La haine décomplexée

« La haine, c’est l’hiver du cœur. » Victor Hugo

Elle est partout, elle s’étale, se répand comme une boue putride et collante.
Pas celle dont Zola dit : « La haine est sainte. Elle est l’indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »
Pas celle qui pousse l’opprimé, victime de l’injustice, à se rebeller contre un pouvoir inique ou criminel.

Non, la haine ordinaire, celle du pauvre contre le pauvre, de l’exploité contre l’exploité, de la victime contre la victime.
Et cette haine là annihile la révolte sociale. Elle ronge, détruit, tue, pousse aux pires bassesses.

J’ai été particulièrement choquée de lire que son hébergeur a dû fermer le fil de commentaires du blog de Moushim, alias Chamoo, victime de l’accident de Villers le Bel. De nombreux internautes y avaient déversé des commentaires haineux, racistes, irrespectueux.

Mais qu’est-ce qu’il peut bien y avoir dans la tête de quelqu’un qui va vomir sa haine sur le blog d’un jeune homme de quinze ans, mort dans un accident ?
Protégés par l’anonymat les salauds se lâchent.
La haine dit le Petit robert « Sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à quelqu’un et à se réjouir de celui qui lui arrive. »

Elle est désormais partout. Sur Internet elle est omniprésente. En quelques échanges, un forum de discussion peut devenir le lieu d’un pugilat sans pitié où les insultes balaient les paroles sensées et où la raison se meurt.
C’est le premier pas vers la violence physique, sous jacente, prête à éclore.

Elle témoigne d’un immense et odieux malaise niché dans les entrailles de la société. (Pas seulement française, le phénomène est identique en Italie)

Elle assassine la liberté d’être, de penser, de créer.

Mais le crime, c’est bien connu, rapporte toujours à quelqu’un.

Tant que les humbles sont occupés à se haïr entre eux leur ire épargne les puissants, les gouvernements injustes, les vrais privilégiés.
Et les mesures contre le bien être du peuple s’enchainent les unes aux autres, irrésistiblement, sournoisement, ne provoquant que quelques remous vite étouffés car la haine de l’autre a pris le pas sur la révolte.
L’extraordinaire perversité des gouvernants actuels, appuyés par des médias inféodés au pouvoir, qui transforme les victimes de la politique anti sociale menée depuis des années en parias, consciencieusement, pour préserver le capital, ses princes et ses sbires, porte aujourd’hui ses infects fruits au goût de mort.

La haine, le mépris, ils en connaissent toutes les arcanes, ceux qui ont orchestré, depuis des années, la destruction de la sagesse, de la raison, de la solidarité, du sens de l’humanité.

Mais cette politique de l’apprenti sorcier, cruelle et violente, est aussi d’une consternante bêtise, car qui sème le vent pourrait bien récolter une tempête dont la violence nous laisserait tous exsangues et meurtris.

« L’hymne de la haine ne profite pas à l’humanité ». Gandhi

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70 réflexions sur « La haine décomplexée »

  1. La bêtise, le  » pas plus loin que l’ego « …
    Il y a un ego sain, un orgueil sain, et il y a la frustration qui prend naissance dans la facilité, dans l’influence. Et la société actuelle joue en maître de ces notions.
    Il faut savoir choisir entre Etre et Savoir et Paraître et avoir.
    Cherchez la facilité !

  2. Alors prononçons ensemble le mantra : « Nous ne haïrons point. »

    Ce qui n’empêche qu’il y a un nombre incroyable de culs à botter, et vu le temps que ça va prendre, faudrait peut-être penser à s’y mettre ;-))

  3. @ Annie :
     » La haine est inhérente à l’homme  » dites vous. Ah…dans ses instincts les plus vils, oui, en effet. Mais l’homme possède la raison et l’intelligence et devrait pouvoir maîtriser des instincts là, non ?
    Ou alors il ne reste qu’à  » se jeter  » comme dit ma fille.

  4. Mais il y a aussi parfois de la haine dans tes propos quand tu t’en prends de manière viscérale et non argumentée à ces gouvernants qui ne font pas partie de ton camp !

    La haine rend aveugle, elle empêche de réfléchir et de tenir des propos logiques, elle s’appuie sur ce que l’on croit et non sur ce que l’on pourrait voir si l’on se donnait la peine de regarder.

    La haine et inhérente à l’homme… elle est sa face sombre, démoniaque… mais si on la tolère en soi, il faut aussi être capable de reconnaître la même liberté aux autres.

    Dans l’affaire de Villiers le Bel… je n’ai jamais entendu aucun média ni aucun politique, de quelque bord qu’il soit, dire que malheureusement, rouler à deux, sans casque, même à 50 à l’heure, sur un engin aussi peu contrôlable qu’une mini moto, entraîne immanquablement LA MORT dès lors que l’on heurte le moindre obstacle. ça, c’est la réalité tout bête,celle de la résistance humaine aux chocs, celle de l’imprudence routière… mais il était plus facile de tenter de dresser les uns contre les autres…

  5. Nous sommes d’accord Swami. Mais l’intelligence, justement, ne permet-elle pas d’avoir conscience de la manipulation ?
    Enfin elle devrait permettre.

  6. @Annie : « Mais il y a aussi parfois de la haine dans tes propos quand tu t’en prends de manière viscérale et non argumentée à ces gouvernants qui ne font pas partie de ton camp ! »

    Il ne faut pas confondre la haine et la saine et juste révolte, ce sont des sentiments qui n’ont rien à voir.

    Notamment parce que la haine repose toujours sur la _haine_de_soi-même_ projetée sur autrui, ce qui n’est pas le cas de la révolte.

    @Aédia : Si « la raison et l’intelligence » étaient capables de maîtriser les instincts, ça se saurait, depuis le temps 😉
    C’est bien au contraire l’inconscient qui utilise l’intelligence pour parvenir à ses fins, ce qui fait que l’intelligence est un outil qui démultiplie l’efficacité de la haine – comme de l’amour d’ailleurs.
    L’intelligence est un _outil_ qui n’a pas de but intrinsèque.

  7. Joli article, rien à dire.
    Très international, applicable à tous et à toutes, de sucroit.
    Zut…pas de critiques, cette fois, de ma part.

  8. @Annie
    « Dans l’affaire de Villiers le Bel… je n’ai jamais entendu aucun média ni aucun politique, de quelque bord qu’il soit, dire que malheureusement, rouler à deux, sans casque, même à 50 à l’heure, sur un engin aussi peu contrôlable qu’une mini moto, entraîne immanquablement LA MORT dès lors que l’on heurte le moindre obstacle »
    c’est évident, mais ce n’est pas le propos.
    le propos est que le blog de la jeune victime a été inondé de propos racistes et insultants.

    en ce qui concerne le gouvernement pourquoi réduire si négligemment mon propos à une question de camp?
    des arguments?
    j’en ai des brouettes, des wagons, tiens des exemples:
    je désapprouve totalement les expulsions des sans papiers, et particulièrement lorsqu’elles sont effectuées devant les écoles.
    je désapprouve totalement le bouclier fiscal.
    j’estime scandaleux que dans un pays aussi riche que la
    France des gens, qui travaillent, n’aient pas la possibilité de se loger ou de nourrir correctement leurs enfants.
    je suis atterrée par la désinvolture et l’incompétence de certains ministres.
    je suis choquée que le président de mon pays se précipite sur son téléphone pour congratuler Poutine à peine connus les résultats des élections.
    j’aimerais que mon pays soit gouverné par quelqu’un qui soit capable d’être autre chose qu’un VRP quand il va en Chine
    j’aimerais aussi que ceux qui détiennent le pouvoir aient le sens de l’histoire et le sens de l’avenir, car celui-ci sera difficile, et encore plus si la politique française et européenne s’aligne sur un empire en pleine chute mené par un irresponsable responsable de milliers de morts.

    Cette liste est loin d’être exhaustive.

    Ce n’est pas une question de camp, c’est une question de solidarité avec ceux qui galèrent, avec les exclus.
    c’est une question d’équilibre social

    « Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme. » Camus

    en Italie, ce n’est pas mieux, le pays d’Europe qui a le record des accidents mortels au travail.
    le sud ravagé par la maffia, le nord égoïste, xénophobe.

    « La haine est sainte. Elle est l’indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. » Zola

    ce n’est pas cette haine là, née de la juste indignation que je dénonce, mais l’autre, la sournoise, basse, vile, celle de son voisin, de l’étranger, de celui par qui le scandale arrive, ce celui qui est différent.
    celle qui pousse des individus ayant perdu tout repère moral, tout sens d’autrui à insulter, blesser, discriminer.
    cette haine là, qui s’étale désormais sans complexes, puisque même des « intellectuels » l’affichent dans leurs propos, est dangereuse, nuisible pour tous y compris ceux qui la pratiquent.

  9. « … ceux qui ont orchestré, depuis des années, la destruction de la sagesse, de la raison, de la solidarité, du sens de l’humanité », au fond, faut-il vraiment les chercher en dehors de nous, et cela depuis nos tout débuts?

  10. @Aédia
    oui, on aimerait qu’elle le permette, mais on se laisse distraire j’imagine

    @Marc
    c’est bien de cela dont il faudrait enfin se débarrasser, de cette aptitude à détruire et à se détruire.

  11. Pour le point précis du skyblog de Moushim, une interrogation : sur tous les skyblogs que j’ai fréquentés à partir de ceux de mes élèves, les commentaires passaient toujours par la modération du blogueur.

    Cela veut-il dire que la modération n’est pas obligatoire sur un skyblog ? Qu’on peut ne pas la paramétrer ?

    Sur la haine internautique. Elle coule de source grâce à l’anonymat. Et la source est alimentée par un calcul bassement commercial des supposés modérateurs des forums, ainsi ceux du NouvelObs : plus il a des coms publiés plus il y a de visites.

    Ceci dit, quand on est en forme, c ‘est rigolo. Sur Rue89, dans une note consacrée au petit Ivan, je m’étais fait choper par un nommé Olibrius. J’ai vite vu le genre de mauvais Noël Roquevert que c’était, et j’ai donc embrayé. La quantité de cacas nerveux qu’il nous a faits et de plus en plus gros, aurait pu combler la fosse des Mariannes.

    Bon, vu la sinistrose ambiante, faut qu’j’aille vous dégotter la Tyrolienne Haineuse de Françis Blanche.

  12. Lorsque sans parti pris
    On établit le bi-
    -lan d’l’humani-
    -té d’aujourd’hui

    Eh bien limpide comme
    Un clair de lune et lu-
    -mineux comme un clerc de notaire
    C’est pas d’sitôt qu’les hommes s’ront frères
    Et qu’malheureusement au contraire

    Nous vivons à présent
    Sous le signe affligeant
    De la haine et d’ses affluents

    C’est triste et déprimant !

    Y a de la haine partout
    Y a d’la haine tout autour de nous
    Surtout partout où
    Tout se passe par en d’ssous

    De mémoire de grincheux
    Jamais dans les yeux
    On n’vit tant d’regards haineux

    Ah y en a t-y, y en a-t-y
    De cette haine qui
    Sous les esprits qui
    Perdent le sens d’la fraterni-
    -té et ainsi
    Suit l’altruisme aussi

    Hélas hélas l’altruisme est foutu
    Et c’est couru
    Y a pas plus d’altruiste
    Que de beurre au r’bus

    Y a plus que d’la haine
    Si bien que dans l’pays
    Bientôt tout le monde sera haï

    L’haï l’haï l’haï ti
    L’haï l’haï l’haï ho
    L’haï l’haï l’haï ti
    L’haï l’haï l’haï ti

    Mais là où la chose se complique
    Et d’vient tragique
    C’est qu’la haine devient pour chacun
    Une espèce de besoin
    Que d’authentiques sagouins
    Entretiennent de près comme de loin

    Y a d’la haine de toutes les nuances
    D’la haine standard ou d’circonstances
    Y a d’la haine de mouton pour les haineux d’salon
    Et de la grosse laine de confection

    Mais de toutes les façons :

    Y a trop de haine oui y a trop de haine
    Et y a trop d’haineux
    Ca tourne au scabreux
    Et au scandaleux
    Car certains haineux
    En arrivent même entre eux
    A s’traiter de tête d’haineux

    C’est un cercle vicieux
    Car quand un haineux
    Hait un autre haineux
    Celui qui hait est aussi
    Par l’autre haï
    De même que celui
    Qui est haï haïssant
    Celui dont il est haï
    Chaque haï donc est
    Un haï qui hait
    Ce qui fait qu’en fin d’compte
    On peut voir comm’ ça
    L’haï ici et l’haï là.

    L’haï l’haï l’haï ti
    L’haï l’haï l’haï ho
    L’haï l’haï l’haï ti
    L’haï l’haï l’haï ti

    Et voilà c’est comme ça
    Oh bien sûr y a pas
    Non y a pas d’quoi
    En signe de joie
    Se passer les paupières à la crème de chester
    Avec une tringle à rideau d’fer

    Y n’reste plus qu’une seule chose à faire
    C’est d’rassembler par toute la terre
    Tous les hommes généreux
    Qui d’un coeur valeureux
    Haïssent la haine et les haineux

    C’est ce qu’il y a de mieux !

    Hardi donc allons-y
    Roulez tambours
    Et sonnez trom-
    -pettes et hélicons
    Sus à ceux qui suent
    La haine par tous les pores
    Et qui s’font un sport
    D’haïr de plus en plus fort.

    A bas la haine et les haineux
    Ainsi qu’ceux
    Qui hurlent avec eux
    Assez de haine assez d’gens
    Qui passent leur temps
    A haïr bêtement

    Si nous tenons bientôt nous
    En viendrons sûrement à bout
    La confiance alors
    Mettra l’monde d’accord
    Et l’on s’ra content d’voir alors
    Les hommes d’à présent
    Dev’nir de plus en plus con-
    -fiants.

    Haine par ci
    Haine par là

    Ah, y en a-t-y d’la haine
    Ici-
    -bas.

  13. @PMB

    superbe la tyrolienne!
    dommage je l’ai certainement déjà entendue mais je ne me souviens pas du tout de la mélodie
    la haine ne date pas d’aujourd’hui bien sûr!
    en fait la haine monte en période de crise, d’insécurité. en ce moment c’est flagrant.
    mais il fut un temps où les comiques, les chansonniers avaient du talent.

    car la dérive d’une certaine presse m’inquiète.
    je pense à Charlie Hebdo;
    Je viens de voir sur un site la couverture de la semaine, on y voit Ségolène royal (caricature, ça c’est normal, on est quand dans le satirique), mais en gros il y a écrit: moins conne , moins chieuse, moins casse-couille, la nouvelle Ségolène est arrivée…
    ce qui signifie que le journal titre que Royal est conne, chieuse et casse-couilles.
    quoi qu’on pense de la dame, il y a d’autres manières de le formuler (ça me dérangerait tout autant s’il s’agissait de Dati ou d’ Amara).
    une accroche haineuse, pas le moindre soupçon d’humour, nulle

    j’ai connu Hara Kiri, les premiers charlie; l’humour qui se disait bête et méchant, mais qui dénonçait qui amusait, qui avait un fond politique, le journal de Cavanna.

    Charle hebdo aujourd’hui, c’est bête et méchant et c’est tout!

  14. Le problème des commentaires médiocres de haine que tu dénonces, c’est qu’ils ont « pignon sur rue », que chacun peut les lire, on croit saisir une photographie des réactions humaines, et ça fait peur. J’aime à penser que l’effet loupe d’internet propulse cette lie plus haut que la normale, que les gens, en général, ne sont pas si odieux, si mesquins, si bornés (au point d’éructer sur le blog d’un presqu’enfant mort !…). Je me dis que cette partie de la population a toujours existé, mais qu’internet lui donne une plus grande portée, une meilleure visibilité. J’espère que ces gens là ne sont pas de plus en plus nombreux, qu’ils sont juste plus « audibles » (si je peux employer ce mot, parce que pour ma part, quand je les entends, j’ai mal au ventre…)
    Kiki 🙂

  15. un peu inévitable quand on invite chacun à développer sa personnalité, sans chercher en même temps à nourrir son intelligence. Quand on apprend aux gens que pour être il faut sortir de la foule et la dominer sans apprendre que certains moyens abiment celui qui les emploie.
    Quand nous autres bien-pensants nous applaudissons cette façon d’exterioriser la détresse et que « j’ai la haine » est devenue une expression courante
    Quand à l’école, dans le sport, partout c’est la compétition individuelle qui compte – quand dans le travail on a cassé l’esprit de groupe pour des petites équipes.
    Et la haine discrète et remachée dans les « classes dirigeantes » n’est pas moindre.
    Brigetoun a peur et se rencogne

  16. Je ne lis plus Charlie.

    J’ai commencé à coincer le jour où ils avaient fait une couverture sur Ingrid Betancourt dessinée en guenon. J’avais demandé (poliment) à Val une explication que je n’ai jamais eue.

    La Tyrolienne Haineuse est chantée, entree autres, par un groupe vocal ancien mais précieux : les Quatre Barbus. Et par un autre précieux, au talent bien plus vaste qu’on ne le croit souvent : Françis Blanche.

    En la relisant je me suis aperçu que, sous les acrobaties verbales de Pierre Dac, était un véritable message d’amour.

    (Est-ce de lui aussi : « là où il ya de la haine il n’y a pas de plaisir » ?)

    PS J’avais écrit ceci dans un autre endroit : « la haine, ce venin qui pourrit son vecteur autant que sa cible ». Je crois que c’est e, ntr autres, là où on parlait de Mme Trintignant.

  17. On n’a pas que de l’amour
    Ca non !
    On n’a pas que de l’amour à revendre
    Ca oui ! Y’a d’la haine
    On n’a pas que de l’amour
    Ça non ! Y’a d’la haine

    La haine aussi
    Faut qu’elle se répande
    Sans que ça freine

    Y’en a même un sacré bon paquet
    Eh ouais
    Ouais quand même
    Quand même

    On n’a pas que de l’amour
    Ca non !
    On n’a pas que de l’amour à revendre
    Ca oui ! Y’a d’la haine

    (Rita Mitsouko)
    (Je pense que la majorité des présents auront l’air plus facilement en tête que celui de Francis Blanche)

    Une chose est très vraie dans plusieurs commentaires ci-dessus : La haine abîme bien davantage celui qui la porte et la nourrit que celui qui en est l’objet…

  18. là aussi ça devient hors sujet, mais je ne résiste pas, comme Céleste regrette le peu de noblesse de ce qu’on a actuellement comme chef de l’Etat, en comparaison ce n’est pas lui dont la première mesure aurait été de faire réduire de moitié d’un trait de plume Son propre salaire et ceux de ses ministres (c’est Evo Morales qui l’a fait)
    Et ce n’est sans doute pas lui qui devant l’opposition du peuple déciderait sans y être obligé, de convoquer un référendum où le peuple pourra révoquer son mandat, ainsi que celui de ses principaux opposants, qu’on sache à quoi s’en tenir! (c’est toujours Evo Morales).

    Pour ce qui est de la Tyrolienne haineuse, moi aussi j’adooore! (de même que tout ce qu’on fait les Quatre Barbus « Vive la barbe! » « la danse macabre » sur la musique de saint-Saens, et l’inoubliable « Pince à Linge »!) je l’ai sur un disque, c’est dommage pour ceux qui ont oublié l’air, mais je ne peux l’envoyer sur Internet, il n’y a plus qu’à l’acheter!

  19. Comme Annie,

    La haine et un sentiment fondateur du moteur humain. Elle se canalise, mais j’ai le doute que ceux qui s’y exerce, anihile tout autant le sentiment d’amour en eux. Hélas.

    Bonjour, Celeste

    Je n’ai aucune honte à clamer que ceux qui ont injurieé ou manipulé le blog de ce jeune homme post mortem, me révolte et je n’ai aucune envie de réfreiner ma haine envers eux !. Je leur vomi dessus. C’est pas beau, Hein?. Mais la mémoire d’un jeune homme…

    Imaginons une police qui porte la haine en elle. Imaginons simplement qu’elle ne controle plus.

    Il est malheureux qu’un jeune homme soit parti, dans un coin de rue de sa vie.

    Tous les Skyblog de jeunes que je connais sont modérés à ma connaissance. Ils peuvent aussi effacer les commentaires a posteriori. L’on peut aussi penser à de la manipulation, afin de nourrir cette Haine rampante des Français, puisqu’il faut aussi en parler…

    (Oups !, Tabou … )

    Dans mon village, deux jeunes sont morts le mois dernier, dans un accident de voiture. Mais l’on a entendu que la mort rode dans les cités. Toujours vouloir rapporter les problèmes à une condition. Le simple fait d’appeler cela un banal accident de voiture est devenu raciste. Las.

    Dans mon village, le racisme, je connais.

  20. Hello,

    Magnifique article, il faudrait l’envoyer à tous ces imbéciles dont tu parles au début. Si jamais cela fait réfléchir un seul d’entre eux …
    Un seul mot à dire, Merci!

    Bon week-end. @ + …

  21. @posuto
    je pense aussi qu’Internet donne de la visibilité, sous couvert de l’anonymat, sournoisement certains se vident du pire.

    mais comme l’écrit @brigetoun, le pire est bien là, elle fait peur,
    « un peu inévitable quand on invite chacun à développer sa personnalité, sans chercher en même temps à nourrir son intelligence. Quand on apprend aux gens que pour être il faut sortir de la foule et la dominer sans apprendre que certains moyens abiment celui qui les emploie. » c’est tout à fait ça.

    @coucou Amarula tout là bas..(j’espère que ta fille s’est remise)

    @Swâmi
    « La haine abîme bien davantage celui qui la porte et la nourrit que celui qui en est l’objet… »
    oui, mais elle peut aussi détruire celui qui est en l’objet, certaine haines sont tenaces, particulièrement dans les familles, ou dans les entreprises.
    celui qui hait est obsédé par l’objet de sa haine, qui d’une certaine manière lui empoisonne la vie.
    celui qui est haï a sa vie empoisonnée, s’il n’a pas suffisamment de recul, ou de soutien, ou s’il traverse un moment de fragilité, de manque d’estime de soi-même, il peut se laisser détruire;
    par contre, s’il résiste, s’il ignore, la haine glisse sur lui, comme une goutte d’eau sur les plumes d’un canard.

    @Roland
    pas de problème, ça continue la liste que j’avais commencé pour répondre à Annie
    on pourrait faire un jeu: 100 raisons de ne pas aimer la présidence de Sarkozy

    @Spamy
    il est possible qu’il s’agisse d’une manipulation…infecte, destinée à attiser la haine.

    Gandhi avait peut-être de la haine (au fond de lui, va savoir?), mais ses actes n’étaient pas haineux. ils étaient justes, non-violents et les anglais ont plié bagages.

    je ne sais pas si Bush a de la haine (si, il en a sûrement), mais ses actes sont haineux, violents et se soldent par des milliers de morts

  22. @Céleste : « je pense aussi qu’Internet donne de la visibilité, sous couvert de l’anonymat, sournoisement certains se vident du pire. »

    Heureusement, Internet donne aussi de la visibilité au meilleur, et comme on y trouve ce qu’on y cherche, j’y trouve davantage du meilleur que du pire, et certains de ceux que j’y trouve éclairent mes journées 🙂

  23. La haine, les racismes, exacerbés par le petit homme qui nous dirige sont en train de nous ronger. De ronger notre pays qui certes était malade depuis des années, mais avait encore de beaux restes.

    Du pays des droits de l’homme, que reste-t-il sinon des regrets ?

    Je n’ai pas honte de le dire : je n’aime plus mon pays. 70% des français trouvent des justifications évidentes au racisme. Je n’ai rien à faire avec ces gens là.

  24. Oui, Bruno.

    « petit homme » est une expression qui n’est pas si anodine.
    Ceux que j’appelle les « morphistes », je les colle avec les « racistes ». le processus intellectuel, si l’on peut en parler, est le même.
    Exclusion, Mépris, Abaissement.

    Des paroles comme les tiennes, dont tu n’as malheureusement pas l’exclusivité, témoigne de la honte que moi même puis avoir de certains de mes concitoyens…

  25. Oui, tu décris bien le mécanisme, l’ensemble de la machine. La domination, les dominés, la haine, le ressentiment… c’est un cercle vicieux. Attention à nous de ne pas l’entretenir… Et je pense que, trop souvent, je cède à la facilité, sur mon blog, par exemple. De la futilité à la moquerie, de la critique facile au dénigrement, on se laisse aller. Si nous, qui savons un peu écrire, nous ne faisons pas d’effort, comment espérer qu’un smicard surendetté et qui écarquille les yeux devant Miss France forme des pensées élevées?

  26. La haine n’est jamais décomplexée, parce qu’elle est par nature honteuse. Elle est antinaturelle, personne ne se vante jamais d’ailleurs d’être ou d’avoir été haineux. La haine se cache derrière tous les masques qu’elle peut: la peur, l’ignorance, l’orgueuil, la bêtise, la jalousie, l’incompréhension…

    Dans un petit essai, Robert Musil décrit ainsi la bêtise qui me fait irrésistiblement penser, dans ce cas à la haine : » Et l’on peut reconnaitre en effet, dans l’emploi correct de l’accusation selon laquelle une chose est bête-ou vulgaire-, non seulement une suspension de l’intelligence, mais encore une tendance aveugle à une fuite ou à des actes de destruction dépourvus de sens. Ces mots ne sont pas de simples termes injurieux, ils représentent toute une scène d’outrage. Quand ils constituent le tout dernier recours, les voies de fait ne sont pas loin. Pour revenir à des exemples cités plus haut, on voit dans de tels cas, des tableaux-à défaut de celui qui les a peints- attaqués à coups de parapluie, des livres jetés à terre, comme si ce geste suffisait à les désamorcer. Mais là aussi on retrouve l’oppression paralysante qui précède ces accès et dont ils sont censés libérer: « on manque d’étouffer de dépit »; »on n’a plus de mots », hors les plus généraux et les plus pauvres, pour traduire son état; « on en perd la parole »,  » on en a le souffle coupé ». L’homme qui a perdu la parole, et la tête, à ce point ne peut plus qu’éclater, il subit un sentiment intolérable d’insuffisance… ». Que dire d’autre ? A plus.

    vieil anar

  27. @ Spamy : petit homme, c’était petit homme d’Etat, avec son pseudo mini traité, avec ses idées si étriquées sur la France et surtout sur le monde (en témoigne le discours de Dakar).

    Quant à vos insultes, elles me font plaisir. Tant que je ne penserais ni n’agirais comme vous, c’est que je serais sur la bonne voie.

  28. BL,

    Le problème c’est que « petit homme » ici est utilisé sans le contexte qui le rend recevable.

    Je dis tout le mal que je peux sur Notre Seigneur mais j’évite (en principe) d’ironiser sur sa taille*.

    On a le droit de se moquer de ce que fait quelqu’un car ça relève de ses choix, et il peut en changer (même si pour NS yaurait du taf). Pas de ce qu’il est (grand, petit, gros, jeune, vieux) ou de son nom ou de tout ce à quoi il ne peut rien.

    Si je vous appelle Lamothe-Piquet, Lamothe-Picon, Lamothe-Debeurre, Lamothe-Acharné, que sais-je, vous n’allez pas aimer et vous aurez raison 😉

    * Même si un psy pourrait y trouver des clés de son comportement. Bien que je connaisse des gens de petite taille adorables et sains.

  29. Je n’ai pas cette manie de commenter la taille des gens, et je suis déçu qu’on puisse me la prèter, et surtout, au passage, je suis déçu que l’on puisse me juger de manière aussi lapidaire, sans même me connaitre.

    Je sui très imparfait. Mais pas raciste, contrairement aux accusations. Mais pour faire plaisir à tout le monde, je demande à Céleste de bien vouloir effacer l’ensemble de mes interventions.

    Finalement, ce post sur la haine portait bien son nom.

    nb : les jeux de mots sur mon nom, je les aime, mais je les préfère un tout petit peu plus originaux.

  30. bruno je suis d’accord avec toi.
    comment décrire une personne, un homme d’1,60m, sans utiliser l’adjectif petit?
    si tu avais écrit le grand homme, personne n’aurait pensé à mal.
    ça veut dire quoi? que grand c’est bien est petit c’est pas bien.

    dire que quelqu’un est petit, ou grand, ou maigre, c’est une constatation, rien de plus.

    en ce qui concerne Sarkozy ce qui agace, ce n’est pas sa taille, on s’en fout de sa taille, c’est le fait qu’il triche, en mettant des talonnettes ou se haussant sur la pointe des pieds, ou sur un caisse pour avoir l’air plus grand.
    c’est ridicule.

    bruno je n’efface pas tes coms, car tu as tout mon soutien et je serais triste que tu ne viennes plus commenter chez moi à cause de cette peccadille et de deux mauvais jeux de mots sur ton nom.

  31. (Lamothe-Acharné est une variation sur la ville La Mothe-Achard, en Vendée)

    Et comment qu’ils sont mauvais !

    Mais pas plus qu’écrire « petit homme ».

    BL, on ne vous demande pas de partir, juste de faire ce que nous devons tous faire : attention.

    Pas de quoi nous faire un faux-départ…

    Céleste, les constatations ici n’en étaient pas. En tant que môme moqué et en tant que prof qui a vu (et combattu, à sa façon) les moqueurs, ce genre de propos n’a guère ma faveur.

  32. PMB
    « Céleste, les constatations ici n’en étaient pas »

    la seule personne qui puisse expliquer ce qu’il a écrit est Bruno, et il l’a fait:
    « petit homme, c’était petit homme d’Etat, avec son pseudo mini traité, avec ses idées si étriquées sur la France et surtout sur le monde (en témoigne le discours de Dakar). »

    et je suis entièrement d’accord avec lui, outre être de petite taille, sarkozy est un petit président, sans envergure, étriqué, mesquin.
    même s’il mesurait 1,90m il serait à mes yeux un petit président.

  33. Évoquer le physique de quelqu’un peut être approprié si celui-ci peut être envisagé comme l’une des clés de son comportement, et si le comportement de cette personne influence l’existence de millions de personnes.
    La taille de Sarkozy me semble d’autant moins neutre que les mille astuces qu’il emploie pour la travestir témoignent du fait qu’elle est tout sauf neutre _pour_lui_. Je ne fais pas de « racisme anti-petits », mais j’en ai cependant connu pour qui la taille était source d’un complexe qu’ils compensaient par un surcroît d’agressivité et de recherche éperdue de la « supérorité sociale » pour compenser le ressenti d’une « infériorité physique ».
    Dans un tel contexte, évoquer la taille de Sarkozy en tant qu’une des clés possibles permettant d’expliquer son caractère et son comportement me semble, je le répète, parfaitement approprié.

  34. Oui Céleste, mais il l’a fait après.

    J’aurais pu réagir comme Spamy. Mais sans son dernier paragraphe, qui a sans doute mis le feu aux poudres…

    Ce qui ne m’empêche pas de rejoindre ce que vous dites sur sa petitesse morale. Comme ce que dit Swâmi sur le fait qu’il n’assume pas sa taille.

    Et que je suis de ceux qui le haïssent personnellement. Au cas où je ne l’aurais pas déjà dit sur ce blogue, cette haine remonte à une scène ignoble dans un commissariat de Toulouse, complaisamment filmée par F…2, où il a humilié des policiers au garde-à vous devant lui.

    Je voyais son regard, son sourire. J’imaginais l’état de son calbute.

    Et surtout, j’imaginais les enfants des ces hommes, effondrés devant leur télé.

    Celui qui a vu un jour son père humilié ne pourra jamais lui pardonner ça.

  35. Aux derniers intervenants et plus particulièrement, à Celeste.

    Je suis gêné de pareille polémique, sur un de mes blogs préféré, mais je réagis de la même façon, chaque fois que je croise, talonette, nain, ou petit. C’est urticant chez moi. L’explication de Bruno est ce qu’elle est. Je serais loin de le traiter de c.. pour ce qu’il a dit, surtout au regard de la passion militante qu’il honore, mais je garde mon analyse comme pertinante au regard du titre du post.

    Je ne porte pas notre président dans mon coeur autant que Bruno porte sa cause, mais je me reconnait en lui, et ses fréquentations, qui vont de françois Pinault à Fadela Amara. J’aime l’homme pluriel, même teinté de marketing, il a certains propos sincères qui resterons sans visibilité aux yeux de Bruno. Et puis, ses camarades n’ont jamais montré actes à leur paroles depuis H. Désir ou R. Bambuck. Deux français du moins.

    Je peux aussi rectifier que j’ai bien précisé que « morphistes » et « racistes » utilisent les mêmes neurones pour analyser les gens. Je n’ai pas dit qu’ils étaient les mêmes, si l’on veut jouer sur les mots…

    Je passe mes journées aux contacts des porteurs de cultures exoterritoriales. Je les aime. Je les écoute aussi beaucoup, et me marre aussi bien avec eux, que je m’indigne. Mais s’il apprenait que certains compatriotes disait qu’ils ont honte d’être français, à cause de ce qu’il suscitent comme débat, alors, ils aurait mal à l’âme.

    Loindesyeuxloinducoeur

    Si la haine se cache, alors, je la préfère complexée, finalement…

  36. @Spamy : « Je ne porte pas notre président dans mon coeur autant que Bruno porte sa cause, mais je me reconnait en lui »

    Eh bien, pour ce qui me concerne, je vous laisse à vos amis.

    En certaines circonstances de l’histoire, hélas trop fréquentes, se forment des camps entre lesquels aucun dialogue n’est plus possible, et ce ne sont pas quelques petites vacheries ou excès de langage qui y changeront quelque chose. On est dans l’un, dans l’autre, ou de l’autre côté de la planète à pêcher des perles en attendant que ça se tasse. La nature même des situations ne nous laisse aucun choix.

    Personnellement, je n’ai rien à dire à une personne qui « se reconnaît » si peu que ce soit en N.S.

    L’important est que chacun sache reconnaître les siens.

  37. Sans forcément partager tes positions sur les évenements urbains qui se sont produits, je partage beaucoup de ce que tu viens d’écrire sur ce blog.

    Rien de pire que la haine. De tous les cotés. Haine des « jeunes » contre la police, l’ordre établi, l’état. Haine contre les « jeunes » coupables de tous les crimes et délits et méfaits et dégénérences de la sociétés. Haines vis à vis de l’autre.
    Qui au final provoque des drames, des morts d’enfants, des bibliothèques brulées et des familles endeuillés.

    Pas envie de politiser le débat. Mais ton billet, apolitique et humaniste, me convient trés bien. Puis y souscrire ?

    Bonne semaine

  38. Je suis pour le fait de dénoncer car il ne faut pas s’habituer.
    Mais en même temps on sait bien que ce qu’il faut changer c’est d’abord soi-même et qu’ensuite ça portera sur son environnement.
    C’est tellement simple de se regarder mais la majorité ne sait pas que se regarder, ça existe.

  39. « Etre de droite ou de gauche, c’est être hémiplégique… » – P. Desproges

    Je ne sais pas de quand date au juste cet aphorisme, mais un aphorisme, en particulier politique, est lié à une époque, et Pierre Desproges est mort en 1988. A cette époque existait encore en France (au moins l’illusion d’) une « gauche », et même si on le voyait venir, nous n’en étions pas encore au point extrême du libéral-fascisme et de la société de surveillance omniprésente qui sont la réalité d’aujourd’hui.

    Les notions de « droite » et de « gauche » sont à mon sens plus d’actualité aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été au cours des 50 dernières années, mais leur sens s’est transformé (amplifié, radicalisé) avec la radicalisation de la droite « libérale et financière » et les conséquences humaines, sociales et environnementales qu’elle a eu et a chaque jour davantage à l’échelle mondiale.

    Il y a des systèmes de pensée et des positionnements intérieurs qui sont tellement incompatibles que toute discussion est inutile et toute composition impossible : la composition est alors une simple compromission. Je rejoins totalement le Yéti sur ces points : Nous sommes aujourd’hui face à un système qui nous laisse aucun autre choix que le combattre résolument ou s’y soumettre absolument. Il ne peut y avoir ni « juste milieu » ni « négociation ».

    Combattre il faut donc, ce qui n’implique aucune haine ni l’approbation de l’usage de n’importe quelle méthode.

    Mais j’estime en effet qu’il n’y a plus de dialogue possible entre ceux qui ne voient pas la monstruosité qu’est devenue la société actuelle à l’échelle planétaire (que faudrait-il donc pour leur ouvrir les yeux ?), et ceux que cette monstruosité révolte.

  40. @Marie : « Mais en même temps on sait bien que ce qu’il faut changer c’est d’abord soi-même et qu’ensuite ça portera sur son environnement. »

    C’est juste. Le seul changement profond que l’on puisse apporter à son environnement est son propre changement intérieur, le plus difficile qui soit.

  41. J’voudrais aussi bien savoir d’où tu tiens cette info. Paske j’vais te raconter une histoire.

    Ya plus d’un an, kan j’ai commencé mon blog, je me disais fais chier, à cause de l’anonymat, j’vais me prendre plein de propos racistes dans la gueule. Et puis j’en ai eu aucun. Pas un commentaire raciste en un an. Maintenant j’m’y suis habitué, mais au début, j’etais super surpris. Et j’en conclus ke les gens sont moins haineux ke je le pensais.

    Alors, si l’info est vraie, c’est ke ya un truc en plus dans l’histoire, ke j’comprends pas.

  42. Encore un billet intéressant et sensible, Céleste. Bravo!

    Je voudrais ajouter que je suis d’accord avec toi, Swami et Bruno Lamothe.
    « Petit », certes, signifie de taille inférieure à la moyenne, mais aussi beaucoup d’autres choses.
    Si on disait du président (cas fort improbable, mais sait-on jamais?) que c’est un « petit ange » ou un « petit démon », par exemple, s’agirait-il de désapprobation ou de propos discriminatoires?
    Pareil pour petit c**, qui ne donne pas indication sur la taille de la personne (gros c** non plus, d’ailleurs).
    Il se trouve que « petit homme » peut s’employer dans les deux sens du terme.
    Evidemment, on peut toujours y voir une simple allusion physique, comme on peut comprendre qu’il s’agit d’une expression de mépris, ce que corrobore, d’ailleurs le reste du commentaire de Bruno.
    Ce qui, finalement, serait bien plus choquant en soi, si ce n’était, hélas, une bonne réflexion sur ce qu’engendre la politique du coq de basse cour (aïeuh! y a rien sur le physiiiiiiiqueuh!) triomphalement installé sur la plus haute marche.

    @ Swami: « Combattre il faut donc, ce qui n’implique aucune haine ni l’approbation de l’usage de n’importe quelle méthode.
    Mais j’estime en effet qu’il n’y a plus de dialogue possible entre ceux qui ne voient pas la monstruosité qu’est devenue la société actuelle à l’échelle planétaire (que faudrait-il donc pour leur ouvrir les yeux ?), et ceux que cette monstruosité révolte ».
    Entièrement, entièrement d’accord.
    Si on a la faculté de raisonner et une conscience, on ne peut pas cautionner cette politique de terre brûlée, ni avoir de la considération pour ceux qui s’en font les hérauts.

  43. @Swami
    Même s’il reste très important de faire la distinction entre la droite et la gauche surtout en ce moment ou les valeurs de chaque coté sont dangereusement mélangées dans les discours présidentiels, je pense que le sens de l’histoire politique reste le mouvement de la base contre la classe dirigeante. Aujourd’hui, 85% de la population vie avec moins de 2000e par mois mais se divise sur les valeurs pour défendre leurs intérêts personnels. (peur de tout perdre, de la précarité, système des crédits bancaires etc…). Je suis bien d’accord avec toi sur la nécessite d’un mouvement radical pour faire changer les choses en profondeurs. Par contre là ou je ne te suis pas c’est que tu dis l’impossibilité de dialogue entre ‘ceux qui voient’ et les autres d’une part et d’autre part la nécessite de changement intérieur profond. Quelles sont les possibilités de changement intérieur s’il n’y a pas de place au dialogue? Je ne pense pas que la mise en place d’une élite radicale « éclairée » soit une solution pour un changement profond de la société. C’est quoi la valeur d’une (r)évolution radicale qui ne laisse pas la place à la discutions (qui n’est pas forcément négociation d’ailleurs) ou qui part du principe qu’il n’y a pas de place pour tout le monde, qu’il faut prendre la place de l’autre pour survivre? La seule voie possible pour ces changements reste la démocratie (même si on en connait ses limites, les forums étant je pense bien plus riche que le simple vote, surtout quand il s’agit d’un vote de personnalité). Par ailleurs, bien conscient des désastres écologiques, humain et sociaux que ce système engendre, j’y voue moi même une haine profonde et je ne souhaite aucune compromission. Ce qui ne m’empêche pas de m’y frotter quotidiennement. Parce qu’il faut acheter son pain, son eau(niversal). Mais au delà du système, il y a l’attitude des personnes qui sont dedans. Parce que rejeter les 85% d’employés, c’est se couper des réalités. Donc audelà de la radicalité, je pense qu’il y a la convergence des luttes. Elles n’empêche aucunement celle ci, d’ailleurs, mais au contraire la renforce, par les valeurs de solidarité, d’entraide…

  44. @Wow : « d’autre part la nécessite de changement intérieur profond. Quelles sont les possibilités de changement intérieur s’il n’y a pas de place au dialogue? »

    Je crois que tu te méprends sur le sens de « changement intérieur ». Il ne s’agissait pas au premier chef d’une considération politique. Le changement intérieur, de soi-même, est la seule chose sur laquelle nous avons une réelle prise, directe, immédiate, et la plus difficile. Tenter de changer le monde sans commencer par se changer soi-même est voué à l’échec. Depuis la nuit des temps les hommes se battent les uns contre les autres, tous pour « changer le monde » et « améliorer les choses » selon leur propre conception bien évidemment, par la contrainte ou l’élimination de l’adversaire. On voit où ça a conduit au bout de 3 millions d’années d’existence de l’espèce humaine… Je ne dirais pas qu’il y a eu le moindre progrès ! Les méthodes de domination se sont seulement incroyablement perfectionnées, ainsi que les méthodes d’extermination.

    Je ne pense pas que ce qui a si bien échoué par le passé et jusqu’à aujourd’hui soit voué au succès dans l’avenir.

    Ce qui n’empêche qu’il est des moments où le peuple opprimé n’a plus d’autre choix que « la révolution ou la mort », mais les masses qui se battent (éventuellement, la majorité, comme toujours, rentre la te dans les épaules en espérant seulement que l’obus tombera sur a maison d’à côté…) et servent si bien de chair à canon de toutes les guerres ne sont jamais celles qui en retirent les plus grands bénéfices…

    > « Je ne pense pas que la mise en place d’une élite radicale “éclairée” soit une solution pour un changement profond de la société. »

    Je n’ai jamais proposé ni soutenu une telle « idée ». Hélas, bien souvent, les « révolutions » ne font que remplacer les dirigeants en place par d’autres, qui aussitôt en haut de la pyramide, s’empressent d’oublier la raison (toute théorique) pour laquelle ils ont pris la place de ceux qui y étaient. La pyramide demeure…

  45. @wajdi
    l’info vient de là:
    http://www.20minutes.fr/article/197521/A-la-Une-Le-blog-de-Moushin-ferme-aux-commentaires.php
    je n’ai pensé qu’elle puisse être fausse, mais pourquoi pas.
    par contre, que toi tu ne sois pas attaqué sur ton blog, tant mieux 🙂
    je serais ravie d’avoir surestimé la haine.

    sinon, merci pour vos coms, belles pistes de réflexion, que je n’ai pas le temps de suivre aujourd’hui encore.

    “Combattre il faut donc, ce qui n’implique aucune haine ni l’approbation de l’usage de n’importe quelle méthode.
    Mais j’estime en effet qu’il n’y a plus de dialogue possible entre ceux qui ne voient pas la monstruosité qu’est devenue la société actuelle à l’échelle planétaire (que faudrait-il donc pour leur ouvrir les yeux ?), et ceux que cette monstruosité révolte”.
    avec ça je suis totalement d’accord, et cette absence de possibilité de dialogue est terrifiante.
    et puis je ne sais pas si, à très haut niveau, dans la petite bande de très très riches très très puissants qui tiennent les cordons de l’économie, si finalement on ne le sait pas que la terre est menacée, et qu’au contraire, on n’ est pas bien content à l’idée de se débarrasser de millions pauvres et de traines savates non productifs.

    puisque, nous rappelle-t-on régulièrement : nous sommes trop nombreux pour la planète.

  46. Viviane Forrester l’écrivait déjà il y a plusieurs années dans « L’horreur économique » : Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les puissants n’ont plus aucun besoin de la majorité des pauvres. Dans le passé, toute la main d’oeuvre disponible leur était nécessaire pour cultiver les terres, exploiter les ressources naturelles, construire… L’ère post-industrielle permet aux puissants de penser qu’ils peuvent désormais maintenir (et accroître) leur niveau de richesse en n’utilisant qu’une petite fraction de la population (qui en bénéficie également dans une certaine mesure), alors que la majorité grouillante de l’humanité « peu productive »n’est plus pour eux qu’un _problème_: des bouches à nourrir de trop, qui demandent ce qu’on n’a aucune envie ni besoin de leur accorder, et qui peuvent éventuellement s’avérer dangereuses… Ce changement de perspective s’opérant jusqu’au sein de la société occidentale des pays « développés ». D’où la prolifération (sous de faux prétextes) des moyens de surveillance généralisée des populations : Désormais, l’ennemi, c’est le peuple.

    De quoi frissonner…

    « L’ennemi est bête, il croit que l’ennemi c’est nous,
    alors que c’est lui. »
    – Pierre Desproges.

  47. Eh bien, oui, il faut un changement radical.
    Quel que soit le nom qu’on lui donne.

    L’humanité des gens se voit dans les actes, pas dans les mimiques, ni dans les mises en scène.
    Or, que voit-on aujourd’hui (et depuis quelques années déjà, mais tout s’accélère)?
    Nous avions un système de protection sociale et des services publics comme nulle part ailleurs, mais à force de réduction de personnels, de réformes, et de démantèlement de services, tout le tissu social s’écroule et pour le bénéfice de qui?
    Pour mémoire (et de mémoire), je citerai les « réformes urgentes » mises en place au pas de charge et destinées à « redresser le pouvoir d’achat ».
    En vrac:
    Franchises médicales (et financement de maladies par d’autres malades), déremboursement de médicaments de consommation courante, honoraires médicaux libres, suppression de postes de fonctionnaires (et donc, augmentation du chômage et de la précarité), privatisation – ou suppression – de pans entiers de services publics, flambée des prix de consommation courante et des frais fixes (hausse des tarifs de l’eau, de l’électricité, du gaz, des loyers) etc.
    Et on dispense parallèlement des cadeaux fiscaux somptuaires à une minorité des gens qui souvent ne produisent rien (riches rentiers, spéculateurs, et autres) ou qui fournissent des emplois précaires jetables (Dassault et EADS, pour remercier la France de les avoir nourris en son sein, vont délocaliser les emplois. C’est pas un beau bras d’honneur, ça?).

    Puis, on nous dit: »faites des économies, mais consommez ».
    Je ne suis pas grand clerc en économie, mais cela me semble relever de l’absurdité, de l’incompétence ou … du cynisme.

    Et avec cela, on assiste au démantèlement de tous les acquis sociaux, à la radiation des chômeurs, à la traque des étrangers, etc.
    1/3 des sans domicile ont un emploi. 1/3 des SDF qui se « lèvent tôt pour gagner plus » dorment dans la rue parce qu’ils ne peuvent pas, malgré tout, se payer le minimum vital: un toit, de la nourriture, des vêtements et une bonne hygiène.

    Alors, quand je lis:  » je me reconnais en lui, et ses fréquentations, qui vont de François Pinault à Fadela Amara », je suis outrée.
    Outrée de tant d’inconscience, d’aveuglement et de mépris pour le monde qui nous entoure. De mépris pour l’être humain.

    Alors, oui, résistons!
    Nous sommes au bord du gouffre et ils nous poussent à faire un grand pas en avant.

    La désobéissance civile: analyse.
    « Obéis au bey, au bey obéis »
    [http://dianeroman.free.fr/dotclear/index.php?2006/11/11/30-obeis-au-bey-au-bey-obeis]

  48. juste une remarque, nous portons tous en nous à un moment donné de notre vie un sentiment de haine en nous.
    je n’ai jamais pensé qu’il y avait les bons d’un côté et le s mauvais de l’autre
    j’ai éprouvé de la haine déjà, je n’ai aucune honte à le reconnaitre, et c en’était pas de la haine saine
    Que ceux qui ne l’ont jamais éprouvé une seule fois me jette la première pierre…;)) reste à résister à la tentation de l’exprimer..
    C’est humain, l’homme n’est pas bon par nature, il passe sa vie à essayer de s’amender
    l’Histoire de l’humanité est là pour nous le démontrer.

    ceux qui parviennent à lutter contre leur coté sombre se servent de leur raison, de leur éducation qu’elle soit religieuse ou laïque (d’ailleurs la morale laîque est celle de la morale religieuse)
    mais ceux qui parviennent à ne pas cultiver leur sentiment de haine, sont aussi le plus souvent ceux qui souffrent le moins ; un enfant, un jeune, un adulte haineux sont le plus souvent des êtres profondément malheureux
    Ca n’excuse rien mais ça peut expliquer

    quant à la haine sur internet c’est probablement frappant et navrant , mais les haineux trouvent là un moyen de vomir leur bile en ayant une audience.

    c’est très excitant pour eux de savoir être lu , entendu , et c’est fort regrettable puisque cela fait boule de neige, un commentaire haineux appelant un autre commentaire encore plus haineux, c’est l’escalade
    comme en situation de guerre, quand une attitude tortionnaire en appelle une autre encore plus forte
    le sang appelle le sang
    c’est pq il faudrait tjs, tous , réfléchir avant de publier un commentaire, laisser retomber un peu le soufflé de la colère ou du ressentiment avant de s’exprimer lorsque nous sommes en désaccord, voire ne pas répondre

  49. Beaucoup trop de haine, oui.

    Pas vraiment de gros, gros malaise, à la lecture de certains commentaires, mais une inquiétude sur l’incapacité à aimer la différence. L’ostracisme pousse dans le champ de la haine.

    La volonté d’écarter et d’éradiquer la pensée contraire, j’en frémi.

    Pour rebondir sur le post précédent de notre Hotesse, je suis heureux d’avoir reçu une éducation catholique, et suis de ceux qui tendent volontiers l’autre joue.

    Ave Maria, Gratia Plena.

  50. Très beau texte,
    j’ai envie de dire, « hélas »…,

    pourvu que l’intelligence et le bon-sens des gens « heureux » soient suffisants pour faire contre-poids,
    ne jamais baisser les bras!

  51. Je crois que Marek Halter vient d’ecrire quelque chose sur la colere. J’ai oublie le titre de son livre, mais je l’ai entendu, a propos de la phrase qui dit que le sage en colere cesse d’etre sage, preciser que pour lui il y a une difference entre la colere individuelle qui fait perdre au sage sa sagesse et la colere solidaire, celle qui vise a detruire l’injustice.
    C’est de cette colere la que nous avons besoin en ce moment.

  52. Céleste, très touché par ce billet. Dans le cadre d’un petit best-Off que je prépare pour alimenter mon blog pendant les fêtes, je prévois de le reproduire (publication le 27, dans la nuit ?). Si tu n’y vois pas d’inconvénients, bien-sûr…

  53. ce blog là ?
    http://x-hommage-chamo-x.skyrock.com/

    il n’est pas fermé, et si parmi les 5000 (cinq mille!) commentaires il y en a des haineux la plupart sont de touchants messages de condoléance. Une différence frappe: ces gens sont des croyants, ils ont tous la foi en Dieu, en un paradis, appellent les morts des « anges », sont imprégnés de spiritualité.
    je sais que vous vous êtes athée mais quand même, on se sent petit, et on sent tout ce qu’on a perdu depuis 50 ans

    il y en a plein d’autres consacrés aŭ mêmes, exemple:
    http://larami-moushine.skyrock.com/

    http://dimzell-breizh95.skyrock.com/
    Blog de dimzell-breizh95 – Tu veuw dla qualitey’ ?! quiite la réalitey – Skyrock.com

  54. Merci de ton passage sur mon blog. Ton texte est vraiment splendide, effectivement. j’y retourne tout de suite pour en parler en commentaire ^^

    Lohiel

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