Quand Sacha Distel chantait la polygamie

Souvenez-vous, c’était en 1965, une rengaine enjouée qui était sur toutes les lèvres…
Venue de Trinidad (Shame and Scandal in the Family) elle fut chantée en français par Sacha Distel et Dalida.

On en riait, l’époque était joyeuse.

« A Trinidad, tout là-bas aux Antilles
A Trinidad, vivait une famille
Y avait la Mama et le Papa
Et le grand fils aîné
Qui, à quarante ans
N’était toujours pas marié

Un jour il trouva, la fille qu’il voulait
Et dit à son père :
 » Je voudrais l’épouser.  »
Hélas mon garçon, hélas tu n’peux pas
Car cette fille est ta sœur
Et ta mère ne l’sait pas

Oh Papa, quel malheur
Quel grand malheur pour moi
Oh Papa, quel scandale
Si Maman savait ça

Deux ans passèrent et le garçon, un soir,
Vint trouver son père et lui dit, plein d’espoir:
 » La maîtresse d’école veut bien m’épouser  »
Mais le pauvre père prit un air accablé:
Mon fils tu n’peux pas
Tu n’peux pas faire ça
Car cette fille est ta sœur
Et ta mère ne l’sait pas !

Oh Papa, quel malheur
Quel grand malheur pour moi
Oh Papa, quel scandale
Si Maman savait ça

Dix ans après, il revint tout ému
Et dit à son père,
 » Devine ce que j’ai vu !  »
Dans la plantation,
On vient d’embaucher
Plus de cinquante filles
Du village d’à côté

Hélas mon pauvre enfant
Les Dieux sont contre toi
Toutes ces filles sont tes sœurs
Et ta mère ne l’sait pas

A bout de patience,
Il s’en fut écœuré
Raconter à sa mère toute la vérité
Sa mère se mit à rire
Et lui dit : « Ne t’en fais pas
Ton père n’est pas ton père
Et ton père ne le sait pas »

Oh Mama, quel bonheur
Quel grand bonheur pour moi
Oh Mama, quel scandale
Si Papa savait ça »

Quelques décennies plus tard les sourires se sont figés, comme sur les photos des cartes d’identité.
Vous êtes priés de faire la gueule, surtout ne souriez pas, ne riez pas non plus, soyez mornes, tristes, obéissants, détestez les victimes que l’on vous désigne, indignez-vous quand on vous le demande, soyez individualiste et consommateur de biens éphémères, travaillez plus pour gagner moins, ne tendez pas la main au SDF, dénoncez le sans-papier, stigmatisez l’étranger qui n’est même pas de chez nous, surtout ne souriez pas, ne riez pas non plus, soyez mornes, tristes, soumis, soumis, soumis…

Et ici, en musique, un petit moment d’insouciance.

53 réflexions sur « Quand Sacha Distel chantait la polygamie »

  1. Oui, on riait, on s’amusait ! La chape de plomb du politiquement correct (couleur bleu UMP comme il y eut la couleur bleu horizon) s’est abattue sur les têtes citoyennes.

    La grande manipulation est en cours et l’Arabe émissaire a été tout trouvé.

    A quand les ratonnades ? Cela rappellerait le bon temps à Le Pen et ses descendants et affidés.

    Mais Hortefeux est bien trop timide : il faut que ce soit le chef suprême qui fasse le boulot et annonce que « la République ne reculera pas d’un millimètre », avec le titulaire officiel du poste de ministre de l’Intérieur tremblant dans ses bottes à côté de la tribune !

    Alors, Hortefeux, en citoyen responsable de l’avenir de la Sécurité républicaine (ça marche par compagnies), écrit à Besson pour dénoncer un dangereux « polygame » qui écoutait sur son électrophone Polydor, acheté aux puces de Saint-Denis, un ancien 45 tours de Sacha Distel !

    Ouf ! Le pays est ainsi sauvé tout à la fois du chômage, des suppressions de postes dans la fonction publique, du pouvoir d’achat riquiqui, des retraites au régime amaigrissant, et du terrorisme !

    Alléluia ! (« Allah Akhbar » est désormais interdit de prononciation) !

  2. Mais il n’est pas question de polygamie dans cette chanson (« ta mère ne l’sait pas »), juste d’un homme volage qui baise gaiment à tire larigot (enfin, à tire lariguette, plutôt.) En ce temps-là c’était mieux ? Pour les hommes, sans doute, mais le sort réservé aux filles-mères, alors ? Pas de reconnaissance en paternité, pas d’analyses génétiques… La bonne se faisait engrosser par son patron ou par le fils de la famille et elle se démerdait. Se faisait pute à Paris. Sacré bon temps !

  3. @Suzanne

    Si vous aviez lu (ou écouté) la chanson, vous vous seriez aperçue qu’elle a une morale, réjouissante, rien à voir avec le sombre tableau que vous nous dépeignez qui par ailleurs correspondait effectivement à une certaine réalité mais dans ce cas précis il s’agit d’autre chose.

    Et puis, oui, vous rêvez, ou vous faites semblant de ne pas comprendre, histoire peut-être de vous amuser à aiguiller les futur(e)s lecteurs (trices) sur une fausse piste.

    Ce n’est pas de la polygamie dont je tresse les louanges mais de l’humour, de la légèreté, de la joie de vivre…

    Sinon, je suis d’accord avec vous, il ne s’agit pas de polygamie dans la chanson, simplement d’un homme qui a des maîtresses, tout comme le gugusse dont la vie sexuelle menace actuellement la sécurité de l’état français.
    Mais, si on dit de lui qu’il est polygame, alors le papa du « grand fils aîné qui à 40 ans n’était toujours pas marié « , l’était aussi 😉

    @Dominique

    « Alors, Hortefeux, en citoyen responsable de l’avenir de la Sécurité républicaine (ça marche par compagnies), écrit à Besson pour dénoncer un dangereux « polygame » qui écoutait sur son électrophone Polydor, acheté aux puces de Saint-Denis, un ancien 45 tours de Sacha Distel ! »

    Voyez, Suzanne, ça c’est de l’humour, pertinent, drôle, dans l’esprit du billet!

  4. Si si si, je connais la chanson, même que rien de lire les paroles, je la fredonne. Elle est dans le même esprit que La femme du roulier. Je dois avoir parfois des pannes d’humour, mais je décèle tout à fait le votre quand vous parlez d’un « homme qui a des maîtresses » Pour le barbu sans doute pas polygame au sens francolégal du terme, mais polygyne ? Enfin, du moment que tout le monde est heureux!

    Ah! c’est la femme
    C’est la femme du roulier
    Qui va de porte en porte
    De taverne en taverne
    Pour chercher son mari
    Tireli
    Avec une lanterne.

    Madame l’hôtesse
    Mon mari est-il là
    Oui madame il est là
    Il est dans la soupente
    En train de tirer un coup
    Tirelou
    Avec une servante.

    Ah! chien d’ivrogne,
    Retourne à ton logis
    T’es là que tu t’emplis
    Tu t’soûles et fait ripaille
    Pendant que tes enfants
    Tirelan
    Sont couchés sur la paille.

    Et toi la belle
    Aux yeux de merlan frit
    Tu m’as pris mon mari
    Je vais te prendre mesure
    D’une bonne culotte de peau
    Tirelo
    Qui ne craint pas l’usure.

    Tais-toi ma femme
    Ferme ta gueule, tu m’fais suer
    Dans la bonne société
    Est-ce ainsi qu’on s’comporte
    J’te fous mon pied au cul
    Tirelu
    Si tu n’prends pas la porte.

    La pauvre femme
    S’en retourne au logis
    Et dit à ses enfants
    Vous n’avez plus de père
    Je l’ai trouvé couché
    Tirelé
    Avec une autre mère.

    Il a raison
    S’écrièrent les enfants
    Il a raison de baiser
    Avec celle qui l’aime
    Et quand nous serons grands
    Tirelan
    Nous ferons tous de même.

    Charognes d’enfants
    Sacrés cochons d’enfants
    Lorsque vous serez grands
    Croyez-en votre mère
    Vous serez tous cocus
    Tirelu
    Comme Monsieur votre Père !

  5. @Suzanne

    Si vous connaissiez la chanson à quoi rimait donc votre petit couplet indigné et un tantinet méprisant, comme l’indique le vocabulaire que vous utilisez?

    « En ce temps-là c’était mieux ? Pour les hommes, sans doute, mais le sort réservé aux filles-mères, alors ? Pas de reconnaissance en paternité, pas d’analyses génétiques… La bonne se faisait engrosser par son patron ou par le fils de la famille et elle se démerdait. Se faisait pute à Paris. Sacré bon temps ! »

    Et oui, les jeunes filles pauvres de la campagne étaient exploitées par les bourgeois, les aristocrates, le gratin quoi!
    Parfois elles n’avaient que leurs corps à monnayer pour nourrir leurs enfants.
    Des années plus tard vous expédiez leurs souffrances d’un seul mot, laid, vil!

  6. Céleste: Sacha Distel ne me semblait pas chanter la polygamie, c’est tout. Je ne m’indigne pas pour autant. Je voulais juste dire que ce n’était pas le bon temps pour tout le monde, et pas tellement pour les filles légères. Fille-mère était le terme qu’on employait alors, dans ces années riantes, pour les mères célibataires, et la plupart des prostituées (ça va mieux en le disant comme ça ?) avaient un enfant en nourrice.

    Sur les problèmes des enfants de familles polygames, il y a « Kiffe kiffe demain », de Faïza Guène, jeune femme d’origine algérienne ayant grandi dans une cité de Bobigny.

  7. Bonjour Céleste.

    Dans la série « (sou)rions un peu » :

    ici, à gauche de mon écran, je n’ai pas encore osé cliquer sur « Il était une fois : album photos » ; en effet, le grand mélomane (et poète) que je suis « craint » d’y retouver leur leader, la grande Joëlle, flanquée de Joe Dassin, Carlos, Dave et Jeane Manson, et bien sûr des incontournables Sacha Distel et Dalida…

    Je vous en prie très chère, rassurez-moi avant de cliquer…

  8. @des pas perdus

    Double le Pen! On est mal barrés!

    @Suzanne

    Non, ce n’était pas le bon temps pour tout le monde et ça ne l’est toujours pas.
    Au contraire, l’inégalité sociale grandit de jour en jour. D’innombrables familles se débattent sans cesse dans les difficultés financières et on licencie à tour de bras. Sans parler des difficultés de logement, domaine ou l’on frise la catastrophe!

    Ce battage gouvernemental et médiatique autour d’un fait divers est encore une manœuvre pour focaliser l’opinion publique sur un argument mineur, un prétexte supplémentaire pour agiter la haine, pour diviser la société.

    C’est aux services sociaux de s’occuper de cette famille, de veiller à ce que les enfants vivent dans de bonnes conditions.

    Effectivement, et Faïza Guène l’a très bien décrit, beaucoup d’enfants, partagés entre deux cultures différentes souffrent de cet écartèlement.
    Et quand ils grandissent, ils doivent encore affronter toutes sortes de discriminations.

    Il ne fait pas bon être pauvre dans la « douce France » d’aujourd’hui, surtout lorsque l’on porte un patronyme à consonance étrangère.

    @Chr.Borhen

    Bonjour 🙂

    « Il était une fois » et la grande Joëlle… »Rien qu’un ciel »
    Je les avais oubliés.

    Les chansons de variétés des années 60 /70, n’étaient pas des perles de poésie et d’harmonie musicale mais dans l’ensemble, ces productions étaient joyeuses. On allumait la radio, et hop, on était de bonne humeur, un refrain sur les lèvres.

    Aujourd’hui l’ambiance est lourde, crispée.

    C’est pour souligner cette différence que j’ai rédigé ce petit billet.

    Comme sur les photos de nos papiers officiels, on nous demande d’être tristes, mornes, entre indifférence et soumission.

    Anesthésies, incapables de nous révolter.

  9. Euh, Céleste, je ne suis pas d’accord du tout avec votre réponse, sauf, peut-être, sur la tristesse de l’époque, bien illustrée par le devoir d’être festif avec un nez rouge et un ballon dans la main à toute occasion.
    je citais le premier roman de Faïza Guène car l’héroïne, adolescente, vit seule avec sa mère puisque son père a pris autre femme ailleurs et laissé tomber la première avec sa progéniture.

    Les chansons de variété française des années 60/70, plus joyeuses? Peut-être, après tout… ( je quitte ce site de réacs « c’était mieux avant »…)

  10. @Suzanne

    Vous connaissez votre petit Muray par cœur, et le tirez de votre chapeau à tout propos.

    Je ne traite pas ici de la « civilisation du festif », thèse de Muray, intéressante par ailleurs mais hors sujet.

    Je constate simplement que la variété populaire a changé, la société française aussi.
    Ce n’est pas le fruit du hasard.

    Tout n’était pas mieux avant, il y avait du bien, du moins bien et du franchement sordide.
    Mais on pensait aller vers le mieux et de fait, il y a eu beaucoup de progrès, notamment sur le plan social.

    J’ai vécu dix ans en Italie, les Italiens en rêvent de cette protection sociale française que le gouvernement a décidé de mettre à bas!

    Aujourd’hui et c’est évident, la France est en pleine régression économique, sociale, culturelle.

    Alors, c’est vrai, et je peux rejoindre Muray , on « fait la fête », tout le monde doit « s’amuser », comme on lui dit le faire: en picolant par exemple, l’alcoolisme chez les jeunes prend des proportions inédites et franchement inquiétantes.
    Pas un hasard non plus, ils sont manipulés depuis leur naissance par les marchands de saloperies.

    Je ne parle pas de ça, je parle de la bonne humeur, de la joie de vivre, du plaisir.

    De cette société en souffrance, en dépression , je ne vois pas ce qu’il peut sortir de positif pour les jeunes générations.

    Vous n’êtes pas d’accord avec ma réponse, donc pour vous tout va très bien Madame la Marquise et le seul problème des Français serait la polygamie d’un obscur barbu et probablement l’invasion des campagnes par des femmes en burqa.

    Oui, l’héroïne de Faïza Guène vit seule avec sa mère, son père est partie avec une autre femme .
    Vous savez il y a des berrichons, des siciliens, des andalous, des catholiques ou des juifs qui font exactement la même chose.

    « ( je quitte ce site de réacs « c’était mieux avant »…) »
    J’adore quand sous prétexte d’humour vous laissez percer votre pensée profonde, votre mépris des « progressistes » et autres « droits- de- l’hommistes » .

    Ce que vous appelez la « bien pensance ».

  11. Céleste: je n’ai jamais lu Muray (je compte le faire, néanmoins), je n’ai jamais employé le mot « bien-pensance ». C’est comme « politiquement correct », employé par tout le monde pour signifier une chose et son contraire. Des mots jetés comme ça, des expressions passe-partout, bonnes ou plutôt mauvaises à tout faire.
    Voyez-vous, quand j’ai écrit ce commentaire, je vous parlais à vous, pour répondre à un billet que j’avais sous les yeux.
    J’ai continué à vous parler à vous, à répliquer à ce que vous écriviez là, juste maintenant.

    J’ai l’impression que vous ne me parlez pas à moi.

    Ce n’est pas très grave, bonne journée.

  12. @suzanne again and again

    Sur un point vous avez raison, Muray s’écrit avec un « r » et non pas deux.

    Si si c’est bien à vous que je parle Suzanne.
    Je lis régulièrement vos propos que ce soit sur votre espace ou sous forme de commentaire.

    J’ai donc une idée, partielle certes mais une idée quand même, de vos opinions et de votre façon de penser.

    Je pense différemment sur la plupart des arguments qui me tiennent à cœur.

    C’est bien sûr votre droit. D’ailleurs, en dehors de cet espace et parce que vous y écrivez, je ne polémique pas avec vous.
    Je ne moque pas non plus de vous ce que par contre vous ne vous privez pas de faire en ce qui me concerne, mine de rien, par gracieuses petites touches, à la Suzanne quoi!

  13. Bonjour,

    Je suis choquée que vous puissiez confondre la polygamie et le fait qu’un homme ait une maîtresse ou plusieurs ( là on nage en plein fantasme, quelle santé!)

    Une maîtresse mariée elle-même est-elle polygame?

  14. « Vive la polygamie si elle est partagée »
    La polygamie, c’est un partage, en effet. On peut voir les choses de cette façon.
    Nicocerise voulait peut-être dire: vive la polygamie si l’on admet sa réciproque, la polyandrie ?

    Je renonce à essayer de comprendre qu’on mélange tout, tant de miel pour essayer de faire passer comme anodin, acceptable, défendable, un islamiste polygame.

  15. @Suzanne

    Dans la phrase de Nicocerise moi je comprends amour libre, très loin des contraintes bourgeoises, des mariages, des promesses trahies.
    Je comprends le libertinage et ses délices.

    Je comprends love and peace, je comprends
    « j’ai l’honneur de ne pas demander ta main
    Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin.. »

    Votre vision de l’amour est probablement beaucoup plus traditionnelle, pour ne pas dire conservatrice pour ne pas dire réactionnaire…

    Un truc dans le genre travail famille patrie…etc

    Et, encore une fois, votre petite récupération finale pour m’accuser, comme d’habitude de complaisance envers les exactions des islamistes…
    pffffff!

  16. C’est rigolo, ces procès d’intention: Je commente une phrase bel et bien écrite, sous un titre bel et bien écrit, et vous supposez, des choses de ma vie, Céleste, ne faites que supposer…pour dire que je ne PEUX pas avoir raison, puisque je suis comme ci ou comme ça, supposément comme ci ou comme ça…
    Pourquoi ne pas lire ce que l’interlocuteur écrit, tout simplement ?
    Petites boites très étroites, chantait Peete Seger. Si je dis que je n’aime pas les islamistes, ni la burqa, c’est que je vais à la messe en latin et que mes neuf fils sont enfants de troupe, habillés en bleu et consacrés à la vierge ?
    Il ne vous apparait pas que les gens peuvent être plus ou moins ceci, cela, nuancés, être de gauche et contre l’islamisme, ne pas aimer ni voter Sarkozy, et être d’accord avec lui parfois, ne pas aimer les épinards mais aimer ses voisins qui en cultivent?
    Ah, ma vision de l’amour est probablement réactionnaire…

    Moi qui compte mes amants comme des petits moutons, le soir, avant de m’endormir ! mais vous êtes limite vexante !

  17. @Suzanne

    Disons qu’à la lecture de la phrase de nicocerise vous avez eu une réaction opposée à la mienne!

    D’où mes supputations…qui ne sont, j’en conviens, que des supputations mais étant donné que vous même supputez allègrement, je ne vois pas pourquoi, sur cet argument, je ne supputerais pas moi aussi 😉

  18. Et si on a une interprétation différente de la vôtre, hop, démarre tout un train de suppositions en chaîne.

    Mais le mot « polygame », il dit bien ce qu’il veut dire, tout de même. C’est pourquoi le monsieur de Nantes l’évite soigneusement.
    Il y a des associations qui aident les femmes polygames à sortir du statut de victime de la polygamie. Qu’on leur dise « vive la polygamie si elle est partagée ». éclats de rire jaune ou stupeur, ou colère garanties.

  19. @Suzanne

    Mais évidemment, qu’il faut aider les femmes qui subissent les lois indignes des hommes!

    Je l’ai toujours dit, tenez, là http://www.celestissima.org/a-propos-de-dignite/

    Mais vous triez soigneusement dans mes propos ceux qui, pensez-vous, peuvent étayer votre « thèse » .
    Celle-ci étant: Celeste soutient les barbus islamistes et est favorable non seulement au port de la burqa mais aussi à la polygamie…

    Alors une fois pour toute, c’est faux!

    Mais bon, il faut croire que ça vous fait plaisir de l’écrire.

    Et puis il est aussi possible que même dans les associations qui aident les femmes polygames on trouve des personnes ayant le sens de l’humour.

  20. Bon, merci pour l’hospitalité, je n’insiste pas sinon je sens bien que je vais continuer à me faire rhabiller avec de tristes uniformes.
    Vous allez avoir du boulot, pour lutter contre la prochaine loi antivoile, et mobiliser les bonnes âmes contre les expulsions d’immams qui prêchent la polygamie pour leur pomme et la mort pour les zomos.

  21. @Suzanne

    Mais pourquoi diantre voulez-vous que je mette à « mobiliser les bonnes âmes contre les expulsions d’immams qui prêchent la polygamie pour leur pomme et la mort pour les zomos. »?

    à part parce que ça vous arrange de le penser et encore plus de le dire afin de discréditer mon discours!

    Vous êtes très amusante à observer, Suzanne, ce petit air de ne pas y toucher, vos minauderies, votre délicieux sens de l’humour.

    Vous interprétez à merveille le rôle de la fausse ingénue.

    S’il y a un rôle c’est qu’il y a une pièce, ou une partition.

    J’en devine bien l’intrigue, donner de la nouvelle droite réactionnaire et conservatrice une image aimable, raffinée, cultivée.
    Bien loin des lourds sabots du FN

  22. donner de la nouvelle droite réactionnaire et conservatrice une image aimable, raffinée, cultivée.
    Bien loin des lourds sabots du FN

    Céleste, serais-je votre ennemie politique ?

    (et pour vous contredire encore, je trouve que les Besson, Hortefeux, etc, ont de bien plus lourds sabots que le FN, qui donne de moins en moins dans le dérapage et la réaction désordonnée. Efficacité oblige ?)

  23. « Zemmour lâche dans un débat que les dealers sont en majorité noirs et arabes. Beaucoup comprennent, ou font semblant de comprendre « les Noirs et Arabes sont des dealers ». Scandale. Tout le monde sait qu’il n’a pas tort, mais il ne faut pas le dire. »

    tout le monde, tout le monde, parlez pour vous et les gens que vous fréquentez…

    Il a raison mon ami Bibi!

    Je pense effectivement que politiquement nous n’avons rien en commun.

    Je préfère le terme « adversaire » que le terme « ennemi ».

    Mais bon, c’est vous qui le dites pas moi!

    Et puis si je voulais me donner la peine de réfléchir je trouverai de quel auteur réactionnario libéral vient cette histoire d’ennemi politique, bon, un peu au pif: Freund, Julian Freund, ça peut être lui.

    Comme quoi, vos références…

    Besson, Hortefeux, Le Pen, même tabac!

    enfin si vous vous préférez Le Pen, c’est votre choix!

  24. J’aime les couples fidèles si cette fidélité n’est pas imposée. Je déteste les contraintes liées à cette fidélité imposée par les préjugés de mes voisins, le jugement sur la façon de vivre son couple ou les sermonde certains religieux quelque qu’il soit.
    Je déteste celui qui dit « j’ai plusieurs maitresses et alors », et si c’est sa femme qui a un amant il va la battre.
    Et je ne cache pas les difficultés d’aimer que ce soit en couple ou en lutinage.
    Alors je retire le vive la polygamie et je dis vive le lutinage, vive la liberté d’aimer.

  25. Céleste: vous m’avez fait éclater de rire. Du coup, mon vieux chat a sursauté et s’est étiré longuement, puis il m’a dit « tu ne devais pas aller arracher les orties qui poussent entre les rosiers ? une souris n’y retrouverait pas ses petits, et je n’ai pas envie d’aller chasser plus loin, vu mon grand âge. Laisse donc un peu les blogs, et sers-moi un peu de crème… »

    Comme vous êtes bonne, Céleste !

  26. @Suzanne

    une contrepèterie peut-être?

    quoique…béleste ne voulant rien dire, ce doit être une erreur de frappe de votre part, ou de l’humour, allez savoir!

    @nicocerise

    Je suis tout à fait d’accord avec vous:-)

    Aimer est un art, un très bel art!

  27. Et bien de cette discussion Suzanne a fait un billet.
    Extrait choisi:

    « J’ai discuté ce matin sur un blog, tu vois, et à chaque fois que j’écrivais quelques mots, la femme qui me répondait, pas méchante mais un peu bornée quand même, »

    Mais qu’en termes galants ces choses là sont dites…

    « me disait que j’avais des idées pas bonnes, des fréquentations pas bonnes, une conception de l’amour pas bonne, »

    Marrant cette manie de tout juger à l’aune de la morale: bon, pas bon…
    Et plutôt tordu, comme démarche, d’insinuer que c’est moi qui juge, alors que somme toute, je n’ai fait que défendre mon point de vue face la contradiction apportée par Suzanne, sur mon blog, donc d’une certaine manière, chez moi!
    Mais dans son texte, curieusement,on a une impression différente

    « et elle inventait carrément des trucs avec des phrases qui commençaient par « je suppose ». T’aurais vu ce qu’elle supposait, toujours le pire, et elle me disait qu’elle au moins elle faisait le bien

    « elle au moins », j’adore…

    « , qu’elle s’occupait des mal logés des malheureux des enfants en détresse des étrangers pourchassés et des polygames stigmatisés »

    ben voyons!
    le fait que j’ai écrit le contraire (voir plus haut sa petite insinuation sur les imams) n’est évidemment pas signalé, Suzanne tient à sa démonstration

    « . Hein, sursauta Jésus que j’endormais à moitié, des polygames ? Vaut mieux pas que j’en parle à ma mère, elle lui filerait des baffes, et quinze statues se mettraient à saigner en Sicile et au Brésil. C ‘est une nouvelle Vierge des sept douleurs, ta Sainte Sociétale des Miséreux, ou quoi ? Elle s’appelle comment ?
    Céleste, lui répondis-je.
    Il se gratta la tête. Céleste, Céleste ? Ahhh, Céleste… Je vois.
    Alors, Jésus s’assit et se mit à pleurer. »

    Donc Jésus pleure et les potes de Suzanne ne vont pas tarder à l’assurer de leur total soutien en s’acharnant sur la pècheresse.

    Aujourd’hui sur le blog de Suzanne, festival anti Celeste!

    Ok, no problem!

    Moi j’ai une manif au programme. J’aime bien!

    Quand même plus vivant et joyeux que les lamentations de la douce Suzanne, persécutée par la sorcière Celeste.

  28. Bravo Céleste !

    Grace à ces paroles de Sacha Distel, je viens de comprendre pourquoi les grandes civilisations ont interdit la polygamie et condamner l’adultère (dans une certaine limite). En effet, le pauvre fils de 40 ne peut pas trouver femme en son village, car son père en a fait ses filles donc ses soeurs. Le fils ne pourra jamais se marier, avoir des enfants, construire une famille et cultiver sa terre pour la nourrir, et enrichir son pays. Non, il est condamné à la solitude de sa couche par la faute de la polygamie cachée de son père. Que peut-il faire alors, le fils ? Emigrer bien sûr. Venir vivre comme un esclave assisté, dépendre de l’Etat. Avec un peu de chance, dans ce pays d’émigration, il trouvera femme, une femme qui viendra du même pays que lui. Une femme qui a du, elle aussi, fuir son pays car son père à elle, faisait la même chose que son père à lui sauf qu’il n’aurait eu que des fils.

    Ah oui bravo Céleste d’avoir illustrer les conséquences civilisationnelles de la polygamie : le sous-développement.

    La suite … Enfin, ce fils qui aura réussi en émigrant (boucher halal par exemple) pourra retrouver une ambition de vie : faire mieux que son père…..

    Bravo Céleste, vous êtes pas loin de comprendre….

  29. @Robespierre, direct de chez Suzanne!

    Mamma mia!

    Inutile d’épiloguer, je laisse chacun(e)e apprécier la teneur du commentaire ci-dessus.

    Et oui, les potes de Suzanne ne font pas ni dans la dentelle, ni dans l’humanisme!

    Quand j’étais adolescente et que ma mère n’aimait pas mes fréquentations (rebelles lycéens, adeptes de l’école buissonnière, bavards ,rigolards assis au fond de la classe le coude sur le radiateur), bref elle me disait:
    « En regardant qui tu suis, je sais qui tu es! »

    Certes la formule manque de nuances mais elle n’en n’a pas moins un fond de vérité.

    Par exemple si je regarde qui suit Suzanne, ou qui elle suit, je découvre… Robespierre (entre autres).

    étonnant, non? 🙂

  30. Eh bien moi je lis et « Le Merle moqueur » de Suzanne et votre(vos) blog(s) chère Céleste.
    Ceci posé, lorsque je suis en quête de l’exacte photocopie de mes options et de mes orientations, je ne lis plus que moi, et alors je rature, je rature…

    Bonne soirée et bon dimanche.

  31. @Christophe

    oh la la….Je viens de tartiner un interminable commentaire chez Nicolas dans lequel j’explique entre autres arguments, pourquoi, on the web, je ne parle pas à tout le monde…

    Puis-je permettre, vu que nous sommes le premier mai 🙂 de vous suggérer d’y jeter un œil?

    J’aime avoir un minimum de feeling avec mes interlocuteurs virtuels.

    Depuis le temps que je blogue j’ai eu tout le loisir de constater que nombre de débats sont stériles, quand ils ne virent pas au pugilat.

    C’est pourquoi je n’interviens pas sur certains espaces.
    Je débats sur le mien avec qui commente.

    Et puis pour moi certains propos sont rédhibitoires.

    Bonne soirée à vous aussi 🙂

  32. Olala, pas eu le courage de tout relire.

    Moi, je l’aimais bien, cette chanson, à cause de la chute, inattendue, drôle, et pas machiste du tout, puisque, pendant que le père semait des marmots partout, sa femme lui rendait fort discrètement la pareille, et que cela résolvait fort opportunément le problème de consanguinité du héros.

    La polygamie, si je m’en tiens au dictionnaire, n’est en effet pas réservée aux hommes. Et n’est sanctionnée par la loi que si on passe frauduleusement devant monsieur le maire.

    Imaginez le contraire! Déjà que si on vit en co-location et qu’on a besoin d’une allocation de pauvre on doit prouver à l’assistante sociale qu’on ne partage pas le lit de son coloc, si en plus on doit lui prouver qu’on couche pas avec lui de 5 à 7, ça va devenir coton!

    Des caméras dans nos chambres… et dans les champs de coquelicots!

  33. @salut Jardin 🙂

    La voix de la raison!

    J’ai connu un ménage à trois. Un homme et deux femmes.
    Le soir on ne savait jamais qui dormait avec qui.
    elle et elle, elle et lui, lui et elle…
    Deux enfants, deux mères et un père.

    Je ne sais pas comment ils se débrouillaient avec les allocs mais leur ménage était très harmonieux, très serein.

    C’est bien ça, des caméras dans les chambres!

  34. Je suis assez consterné. A vous lire, l’amour est un art uniquement partagé par une certaine « élite », seule élue d’Apollon, à même de comprendre ses arcanes.
    A vous lire le gars moyen fidèle est réac, beauf, pas imaginatif ni créatif pour un sou. Pensez ! Même Sacha Distel le chante…!
    A lire cet article et certains commentaires associés on sent la suffisance (étouffante) et une bonne dose de snobisme.
    Voyez-vous Céleste, mon père est un indigne élevé selon une tradition de gros porc machiste qui justement a fait des gosses à droite à gauche qu’il n’a pas assumé, répudiant ses compagnes de jeux comme on décline un dessert lorsqu’on est repu.
    Veuillez bien m’excuser de défendre la fidélité, la responsabilité, le refus du mensonge, une certaine idée de la morale. Et si pour cela je dois être qualifié de gros nazi réactionnaire pétainiste, impuissant, inculte patenté du cul, droitiste borné, beauf… allez-y…Faîtes-vous donc plaisir.
    Vous avez raison, ce genre de sujets et d’articles sont finalement stériles, les contradicteurs étant renvoyés chacun dans leur camp par commentaires interposés. Cela me ferait tout de même plaisir que vous conveniez par honnêteté intellectuelle qu’on ne peut raisonnablement défendre un principe de vie qui n’a rien de léger(TM), de sympa(TM), de cool(TM) : en toile de fond de la polygamie il y a des souffrances et la satisfaction à sens unique d’un individu sinistre.
    Laissez donc de côté je vous prie vos tentatives incroyables de donner des lettres de noblesse à la polygamie en lui donnant un cachet artistique ou en lui apposant une signature intellectuelle.

  35. @Vlad

    « Cachet artistique » pour une chansonnette de Sacha Distel, comme vous y allez!

    Et puis laissez donc de côté vos leçons de morale. Ne vous connaissant pas je ne vous traite de rien du tout.

    Ce billet était une pochade, certainement pas une défense de la polygamie.

    Mais bon, dans la mouvance à laquelle vous appartenez (j’ai jeté un œil rapide sur votre blog), la mauvaise foi est habituelle, banale.

    Causez donc si vous chante, votre opinion m’indiffère.

  36. Merci d’avoir daigné visiter mon blog. Pourrais-je donc bien savoir de quelle mouvance je peux me prévaloir ?
    Fan de musique gothique ? Dessinateur à mes heures perdues ? Ou encore la mouvance des collectionneurs de chapkas ?
    souffrez que votre indifférence à l’égard de mes opinions me satisfasse au fond… La journée commence bien.

  37. @Vlad

    D’une part, je sais par quel biais vous êtes arrivés chez moi, donc inutile de finasser sur vos intentions.
    D’autre part il m’a suffit de lire votre blogoliste pour constater que nous n’avions ni les mêmes centres d’intérêt, ni les mêmes lectures privilégiées.

    Et pour finir, mouvance, c’est plutôt vague!

  38. De quelle diablerie m’accusez-vous donc ? Mes intentions sont louables, je souhaitais juste donner mon point de vue, qui je vous l’accorde était abrupte, un brin discourtois et assez virulent.
    Me prêteriez-vous donc l’intention de vous nuire ? Ou pire : m’accuseriez-vous donc de commerce avec le diable ?
    Vous y allez un peu fort dans ce procès en sorcellerie Céleste. Sachez que le diable s’habille aussi en google. Arf.

  39. @Vlad

    Diablerie, le mot est fort!

    Non je pense simplement que vous vous délectez de participer à la curée. S’acharner contre Celeste est le sport à la mode de certains blogueurs qui probablement ne trouvent pas plus important à dénoncer que mes textes.

    L’actualité serait-elle pour eux si plate!

    Pour moi elle ne l’est pas et je suis quand même épatée de voir à quel point certain(e)s focalisent sur moi.

    « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt »

    Vous ne me connaissiez pas, vous n’étiez jamais intervenu sur mon blog et voilà qu’aujourd’hui vous débarquez, comme un chardon, pour commenter un texte qui date d’un mois et qui comme par hasard est cité dans le billet du jour de quelqu’un!

    Conclusion:
    « Me prêteriez-vous donc l’intention de vous nuire ? »
    Absolument!

    D’un autre côté c’est votre problème, moi, les attaques des gens que je ne connais pas et qui ne me connaissent pas non plus, ça ne me gâche pas la vie!

  40. Bon pour finir, j’ajouterais que j’ai eu une poussée de testostérone, m’en veux un peu d’y être allé aussi fort finalement. A relire mes billets, tout ça c’est un peu débile. On n’est pas d’accord, même pas du tout, y’a des choses plus graves dans la vie, pis si on se crêpe le chignon même dans la matrice, ça craint. Je pense toujours ce que j’ai dis, à fond, mais je n’aime pas rétrospectivement être désagréable, aussi très sincèrement je vous présente mes excuses, ça me gave d’heurter les gens. Voilà.

  41. Tiens je viens de voir votre commentaire après avoir posté le mien. Venant pour la première fois chez vous, en toute sincérité, c’est le contenu de l’article qui m’a fait réagir. Uniquement.

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