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11 novembre 2007 — vintage

Nue sous sa courte tunique drapée, le visage masqué, C dansait. Nul ne pouvait la reconnaître, elle-même avait laissé à la porte du bal son identité d’épouse fidèle et de mère exemplaire. Depuis qu’elle avait appris l’indigne trahison de son époux le désir de vengeance l’animait et elle comptait bien sur cette soirée pour lui faire payer sa félonie.
Elle avait découvert ses troubles activités nocturnes, l’avait épié, suivi, et alors qu’il la croyait sagement endormie dans le lit conjugal, s’était faufilée dans cette soirée très privée, où il ne s’attendait certes pas à la rencontrer.
Un petit groupe se forma autour d’elle et une main remonta le long de ses cuisses, elle creusa les reins pour l’encourager à poursuivre son ascension. Les doigts caressèrent son mont de vénus, jouant dans sa toison bouclée. Elle écarta les jambes, attentive aux mouvements de l’index qui la pénétrait, puis bougeant suavement son bassin, se branla, inondant de son jus la main inconnue.
L’un des personnages masqués qui l’entouraient dénuda sa poitrine et malaxa ses seins.
C’est alors qu’elle aperçut son mari, reconnaissable malgré son travestissement de cardinal, qui lutinait une fausse collégienne en jupette à carreaux et chaussettes bien tirées. Il la guida vers un canapé, releva sa jupe et enfouit son visage dans sa chatte qu’il se mit à lécher avec une évidente délectation.
Un frisson parcourut C, dont elle n’aurait su dire s’il était de rage ou de plaisir car la main habile qui la fouillait lui arracha un orgasme.

Elle se dégagea du groupe, s’approcha du canapé, et, se penchant sur la collégienne, lui baisa longuement les lèvres, puis elle suça les mamelons, les mordilla, résistant à l’envie de planter ses dents dans la chair blanche.
Son mari, ravie de l’intervention de celle qui, croyait-il, lui était inconnue, tendit une main pour la caresser. Elle lui offrit son cul, qu’il fourragea impatiemment.
Levant le visage de la chatte de la collégienne, il souleva son habit de cardinal pour dévoiler sa bite raidie de concupiscence, la fille se pencha sur elle et l’enfouit dans sa bouche. Il grogna de plaisir.
C les laissa à leurs ébats et s’en fut quérir un Dom Juan de belle prestance et un marquis en perruque. Glissant ses deux mains dans les pantalons de satin elle saisit les verges qui ne résistèrent pas aux caresses et se déployèrent vigoureusement. Elle chuchota aux deux bellâtres de prendre place sur le canapé et il n’hésitèrent pas un instant avant de la suivre. Elle dégagea la bite du Dom Juan et, soulevant sa voilette, l’enfonça dans sa bouche, puis tendant la croupe, engagea le marquis à la pénétrer.
Ils étaient donc face à face, les bons époux qui faisaient l’envie de leurs amis, le couple de rêve que tous admiraient.
Et quand leurs yeux se croisèrent, lentement, la bite du Dom Juan entre les lèvres, elle arracha son masque.

Photos: Musée de l’érotisme – Paris
Publié pour la première fois le 20 Février 2007
8 novembre 2007 — vintage

Où es-tu Céleste ?
Où te caches-tu, ma petite caille au ventre palpitant ?
Depuis que je t’ai entrevue, à demi nue et innocente, dans la pénombre de ta chambre, contemplant ton charmant minois, ton corps m’obsède et me hante.
Je revois la douce courbe de tes reins, tes petits seins coquins et ce tissu drapé que j’aurais tant aimé défaire pour découvrir les boucles brunes de ta chatte et la cambrure de ton cul.
Il doit être bien joli ton cul, lisse et rond comme une pêche fendue.
Je te cherche d’une pièce à l’autre car l’envie que j’ai de toi me taraude le ventre et mouille ma culotte.
La porte de ta chambre est close, serait-il possible que tu m’y attendes, alanguie et frémissante, humide comme une fleur que ma main impatiente pourrait enfin cueillir ?
Aurais-tu, petite fée au suave déhanchement, compris que mes regards sur toi, brûlant d’un désir fou, t’invitaient à l’amour ?
Mais un bruit me parvient, dans ta chambre on s’agite et l’on grogne et cette toux soudaine…
Se pourrait-il que tu accordes à un homme ce que je n’ai pas encore trouvé l’audace de te proposer ?

Hélas, mon œil collé à la serrure, s’il me permet enfin de découvrir cette douce partie de toi dont je rêve sans cesse, me révèle aussi ce que je ne voulais croire.
Et ce crétin de Marchessou, ce goujat, ce pisse-copie, qui plonge dans ton con ses doigts aux ongles longs, qui te travaille et te pétrit sans douceur ni tendresse.
Et voilà qu’il t’enfourche, le pantalon baissé sur ses mollets de coq et je ne vois plus que ses fesses plates s’agiter entre des jambes.
Moi, j’aurais léché tes lèvres et titillé ton clitoris du bout point pointu de ma langue. J’aurais aspiré ta cyprine, je l’aurais dégustée comme un nectar précieux.
J’aurais glissé mes doigts dans ta fente humectée et massé, dans ton con, la zone lisse et douce qui se serait gonflée sous ma douce pression et tu aurais gémi, inondée de plaisir.
Puis j’aurais accéléré le mouvement de mes doigts jusqu’au moment, où, sentant monter en toi l’orgasme, je les aurais soudainement retirés et surprise et déçue, tu m’aurais suppliée de continuer mon œuvre.
Je t’aurais alors fait rouler sur le ventre, glissant un coussin pour rehausser tes hanches et je t’aurais fessée pour m’avoir ignorée.
J’aurais dans ton cul serré enfoncé ma langue, puis mes doigts, deux doigts, rigides et décidés qui t’auraient explorée, fouillée, tandis que de l’index de mon autre main j’aurais branlé ta chatte.
Et enfin tu aurais joui comme jamais ce rat de Marchessou ne te permettra de le faire.
Puis, pendant que dolente tu aurais repris ton souffle, j’aurais relevé ma jupe baissé ma culotte et guidé ta bouche jusqu’à ma vulve.
Je t’aurais appris à me faire jouir, lentement….
Pas comme ce crétin qui a déjà fini, qui remballe son matériel, qui remonte ses bretelles et qui, ô chance, s’en va en claquant la porte du fond, te laissant étourdie et frustrée.
Je crois ma belle que notre heure est arrivée, je pose la main sur la poignée, j’ouvre la porte…

Photos: Musée de l’érotisme, Paris
Publié pour la première fois le 3 janvier 2007
5 novembre 2007 — vintage

Céleste n’était guère prude – peut-on l’être quand on gagne sa vie comme modèle ?- mais quand Léon le photographe, son amant à la barbe noire, avec qui elle s’envoyait joyeusement en l’air après les séances de pose, excités qu’ils étaient, l’une par le regard qui la fouillait dans les moindres détails, l’autre par la vision assidue d’un des plus beaux postérieurs de Paris, s’effaça devant elle pour qu’elle puisse pénétrer la première dans l’atelier du gros Alphonse, elle marqua le pas et il dût la pousser, d’une main plaquée sur ses fesses rebondies, pour la faire avancer.
Outre le gros Alphonse qui, affalé sur un divan se délectait d’un cigare en sirotant un verre d’absinthe, Céleste reconnut le peintre Marchessou et son ami le rouquin qui debout près de la cheminée devisaient avec un blondinet élégant qu’elle avait déjà repéré sur la butte et qui ne lui déplaisait point.
Sur un autre divan, Fifi et Lola, deux modèles, réputées pour avoir la cuisse particulièrement légère, corsages en désordre et jupons relevés, trinquaient joyeusement avec un gros homme qui, chemise ouverte et bretelles pendantes, chantait à tue tête les mésaventures sexuelles de trois orfèvres.
A la quantité de bouteilles d’absinthe et de vin ouvertes gisant aux quatre coins de la pièce, il était clair que la fête battait déjà son plein.
L’arrivée de Céleste fut saluée par des acclamations dont la nature directe fit rosir ses joues. Elle aimait, certes, les plaisirs de la chair, mais jamais jusqu’alors n’avait imaginé se livrer à cette activité en dehors de la tiédeur de l’atelier de Léon et avec un autre que lui.

Arrivée quelques mois plus tôt à Paris, introduite dans la bohême par une cousine délurée qui l’avait présentée à un peintre doté de peu de talent mais d’une bite insatiable qui n’avait pas tardé à lui voler son pucelage, et qu’elle avait quitté pour Léon, elle avait gardé toute sa fraîcheur innocente et espérait encore la venue d’un bellâtre fortuné, qui l’installerait dans un hôtel particulier où elle l’attendrait, alanguie dans des coussins moelleux en mangeant des choux à la crème.
Elle esquissa un mouvement de repli vers la porte mais Léon, l’enlaçant fermement par la taille l’entraîna en riant vers le divan du gros Alphonse qui était maintenant occupé à déboucher une bouteille de mousseux. Il en remplit un verre et le tendit à Céleste, lui enjoignant de le vider prestement.
« Allez, l’encouragea, Léon, bois donc un coup à la santé d’Alphonse, c’est son anniversaire ! »
Bien que n’ayant jamais bu d’alcool, Céleste obtempéra. Les bulles lui piquèrent le nez, mais le goût légèrement sucré du breuvage ne lui déplut point et quand, voyant son verre déjà vide, le gros Alphonse lui proposa une deuxième goulée, elle l’accepta volontiers.
Le mousseux, c’est bien connu, provoque chez les jeunes filles euphorie et langueur, et quand Léon souleva sa jupe et baissa sa culotte pour montrer à ses amis la blanche splendeur de ses fesses, non seulement elle ne protesta pas, mais au contraire creusa les reins en riant pour offrir aux regards gourmands tous les secrets de sa croupe.

Sur l’autre divan, tandis Lola enfouissait dans sa bouche goulue le membre dressé du gros homme, Marchessou, le pantalon aux chevilles, empalait de sa bite la chatte rousse de Fifi à quatre pattes devant lui.
En dégrafant la jupe de Céleste d’une main trop hâtive, Léon renversa le troisième verre de mousseux qu’elle était occupée à boire. Le liquide se répandit sur le caleçon que le gros Alphonse venait péniblement de dégager du pantalon et laissa sur la bosse renflée de la bite durcie une auréole humide, évoquant quelque déjection d’urine mal contrôlée. A cette vue Céleste éclata de rire, et oublieuse de toute pudeur, participa avec enthousiasme à son propre dénuement, ne gardant que ses bas, comme durant les séances de pose.
D’ailleurs, tandis que le rouquin et le blondinet, bretelles pendantes et bites en mains, bandant à qui mieux mieux, se rapprochaient de Céleste, frétillante et appétissante, Léon se retira pour installer son appareil photo.

Six mains la parcouraient, une moustache caressait son sein, un doigt s’enfonça dans son con, un autre dans son cul.
Ils la léchèrent.
La branlèrent.
La pénétrèrent.
Par devant.
Par derrière.
Dans son con, dans son cul, dans sa bouche aux lèvres douces.
Et elle, ravie et jamais lasse, entre deux éclats de rire, émoustillée par l’alcool et les flash de l’appareil de Léon, jouissait de tout son être.

Photos: Musée de l’érotisme, Paris
Publié pour la première fois le 23 décembre 2006
4 novembre 2007 — vintage
Argenton le 20 mai 1915
Mon amour,
Ce matin, et j’en tremble encore de joie, le facteur m’a apporté ta dernière lettre. Il lui a fallu 45 jours pour arriver jusqu’à moi, mais quand j’ai déchiré l’enveloppe, il m’a semblé sentir ton odeur.
Comme j’ai été heureuse de te lire !
J’ai tellement lu et relu ta lettre que désormais je la sais par cœur, je pourrais te la réciter quand tu reviendras.
Car tu reviendras mon amour, tu me l’as promis, et nous avions juré de toujours tenir nos promesses.
Tu me manques, au-delà des mots, au-delà des phrases, au-delà tout. Parfois ton souvenir est si fort, si dru, qu’il me fige sur place, que je ne peux plus ni marcher, ni écrire, ni aider Marie à la boutique, et je reste hébétée, vide, amputée de toi.

Le soir, le sommeil tarde à venir, seule dans ce grand lit, notre lit, qui porte encore la trace de nos ébats et de nos rires, je revis les merveilleux moments passés entre tes bras, et, au matin, lorsque je me réveille, je te cherche en vain à mes côtés.
Je déteste cette guerre absurde et imbécile qui me prive de toi. Qu’avons-nous donc fait pour mériter d’être ainsi séparés ?
Tout cela n’a aucun sens.
Est-ce à cause des premières chaleurs, de ce printemps qui fait que les fleurs embaument et que l’herbe tendre invite à l’amour, que le désir de toi me taraude ainsi ?
Quand je clos les yeux, je te vois, nu, allongé près de moi sur les draps brodés. J’imagine tes fesses rondes et fermes et ma main vagabonde qui caresse l’intérieur de tes cuisses, tu sais, là où la peau est si douce. Puis j’enserre entre mes lèvres ton pénis que l’amour a durci. Je le lèche, le mordille doucement, en recouvrant mes dents avec mes lèvres pour ne pas te faire mal, comme tu me l’as enseigné.
Tu m’as tout appris de l’amour. Quand je pense qu’avant notre nuit de noces j’avais peur ! J’étais bien ignorante alors, une oie blanche !
Et puis tu m’as caressée, dorlotée, pénétrée et c’était si bon, si fort, si éblouissant que j’ai pensé que jamais ne voudrais être séparée de toi, ne fut-ce qu’une nuit, car ce plaisir que nous nous apportions était un miracle et que nous devions nous battre pour le vivre encore et toujours.

Mais la guerre t’a emporté, si loin de moi, dans des contrées que je n’arrive même pas à imaginer, et où tu côtoies la violence et la mort.
Mon amour, il faut que je te dise quelque chose, je ne sais pas si c’est bien ou mal, et tu es le seul à qui je puisse en parler.
La nuit, lorsque le désir de ton corps est si fort que mon ventre en devient douloureux, je laisse mes mains parcourir mes seins, mes doigts s’enfoncer dans mon ventre, ô, bien sûr, ils n’ont pas la vigueur de ton sexe, mais il m’arrive de jouir en imaginant que c’est toi qui me caresses.
Ma mère disait qu’il ne fallait jamais se toucher dans ces endroits là, que c’était pêcher de se caresser soi même, mais tu n’es pas comme elle, tu as étudié, tu sais beaucoup de choses qu’elle ne sait pas et je pense que tu me comprendras.
Si tu étais avec moi, je ne le ferais pas, c’est ton absence qui m’est si douloureusement insupportable.
Mon Paul, mon amour, mon beau mari que le destin m’a donné et si vite repris, reviens moi vite, sans toi je suis une ombre, une coquille vide, une enfant abandonnée.
J’ai peur pour toi, si peur, sois très vigilant, ne te mets pas inutilement en danger, si tu ne revenais pas, j’en mourrais.
Je t’embrasse, de tout mon cœur qui ne bat que pour toi, de toute mon âme, de chaque parcelle de mon corps qui sans toi s’étiole et se meurt.
Je t’attends.
Céleste

Photos: Musée de l’érotisme – Paris
Publié pour la première fois le 4 Mars 2007
2 novembre 2007 — vintage
Le jupon frétillant sur ses hanches accortes,
Et les seins pigeonnant dans le corsage blanc
D’un léger pas joyeux Célestine flânait
Dans le pré embaumant de fragrances fleuries.
Mais voilà que Paulo, le chapeau sur l’oreille
Croisant sur son chemin la belle solitaire
L’apostropha gaiement pour lui conter fleurette ;
« Quel plaisir, lui dit-il, de voir en cet endroit
Fleur au milieu des fleurs, ton ravissant minois ! »
La belle, l’oreille flattée par le charmant couplet
Ne se fit pas prier pour donner un baiser.
De baisers en caresses, son jupon fut relevé
Sa culotte enlevée et ses seins dénudés
Par des mains impatientes qui voulaient tout toucher.
« Sais-tu ma belle amie dit alors le gandin
Que dans mon pantalon sommeille un sucre d’orge
Dont le jus tendre et doux rend belles les donzelles ? »
« Je vais donc le sucer » déclara la coquine.
Et ouvrant grand la bouche entre ses lèvres tendres
Elle enfonça la bite qui de joie se raidit.
Son ouvrage fini, et le liquide bu.
Elle tendit au galant son cul d’albâtre blanc.
« Hélas, dit ce dernier, tu fus bien trop gourmande
Mes bourses sont vidées et tu devras attendre »

Photos: Musée de l’érotisme – Paris
Publiè pour la première fois le 25 Mars 2007