« Je suis islamophobe», écrit-elle puis, mutine, elle ajoute un sourire au bout de sa phrase. Et moi en la lisant j’entends des cris d’effroi, des bottes qui martèlent le pavé et le fracas haché des mitraillettes, je vois des corps torturés, des édifices en flammes, je vois la persécution en marche, je vois la guerre. Comment peut-on aujourd’hui, après tout ce que l’histoire aurait dû enseigner, après les luttes acharnées qu’ont menées nos prédécesseurs épris de liberté et de justice, après tant et tant [... lire la suite]
Dans un très bel entretien paru dans l’Unita du 10 Juin, Dario Fo, prix Nobel de littérature, prend fermement position contre la politique de Berlusconi et particulièrement contre la legge bavaglio, la loi bâillon, qui ,ce même jour, a été votée au Sénat. Cette loi, dénoncée tant par la magistrature que par le monde de l’édition et la société civile, vise à limiter le recours aux écoutes téléphoniques dans les enquêtes judiciaires et à empêcher leur publication, ainsi que celle des actes judiciaires, au nom [... lire la suite]
« L’espérance ? Une chose infâme (…) un piège inventé par les patrons et les religieux pour soumettre les peuples! » « J’espère une belle révolution, on n’a jamais eu de révolution en Italie »
Le dos légèrement courbé, elle est assise face aux centres commerciaux, ses mains, longues et maigres, reposent inoccupées sur ses genoux. Des mains de rapace. Comme des griffes. Regard vide, sourire figé. Un alien, un ange destructeur. Une énorme poupée délaissée que l’on a cessé d’aimer et qui, surprise d’un désamour qu’elle a, par sa cruauté, sa froideur, son avidité, elle-même provoqué, attend et ne sait que faire. Son nom : Dollar. Sculpture monumentale de Lolay, un jeune artiste thaïlandais, elle est installée sur le [... lire la suite]
A Nice, on les appelle les Bouddhas. Juchés sur de hauts piliers de fer des hommes nus, moulés dans une matière translucide, assis ou agenouillés, surplombent la place Masséna. Le soir de douces lumières changeantes éclairent de l’intérieur leurs corps immobiles.
« On ne découvre une saveur aux jours que lorsqu’on se dérobe à l’obligation d’avoir un destin » Cioran (Syllogismes de l’amertume)



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