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Mortels à Saint-Tropez

Alignés face à la mer, comme les bateaux du port qui, petits et gros, doucement tanguent, les morts de Saint-Tropez reposent en silence. Lire la suite →

Acclimatation

Voilà, nous sommes installés aux Arcs. Après la bourgeoise Bologne, protégeant son opulence sous de sombres enfilades d’arcades, la quiétude lumineuse d’un village varois. Ça tombe bien, j’avais envie de campagne et j’ai toujours aimé la Provence. Souvenirs éblouis des étés de mon enfance : Bormes les Mimosas, la Croix Valmer, les oliviers, les cigales, les pins parasols. Lire la suite →

Pause

Elle n’est pas volontaire mais elle sera réelle : pas d’Internet à disposition pendant les prochains jours (semaines ?).
Tout dépendra du bon vouloir des sociétés de téléphonie, plus elles seront rapides,  moins je serai absente du web. Lire la suite →

Sur la plage de Nice

Nice, jeudi  28 mai 2009

9 heures
Grise sous le soleil, la plage est presque déserte. Quelques baigneurs s’ébattent dans l’eau limpide. Dans le ciel, un avion a laissé une longue trace dont le blanc laiteux doucement se fond dans l’azur.
C’est superbe. Lire la suite →

1961 Vacances en Corse

Aujourd’hui, Eric a consacré un billet aux archives de blogs, parmi les conseils, judicieux, qu’il propose, il y a celui-ci : citer ses anciens billets.

Voici donc un texte que j’ai écrit le 26 mai 2007, il y a deux ans, pile poil ! Lire la suite →

La bave du crapaud…

…n’atteint pas la blanche colombe, mais elle l’intéresse car elle voudrait bien comprendre pourquoi les crapauds crachent (vous noterez au passage la délicate musicalité de la phrase).

Non pas que je me prenne (quoique…) pour ce délicieux volatile, symbole de paix, mais c’est ce que j’ai pensé en découvrant qu’une fois encore mon détracteur habituel m’a insultée. Lire la suite →

Votre avis m’intéresse


Athènes – Bruxelles – Charleroi – Lille – Lyon – Grenoble – Chambéry – Lausanne – Marseille  – Strasbourg – Metz – Paris

Si on vous proposait d’aller vivre (boulot compris) dans une de ces villes où iriez-vous ?
Pourquoi ?

Au contraire, où n’iriez-vous pas ?
Et pourquoi ?

Merci :-)

Explications prochainement.

Le retour de Céleste

J’étais là :

retour1

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Du nouveau sur Celestissima

Grâce à ce blog, j’ai retrouvé le plaisir d’écrire de mon enfance, quand sur mon cahier, en pleins et en déliés, je m’appliquais sur ma rédaction. La plume crissait sur le papier et les lignes me narguaient mais je m’amusais.
Avec Célestissima aussi je m’amuse. Ce qui ne veut pas dire que je joue.
J’avais envie d’être lue, je le suis, youpi !
Vous venez à votre guise et cela ne vous coûte rien (à part la connexion bien sûr mais vous ne vous connectez pas pour moi, Célestissima n’est qu’une étape dans vos promenades virtuelles.)
Beaucoup d’entre vous ont aussi un blog, je peux aller vous lire et vous laisser (ou non) des commentaires.
On communique. On se parle.
Parfois on devient ami(e)s.
Et l’on se rencontre, pour de vrai, ou non. Lire la suite →

Vendredi… moi aussi :-)

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Il existe depuis trois mois, et se présente ainsi : « Vendredi est  le premier hebdomadaire d’actualité issu de cette nouvelle époque où la Toile s’impose comme une véritable source foisonnante d’information et de débats d’idées ».

Chaque semaine, il propose une sélection d’articles piochés ici et là sur les sites ou les blogs. Je n’ai encore jamais eu la version papier entre les mains mais je consulte régulièrement le site et j’apprécie la qualité des textes et le talent de leurs auteurs.
Et voilà qu’il y a quelques jours, à ma grande surprise, je reçois un mail de la part de la rédaction me demandant l’autorisation de publier un billet que j’avais écrit au sujet d’un discours d’Hilary Clinton.
A moi !
Mon blog et particulièrement ce billet avaient suscité leur intérêt . Lire la suite →

1965, le jour des morts

C’est la Toussaint et il fait froid. Un froid piquant qui s’immisce sous ma jupe plissée et rougit mes genoux.
Les sombres gravillons de l’allée du cimetière crissent sous nos pas. Ma grand-mère dépose des hortensias sur les tombes. Aigurande est le berceau de ma famille paternelle. Ils y sont tous enterrés : les parents, les frères et sœurs déjà disparus, les oncles, les tantes. Des dizaines de personnes que je n’ai jamais connues, dont je me fiche complètement mais à qui, chaque année, nous dédions ce rituel.
Le jour des morts.
Tandis que ma grand-mère émet des remarques désobligeantes sur le peu de soin apporté à certaines tombes « Si c’est pas malheureux! », ma mère fronce le nez d’un air agacé, mon père se balade dans ses pensées, ma sœur boude et pour avoir l’air solennel mon grand-père fait sa tête de gendarme.

Après le cimetière nous allons rendre visite à la Mélanie, la sœur de pépère. L’appartement qui donne sur le champ de foire sent le renfermé, la soupe froide, la vieillesse.
Sont-ils si vieux Louis et Mélanie ?
Peut-être pas. Avant de revenir à Aigurande, ils travaillaient à Paris, elle placée comme bonne chez des bourgeois dès l’âge de douze ans, lui maçon.
Leur radinerie légendaire sera comme à chaque fois l’objet des quolibets des adultes sur le chemin du retour à Argenton.
Mais moi ce qui me retient mon attention et m’effraie c’est la poitrine, énorme, de la Mélanie. Comme deux outres à demi pleines ses seins dégoulinent mollement sur sa taille, rebondissent sur son ventre saillant. L’ensemble, étrange, est porté par des jambes restées fines et dont je devine que la Mélanie est fière. Car elle est coquette, elle fait la parisienne, ses cheveux bien que clairsemés sont teints et sa peau fardée.
Elle nous offre des biscuits rassis; les grandes personnes échangent des regards amusés et une pour une fois complices, ce qui est rare.
Le divan gratte les cuisses, je n’ai pas le droit de toucher à la poupée bretonne assise au milieu de la table et les peaux de lait qui flottent dans ma tasse de chocolat tiède me dégoutent. Je grogne et m’agite ce qui attire sur moi le regard d’acier de ma mère, alors je ravale mon impatience et ingurgite le breuvage en me disant qu’avec un peu de chance je n’aurais pas des nichons comme ceux de la Mélanie.

Une fois les politesses finies nous traversons la rue pour nous rendre chez une autre sœur de mon grand-père, la Marie, qui vit, probablement dans un scandale dont le parfum m’échappe, avec la Suzanne, au dessus de la mercerie de cette dernière. Le mot homosexualité n’ayant jamais ô grand jamais été prononcé devant moi, j’en ignore non seulement l’existence mais aussi la signification. Par contre je note les sourires pincés de ma grand-mère, la raideur de mon grand-père et les rires forcés de mes parents.
L’appartement est encombré de bibelots que la longue et maladive Suzanne collectionne. Sa mollesse contraste avec la pétulance autoritaire de la Marie qui entretient à elle seule la conversation.
Nous ne nous attardons pas. Il se fait tard, la nuit approche et il faut compter une heure dans la 403 pour retourner d’abord à Argenton déposer pépère et mémère, puis encore trente minutes pour rejoindre Parnac.

Mais avant de quitter Aigurande nous faisons une brève halte pour saluer la Joséphine, sœur aînée de mon grand-père.
Veuve, moustachue, odorante, négligée elle habite une petite maison dans la campagne. Ne va ni au cimetière ni à la messe, braconne dans les bois et vit sa vie comme elle l’entend, en emmerdant les paroissiens.
Une bouffée de liberté que je ressens avec un mélange de gêne – ses joues piquent et elle sent mauvais- de curiosité et de plaisir.

Aujourd’hui et depuis longtemps Mélanie, Marie et Joséphine ont rejoint le cimetière d’Aigurande.
A Argenton, mes grands-parents reposent dans un caveau de marbre gris.
Je ne porterai pas d’hortensia sur leur tombe mais si je ferme les yeux je les vois tous les deux : lui, dur avec tous et tendre avec ses petites-filles, elle, jolie et apprêtée, un camée fermant le col de son chemisier en dentelle.

Démasqués

Comment Patrick, le suiveur des choses, a-t-il deviné la vérité ?
Je ne sais mais elle là, sous vos yeux ébahis.

Et oui, Fabio et moi ne sommes pas seulement deux gentils quinquas férus de voyages, la main sur le cœur et le sourire en bandoulière, toujours prêts à secourir la veuve et l’orphelin.

Soucieux de soulager la misère d’autrui, certes, mais l’arme à la main.

Tremblez, suppôts corrompus des pouvoirs iniques!

Céleste Devi et Don Fabio de la Vega