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Kuala Lumpur, vitrine de la Malaisie, est à la fois ultramoderne et ringarde. Comme une version provinciale de Bangkok. Par certaines de ses constructions,  la ville est futuriste. Les différents trains, aériens ou non, qui la traversent en tous sens ravalent le métro parisien au rang de curiosité archéologique. Un monorail, coloré et rapide, semblable à un jouet,  mène à Putrajaya, la nouvelle capitale administrative, cité grandiose, surgie en dix ans, au milieu de la jungle, de la volonté d’un premier ministre mégalomane à la [... lire la suite]

 

Bien que rien dans mon arbre généalogique constitué d’une longue lignée de paysans berrichons ne l’indique, j’ai depuis toujours la conviction d’être la descendante d’un peuple de nomades. Héritière de quelque tribu vagabonde. La sédentarité m’ennuie, parfois même me pèse. Je n’ai de goût ni pour les maisons ni pour les meubles et mes rares tentatives de jardinage ont rapidement tourné court. Pour compenser une forme d’immobilité à laquelle, socialement, je suis contrainte, je déménage sans cesse. Pendant les trente dernières années, dix fois, j’ai [... lire la suite]

 

On fait ce que l’on veut d’un souvenir. On peut longtemps après en goûter encore la saveur. En garder soigneusement la beauté pour pouvoir la restituer, dans toute sa joie et sa tendresse, comme un rayon de soleil illumine un jour de grisaille. On peut aussi laisser le temps et l’humeur fluctuante effacer les images , la mélodie des rires et des émotions. Ou les déformer, ajoutant parfois des ombres nouvelles à des instants de bonheur, créant des doutes là où n’y avait qu’une harmonie [... lire la suite]

 

Je les ai accompagnés jusqu’au bout de l’allée. Les larmes aux yeux, ils m’ont serrée dans leurs bras. L’un après l’autre, s’inquiétant à mi-voix de ma tristesse. C’est drôle comme la mort abaisse l’intensité des voix. Cette semaine ne fut que murmures. Pourtant, Anton a quitté à jamais le monde des bruits et ma peine se soucie peu des  tumultes. Elle serait la même au milieu du chaos.

 

« – Mon stylo ! Je l’ai oublié sur la terrasse ! – Quelle terrasse, mamie ? – La terrasse de la chambre. A l’hôtel. Il faut aller le chercher, tout de suite. – Mais quel hôtel, mamie ? – L’hôtel ! L’hôtel où j’ai retrouvé Anton. Il faut aller le chercher, tout de suite. Sinon Louis va s’apercevoir que je ne l’ai plus. Il va me poser des questions. – Anton? C’est qui Anton ? – C’est Louis qui m’a offert le stylo. Il [... lire la suite]

 

A Pompéi, je surveillais le ciel. Je n’étais pas dupe de sa limpidité. On m’avait expliqué que jadis, en quelques heures, des cendres éjectées par le Vésuve, ce traître, ce monstre, avaient recouvert la ville, étouffant ses habitants, figeant leurs ultimes efforts.

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A’ propos de Céleste

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