Denis a douze ans et il rêve d’aller à l’école. Mais, depuis quatre mois qu’il est en France avec sa famille, il n’a pas encore été question de le scolariser. Rroms musulmans, ses parents ont fui la Bosnie pour échapper aux persécutions.
Samedi, sur la place de Draguignan, j’interpelle les passants. A mes côtés, un cercle de silence, plutôt bavard d’ailleurs le cercle ce matin ! Moi aussi je cause, un sourire en étendard et dans la main des tracts de la Ligue des Droits de l’Homme et RESF que je tends aux badauds.
Toujours à l’avant-garde de la xénophobie (et pourtant la concurrence est rude) la Lega Nord a inventé une nouvelle ignominie. Dans la province d’Arezzo, ses militants distribuent aux passants des échantillons de savon liquide en leur recommandant de les utiliser après avoir touché un (ou une) immigré(e).

Ils forment un univers à part et se ressemblent tous, vastes hangars d’acier et de verre, plus ou moins luxueux, où errent des voyageurs aux motivations différentes. Il y a ceux qui se déplacent pour leur travail, ordinateur portable, cravate, démarche sûre et rapide de l’individu qui maitrise les codes de ce monde parallèle. Hier matin, à Milan, ils étaient nombreux, ces hommes et ces femmes d’affaires, trop pressés ou imbus de leur importance pour [... lire la suite]
Se vantant des accords (ignobles) qu’il a passé avec la Lybie (pays où, comme chacun sait, les droits de l’homme sont scrupuleusement respectés) Berlusconi a, cet après-midi, déclaré que « la diminution des extracommunautaires signifie aussi la diminution des forces qui vont grossir les rangs des organisations criminelles ».
Au joli temps de Bologne la rouge, début des années 80, on prenait l’autobus gratuitement. Pas toute la journée, certaines heures. Cette mesure était prioritairement destinée aux étudiants, ces mêmes étudiants qui, les jours de neige, déblayaient les trottoirs dans toute la ville.
