
La clé de l'univers repose dans le corps de l'amant ou de l'amante
23 février 2010 — journal intime
16 novembre 2008 — érotisme indien

Dans la lourde chaleur nocturne embaumée de jasmin, la belle Hemawati, allongée nue sur sa couche, ne trouvait le sommeil. Un irrésistible désir parcourait sa chair, qui tendait ses seins et lançait dans son ventre vierge d’étranges frissons.
Comme un appel, venu du plus profond de son corps, un appétit intime et brûlant que les caresses qu’elle se prodiguait d’une main fiévreuse ne parvenaient à satisfaire.
Elle pensa à la fraîcheur du fleuve dont elle percevait clapoter les eaux paisibles. Enveloppant son corps aux douces lignes cambrées dans une longue étoffe de soie claire piquée de cabochons d’or, elle franchit silencieusement la porte de la demeure de son père et marcha vers le fleuve.
La lune dans sa plénitude la suivit du regard et intensifia son éclat afin que la belle ne blessât point ses pieds nus aux pierres aigues du chemin.
Arrivée sur la grève, Hemawati libéra langoureusement son corps de la soie claire qui moulait ses seins ronds. Comme de l’argent fondu l’eau brillait sous la lune. Elle y pénétra lentement pour mieux en goûter la fraicheur. De ses mains en forme de coupe elle versa de l’eau sur son corps et les gouttes d’eau qui ruisselaient en soulignaient la grâce.
Du haut du ciel la lune, ravie par ce spectacle enchanteur n’en pouvait plus n’en pouvait mais.
La tentation se fit trop forte d’aller soulager cette belle enfant de ce désir qu’aucun mortel n’aurait su satisfaire.
De lune elle devint homme.

Apercevant soudain une silhouette virile dressée à ses côtés, Hemawati, emplie de honte, se jeta éperdument dans le mitan du fleuve.
Mais en quelques pas il la rejoignit, chantant une douce mélopée. Son chant était magique et nulle femme n’y pouvait résister. Aussi, lorsqu’il l’enlaça, Hemawati ne le repoussa point. Pendant qu’il baisait longuement ses lèvres fraiches, ses mains descendaient le long des courbes pleines, dessinant sur le modelé des fesses de tendres arabesques et son vit se dressait, fier et vigoureux.
Elle en sentit la force et de son doux ventre monta un frémissant appel.
Il la souleva dans ses bras, la porta sur la berge et l’allongea sur le sable. De sa langue il joua avec les tétons durcis par le désir. Puis, sa bouche gourmande, glissant sur la peau soyeuse, se fraya un chemin, jusqu’à la vulve tendre. La saveur du fleuve s’y mêlait aux épanchements salins de la belle alanguie.
Hemawati, le cœur et les sens chavirés, caressait de ses doigts fins la chevelure bouclée qui dansait entre ses cuisses ouvertes.
Quand il releva la tête, elle se redressa pour poser ses lèvres sur la bouche luisante et en déguster le nectar. Puis, doucement, l’homme la guida vers son vit. Elle en suivit la hampe d’une langue mutine avant de déposer un baiser sur le gland. D’un léger coup de reins il enfonça son sexe dans la bouche de la belle qui, prise d’une soudaine ardeur, entreprit un rapide mouvement de va et vient.
Il se défit de sa bouche, s’agenouilla entre ses cuisses et, lui soulevant les fesses, planta son vit dans la vulve.
Elle poussa un léger cri de surprise quand un élan de douleur la traversa. Mais le lingam qui bougeait puissamment en elle lui arracha bientôt des soupirs de bonheur.
Il la baisa longuement et savamment, variant les positions, tantôt elle était sous lui, tantôt à califourchon sur son ventre, ou encore agenouillée la croupe offerte à sa vigueur.
Mais aux premières lueurs de l’aube, déposant sur ses lèvres un dernier baiser il lui dit adieu.
« Non, dit la jeune femme, ne pars pas, je ne suis pas mariée, si tu t’en vas je vais mourir ».
L’homme lune sourit et répondit :
« Ne t’en fais pas, va à Khajuraho, donne naissance à l’enfant qui désormais grandit dans ton ventre. Il deviendra très important et tu vivras auprès de lui. »
Ainsi fut fait et l’enfant né de l’union de la lune et d’Hemawati, devint le premier des Chandelas.

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« Origine du Monde » – Gustave Courbet 1886

« Origine du Monde » – Fabionik pour Yoni – 1998
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