeunes meurtriers fanatiques ou soumis, qui obligeaient les vieux à les appeler « grand père » avant de les frapper ou de les tuer?

    « Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens » disait Aimé Césaire. Mais à marcher à reculons en ne regardant QUE le passé nous expose, aussi, à le reproduire.

  3. « Ne pas fouiller le passé, ne pas raviver les plaies, ne pas risquer la vengeance est peut-être aussi une preuve de sagesse, je ne sais pas. »

    Preuve de sagesse si elle vient de la victime elle-même ou de ses enfants, si cette sagesse vaut apaisement intime et non résignation, c’est possible. Le pardon au bourreau qui n’a jamais demandé pardon (sinon il n’aurait jamais été bourreau) est la meilleure façon de triompher de lui. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire !

    Jamais si cela leur est imposé. Je sais de quoi je parle.

    (Céleste, il est évident que cette réaction ne vous vise pas 😉

  4. A signaler le livre « Le Portail  » de François Bizot aux éditons La Table ronde.

    François Bizot, membre de l’École française d’Extrême-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l’un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd’hui jugé pour crimes contre l’humanité : Douch. Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l’interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d’une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices. Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l’auteur nous fait pénétrer au coeur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions qui – dans les forêts du Cambodge comme ailleurs – habitent l’homme depuis toujours.

  5. Sujet gravissime dont je ne me permettrai pas de parler de façon légère…De tout temps, on juge les bourreaux 40, 50, voir 60 ans, une fois qu’ils ont tous disparus ou sont devenus séniles (procès de Papon, par exemple ou en Afghanistan avec les hutus et les tutsis)….

    Attendre que tout se calme, que tout reprenne sa place dans le paysage….D’autant plus que les autres pays regardent d’un air passif, sans intervenir..Tellement d’enjeux politiques dans tout ça…Oui, notre président parcours le monde « en bon commercial qu’il est » et ne se permettra surtout pas de faire « de vagues »….
    Je suis toujours horrifiée de voir qu’on peut transformer des moutons en loups sanguinaires, des enfants en bombe vivante…Des gentils en monstres…

    ps : petite intervention d’une mamy de 80 ans (lol)…Excusez mon com « sur le sexe heureux »…J’avais trop bu de champagne…..Dès que je bois un verre, je ne « sens plus…… » et dijoncte….J’en ai honte..parfois….Vous pouvez le supprimer, sauf s’il vous a fait rire, car, j’aime faire rire..sauf, quand les sujets ne s’y prêtent pas, comme celui-ci…

  6. @mc, nous avons, sans surprise, eu la même vision du cambodge.
    J’ai voyagé dans beaucoup de pays, mais aucun ne m’a laissé une impression de tristesse semblable à celle que j’ai ressenti au Cambodge.

    misère, corruption, touristes indifférents, et ces membres des OGN en 4X4 et vêtements de lin froissés…

    procès pour ne pas oublier.

    mais je ne sais pas si, justement , le procès le permettra.

    je viens de lire un article de Scarpetta, dans le Monde Diplomatique (voir rezo.net), sur Jean luc Godard.

    qui dit, parlant du cinéma:
    (…) « Moment où le cinéma se confronte à sa gloire passée (Alfred Hitchcock défini comme « le plus grand créateur de formes du XXe siècle »), mais aussi à ses défaites (n’avoir rien su filmer des camps d’extermination, ce qui constitue son trou noir, ou sa tache aveugle : « L’oubli de l’extermination fait partie de l’extermination »).

    et aussi : « L’art, c’est ce qui vous permet de vous retourner en arrière, et de voir Sodome et Gomorrhe sans mourir (2). »

    terrible.
    alors témoigner, sans cesse, pour que jamais l’oubli ne l’emporte.

  7. il faut bien sur les juger, et je suppose très fortement que nombreux sont les cambodgiens, d’un certain âge, qui veulent très fortement les voir punis.
    Mais nous ne pouvons empêcher la masse qui s’affaire à se procurer le nécessaire d’avoir d’autres soucis, et peut être même, en méconnaissant l’horreur que ce fut, de voir dans ce procès une diversion.
    Sans que cela les justifie aucunement – ils ont été le mal, en voulant anhiler les êtres humains – il serait bon aussi de faire l’histoire de ce qui a précédé et les a amenés

  8. Hello,

    La position dont tu fais état, et résumée parfaitement par PMB sous l’expression « le pardon fait au bourreau » a été, pendant des décennies, la position officielle de tous les gouvernements cambodgiens. Pourquoi, alors même que les plaies sont aujourdhui pour beaucoup refermées et que l’urgence est ailleurs (pauvreté, illetrisme, …) ce changement de position officielle? Est-ce seulement au nom de la justice ou sont-ce d’autres considérations, beaucoup plus prosaïques (élections à venir, souci de faire oublier la corruption du pouvoir en place, …) qui guident ce choix?

    Bon dimanche. @ + …

  9. Comment au nom d’une idéologie égalitariste, on peut en arriver à commettre des abominations. la Chine et la Corée du Nord, pour ne citer que ces deux pays n’ont pas été en reste.

    Petit livre rouge à la main, dans ces pays, on a joyeusement massacré ou torturé tout « intellectuel », c’est-à-dire tout personne ayant le malheur d’avoir eu un contact, fût-il virtuel avec l’occident. Pendant ce temps là, pas à l’abri des contradictions, la France était l’un des seuls pays au monde à avoir des « intellectuels » maoïstes… et elle n’a pas hésité depuis à en placer certains sur un piédestal.

    Alors peut-être que l’Amérique, les marchands et les martiens ont eu leur part de responsabilité dans le génocide cambodgien… mais que dire de l’aveuglement de la gauche française ?

  10. Je suis moi-même d’origine cambodgienne, et, je suis toujours aussi étonnée qu’un massacre ayant eu lieu il y a moins de 50 ans soit si vite oublié par une majorité.

  11. @syphai
    Peut-être parce qu’au fond d’elle-même, cette majorité n’est pas si fière d’elle.

    L’idéologie a tendance à rendre aveugle et sourd aux hurlements de terreur de ceux que l’on massacre ailleurs en son nom, quand on a la bouche pleine et qu’on ne risque rien à dire ce que l’on veut.

    On n’a pas non plus entendu grand monde protester contre les goulags russes, les camps de rééducation chinois, les milliers de paysans russes décimés, les milliers de chinois morts aux travaux forcés, les journalistes enfermés dans les prisons cubaines pour avoir osé s’exprimer… étonnant, non ?

  12. Le 3ème livre de Jean Hatzfeld « La stratégie des antilopes » creuse magnifiquement, de façon très riche et très ouverte, cette terrifiante question de la mémoire, du repentir, du pardon, de l’oubli. Du côté des survivants comme du côté des assassins.

  13. Comment reprocher aux nouvelles générations, celles qui n’ont pas vécu le drame, de vouloir se tourner vers l’avenir?

    D’ailleurs, n’est-ce pas l’avenir qui compte? Et si l’on se tourne vers le passé, ne faudrait-il pas que ce soit UNIQUEMENT pour ne pas le reproduire?

    Trouver les racines les plus anciennes, prendre le phénomène très en amont, ne pas laisser croire que les Khmers rouges sont une génération spontanée, surgie de rien.

    Ne pas reproduire. Voir aussi où et quand on aurait pu ancrer une résistance. Surtout.

  14. Si on avait stoppé Hitler à sesdébuts, la tragédie Nazie ne se serait pas produite. Mais cela n’a pas été fait :
    – Primo, le discours antisémite trouvait un écho favorable partout,
    – Secundo, on ne peut pas imaginer l’abomination avant qu’elle se produise…
    – Tertio, on s’imagine toujours que les ennemis de nos ennemis sont nos amis.

    Il en va d’ailleurs de même aujourd’hui pour le terrorisme islamiste, l’Iran et le nucléaire.

    Les Khmers rouges ne sont pas surgis de rien, pas plus que les maoïstes de la révolution culturelle, pas plus que Staline, pas plus qu’Hitler ou que ce pitoyable Castro.

    Mais il faut s’interroger sur l’attitude des témoins, de ceux qui pourraient agir et qui restent les bras croisés parce que souvent, dans le fond ils sont en accord avec les idéologies sous-jacentes.

    Il y a 30 ans, les intellectuels de gauche ici, n’ont pas bougé pour les cambodgiens, pas plus qu’il n’avainet manifesté contre les goulags russes. Au contraire, les people soi disant intellos de l’époque (Montant, Signoret etc), étaient reçus en toute pompe par les soviets et revenaient avec des discours dithyrambiques.

    Il faut être très vigilants et ne pas se laisser aveugler par des théories certes généreuses, mais qui poussées à l’extrême par des petits bourgeois haineux finissent dans un bain de sang et ne font certainement pas le bonheur de ceux à qui on souhaite les appliquer de force. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

  15. Ce qui s’est passé au Cambodge n’est qu’un exemple de ces faits dont on ne parle pas.

    L’enfer est en effet pavé de bonnes intentions. Personne ne dira qu’il fait la guerre pour le plaisir de tuer.

    Mais il est important de se rappeler pour prendre conscience que de tels actes sont possibles. Ce sont des gens humains comme nous qui ont fait ça. Alors pourquoi pas nous aussi ? Il faut aussi prendre conscience de ça pour éviter que cela se reproduise. Les méchants ne sont pas que les autres.

  16. bien sûr qu’il faut ne faut pas oublier, jamais, bien sûr qu’il faut être vigilants, et particulièrement en ce moment.

    les exactions policières et gouvernementales actuellement commises en France contre les étrangers sans papiers sont effectivement extrêmement préoccupantes.
    le droit d’asile se réduit comme peau de chagrin, et on renvoie continuellement vers la prison , la mort ou la misère, des exilés venus chercher une possibilité de futur.
    c’est indigne de la France, et j’imagine que tous ceux qui par le passé y ont trouvé un juste refuge doivent être inquiets.

    Certains intellectuels ou people français ont été jadis abusés par une idéologie qui est devenue criminelle. mais ils étaient naïfs, ils imaginaient qu’un monde plus juste pouvait exister.
    ils ne prônaient ni la haine
    ni l’exclusion sociale
    ni le profit à tout prix

    le gouvernement français actuel agit par intérêt du gain, celui des entreprises, celui de la clique dominante.

    l’idéologie néolibérale conduit à l’abaissement de la qualité de la vie des peuples, à la destruction des protections sociales, à la hausse du pouvoir d’achat, à l’exploitation éhontée de l’homme par l’homme (qui a malheureusement toujours existé, mais qui, loin de se calmer, a tendance à empirer)

    comment ne pas comprendre, ne pas voir, que ce système économique absurde est en train de détruire la planète?
    bientôt viendront à manquer les matières premières, l’énergie, l’eau.
    bientôt des milliers de réfugiés climatiques devront trouver d’autres lieux de vie.

    il faut impérativement trouver un équilibre entre les pays riches et les pays pauvres.
    et de toute évidence, le néo libéralisme n’y mène pas.

    quand à la valeur , évidente, des témoins, que dire?
    le président des Français s’en revient de Chine, tout content, mais après s’être bien gardé de toute allusion à la condition déplorable des droits de l’homme dans l’empire du milieu.

    et il n’a même pas l’excuse de ne pas savoir!

    quand les intérêts économiques priment sur la vie des humains tout peut arriver, y compris le pire.

  17. Chacun voit ses propres interêts, ce qui est normal. Je pense que trop peu de personnes sont conscientes de ce qui se passe. Il est nécessaire de prendre du recul.

    J’ai aussi été étonnée par le voyage chinois du Président de la République. On annonce une prise de conscience des dirigeants chinois de la nécessité d’avoir un développement durable. Oui, c’est bien. Mais est-ce tout ce qui a été dit ? Il y avait tellement de chose à aborder. Et ils parlent de croissance, de comment la favoriser dans le long terme. Or il n’est pas question que de croissance. Elle est certes nécessaire pour soutenir les actions qui sauveront et aideront. Seulement on n’a même pas parler de ces dernières.

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