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La peste verte se répand dans la ville. Verte, comme les drapeaux de la Lega. La cité rouge, orgueil de l’Emilie Romagne, la ville de des « dottore », de la bonne chère et des parcs où l’on dansait le mambo, se dégrade et se referme sur elle-même. Il y a  an le maire PD (parti démocrate), quittait piteusement un siège depuis peu gagné. Une histoire de sexe, de pouvoir et d’argent, d’une banalité à pleurer. L’élu avait utilisé les fonds public pour financer weekends et voyages [... lire la suite]

 

Au joli temps de Bologne la rouge, début des années 80, on prenait l’autobus gratuitement. Pas toute la journée, certaines heures. Cette mesure était prioritairement destinée aux étudiants, ces mêmes étudiants qui, les jours de neige, déblayaient les trottoirs dans toute la ville.

 

Ce matin, comme tous les vendredis, Saltana a préparé le couscous. Un long travail. Quand il a été prêt elle a fait trois plats : un pour les femmes, un pour les hommes et un qu’elle a apporté à Ada et Beppe, ses voisins âgés. Mohamed l’a accompagnée car Saltana a encore des problèmes avec l’italien. Elle, elle parle berbère. Depuis sept ans elle habite à Bologne. En 2002, après plus de vingt années de séparation, elle a rejoint Mohamed, épousé au bled lorsqu’elle était [... lire la suite]

 

Il y a dix ans, elles et moi partagions les mêmes trains: celui du soir, qui arrivait à Bologne vers 21 heures 30, celui du matin, qui en partait à 5 heures. Je venais passer le weekend dans la ville avec mon amoureux, elles venaient se prostituer. A partir de Piacenza, à chaque gare, elles gravissaient les marches du wagon de tête, toujours le wagon de tête. Sur le quai elles étaient seules, mais à l’intérieur du train elles se regroupaient, s’interpelaient joyeusement, riaient. Des [... lire la suite]

 

Derrière sa caisse, Laura avait le regard triste hier. Elle déplaçait machinalement les marchandises que les clients déposaient sur le tapis roulant, encaissait, saluait, recommençait sa tâche monotone, sans un sourire. Parce que d’habitude elle est joyeuse, toujours prête à rire, elle est ma caissière préférée. Je sais qu’elle s’appelle Laura car une étiquette, hypocritement nommée badge, est épinglée sur son polo rouge et bleu, les couleurs du supermarché Conad. Quand mon tour est arrivé elle m’a adressé un petit sourire las. Nous avons échangé [... lire la suite]

 

Ça arrive C’est comme ça Une chanson me vient en mémoire Ainsi vont les choses Ainsi doivent-elles aller A la recherche d’une intention D’un prétexte Donner un sens au pourquoi Regarder en arrière L’obscurité d’un instant La couleur qui la déchire Le jaune sur le noir Une plaque qui parle français La douceur d’une voix En filigrane Suspendue dans le vide L’éternité d’un moment Trois destins se croisent Et arrivent d’étranges choses Ce qui doit arriver Arrive Antonio Benedetto (* traduit par moi) Extrait du [... lire la suite]

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A’ propos de Céleste

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