Témoigner, dénoncer, manifester

Il y a quelques jours, dans ma poste électronique, j’ai trouvé ce mail.
« Vous n’arrêtez pas de dénigrer ce pays, il y en a un peu assez… venez
vivre en France et laissez ce pays, s’il vous plait, qui ne trouve aucune
grâce à vos yeux, alors qu’il a tant apporté à l’humanité.
»

Et puis dans le fil de commentaire de mon précédent billet, il y a cette question
« L’Italie c’est l’enfer… par conséquent ! Il n’y a pas de lois ? Il ne s’y passe jamais rien de bien ? »

Je voudrais dire à ces deux personnes que mon propos n’est pas de dénigrer (c’est-à-dire, car les mots ont un sens, s’efforcer de noircir, de faire mépriser, de calomnier) un pays, l’Italie, mais de dénoncer les abus, les injustices et autres saloperies quelque soit le lieu où elles se produisent.
Il se trouve que je vis en Italie et que mes yeux et mes oreilles sont ouverts.

Il me semble déceler dans les propos de ces deux intervenants un souhait d’omerta.

Pourquoi parler de ces vilains faits au lieu de chanter suavement les louanges d’un pays en enfilant les clichés flatteurs ?

Pourquoi s’intéresser à une malheureuse qui se fait pipi dessus, elle ne pouvait donc pas se retenir ?
Et là j’entends le sempiternel « Moi à sa place… »

Oui mais voilà personne n’est à la place de personne.

Pourquoi dénoncer les exactions de la mafia ?
Pourquoi raconter comment les policiers sont intervenus dans une clinique pour questionner une jeune femme qui venait d’avorter ?
Pourquoi narrer comment certains contrôleurs d’autobus abusent de leur, pourtant tout petit, pouvoir ?

Parce que ces faits sont inacceptables et que mis côte à côte ils forment une hideuse mosaïque, celle de la société occidentale actuelle.

Je ne me définis pas en tant que française, je suis citoyenne du monde, et à ce titre, que je revendique, je ne peux pas, je ne veux pas, rester muette.

Grâce à Internet nous avons (encore) la possibilité, extraordinaire, de témoigner des injustices, et plus nous serons nombreux à le faire, plus certains actes vils deviendront difficiles à commettre.
Nous avons entre nos mains un outil de communication extraordinaire et il faudrait ne s’en servir que pour débiter du politiquement correct, du joli ?

Et puis, avez-vous noté que les quatre victimes dont je parle sont des femmes ?
Ce n’est pas un hasard, c’est le signe que la condition féminine se dégrade, vite, très vite.
Les femmes seront, sont déjà, les premières victimes de la récession économique.
Là encore, j’entends les dénégations aveugles « Quelle récession ? Tout va très bien Madame la marquise ! »
Ben non, tout ne va pas très bien, ça va même plutôt mal et surtout pour les femmes.
Plus le marché de l’emploi se restreindra et moins elles auront de travail.

L’homme le plus opprimé peut opprimer un être, qui est sa femme. Elle est la prolétaire du prolétaire même” Flora Tristan

Plus la situation économique et sociale se délitera, plus nombreux seront ceux qui, fragilisés par les perverses manœuvres des sbires du capital, apeurés, manipulés par les religieux qui peuvent désormais s’appuyer sur l’hypocrite bénédiction de petits (je ne parle pas de la taille) hommes d’état qui se croient grands, se tourneront vers la religion.
Or les religions monothéistes, les religions du verbe ou du livre, qui tirent leurs enseignements de manuscrits rédigés il ya des siècles, ou colportés de bouche à oreille dans le désert, préconisent toutes la suprématie de l’homme sur la femme (ainsi que sur toute autre créature vivante qu’elle soit animale ou végétale).

C’est au nom des Dieux que l’on contraint des femmes à dissimuler leurs corps sous de lourds draps noirs, qu’on les contraint à procréer, à baisser les yeux, à se soumettre, à rester à la maison.

Quand les besoins du marché rejoignent les aspirations des bigots on restreint les libertés des femmes.

Le 8 Mars les fleuristes vendront du mimosa à des hommes qui feront risette à leurs épouses, comme à des enfants.

Le 8 Mars, à Rome et dans toutes les grandes villes, les femmes seront dans la rue, pour lutter, car, hommage à l’Italie (vous voyez que je ne dénigre pas) elles sont drôlement fortes et déterminées les Italiennes, chapeau !

« Tra la festa, il rito e il silenzio, noi scegliamo la lotta !” (entre les fêtes, les rites et le silence, nous choisissons la lutte).

Sui nostri corpi e sulle nostre vite decidiamo noi” (sur nos corps et sur nos vies c’est nous qui décidons).

Sadisme et torture au supermarché (suite)

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Dessin de Nole

Hier, mardi, Esselunga a acheté (au prix que vous imaginez) à différents quotidien une page entière pour y exposer sa propagande.
Morceaux choisis qui se passent de commentaires (source La Repubblica)

« Samedi 1 mars - écrit Esselunga – les syndicats ont déclaré une grève et un rassemblement dans le supermarché de la rue Papiniano à Milan et dans tous les magasins de l’entreprise. Rue Papiniano, le rassemblement de samedi matin était constitué d’une cinquantaine de syndicalistes externes au magasin, et de deux dames, représentantes syndicales de ce supermarché. Aucun autre employé du magasin de la rue Papiniano n’a adhéré au mouvement. En fin d’après-midi, 21 employés ont fait grève dans le magasin de la rue Gignoro à Florence et 11 au magasin de Borgo Panigale à Bologne ».

« Samedi 1 mars, l’entreprise a fonctionné normalement. La bagarre style année 70, faussement présentée par des organes partisans n’a pas eu lieu. Samedi, Esselunga a servi 657.424 clients. Nous attendons avec confiance les éclaircissements que les forces de l’ordre – promptement intervenues sur notre demande- et la magistrature exprimeront sur le prétexte utilisé pour cette agitation. »

« La Repubblica a consacré à cet événement deux pages de son édition de samedi et deux dans celle de dimanche. Raitre, chaîne de télévision publique, a accordé une grande importance à « l’agitation » et à sa cause. L’image déplaisante qui a été donnée d’Esselunga, dépeinte comme une entreprise réactionnaire, hautaine et sans scrupule, nuit gravement à sa réputation et à son image d’entreprise moderne, ouverte, amicale. Le tort causé à tous les niveaux, humain, du travail, commercial, politique (administrations publiques locales) est énorme ».

«Il est juste de rendre cette vérité publique et de dénoncer le climat d’intimidation artificiellement créé à nos dépens par des syndicalistes, politicards et journalistes. Visiblement d’accord entre eux. Quand nous serons certains de la réalité des faits, nous nous emploierons par tous les moyens à contraindre la Cgil, l’Uil, la Repubblica et la Rai à nous dédommager des torts considérables que nous avons subis. Nous remercions nos employés, les clients et nombreux citoyens qui ont conservé leur propre indépendance de jugement, pour le soutien qu’ils voudront bien nous apporter. »

Voilà, tout y est, la morgue, le mépris, l’intimidation, la victimisation, technique perverse de plus en plus utilisée dans les sociétés basées sur le profit de quelques uns.
Dégueulasse !

A l’instant j’entends à la radio (radio popolare, une excellente radio alternative) qu’un collectif de femmes propose le boycott des magasins Esselunga pour ce weekend.

Bravo!

Sadisme et torture au supermarché

« J’étais dans le vestiaire quand un homme dont je n’ai pas vu le visage m’a mis un bandeau noir sur les yeux et a essayé de m’enfoncer quelque chose dans la bouche pour m’empêcher de crier, je l’ai mordu et j’ai remarqué que ce n’était pas de la peau, il portait sans doute des gants en plastique. Il m’a prise par les cheveux, m’a traînée dans la salle de bains et m’a frappé la tête contre les murs, il a fermé la porte et m’a dit « comme ça tu apprends ! » et « pisse ! » puis il m’a enfilé la tête dans la cuvette des toilettes. »

La femme qui parle sur les ondes de radio popolare a 44 ans, elle est caissière dans un supermarché Esselunga de Milan, via Papiniao et c’est là que, jeudi 28 février, à 16heures 30, elle a été violemment agressée.
Torturée.
Humiliée, pour la seconde fois.

Le 2 février alors qu’elle était au travail elle a sollicité de ses chefs la permission d’aller uriner. Ceux-ci ont refusé. Souffrant de problèmes rénaux, elle insisté, expliquant qu’elle risquait d’être malade si elle ne pouvait soulager sa vessie. Nouveau refus de la part de la hiérarchie.
Quatre heures plus tard, passées assise, immobile, derrière sa caisse, la jeune femme ne parvient plus à se contrôler et urine dans son pantalon devant les clients.
Mortifiée, en larmes et en proie à de vives souffrances, à peine son travail terminé elle se rend à l’hôpital où les médecins diagnostiquent une cystite aigue qui nécessite 15 jours d’arrêt de travail.
Soutenue par les syndicats, elle décide alors de porter plainte contre l’entreprise Esselunga, un géant de la grande distribution (4,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 130 points de vente).

Rétablie, elle reprend son poste.
Mais jeudi à 16 heures 30, un homme, embusqué dans les vestiaires du magasin, attendait sa venue.

Courageuse la victime n’a pas cédé à la violence et a immédiatement à nouveau porté plainte.

Hier, samedi, une journée d’action a été organisée pour dénoncer ces faits abjects.
Elle n’a pas rencontré un grand succès, seulement 200 personnes réunies devant le magasin de 9 heures à 14 heures pour manifester leur colère et tenter de sensibiliser les clients venus faire leurs achats de fin de semaine.
Au départ les syndicats avaient envisagé une grève générale de tous les employés pendant huit heures, mais ceux–ci n’ont pas accordé leur soutien au mouvement.
C’est qu’à Esselunga, « Non si respira senza permesso ». (On ne respire pas sans en avoir l’autorisation)

Divisés par les patrons qui multiplient les contrats précaires et accordent des horaires plus souples et plus convenables à celles et ceux qui collaborent en se montrant de « bons » travailleurs soumis et silencieux, les employés courbent l’échine, tremblent et se désolidarisent les uns des autres.
Chacun pour soi et marche ou crève.
Questionnés par les journalistes certains mettent en doute les déclarations de la victime, d’autres prétendant n’avoir rien vu.
Omerta pour ne pas perdre son boulot.

Côté clients on balance entre indifférence et odieuses critiques de la manifestation:
“Ils auraient pu éviter de faire tout ce cirque”
« Et même si elle a été agressée qu’est-ce que ça veut dire ?! On va quand même pas manifester ! c’est leur problème ». (Liberazione)

Dame, c’est que le samedi on fait les sacrosaintes courses !
Alors chacun sa merde !

Et puis, « A cent mètres du sit-in il y a aussi un groupe de militants du PD (parti démocratique de Walter Veltroni). Ils distribuent des tracts qui dépeignent la beauté un monde où les entrepreneurs et les esclaves seraient d’accord, mais leurs banderoles restent à bonne distance de la manifestation, pourtant, il sont au courant » (Liberazione)

Quant à la direction du magasin, après avoir accusé la victime de s’être auto flagellée elle s’est rétractée et a répliqué dans une note prudente :
« Une enquête est actuellement menée par les forces de l’ordre (…). Toute déclaration est actuellement prématurée »

Mardi est prévu un nouveau rassemblement et il a été demandé aux milanais d’inonder la direction d’Esselunga de lettres et mails de protestation » (La Repubblica).

Mais pour une victime qui ose défier l’indigne pouvoir patronal, combien se taisent et se laissent broyer ?
Combien de temps encore les travailleurs devront-ils subir ces méthodes que l’on espérait révolues avant qu’un élan populaire ne vienne détruire ce système basé sur le profit et l’injustice ?

L’heure est grave, dans un univers qui n’obéit plus qu’aux lois du marché l’être humain disparaît, il devient un simple rouage, interchangeable, corvéable, insignifiant.

« L’homme lucratif est la parfaite expression de l’inhumanité » Raoul Vaneigem (Nous qui désirons sans fin)

Sources : Liberazione, Il Manifesto, La Repubblica, precaria.org

Tentacule mafieux, incident non anodin

Jeudi dernier Martina, une camarade de classe de ma fille, est arrivée en retard au lycée.
Au volant de sa voiture et mal réveillée elle n’avait pas cédé le passage à un gros véhicule flambant neuf, un de ces 4×4 dévoreur d’énergie qui encombrent les rues des villes. Ignorant les gesticulations du conducteur elle avait continué tranquillement sa route. Hélas, quelques mètres plus loin, bloquée par un feu rouge intempestif, elle avait vu le véhicule s’immobiliser à ses côtés et le conducteur, un costaud mal rasé se précipiter vers elle la mine menaçante.
A peine avait-elle eu le temps de réaliser ce qui se passait que le malabar en furie avait déjà cassé un phare et cabossé le capot d’un pied impétueux. Suite à quoi, tout en continuant à marteler du poing la carrosserie, il avait hurlé à son intention une bordée d’injures, avant de grimper dans son 4×4, de claquer la porte et de démarrer en trombe.
Effrayée, abasourdie mais lucide Martina avait eu le réflexe immédiat de noter le numéro d’immatriculation de la voiture. Suite à quoi elle s’était rendue illico presto chez les carabiniers pour porter plainte.
Sûre de son bon droit, comme de juste.

Le lendemain un appel de la caserne lui a demandé de bien vouloir passer dans l’après-midi car on voulait s’entretenir avec elle au sujet de l’incident.
Et là, éberluée, elle a entendu un carabinier, un peu mal à l’aise quand même, lui expliquer très sérieusement que les recherches sur l’identité du propriétaire de la voiture avait abouti et que, il en était vraiment désolé, celle-ci appartenant à un mafioso connu et redoutable, il lui conseillait, vivement, de retirer sa plainte, car non seulement on ne pouvait pas y donner suite mais que de surcroît il valait mieux de pas attirer une seconde fois sur elle l’attention de ce personnage.

Cet incident non anodin s’est passé il y a quelques jours à Bologne, une ville qui jusqu’à présent avait la réputation d’être « propre ».

La mafia étend désormais impunément ses tentacules sur tout le territoire italien.
Plus précisément il s’agit de la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise qui est actuellement en train de surpasser la Cosa Nostra (mafia sicilienne) et la Camorra (mafia napolitaine) dans le sordide domaine de la criminalité organisée.

“La vérité est que l’on connaît très mal la ‘Ndrangheta. Des trois grandes sociétés criminelles du Sud de l’Italie, elle est la seule qui confonde délibérément la famille biologique et la famille criminelle. Pas “d’étrangers” dans le clan, ce qui rend ce dernier quasiment impénétrable pour qui vient de l’extérieur. Une organisation décentralisée, sans véritable organe décisionnaire central, dont les clans sont par ailleurs très soudés : Il n’y a jamais eu de repentis célèbres au sein de la ‘Ndrangheta, contrairement à ce qui se passe pour la Mafia et la Camorra”, écrit Xavier Raufer, spécialiste de la mafia.

La ‘Ndrangheta que Xavier Raufer définit comme “très cruelle et très sauvage”, s’est longtemps spécialisée dans les enlèvements avant d’étendre d’abord ses activités aux trafics de cigarettes, de véhicules volés, de métaux recyclés et de cocaïne, détenant « un quasi monopole du trafic transcontinental de cocaïne et ayant même des ambassadeurs en Colombie.”
Avec ses 112 clans disséminés en Calabre, soit environ 7000 affiliés (on estime qu’un habitant de la région sur 345 fait partie d’un clan, et que 27 % de la population est plus ou moins complice) et réalisant un chiffre d’affaires de 35 milliards d’euros, alors que le PIB régional de l’économie licite n’est que de 29 milliards d’euros la ‘Ndrangheta est devenue une véritable et incontournable puissance.
Forte de quoi elle se livre aujourd’hui sans retenue au racket d’entreprise, taxant les entrepreneurs jusqu’à la faillite et à la captation des fonds publics, particulièrement la subvention européennes pour l’agriculture.
« En Calabre, la collusion entre monde politique et ’Ndrangheta est la règle, affirme le magistrat calabrais Vincenzo Macri. La région a échappé au contrôle de l’Etat. Les mafieux sont partout : depuis les guetteurs qui surveillent les champs jusqu’aux administrateurs qui gèrent les appels publics. »
Au cours des dernières années, trente-cinq Conseils communaux ont été dissous pour « infiltrations mafieuses ».
En cas de non coopération la ’Ndrangheta tue sans état d’âme pour se débarrasser des récalcitrants ou des gêneurs et terroriser ceux qui, dans les institutions, refusent de collaborer avec elle.
A la suite de l’émigration massive des calabrais, due à la pauvreté, au cours des années 70 et 80, des cellules mafieuses se sont progressivement implantées en Italie du nord, puis dans d’autres pays, notamment l’Allemagne et le sud de la France.

Bref, la racaille, la vraie, celle qui va à l’église le dimanche et assassine les pères devant leurs enfants, pour l’exemple.
Le pouvoir mâle dans toute son horreur, toute sa perversion qui revendique en les détournant deux concepts d’un autre temps « héroïsme et vertu ». (’Ndrangheta en grec)

Au fur à mesure que la pieuvre étend ses tentacules la démocratie recule. Coincée par une église plus envahissante que jamais, gangrénée par la mafia, exploitée par les possédants, trahie par les gouvernements successifs, la société italienne étouffe, courbe l’échine, et souffre.

L’histoire de Martina, qui a retiré sa plainte, est un des multiples signes du disfonctionnement de l’Italie, un pays en déperdition que seul un électrochoc politique, malheureusement peu probable, pourrait remettre à flots.

« Casa delle mamme », la vidéo de la rencontre

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C’est une grande maison blanche, enfouie dans la campagne kéralaise, tout là bas, au sud de l’Inde.
Elle est un refuge pour des êtres que la vie a maltraités : des femmes abandonnées par des maris inconstants, violents ou (et) alcooliques et leurs enfants.
Quand la maison a ouvert ses portes nous n’étions pas en Inde et c’est l’association Namaste qui s’était chargée de la mettre sur pied pour nous.
Pendant plusieurs mois, grâce aux messages de nos amis de Namaste et à quelques photos, nous avons suivi à distance le déroulement des opérations.
Pour les fillettes et leurs mères nous étions des noms associés à un bien être nouveau et salvateur, nous étions une somme de roupies qui leur permettait de manger à leur faim, d’aller régulièrement à l’école, de pouvoir consulter un médecin, nous n’étions pas encore des personnes.
Et puis finalement, cet été, nous avons rencontré les premières habitantes de la demeure.
Ce fut un moment d’une incomparable émotion.

Le voici :

Pour en savoir plus:

- les pages de la “Casa delle mamme”
- le récit de la rencontre que j’ai écrit cet été
- Namaste

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