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Pourquoi Lady Céleste ne regagna jamais son manoir du Yorkshire (4)

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Episode 4

La découverte

Quand, étant sorti fumer une dernière beedi dans la quiétude parfumée du jardin, Benjamin, qui connaissait l’intensité de la passion qui liait entre eux Radha et Krishna, avait trouvé, allongé sous le bananier, le corps évanoui de sa belle-sœur, il avait immédiatement suspecté l’origine du malaise.
Prenant Lady Céleste dans ses bras il l’avait portée dans sa chambre et étendue sur le lit, alors que peu à peu elle reprenait ses esprits.
Puis, après lui avoir donné à boire une tisane apaisante, il lui avait raconté l’histoire des deux amants.
Elle avait écouté, le regard fixe, et aucune émotion n’avait semblé la parcourir.
Mais à peine avait-elle sombré dans le sommeil, comme un navire égaré s’enfonce dans la brume, que d’étranges rêves avaient peuplé sa nuit.
Dans une riche demeure indienne, des femmes nues, assises, offertes, les cuisses écartées et le yoni béant l’interpellaient de toutes parts. Elle fuyait de pièce en pièce, rouge de honte, le souffle court, mais voilà qu’un homme arrivait, lui arrachait ses vêtements et la contraignait à s’asseoir parmi les créatures impudiques. Puis il se penchait sur elle et la regardait en riant. Et toutes les femmes poussaient aussi de longs rires stridulants. Comme des spirales qui s’enfonçaient dans ses oreilles, tandis que la sèche voix de sa mère lui enjoignait de ne jamais perdre sa dignité, de ne jamais perdre sa dignité, de ne jamais perdre sa dignité…

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Les jours suivants, l’idée de rencontrer les amants lui étant insupportable, elle resta confinée dans sa chambre.

Au bout d’une semaine, voyant que sa belle-sœur dépérissait, Benjamin, en bon docteur qu’il était, décida de lui appliquer un traitement de choc. N’ayant aucun doute sur la déplorable misère amoureuse de Lady Céleste et étant lui-même fort informé des délices de la sexualité, il entreprit d’en expliquer les innombrables bienfaits à cette triste anglaise dont le joli corps se fanait au milieu des fines dentelles de ses dessous raffinés.
Non point qu’il eût les moindres pensées érotiques à son endroit, à la douce volupté des courbes féminines il préférait la lisse élasticité des muscles masculins, mais Benjamin était un être hautement charitable, et la souffrance de ce tendre oiseau que la violence et la bêtise de son rustre de frère avait transformé en une pintade acariâtre, lui était pénible.

Rendant une courte visite à Lady Céleste, durant laquelle il s’inquiéta de sa santé et lui conseilla, en vain, de faire quelques pas dans le jardin, il posa négligemment sur la coiffeuse quelques gravures érotiques, qu’il avait dûment sélectionnées à son attention, puis il s’en fut en l’assurant de son amitié et non sans lui avoir donné des nouvelles satisfaisantes de son époux. Il ne livra pas l’entière vérité au sujet de ce dernier, qui, au lieu de se morfondre sur son lit, seul et abandonné, comme le supposait et s’en réjouissait sa femme, faisait frénétiquement sauter sur son sexe dressé des prostituées venues du village voisin et qui faisaient la queue devant la porte de sa chambre pour profiter de ses largesses et de la taille de son organe, dont la réputation se répandait comme traînée de poudre.

Ce ne fut qu’un long moment après le départ de Benjamin, que Lady Céleste s’avisa de la présence des gravures sur sa coiffeuse. Interloquée, elle décida de lui rapporter sur le champ ces immondes saletés.
Mais voilà, la fâcheuse sensation de tétanie qui s’était emparée d’elle sous le bananier alors qu’elle assistait aux ébats enflammés de Radha et Krishna, se fit à nouveau sentir.
Et pendant qu’elle se répétait en vain « Je dois rapporter ces gravures sans les regarder, je dois rapporter ces gravures sans les regarder, ma dignité l’exige » un trouble diffus envahissait son bas ventre et un frisson glissait le long de son échine.
Elle fixait, hypnotisée, la première gravure. Dans ce qu’elle supposa être un harem, un homme, confortablement assis dans un fauteuil, se laissait caresser par des femmes dont la nudité était rehaussée par de fins voiles. Deux d’entre elles lui massaient les épaules, tandis qu’une autre, assise, jambes écartées, lissait de ses mains la plante de son pied.
D’autres femmes se baignaient.
Au premier plan, une créature, alanguie sur un coussin, s’étirait comme une chatte repue, souriante, la tête renversée en arrière.
Sur tous les visages se lisait la paix et la sérénité, même sur celui de la jeune vierge qu’on amenait à l’homme, nue, le sexe soigneusement épilé.
Il y avait des fleurs et du vin.
Luxe, calme et volupté.

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De tout cela Lady Céleste ne savait rien. Que l’on puisse ainsi jouir de sa nudité et offrir sa chair au désir de l’homme lui était inconnu, voire même incompréhensible.
Mais ce que son esprit ne pouvait admettre, son corps le comprit, qui se mit à répandre dans les dentelles de sa culotte une eau tiède et douce.
La chaleur l’envahit et tandis que sa main gauche déplaçait la gravure afin de découvrir la suivante, sa main droite détachait les cordons de la robe de chambre en satin, faisait glisser les bretelles de la chemise de nuit pour faire jaillir un sein dont la pointe, enfin libre, se dressa.

Sur la deuxième gravure l’homme (était-ce le même ?) agenouillé nu devant une femme appuyée sur une autre qui caressait ses seins, enfonçait son lingam dans un yoni accueillant.

Derrière eux deux bayadères souriantes se mignotaient en observant la scène.

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La robe de chambre et la chemise de nuit gisait sur le sol. Presque à son insu, la main de Lady Céleste se fraya un chemin dans la culotte en dentelle, pénétra dans la toison bouclée, effleura le clitoris dont le gonflement soudain la surprit et l’émut, et, continuant son exploration, s’enfouit dans les profondeurs humides.
Quelle étrange sensation !
Elle se pencha en avant pour enfoncer le doigt au plus profond, caressant lentement les parois souples et soyeuses.

Elle expédia la gravure au loin, d’un geste brusque de l’autre main, pour découvrir la suivante qui l’excita encore plus.

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Se laissant tomber sur le lit, les jambes repliées sur la poitrine elle enfonça deux doigts impatients dans sa vulve et leur imposa un rythme rapide, une ondée se répandit sur les draps, elle poursuivit sa délicieuse tâche, de plus en plus fort et vite.
La chair brûlante enserrait ses doigts.
Son clitoris frémissait sous la caresse de sa paume.
Plus rien n’existait d’autre que le va et vient de sa main.

Un incroyable et indéfinissable plaisir la parcourut alors, comme un éclair de bonheur, de chaleur, de bien être.
Elle se mordit la lèvre pour ne pas hurler sa joie.
Bien après les derniers spasmes elle resta allongée, les doigts fichés dans son vagin qui longuement palpita.

C’était donc cela qui rendait les femmes si heureuses.

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à suivre…

Publié la première fois par yoni-signature.pngle 6 décembre 2006

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