« La haine, c’est l’hiver du cœur. » Victor Hugo Elle est partout, elle s’étale, se répand comme une boue putride et collante. Pas celle dont Zola dit : « La haine est sainte. Elle est l’indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. » Pas celle qui pousse l’opprimé, victime de l’injustice, à se rebeller contre un pouvoir inique ou criminel. Non, la haine [... lire la suite]
Des petits vieillards proprets et légèrement tremblotants qui disent qu’ils ne savaient pas ou que ce n’était pas de leur faute ou encore qu’ils n’ont fait qu’obéir. Pourtant, entre 1975 et 1979, fanatisés par une monstrueuse idéologie, ils ont mené à la mort près de deux millions de leurs compatriotes, soit un quart de la population du Cambodge. Prônant un retour obligatoire à la terre, ils ont vidé les villes de leurs habitants. Des milliers [... lire la suite]
» Et je suis fier d’appartenir à un peuple qui n’a jamais déclaré la guerre parce que, nous les tziganes, nous n’avons pas eu besoin d’avoir un territoire; nous n’avons pas éliminé et poussé les autres populations pour nous installer à leur place. » Alexian Santino Spinelli, Rom, Maitre assistant à l’université de Trieste « Avant que ne vienne la haine et la bagarre, accroche ta caravane et pars » Proverbe manouche Tziganes, manouches, romanichels, bohémiens, [... lire la suite]
Samedi soir, dans un de ces lieux dédiés à la culture alternative qui existent encore à Bologne, j’ai vu un documentaire exceptionnel : « Les enfants d’Arna ». Un coup de poing dans l’estomac. Une plongée brutale dans une autre réalité, celle de jeunes Palestiniens de Jénine. La caméra du réalisateur, l’acteur israélien Juliano Mar Khamis, les a suivis durant trois périodes. D’abord en 1990 alors qu’ ils sont des enfants. De 1988 à 1990, [... lire la suite]
C’était dans le centre de la Turquie pendant l’été 1999. Nous roulions en direction d’Ankara sur une interminable route à double voie pompeusement nommée autoroute. Des kilomètres de monotonie à travers une plaine déserte, aride, désolée. Parfois nous doublions des camions entièrement bâchés, tous semblables, lourds et lents et dans l’ennui du trajet nous nous demandions mollement ce qu’ils pouvaient bien transporter : des animaux, des matériaux de construction peut-être. La réponse, d’une absolue tristesse, [... lire la suite]
