Je marche dans les rues le long des portes closes, des portails hermétiques, des murs et des grillages. Pas un enfant ne joue dans les ruelles désertes. Et pourtant, dans ce chemin piéton recouvert de goudron, comme il serait amusant de courir, de pédaler, de jouer à cache-cache.

Hier, hier parmi un déprimant fatras d’informations plus ou moins tragiques, j ai découvert une bonne nouvelle. Petite, pas le genre à faire la une des journaux mais suffisante pour avoir été signalée par le très bon site Aujourd’hui l’Inde car symptomatique d’une évolution des mentalités indiennes: « Le Panchayat -ou conseil de village- de Nilambur, dans le Kerala, a profité de la Journée de la Femme pour annoncer que le système de la dot [... lire la suite]

Le dos légèrement courbé, elle est assise face aux centres commerciaux, ses mains, longues et maigres, reposent inoccupées sur ses genoux. Des mains de rapace. Comme des griffes. Regard vide, sourire figé. Un alien, un ange destructeur. Une énorme poupée délaissée que l’on a cessé d’aimer et qui, surprise d’un désamour qu’elle a, par sa cruauté, sa froideur, son avidité, elle-même provoqué, attend et ne sait que faire. Son nom : Dollar. Sculpture monumentale de [... lire la suite]
…et que ma seule préoccupation soit de choisir de quel côté rouler du matin au soir C’est un groupe, sur Facebook. Je l’ai découvert il y a quelques jours. J’ai pensé à mes élèves italiens, stressés par l’école, fragiles, couvés par les familles et très conscients des difficultés futures. Si pour les plus nantis il ne sera pas difficile de se faire une place au soleil, pour les autres ce sera pratiquement impossible. Ils grossiront [... lire la suite]
« En 2009, au moins trois enfants ont été tués chaque jour dans des incidents liés à la guerre« , a déclaré Ajmal Samadi, directeur de l’ONG ARM (Afghanistan Rights Monitor)
Acte1 Ils savent. Isabelle le comprend immédiatement. Sur le front du père la veine palpite, protubérante, violacée, comme ces vers dégoutants qu’il emporte à la pêche et qu’il accroche à l’hameçon pour attraper des poissons visqueux que la mère prépare dans l’évier, maculant l’émail blanc de trainées rouges. Isabelle déteste le poisson.
