
N’être que corps abandonné au feu du soleil, à la fraicheur de la brise. Que l’infinie rumeur de la mer balaie la confusion de la pensée, sa morbide insistance, le tournoiement des souvenirs qui furent joyeux avant d’être amertume. Senteur marine, effluves d’écume. Elle voudrait n’être qu’un grain de sable. Dépouillée de mémoire. Les trahisons, les désillusions, les petites lâchetés, les mortes espérances à jamais effacées. Elle a tant et tant rêvé. Avant, quand elle [... lire la suite]





