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La haine décomplexée

« La haine, c’est l’hiver du cœur. » Victor Hugo

Elle est partout, elle s’étale, se répand comme une boue putride et collante.
Pas celle dont Zola dit : « La haine est sainte. Elle est l’indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. »
Pas celle qui pousse l’opprimé, victime de l’injustice, à se rebeller contre un pouvoir inique ou criminel.

Non, la haine ordinaire, celle du pauvre contre le pauvre, de l’exploité contre l’exploité, de la victime contre la victime.
Et cette haine là annihile la révolte sociale. Elle ronge, détruit, tue, pousse aux pires bassesses.

J’ai été particulièrement choquée de lire que son hébergeur a dû fermer le fil de commentaires du blog de Moushim, alias Chamoo, victime de l’accident de Villers le Bel. De nombreux internautes y avaient déversé des commentaires haineux, racistes, irrespectueux.

Mais qu’est-ce qu’il peut bien y avoir dans la tête de quelqu’un qui va vomir sa haine sur le blog d’un jeune homme de quinze ans, mort dans un accident ?
Protégés par l’anonymat les salauds se lâchent.
La haine dit le Petit robert « Sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à quelqu’un et à se réjouir de celui qui lui arrive. »

Elle est désormais partout. Sur Internet elle est omniprésente. En quelques échanges, un forum de discussion peut devenir le lieu d’un pugilat sans pitié où les insultes balaient les paroles sensées et où la raison se meurt.
C’est le premier pas vers la violence physique, sous jacente, prête à éclore.

Elle témoigne d’un immense et odieux malaise niché dans les entrailles de la société. (Pas seulement française, le phénomène est identique en Italie)

Elle assassine la liberté d’être, de penser, de créer.

Mais le crime, c’est bien connu, rapporte toujours à quelqu’un.

Tant que les humbles sont occupés à se haïr entre eux leur ire épargne les puissants, les gouvernements injustes, les vrais privilégiés.
Et les mesures contre le bien être du peuple s’enchainent les unes aux autres, irrésistiblement, sournoisement, ne provoquant que quelques remous vite étouffés car la haine de l’autre a pris le pas sur la révolte.
L’extraordinaire perversité des gouvernants actuels, appuyés par des médias inféodés au pouvoir, qui transforme les victimes de la politique anti sociale menée depuis des années en parias, consciencieusement, pour préserver le capital, ses princes et ses sbires, porte aujourd’hui ses infects fruits au goût de mort.

La haine, le mépris, ils en connaissent toutes les arcanes, ceux qui ont orchestré, depuis des années, la destruction de la sagesse, de la raison, de la solidarité, du sens de l’humanité.

Mais cette politique de l’apprenti sorcier, cruelle et violente, est aussi d’une consternante bêtise, car qui sème le vent pourrait bien récolter une tempête dont la violence nous laisserait tous exsangues et meurtris.

« L’hymne de la haine ne profite pas à l’humanité ». Gandhi

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Les marcheurs de Pondy

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Les premiers rayons du soleil éclairent l’Océan, il est 5 heures, Pondy la belle s’éveille.
Sur la promenade du bord de mer apparaissent les premiers marcheurs. En dhotî, en survêtement, en short, en sari ou en churidar, écharpes flottantes et mines décidées, les Pondichériens marchent, silencieux et concentrés.

Certains avancent en effectuant d’amples moulinets avec les bras.
D’autres, les plus jeunes ou les plus sportifs, courent, seuls ou par petits groupes.

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Au fur à mesure que la lumière se fait plus vive, la promenade se remplit. A six heures l’affluence est à son apogée.

Bras énergiquement balancés.
Pieds à dix heures dix.
Epaules dégagées et ventre fièrement poussé vers l’avant.
A grands pas.
A petits pas.
En tennis ou en savates.
Imperturbables.
Conscients d’accomplir un rite de première importance.
Ils sont là chaque matin.
Vieux, moins vieux, hommes, femmes, chacun avançant à son rythme.

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Alors que là bas, dans les pays modernes, enfermés dans des salles comme des souris dans des cages, moulés dans des maillots de marque, rivalisant d’élégance vestimentaire, les occidentaux s’escriment, suant et haletant sur des machines de torture afin d’acquérir une musculature de légionnaire ou une taille de top model, les pondichériens marchent.

Autres pays autres mœurs.
Le but du Pondichérien qui foule la promenade d’une démarche approximative, droit comme un I et le short remonté sous les aisselles, n’est pas de devenir Monsieur Muscle, mais de pratiquer une activité physique à sa mesure, de profiter de la fraicheur de l’aube, de se maintenir en bonne forme, de commencer la journée du bon pied.

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Les indiens sont très matinaux.
Levés à l’aube, ils se livrent, chaque jour, à de multiples activités.
Ils mangent, copieusement. Le petit déjeuner est un véritable repas qui permet de déguster des puris, gonflés comme des petits ballons, des dosa croustillantes farcies de pommes de terre au curry, du riz épicé.
Ils font leurs ablutions, longuement et consciencieusement.
Ils vont au temple ou prient à la maison.
Ils méditent.
Ils lisent le journal
Ils ont une activité sportive, marche, natation, badminton.
Ils jouent avec leurs enfants.

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Et finalement, tranquilles (mimile), ils se rendent au travail aux environs de neuf heures.
Lorsqu’ils commencent à travailler, ils sont déjà riches de ces heures agréables consacrées au bien être. Ils sont détendus, sereins.
C’est cela avoir un art de vivre, profiter de son temps.
Le travail n’est pas le centre de la vie, il en est un élément, pas plus.
Avoir en permanence le nez dans le guidon pour payer les inévitables dépenses quotidiennes ou pour atteindre des objectifs professionnels, travailler plus en espérant gagner plus, se laisser bouffer par l’entreprise, vider de son énergie pour le compte d’un patron, n’est pas vivre.

C’est survivre.

Ci-dessous, deux minutes de pur bonheur, signées Flora et Fabio.

Les Editions Filaplomb, des petites fenêtres sur le monde

Filaplomb, éditeur de nouvelles et de textes courts

Recommandé par des Influenceurs

Nées de la volonté (acharnée) de Phil, un talentueux blogueur, les Editions Filaplomb viennent d’ouvrir.

Elles proposent des textes courts, des nouvelles, sous la forme de petits livres d’une vingtaine de pages, que l’on glisse dans sa poche ou dans son sac et que l’on dévore d’une traite.

« La nouvelle (…) est faite pour être lue d’un coup, en une fois » écrivait André Gide

Bien que peu valorisée dans l’hexagone, la nouvelle n’a rien d’un art mineur.

« Elle a sur le roman à vastes proportions cet immense avantage que sa brièveté ajoute à l’intensité de l’effet. Cette lecture, qui peut être accomplie tout d’une haleine, laisse dans l’esprit un souvenir bien plus puissant qu’une lecture brisée, interrompue souvent par le tracas des affaires et le soin des intérêts mondains. L’unité d’impression, la totalité d’effet est un avantage immense qui peut donner à ce genre de composition une supériorité tout à fait particulière, à ce point qu’une nouvelle trop courte (c’est sans doute un défaut) vaut encore mieux qu’une nouvelle trop longue. L’artiste, s’il est habile, n’accommodera pas ses pensées aux incidents, mais, ayant conçu délibérément, à loisir, un effet à produire, inventera les incidents, combinera les évènements les plus propres à amener l’effet voulu. Si la première phrase n’est pas écrite en vue de prépare cette impression finale, l’œuvre est manquée dès le début. Dans la composition tout entière il ne doit pas se glisser un seul mot qui ne soit une intention, qui ne tende, directement ou indirectement, à parfaire le dessein prémédité. »
Baudelaire : Notes nouvelles sur Edgar Poe

Chaque livre des Editions Filaplomb est une petite fenêtre sur le monde, la découverte d’un regard nouveau, d’une sensibilité.

C’est l’occasion de découvrir d’autres auteurs, qui ne sont pas ceux que les grandes maisons d’édition sélectionnent en fonction de critères dont souvent le talent et l’originalité de la pensée sont exclus, laissant place à la rentabilité, à la facilité.

Vous avez un train à prendre, peu de temps pour lire, des cadeaux intelligents à faire (Noël approche), un clic, deux clics, trois clics et quelques jours plus tard le facteur dépose dans votre boîte aux lettres un joli petit bouquin tout beau tout neuf qui ne demande qu’à être dévoré.
Ce faisant, vous aurez aidé une jeune entreprise ambitieuse et permis à une autre parole d’être lue et considérée.

La télé et moi

Flânant ce matin sur quelques blogs choisis, j’ai laissé, coïncidence, deux commentaires sur la télé.
Chez Cat, inspirée par la photo d’un coin du feu convivial, j’ai écrit trois lignes sur les veillées d’antan de nos aïeux campagnards.
Quand l’hiver les voisins et amis se réunissaient devant la cheminée pour y griller des châtaignes en sirotant la piquette locale et que le conteur attitré, ou improvisé, enchantait l’assistance de ses récits. On discutait des petites choses quotidiennes, les semailles, la rigueur du temps, les nouvelles des uns et des autres (ça devait médire aussi). Parfois l’un jouait un air d’accordéon, de violon ou de vielle et l’on chantait.

Bon, ne nous laissons pas pour autant emporter par une vision idyllique de la vie paysanne de nos ancêtres. Leur existence, passée à gratter une terre qui bien souvent n’était pas la leur, était dure, ingrate, liée à la versatilité des récoltes.

Puis arriva la télé. Au début les villageois se réunirent au café pour la regarder et les chopines de gros rouge aidant, l’ambiance était fort animée.

Mais en quelques années elle se répandit dans les foyers et chacun resta chez soi, l’œil rivé au petit écran qui était supposé lui offrir une inégalable ouverture sur le monde.

Plusieurs décennies plus tard, au vu de la soupe télévisuelle proposée par les chaînes les plus regardées, on peut légitimement se demander ce qu’est devenue cette fameuse ouverture sur le monde qui a eu pour effet collatéral immédiat de fermer sa porte aux voisins.

Mais qu’elle était belle, dans mon regard d’enfant, cette première télé, arrivée chez mes parents à la fin des années soixante !

J’ignorais alors que la censure veillait au grain et que l’ORTF n’était pas exactement le lieu de la parole libérée.

Donc ce matin, j’en étais à ce stade là de ma réflexion lorsque, passant chez Swâmi pour ma visite quotidienne, je découvris, avec ravissement, « le petit train de la mémoire » des interludes de l’ORTF (qui étaient aussi nombreux que les pannes).

Et la porte des souvenirs s’est ouverte.

J’ai revu des images brouillées du générique des « Histoires sans paroles » et ô merveille bakedbeans a déniché la vidéo.

Je me suis souvenue que le premier film que j’ai vu sur notre télé, une Radiola achetée à Argenton sur Creuse, a été « Mon épouse favorite » un film américain avec Cary Grant et Irene Dunne, que j’avais a-do-ré.

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Et puis chaque soir, vers sept heures, nous nous serrions tous les quatre (papa, maman, ma sœur et moi) sur le canapé de peluche grise, face au téléviseur. Il était posé sur Sa table en acajou luisant, dont les fins pieds de métal noir partaient en trapèze vers le tapis en coco rêche de la salle à manger. Et nous regardions Robin des bois, diffusé en feuilleton. Chaque épisode, que j’attendais avec impatience, durait une vingtaine de minutes. Bonheur.

Le dimanche, en fin de matinée, il était hors de question de rater. « La séquence du spectateur”.

Puis il y avait Discorama, avec la merveilleuse Denise Glaser, son visage fin et lumineux sous la frange noire, son élégance, sa voix grave, son sourire, son empathie, ses silences. Denise Glaser qui possédait ce don, si rare, d’inciter ses invités, comme ça, mine de rien, à dévoiler une part intime, sensible, authentique, d’eux-mêmes. Denise Glaser qui en donnant la parole à de jeunes artistes inconnus leur a permis d’accéder à la célébrité.
Sans facilité, ni flatterie, ni curiosité déplacée
Mais avec humour, avec intelligence, avec distinction.

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Après 1975, à la suite de l’élection d’un président qui voulait incarner la rupture (tiens lui aussi c’est une manie chez eux), le fameux Giscard d’Estaing, elle sera remerciée à cause de son profond ancrage politique à gauche. Arrivée au pouvoir la clique Mitterrandiste n’aura pas l’idée de faire appel à ses talents.
A son enterrement en 1983, seules deux artistes l’accompagneront au cimetière, Barbara et Catherine Lara.
Elle avait 63 ans.

Après Discorama la télé était réduite au silence car il n’était pas question de manger en la regardant.

Elle ne reprenait vie que vers cinq heures pour le film du dimanche après-midi (toujours américain maintenant que j’y pense). J’avais onze ans, western ou comédie c’était de toute façon un régal.
Le mot fin qui s’inscrivait sur l’écran concluait aussi ma journée de téléspectatrice. Le grand film du soir m’était, à mon grand dépit, formellement interdit.

J’aime avoir des souvenirs, c’est l’inestimable cadeau du temps qui passe.

Et vous, de quelles émissions vous souvenez-vous?

Les enfants d’Arna

Samedi soir, dans un de ces lieux dédiés à la culture alternative qui existent encore à Bologne, j’ai vu un documentaire exceptionnel :
« Les enfants d’Arna ».
Un coup de poing dans l’estomac.
Une plongée brutale dans une autre réalité, celle de jeunes Palestiniens de Jénine.
La caméra du réalisateur, l’acteur israélien Juliano Mar Khamis, les a suivis durant trois périodes.

D’abord en 1990 alors qu’ ils sont des enfants. De 1988 à 1990, toutes les écoles des territoires palestiniens occupés étant fermées par les autorités israéliennes, Arna, la mère de Juliano, israélienne communiste qui milite pour la paix, ouvre à Jenine une maison dédiée aux enfants et ou ceux-ci, avec l’aide de Juliano, montent des spectacles théâtraux. On assiste aux répétitions, puis à des extraits d’une pièce, où, pour devenir des rois, ils doivent trouver le soleil. Afin de financer l’opération, des petits films vidéo sont réalisés.
« Il n’y a pas de liberté sans instruction. Il n’y a pas de paix sans liberté.” était le mot d’ordre d’Arna, qui a reçu pour son action le Prix Nobel alternatif pour la paix.
Puis Arna tombe malade et l’école ferme.

1996, ses jours étant comptés Arna quitte l’hôpital contre l’avis des médecins pour un adieu définitif aux enfants de Jénine. Ils sont des adolescents ne sachant pas encore si leur avenir sera semblable à leurs rêves. Peu après cette visite Arna meurt.

2002, c’est la seconde intifada, Jénine est assiégée par les soldats. Juliano y revient, à la recherche de ces enfants qui sont désormais des adultes et, à nouveau, sa caméra tourne.
Mais cette fois le « paix et liberté » d’Arna a disparu, remplacé par la mort, omniprésente.
Youssef et Nadil ont commis un attentat suicide, Ashraf a été tué durant l’Intifada, Ala, devenu un chef des brigades l’Al Aqsa est abattu alors qu’il résiste à l’occupant.

Entremêlées, les images des différentes époques, forment peu à peu un terrible puzzle
Des sourires joyeux des enfants qui devaient trouver le soleil à leurs cadavres enveloppés dans du plastique, il y a la violence, la haine, la peur, les chars, les soldats, le drame de la Palestine et d’Israel.

On ne sort pas indemne d’une telle projection et durant le débat qui était prévu à sa suite, le public est resté muet.
Alors Gabriella Cappelletti, qui représente à Bologne l’association « Women in black » (en France « Femmes en noir »), a pris la parole pour expliquer les buts et les actions de l’association. Elle a raconté les nombreux voyages qu’elle a effectué en Palestine et en Israël, les femmes qu’elle a rencontrées et qui se battent inlassablement, ensemble, pour que cesse le cauchemar.
Puis la journaliste Nadia Nadotti, spécialiste de la Palestine a dressé un tableau de la situation actuelle. Elle a commencé son discours par ces mots : « Vous devez savoir qu’il ne faut pas se fier à ce qu’écrivent la plupart des journaux occidentaux, ils ne disent pas la vérité ».
Elle a dépeint la vie dans les territoires occupés, la colonisation qui avance inexorablement, semant dans les campagnes palestiniennes des résidences entourées de fil de fer barbelés, réquisitionnant l’eau, contrôlant les routes, parquant les palestiniens dans des espaces de plus en plus réduits, leur empêchant souvent l’accès aux soins, les maintenant pauvres et inoccupés.
« Nous devons leur expliquer, aux Israéliens, qu’ils se trompent, qu’ils doivent arrêter cette colonisation et respecter les accords internationaux. Ils sont en train de se perdre eux-mêmes »
Ensuite, quand elle a parlé des Palestiniens, un peuple jeune, qui ne se soumet pas, qui aime aussi s’amuser, j’ai pensé que quand les victimes ne se conduisent pas comme telles, les agresseurs perdent la tête.

Et j’ai revu Ala. A sa première apparition il a dix ans et il est assis sur les ruines de sa maison. Douze ans plus tard, devenu commandant des brigades l’Aq Aqsa il résistera, le sourire aux lèvres, jusqu’à ce que le tir d’un soldat lui enlève la vie, trois semaines avant la naissance de son enfant.

Il m’est resté de cette soirée une peine immense pour ces jeunes gens pris dans l’engrenage de la violence mais aussi pour les victimes de Youssef et Nidal qui ont commis un attentat suicide, tuant des passants. Comme Arna et Juliano, de nombreux Israéliens sont hostiles à la politique agressive menée par une longue série de gouvernements soutenus par des puissances internationales dont les enfants peuvent dormir en paix.

La situation palestinienne est scandaleuse. Rien de bon ne peut sortir de cette violence qui transforme les enfants rieurs en victimes ou en bourreaux, qui leur colle à la peau, qui les étouffe, qui les tue.

L’œuvre d’Arna peut sembler vaine, mais je ne veux pas croire pas qu’elle le soit, elle est une goutte d’eau et il en faut des milliards pour former les fleuves qui éteignent les incendies.

Les photos viennent des sites Arna’s children et The International Solidarity Movement

On peut voir le documentaire sur le site Sabbah