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Céleste à Paris

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Céleste n’était guère prude – peut-on l’être quand on gagne sa vie comme modèle ?- mais quand Léon le photographe, son amant à la barbe noire, avec qui elle s’envoyait joyeusement en l’air après les séances de pose, excités qu’ils étaient, l’une par le regard qui la fouillait dans les moindres détails, l’autre par la vision assidue d’un des plus beaux postérieurs de Paris, s’effaça devant elle pour qu’elle puisse pénétrer la première dans l’atelier du gros Alphonse, elle marqua le pas et il dût la pousser, d’une main plaquée sur ses fesses rebondies, pour la faire avancer.
Outre le gros Alphonse qui, affalé sur un divan se délectait d’un cigare en sirotant un verre d’absinthe, Céleste reconnut le peintre Marchessou et son ami le rouquin qui debout près de la cheminée devisaient avec un blondinet élégant qu’elle avait déjà repéré sur la butte et qui ne lui déplaisait point.
Sur un autre divan, Fifi et Lola, deux modèles, réputées pour avoir la cuisse particulièrement légère, corsages en désordre et jupons relevés, trinquaient joyeusement avec un gros homme qui, chemise ouverte et bretelles pendantes, chantait à tue tête les mésaventures sexuelles de trois orfèvres.
A la quantité de bouteilles d’absinthe et de vin ouvertes gisant aux quatre coins de la pièce, il était clair que la fête battait déjà son plein.
L’arrivée de Céleste fut saluée par des acclamations dont la nature directe fit rosir ses joues. Elle aimait, certes, les plaisirs de la chair, mais jamais jusqu’alors n’avait imaginé se livrer à cette activité en dehors de la tiédeur de l’atelier de Léon et avec un autre que lui.

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Arrivée quelques mois plus tôt à Paris, introduite dans la bohême par une cousine délurée qui l’avait présentée à un peintre doté de peu de talent mais d’une bite insatiable qui n’avait pas tardé à lui voler son pucelage, et qu’elle avait quitté pour Léon, elle avait gardé toute sa fraîcheur innocente et espérait encore la venue d’un bellâtre fortuné, qui l’installerait dans un hôtel particulier où elle l’attendrait, alanguie dans des coussins moelleux en mangeant des choux à la crème.
Elle esquissa un mouvement de repli vers la porte mais Léon, l’enlaçant fermement par la taille l’entraîna en riant vers le divan du gros Alphonse qui était maintenant occupé à déboucher une bouteille de mousseux. Il en remplit un verre et le tendit à Céleste, lui enjoignant de le vider prestement.
« Allez, l’encouragea, Léon, bois donc un coup à la santé d’Alphonse, c’est son anniversaire ! »
Bien que n’ayant jamais bu d’alcool, Céleste obtempéra. Les bulles lui piquèrent le nez, mais le goût légèrement sucré du breuvage ne lui déplut point et quand, voyant son verre déjà vide, le gros Alphonse lui proposa une deuxième goulée, elle l’accepta volontiers.

Le mousseux, c’est bien connu, provoque chez les jeunes filles euphorie et langueur, et quand Léon souleva sa jupe et baissa sa culotte pour montrer à ses amis la blanche splendeur de ses fesses, non seulement elle ne protesta pas, mais au contraire creusa les reins en riant pour offrir aux regards gourmands tous les secrets de sa croupe.

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Sur l’autre divan, tandis Lola enfouissait dans sa bouche goulue le membre dressé du gros homme, Marchessou, le pantalon aux chevilles, empalait de sa bite la chatte rousse de Fifi à quatre pattes devant lui.

En dégrafant la jupe de Céleste d’une main trop hâtive, Léon renversa le troisième verre de mousseux qu’elle était occupée à boire. Le liquide se répandit sur le caleçon que le gros Alphonse venait péniblement de dégager du pantalon et laissa sur la bosse renflée de la bite durcie une auréole humide, évoquant quelque déjection d’urine mal contrôlée. A cette vue Céleste éclata de rire, et oublieuse de toute pudeur, participa avec enthousiasme à son propre dénuement, ne gardant que ses bas, comme durant les séances de pose.

D’ailleurs, tandis que le rouquin et le blondinet, bretelles pendantes et bites en mains, bandant à qui mieux mieux, se rapprochaient de Céleste, frétillante et appétissante, Léon se retira pour installer son appareil photo.

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Six mains la parcouraient, une moustache caressait son sein, un doigt s’enfonça dans son con, un autre dans son cul.
Ils la léchèrent.
La branlèrent.
La pénétrèrent.
Par devant.
Par derrière.
Dans son con, dans son cul, dans sa bouche aux lèvres douces.

Et elle, ravie et jamais lasse, entre deux éclats de rire, émoustillée par l’alcool et les flash de l’appareil de Léon, jouissait de tout son être.

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Photos: Musée de l’érotisme, Paris

Publié pour la première fois le 23 décembre 2006

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#1 vieil anar le 20.03.08 à 23:39

Ca se passe de commentaires, non! :-) )

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