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La bave du crapaud…

…n’atteint pas la blanche colombe, mais elle l’intéresse car elle voudrait bien comprendre pourquoi les crapauds crachent (vous noterez au passage la délicate musicalité de la phrase).

Non pas que je me prenne (quoique…) pour ce délicieux volatile, symbole de paix, mais c’est ce que j’ai pensé en découvrant qu’une fois encore mon détracteur habituel m’a insultée. Lire la suite →

Votre avis m’intéresse


Athènes – Bruxelles – Charleroi – Lille – Lyon – Grenoble – Chambéry – Lausanne – Marseille  – Strasbourg – Metz – Paris

Si on vous proposait d’aller vivre (boulot compris) dans une de ces villes où iriez-vous ?
Pourquoi ?

Au contraire, où n’iriez-vous pas ?
Et pourquoi ?

Merci :-)

Explications prochainement.

Le retour de Céleste

J’étais là :

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Du nouveau sur Celestissima

Grâce à ce blog, j’ai retrouvé le plaisir d’écrire de mon enfance, quand sur mon cahier, en pleins et en déliés, je m’appliquais sur ma rédaction. La plume crissait sur le papier et les lignes me narguaient mais je m’amusais.
Avec Célestissima aussi je m’amuse. Ce qui ne veut pas dire que je joue.
J’avais envie d’être lue, je le suis, youpi !
Vous venez à votre guise et cela ne vous coûte rien (à part la connexion bien sûr mais vous ne vous connectez pas pour moi, Célestissima n’est qu’une étape dans vos promenades virtuelles.)
Beaucoup d’entre vous ont aussi un blog, je peux aller vous lire et vous laisser (ou non) des commentaires.
On communique. On se parle.
Parfois on devient ami(e)s.
Et l’on se rencontre, pour de vrai, ou non. Lire la suite →

Vendredi… moi aussi :-)

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Il existe depuis trois mois, et se présente ainsi : « Vendredi est  le premier hebdomadaire d’actualité issu de cette nouvelle époque où la Toile s’impose comme une véritable source foisonnante d’information et de débats d’idées ».

Chaque semaine, il propose une sélection d’articles piochés ici et là sur les sites ou les blogs. Je n’ai encore jamais eu la version papier entre les mains mais je consulte régulièrement le site et j’apprécie la qualité des textes et le talent de leurs auteurs.
Et voilà qu’il y a quelques jours, à ma grande surprise, je reçois un mail de la part de la rédaction me demandant l’autorisation de publier un billet que j’avais écrit au sujet d’un discours d’Hilary Clinton.
A moi !
Mon blog et particulièrement ce billet avaient suscité leur intérêt . Lire la suite →

1965, le jour des morts

C’est la Toussaint et il fait froid. Un froid piquant qui s’immisce sous ma jupe plissée et rougit mes genoux.
Les sombres gravillons de l’allée du cimetière crissent sous nos pas. Ma grand-mère dépose des hortensias sur les tombes. Aigurande est le berceau de ma famille paternelle. Ils y sont tous enterrés : les parents, les frères et sœurs déjà disparus, les oncles, les tantes. Des dizaines de personnes que je n’ai jamais connues, dont je me fiche complètement mais à qui, chaque année, nous dédions ce rituel.
Le jour des morts.
Tandis que ma grand-mère émet des remarques désobligeantes sur le peu de soin apporté à certaines tombes « Si c’est pas malheureux! », ma mère fronce le nez d’un air agacé, mon père se balade dans ses pensées, ma sœur boude et pour avoir l’air solennel mon grand-père fait sa tête de gendarme.

Après le cimetière nous allons rendre visite à la Mélanie, la sœur de pépère. L’appartement qui donne sur le champ de foire sent le renfermé, la soupe froide, la vieillesse.
Sont-ils si vieux Louis et Mélanie ?
Peut-être pas. Avant de revenir à Aigurande, ils travaillaient à Paris, elle placée comme bonne chez des bourgeois dès l’âge de douze ans, lui maçon.
Leur radinerie légendaire sera comme à chaque fois l’objet des quolibets des adultes sur le chemin du retour à Argenton.
Mais moi ce qui me retient mon attention et m’effraie c’est la poitrine, énorme, de la Mélanie. Comme deux outres à demi pleines ses seins dégoulinent mollement sur sa taille, rebondissent sur son ventre saillant. L’ensemble, étrange, est porté par des jambes restées fines et dont je devine que la Mélanie est fière. Car elle est coquette, elle fait la parisienne, ses cheveux bien que clairsemés sont teints et sa peau fardée.
Elle nous offre des biscuits rassis; les grandes personnes échangent des regards amusés et une pour une fois complices, ce qui est rare.
Le divan gratte les cuisses, je n’ai pas le droit de toucher à la poupée bretonne assise au milieu de la table et les peaux de lait qui flottent dans ma tasse de chocolat tiède me dégoutent. Je grogne et m’agite ce qui attire sur moi le regard d’acier de ma mère, alors je ravale mon impatience et ingurgite le breuvage en me disant qu’avec un peu de chance je n’aurais pas des nichons comme ceux de la Mélanie.

Une fois les politesses finies nous traversons la rue pour nous rendre chez une autre sœur de mon grand-père, la Marie, qui vit, probablement dans un scandale dont le parfum m’échappe, avec la Suzanne, au dessus de la mercerie de cette dernière. Le mot homosexualité n’ayant jamais ô grand jamais été prononcé devant moi, j’en ignore non seulement l’existence mais aussi la signification. Par contre je note les sourires pincés de ma grand-mère, la raideur de mon grand-père et les rires forcés de mes parents.
L’appartement est encombré de bibelots que la longue et maladive Suzanne collectionne. Sa mollesse contraste avec la pétulance autoritaire de la Marie qui entretient à elle seule la conversation.
Nous ne nous attardons pas. Il se fait tard, la nuit approche et il faut compter une heure dans la 403 pour retourner d’abord à Argenton déposer pépère et mémère, puis encore trente minutes pour rejoindre Parnac.

Mais avant de quitter Aigurande nous faisons une brève halte pour saluer la Joséphine, sœur aînée de mon grand-père.
Veuve, moustachue, odorante, négligée elle habite une petite maison dans la campagne. Ne va ni au cimetière ni à la messe, braconne dans les bois et vit sa vie comme elle l’entend, en emmerdant les paroissiens.
Une bouffée de liberté que je ressens avec un mélange de gêne – ses joues piquent et elle sent mauvais- de curiosité et de plaisir.

Aujourd’hui et depuis longtemps Mélanie, Marie et Joséphine ont rejoint le cimetière d’Aigurande.
A Argenton, mes grands-parents reposent dans un caveau de marbre gris.
Je ne porterai pas d’hortensia sur leur tombe mais si je ferme les yeux je les vois tous les deux : lui, dur avec tous et tendre avec ses petites-filles, elle, jolie et apprêtée, un camée fermant le col de son chemisier en dentelle.

Démasqués

Comment Patrick, le suiveur des choses, a-t-il deviné la vérité ?
Je ne sais mais elle là, sous vos yeux ébahis.

Et oui, Fabio et moi ne sommes pas seulement deux gentils quinquas férus de voyages, la main sur le cœur et le sourire en bandoulière, toujours prêts à secourir la veuve et l’orphelin.

Soucieux de soulager la misère d’autrui, certes, mais l’arme à la main.

Tremblez, suppôts corrompus des pouvoirs iniques!

Céleste Devi et Don Fabio de la Vega

Deux ans

Celestissima a deux ans.
Déjà !
C’est fou comme la perception du temps se modifie avec l’âge, plus l’on a vécu et il plus il nous semble passer vite. Mais peu importe, son déroulement étant inéluctable à quoi bon s’en soucier.

J’ai écrit 310 billets et vous 5823 commentaires.
De vous à moi, je suis impressionnée par ces chiffres.

Je m’étonne d’avoir autant produit et je m’émerveille de votre réactivité.

Au début j’écrivais beaucoup. Chaque jour j’éprouvais un irrépressible désir de transcrire mes réflexions sur le web. Je guettais vos visites et me délectais de vos rares commentaires.

Ma chronique indienne de 2006 eut très peu de lecteurs, mais de qualité. Chaque jour ma lectrice préférée laissait quelques mots et je l’en remercie encore.

Puis, petit à petit, vous êtes venus plus nombreux.
Vous avez changé aussi.
Rares sont ceux d’entre vous qui suivent mes élucubrations depuis le début de même que je ne commente plus sur des blogs où je me suis beaucoup exprimée.

Les amitiés se font et se défont dans la vie comme sur le web mais sur celui-ci le processus est amplifié, accéléré.
On se découvre très vite des affinités de pensée ou de sensibilité. Parfois, on se le dit aussi par mail. On est content de s’être découverts. Il arrive que cette nouvelle relation privilégiée ouvre la porte d’un nouveau groupe. Lequel cas ce n’est pas un nouveau pote que l’on a gagné mais la possibilité de converser avec plusieurs personnes avec qui on a une affinité.
Au moins une.
Puis la lecture d’un nouveau blog va à nouveau nous entraîner dans une direction différente.
Les amis du jour prennent la place des amis d’hier.
Pas tous.
Avec certains la communauté de pensée et l’intérêt suscité par les écrits sont suffisamment forts pour résister à l’appel de la nouveauté.

Certains blogs me sont, depuis très longtemps, précieux, je les consulte chaque jour et le plus possible quand je suis en voyage. J’y trouve des opinions correspondant aux miennes, des éléments de réflexion, des perles de sagesse, des textes dont la sensibilité ou la poésie me charment, de l’humour, des indignations salutaires, des débats passionnants.
Grâce à eux, en ces temps troublés et incertains, je ne me sens pas isolée. Je peux au contraire mesurer la force de mouvements de pensée que les médias officiels, affidés du pouvoir, ignorent ou dénigrent.

J’ai rencontré certains d’entre vous et ce fut à chaque fois un grand plaisir.
Et puis sans Celestissima Filaplomb n’aurait jamais publié Sujitha.

J’ai même une détractrice dont le fidèle et irréductible acharnement ne lasse pas de m’étonner.
Pas une semaine sans qu’un de ses billets ne parle, directement ou indirectement, de moi.
Elle y fustige la platitude de mon style, mon inculture, ma niaiserie, mon « béniouiouisme », mon antiracisme, ma vulgarité, mon antilibéralisme, mon narcissisme, bref ce que j’écris, ce que je pense et qui je suis, tout au moins ce que j’en montre sur Celestissima
Si d’aventure un autre argument est développé dans son billet du jour elle laissera quelque allusion à mon sujet sur un fil de com.
Dans sa hargne elle s’est même appuyée, pour me railler, sur une critique acérée et méprisante d’un extrait de ma Sujitha. Or il se trouve que son indélicat auteur, grand lecteur de Philippe Muray (et de Renaud Camus) prend plaisir aux éructations d’Eric Zemmour ! Etant donné le féminisme affiché de ma détractrice (de « gauche »), j’en ris encore.
Néanmoins ces manigances ne sont pas dérisoires, elles visent à discréditer, réduire au silence, détruire.
Ayant déjà été confrontée par le passé (et de façon beaucoup plus proche) à des agissements similaires je sais m’en détacher, m’en défaire et ils n’éveillent en moi qu’un intérêt comparable à celui de l’éthologiste pour une quelconque bestiole nuisible.

C’est le bénéfice de l’expérience.

Et puis, qui décide de rendre publics ses écrits s’expose à la critique, c’est une des règles du jeu.
Ne pas l’accepter serait stupide.

L’été approche, bientôt je reprendrai la route de l’Inde. Mes visites chez vous seront beaucoup plus rares, mais, de là-bas, je rédigerai une nouvelle chronique.

Merci à vous toutes et à vous tous, sans vous ce blog n’existerait pas.

Parce qu’on le vaut bien

Sur proposition d’Eric un petit questionnaire de rien du tout…ou presque

Mon fond de teint : nada, j’assume ma carnation naturelle.
Un mascara : choisi en fonction de la modestie de son coût, mais appliqué scrupuleusement chaque matin, impensable de sortir sans.
Une crème de jour : variable, les critères de sélection étant liés au prix, à la composition et à l’élimination systématique de certaines marques.
Une marque de produits : aucune fidélité de ce côté-là.
Ma marque fétiche de maquillage :idem
Un produit must :je ne sais pas ce qu’est un produit « must », donc je traduis « must » par inutile-je-le-sais-et-je-pourrais-m’en-passer-mais-je-l’utilise-quand-même : un auto bronzant, n’importe lequel pour pouvoir exhiber mes gambettes dès les premiers rayons du soleil sans être éblouie par leur blancheur
Mon magazine fétiche : Politis (d’accord ça n’a rien avoir avec la choucroute mais je ne lis aucun de ces magazines féminins financés par les firmes parapharmaceutiques et autres)
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max, sans protection solaire ni rasoir) : un carnet, un stylo et un appareil photo
La femme que tu admires pour sa beauté : Ava Gardner, extraordinairement belle et sensuelle dans le rôle de Maria Vargas, « La comtesse aux pieds nus ».
La femme dont tu envies le look : je n’aime pas le verbe envier
Je me damnerais pour : ne croyant ni aux Dieu ni aux Diables la notion de damnation m’est étrangère
Que signifie pour toi la féminité : une arnaque mais si toutes femmes étaient fières d’être des êtres humains de sexe féminin elles seraient plus fortes pour lutter contre le nouveau patriarcat qui, instabilité et insécurité aidant, recommence à agiter sa vilaine queue.
Un dernier mot : sérénité
Ton adresse blog fashion/beauté préférée :…Joline ou l’art de fabriquer soi même des vêtements et des bijoux. La décroissance passe par là et c’est bien !

Je passe le relais à Fanny, Flopy, Agathe, et Joline

Petites choses sans importance (quoique)

J’ai été taguée !
Par Fanny tout d’abord, puis simultanément, ou presque, par Marc et Eric.
Je ploie actuellement sous le poids du labeur, ce dont je ne plains pas (ce serait franchement indélicat par rapport à tous ceux et celles qui aimeraient bien, justement, travailler mais qui n’ont pas cette chance, à ce sujet je prolonge la parenthèse pour souligner cette hérésie couramment colportée qui consiste à considérer le fait de travailler comme une chance. D’abord avoir un travail dans une société qui se pense « avancée » ne devrait pas être une chance mais un fait normal, avec un petit effort de solidarité et de partage il serait sans nul doute possible d’assurer à tous un emploi décent. Ensuite, j’entends par décent un travail effectué dans de bonnes conditions, qui laisse du temps libre, qui plaise et qui soit correctement rémunéré.
Au XXI ème siècle, on aurait pu espérer que ce soit possible, et bien non !
En ce qui me concerne je ne suis pas fanatique de la chose et j’attends impatiemment le moment de pouvoir réduire mes activités.
Le travail, oui, parce qu’il le faut bien, mais pas plus !)
Revenons à nos moutons, pour dire, simplement qu’en ce moment je suis un tantinet débordée, mais que je participe avec amusement à cette chaîne.

Le règlement du jeu stipule qu’il faut :

* Mettre le lien de la personne qui vous tague
* Mettre les règlements sur votre blog
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

Comme je parle volontiers de moi à longueur de Célestissima (qui a dit trop ?), il n’est pas si facile de trouver six choses, même petites, que je n’aurais encore jamais dévoilées.
Après mûre réflexion, Fanny m’ayant taguée il y a déjà une bonne semaine, voici ces fameuses petites choses sans importance (quoique) :

  1. Je suis désordonnée. Mon bureau ressemble à un champ de bataille, quand j’ouvre la porte de mon armoire il est rare qu’un pull ou une chaussette ne profite pas de l’occasion pour tenter de s’échapper et les casseroles sont entassées en une pile branlante qui menace à tout instant de s’effondrer dans le placard.
  2. Désordonnée avec les objets mais ponctuelle (à un point presque inquiétant me dit-on parfois) car dans ma tête, par contre, c’est bien rangé et je suis très organisée.
  3. J’aime jouer et quand je joue je préfère nettement gagner. Le summum ayant été une partie de tennis acharnée, en plein cagnard, contre une grande Danoise musclée qui était persuadée qu’elle allait m’écraser vite fait bien fait. La partie a duré cinq heures. A chacun de ses beaux coups de raquette stylés j’opposais des balles mollasses qui s’écrasaient sournoisement hors de sa portée. Elle n’était pas très rapide, moi si. Finalement elle a déclaré forfait et j’ai remporté le tournoi.
  4. Quand je parcours Bologne en vélo je chante, fort, généralement des tubes de mon enfance (en ce moment « Ma petite Julia » de Pierre Perret, « Une marguerite entre les dents…), qui surgissent inopinément de ma mémoire dès que je commence à pédaler. Je chante aussi dans ma tête chaque fois que je me trouve dans une situation qui m’ennuie (réunion de travail, dîner interminable, etc.)
  5. Je ne peux pas m’empêcher de faire des commentaires à voix haute quand je regarde un film. Il paraît même, dit mon entourage, que j’ai une fâcheuse tendance à expliquer aux autres ce que j’ai compris de l’histoire et que je tiens, mordicus, pour exact.
  6. M’habiller est mon premier plaisir de la journée, j’y accorde un soin particulier. Pas question de sortir si je ne suis pas satisfaite de ma tenue. Le choix des vêtements est essentiel. Tout est assorti, des chaussures aux boucles d’oreilles, sans oublier le chouchou noué dans mes cheveux. Je le fais pour ma satisfaction personnelle (bien sûr), mais aussi pour offrir aux autres un ensemble harmonieux, joli, agréable à regarder.

Voili voilou !

Je passe le relais (la patate chaude) à Brigetoun, OH91, Fiso, Fauvette, Falconhill, et Swâmi Petaramesh.

Sujitha, mon livre

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Enfant, le front appuyé contre la vitre froide de la fenêtre de ma chambre, le regard se perdant dans la monotonie des champs, en attente d’un futur dont la forme variait au fil de mes pensées, je rêvais.
J’imaginais avec délices mon nom sur la couverture d’un livre que j’aurais écrit.
Je me voyais voyageuse, parcourant le monde.
J’attendais d’être grande.

Quelques décennies plus tard, si ma vie a pris parfois des chemins de traverses, bousculant certaines de mes aspirations enfantines, d’autres rêves ont vu le jour.
Je voyage.
J’écris.
Et ô merveille, ô joie sans pareille, aujourd’hui et j’en suis fière et heureuse, une de mes nouvelles est publiée.

Je dois ce plaisir à Phil,créateur des toutes récentes et excellentes éditions Filaplomb.

Il m’a écrit il y a quelques mois pour m’informer de son projet et me demander si j’avais des textes à lui proposer.
Je lui ai envoyé l’histoire de Sujitha, une des nouvelles que j’avais écrites l’été dernier durant mon séjour en Inde. Il l’a aimée et décidé de la publier.

J’ai crée le personnage de Sujitha en m’inspirant des vies de mes amies kéralaises. J’en ai longuement parlé avec elles, pour être sûre de la justesse de mon histoire.
Petite histoire, simple, banale, universelle.
Celle d’une femme au destin tracé dont le cœur tangue et chavire.

J’ai adoré écrire ce court récit.

J’espère que vous aimerez le lire.

(Et pour ce faire clic sur Filaplomb)

En vrac: déménagement et actualité

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Et bien voilà, c’est fait, nous avons déménagé !
Nous avons vu nos meubles et nos cartons descendre par un balcon avant de remonter, ailleurs par une fenêtre.

 

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Nous avons occupé notre nouveau territoire, déballé nos affaires, accroché nos tableaux, disposé nos objets, les insignifiants que l’on utilise chaque jour et les précieux porteurs de souvenirs, ceux qui évoquent des gens, des lieux, des évènements chers du passé. Ce fut à la fois amusant et exténuant.
A 7 heures pétantes l’équipe des déménageurs a fait irruption chez nous, un peu bruyamment il est vrai, surtout à cause du camion grande échelle qu’ils ont rentré dans la cour.
Les voisins du dessous, avec qui, grâce à notre patience héroïque, nous étions parvenus pendant huit ans à ne pas nous disputer, n’ont pas apprécié l’horaire matinal de notre migration. Sortie hirsute sur son palier, l’ultime conquête du séducteur propriétaire des lieux s’est mise à hurler que nous devrions avoir honte de faire un déménagement à une heure aussi indue. Cléo qui descendait l’escalier à ce moment là lui a répondu vertement. Entendant la voix courroucée de ma fille je me suis précipitée à sa rescousse, juste à point pour entendre cette créature (de moi inconnue) crier que Grazie a Dio, nous quittions cette maison !
Mon sang n’a fait qu’un tour et je lui ai balancé dans les gencives qu’au contraire, c’était elle qui aurait dû avoir honte d’ignorer qu’une bonne partie de la population italienne était déjà au travail à sept heures du matin, que nous étions très contents de partir, pour cause de voisinage déplaisant et que Dieu n’avait rien à voir dans l’affaire.

Bref, comment mettre fin, en trois minutes à des années de hochements de têtes hypocrites !

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Pendant ce temps là les déménageurs avaient surnommé Carla Bruni mon mannequin déguisé et les plaisanteries grivoises commençaient à fuser. Curieuse de connaître leur opinion sur les galipettes présidentielles, j’entrai dans la conversation pour constater leur désapprobation : lui, un Berlusconi français, dit avec l’amusement que l’on imagine (chacun son tour), elle, une prétentieuse voulant à tout prix être célèbre.
Opinion différente de celles de certaines de mes copines italiennes qui persistent à trouver le Sarkozy sexy.
“ Io la capisco la Bruni ” dit Gianna.
Grrrrrrr…

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Pendant que je m’agitais au milieu des cartons, l’actualité allait son train. Je n’ai pas tout suivi, mais deux trois bricoles m’ont interpelée.
D’abord le pape qui se fait de plus en plus lourd, insistant, pénible. Bravo aux professeurs qui se sont opposés à sa venue à l’université et honte aux Rutelli et autres Veltroni, falots personnages se prétendant de gauche et qui volent au secours d’un chef de l’église réactionnaire qui entend régenter la vie politique et sociale de l’Italie. La cabale anti avortement est en train de prendre une forme de plus en plus menaçante, la vigilance s’impose.

 

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Le gouvernement Prodi ne va pas tarder à mordre la poussière. Son espérance de vie étant depuis sa naissance extrêmement limitée, il n’y a là rien de surprenant. Dans l’absolu ce ne serait pas une grande perte mais le risque de « Berlusca le retour » est réel. Vigilance.

 

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L’économie mondiale part en eau de boudin, là encore c’était prévisible. Il va y avoir du changement, tant mieux. Faisant partie de la foule des non possédants actionnaires de rien du tout et n’étant pas économiste j’attendrai paisiblement et avec curiosité de voir la suite des évènements. Avec vigilance bien sûr.

 

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Pour finir je suis ulcérée par le traitement infligé aux habitants de la bande de Gaza. Tant de perversité me choque. Je refuse de croire que la seule solution au problème palestinien consiste à affamer la population, à l’isoler, à la contraindre à vivre dans l’obscurité, dans les égouts, dans la misère.
Et là malheureusement le mot vigilance devient inopérant.

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