
Vous me regardez, je le sais.
Je sens vos yeux braqués sur moi et ma chatte en ruisselle de plaisir.
Ce soir, comme chaque soir, j’ai ouvert grand les rideaux de velours pourpre, j’ai vêtu ma guêpière noire et enfilé mes bas rouges.
Vous ne me connaissez pas, mais je sais qui vous êtes.
Le petit gros du troisième et ta voisine, la vieille fille maussade.
Le freluquet du premier.
Le pépé du second.
Le bourgeois du quatrième dont l’épouse falote dort seule dans le lit le conjugal, enveloppée dans sa chemise de nuit comme une momie dans ses bandelettes.
Et vous, les autres, les anonymes.
Minuit, sur ma scène les trois coups ont été frappés et le spectacle commence.
Bientôt vous astiquerez fébrilement vos membres esseulés, et toi, l’éternelle donzelle au chignon bien tiré tu enfonceras dans ton con tes doigts manucurés.
Je relève le long de la soie rouge de mes bas la dentelle ajourée de mon jupon noir et, laissant une bretelle glisser sur mon épaule, offre à votre désir un sein au pâle mamelon dressé.
Ondulante et cambrée, je danse.
Pour vous, mes voyeurs embusqués que je sais fidèles à ces rendez-vous nocturnes dont j’ai fixé les règles.
Je m’allonge sur le lit que j’ai habilement placé face à la fenêtre, face à vous. Les frémissements des persiennes trahissent vos présences.
Jambes écartées, fesses relevées, culotte baissée.
Ma vulve, telle un gros fruit mur bordé de poils noirs et touffus, dégouline du jus que vos regards font naître.
J’y enfonce mes doigts, cabre et râle et bonheur.
Je m’arrête et reprend, imaginant vos queues dressées et cette envie de moi qui vous traverse les reins.
Mon ami le godemichet me comblera ce soir.
Argh ! Au plus profond de moi par ma main fiché, le rythme que je lui imprime est aussi le vôtre.
Et nous jouissons ensemble, vous honteux et défaits de vous être laissés aller, moi comblée.
Demain, peut-être aurais-je envie de vous offrir de vous mon cul… qui sait ?

Photos: Fabionik pour YONI
Publié pour la première fois le 13 janvier 2007
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© Les histoires érotiques de Yoni
1 commentaire pour le moment ↓
ça sent la main de l’homme derrière tout ça.
Cela dit, c’est joliment fait et c’est un bel hommage à la sensualité, à ce pouvoir ‘femellien’ qui met le sexe fort à ces genoux…!
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