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Yoni Art: Culotte en VHS

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Photos de Fabionik pour Yoni - 1997

Vide de toi

Arraché.
Ils t’ont arraché à moi.
Arraché à mon corps, à mes bras, à ma peau.
Ma peau si blanche sur l’ébène de la tienne.

Je posais au réveil ma tête sur ton ventre soyeux et entourais ton phallus de mes lèvres.
Nous restions ainsi, suspendus à la douce léthargie du matin.
Tu caressais mes cheveux, mes doigts jouaient sur ton sexe.

Parfois tu te dégageais doucement, roulais sur moi. J’arrimais mes jambes à tes hanches pour t’accueillir au plus profond de ma chaleur et nous ne formions plus qu’un seul corps qui tanguait et roulait.
Comme une feuille sur l’onde.
Et je croyais alors que rien ni personne ne pourrait nous séparer.

Arraché.
Ils t’ont arraché à moi.

J’ai encore sur ma vulve la douceur de ta bouche, la caresse de ta langue,  la tiédeur de ton souffle.
Devenu béance inutile, mon ventre vide de toi se chiffonne et se tord.
Mes doigts impatients fourragent mon sexe.
Revivre l’extase, te retrouver, un instant.
Mais mon corps glacé résiste et ne veut jouir ; il se raidit, s’épuise, refuse cette absurde consolation.

Arraché.
Ils t’ont arraché à ma peau.

Je t’ai attendu au-delà des heures, au-delà du temps. Je t’ai cherché dans les rues. J’ai sillonné la ville et interpelé des passants. J’ai sonné aux portes de tes amis. Ils m’ont parlé de la rafle.
Une descente de police, des immigrés sans papiers jetés dans des camions. Embarqués dans des avions.
« Retour à l’envoyeur, m’a dit un policier. C’est comme ça ma petite dame. C’est la loi ! »

Arraché.
Ils t’ont arraché à moi pour t’expédier vers un pays où t’attend la prison ou la mort.

J’ai mal à hurler, à me cogner contre les murs, à labourer mon corps de mes ongles pour avoir l’illusion que cette douleur là me fera un instant oublier l’autre, insoutenable, celle de ta disparition.

« T’en fais pas, disais-tu,  je suis en France depuis longtemps, j’ai fait toutes les demandes, je serai bientôt régularisé. »

Yoni Video: Valse

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Fabionik pour Yoni (2007)

Yoni Video: Pink in Paris

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Fabionik pour Yoni (2007)

Yoni Art: Strip tease

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2007 Photos de Fabionik pour Yoni

Yoni Art: Découverte

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2004 Photos de Fabionik pour Yoni

Yoni Art: Sous la jupe

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2003-2006 Photos de Fabionik pour Yoni

Yoni Art: La robe à fleurs

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1999 Videoframes de Fabionik pour Yoni

E comme Ensemble

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Voluptueusement cambrée, elle s’étire pour offrir à l’objectif la courbure de ses fesses. Sous la caresse dorée de la soie sa vulve frémit et doucement s’entrouvre. Emoustillée par l’idée du double regard qui la pénètre, attentif au glissement de la légère chemise, elle imagine, elle espère la bouche sur ses lèvres. Elles se déploient comme des pétales ruisselants de rosée. Elles frémissent dans l’attente du baiser.
Sa langue gourmande lèchera son eau parfumée, s’enfoncera dans le con soyeux. Elle se tendra vers lui, le désirant au plus profond de son ventre.
Mais peut-être aura–t-il un autre désir. Celui de son cul étroit, plus secret et fermé qu’elle n’a jamais accordé qu’à lui.
Il jouera avec son orifice, lentement et délicatement, pour l’apprivoiser, le trempant de sa salive, l’aspirant doucement, le pénétrant, à peine, de la pointe de sa langue.
Elle frissonnera dans l’attente du doigt agile et ferme qui s’enfoncera en elle, et alors, emportée par le désir d’orgasme elle écartera de ses deux mains les globes de ses fesses pour s’offrir encore et encore.
Il la caressera longtemps, sa bouche et ses doigts se relayant, de son cul à son con. Des ondes de plaisir la parcourront longuement, et lui, grisé par la cyprine qui coulera le long de des cuisses tendres et par ses soupirs extasiés redoublera d’ardeur.
Et quand son cul, docile et amadoué se sera ouvert, il empoignera ses hanches, poussera lentement son sexe dur et humide contre son orifice.
La pénétrera.
Elle poussera un petit cri de joie.
Se collera à lui.
Cuisses contre cuisses.
Fesses contre ventre.
Ils se balanceront longuement, danseront, comme des flammes mouvantes.
Lui fiché en elle éperdue et heureuse.

Elle retiendra un nouvel orgasme, pour l’attendre.

Et exploser ensemble, de joie.

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18 novembre 2007

Le dessin de Pin Up est de Vargas
La photo est de YONI

C comme Caresse

Mes mains effleurent ta peau, glissent le long de ton torse, folâtrent sur ton ventre.
Délicatement, les tiennes parcourent mon dos suivant la courbe de mes reins.
Du bout des doigts je dessine autour de ton pénis qui lentement se déploie et se gonfle comme un petit animal curieux, des volutes de douceur. Je suspends mon geste, te laissant quelques instants dans l’attente de mes caresses.
Tu frémis de désir et encercles mes seins de tes paumes, pressant de tes pouces mes mamelons que l’envie de toi a durci et qui se dressent impatients et joyeux.

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A nouveau mes mains jouent suavement sur ton ventre, contournent le phallus, qui, déçu se tend sur leur passage. Mais, coquines, elles glissent vers les cuisses dont elles suivent le galbe avant de s’enfoncer vers la lisse peau du périnée, vers les tendres testicules.
Tu as lâché mes seins pour empoigner mes fesses dont tu malaxes les rondeurs, écartant les globes afin de permettre à tes doigts de caresser ma fente qui, de joie, commence à ruisseler.
Je me dégage, m’agenouille à califourchon sur ton ventre, la croupe légèrement relevée pour permettre à tes doigts de fouiller délicieusement mon con.
Je fais glisser mes ongles sur ta poitrine, agaçant au passage tes mamelons.
Mes mains volent sur ton ventre, de haut en bas, en longs mouvements rapides et sûrs comme des battements d’aile.
Ton phallus, que je n’ai pas encore touché, se rengorge, dur et assoiffé de caresses, lorsque je plie les genoux je sens sa vigueur contre mon sexe trempé que je frotte contre lui en un mouvement de va et vient qui t’arrache un petit grognement de bonheur.
Et mes mains volent sur ton corps.
Je suis assise sur toi, ta bite chaudement calée entre mes lèvres qui s’incurvent pour l’accueillir.
Tu caresses mes cuisses, mon clitoris qui jubile de plaisir, mes fesses.

Puis tu me pénètres…

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Publié pour la première fois le 12 Février 2007

Photos: Fabionik pour YONI

Les bas rouges: la spectatrice

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Elle ouvre ses rideaux et mon ventre palpite.
De ma fenêtre close je l’observe en silence car minuit a sonné et je sais que la belle, la garce, la salope, toute pudeur envolée à moi va se montrer.
Mais suis-je la seule à l’épier ?
Est-ce pour moi que chaque soir elle danse et se pavane, offrant à mon regard ses appâts dénudés ?

Le spectacle commence, elle a mis ses bas rouges que la jupe noire, lascivement remontée, dévoile et caresse.

Ondulante et narquoise, elle découvre puis cache et découvre à nouveau ses cuisses gainées de soie.
Rouge.
Comme le sang.
Comme sa vulve gonflée.

Son cul ondoie et me nargue.

Elle se branle, culotte baissée, jambes écartées, sa main s’active, fouille, besogne et mon ventre est en feu.
J’arrache mon slip et plante dans mon con un index impatient qui va et vient au rythme de sa main.

Elle suspend son geste et porte goulûment à ses lèvres des doigts que j’imagine imprégnés de cyprine. Elle les lèche et je fais de même, suçant ma propre saveur que je découvre salée.

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Elle ne me voit pas, mais moi je ne vois qu’elle. Elle a envahi mon espace, tous mes espaces. Son image me traque, au bureau, dans la rue, chez moi, partout. Il suffit d’un instant de vide pour qu’elle apparaisse, pour que sa chatte velue se balance, s’ouvre, comme une coquille pourpre où je brûle de poser mes lèvres.

Je ne pense plus qu’à elle, elle m’obsède et me hante.

Elle est allongée sur le lit, la croupe en l’air et enfonce dans son cul une fausse bite couleur d’ivoire.

Un doigt dans le vagin, un autre dans l’anus, je ferme les yeux et me branle à nouveau.

Je dégouline et râle.

Un spasme me traverse, puis de longues ondes me parcourent.

Je rouvre les yeux, les rideaux sont fermés.

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Photos: Fabionik pour YONI

Publié pour la première fois le 4 Février 2007

Mascarade

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Nue sous sa courte tunique drapée, le visage masqué, C dansait. Nul ne pouvait la reconnaître, elle-même avait laissé à la porte du bal son identité d’épouse fidèle et de mère exemplaire. Depuis qu’elle avait appris l’indigne trahison de son époux le désir de vengeance l’animait et elle comptait bien sur cette soirée pour lui faire payer sa félonie.
Elle avait découvert ses troubles activités nocturnes, l’avait épié, suivi, et alors qu’il la croyait sagement endormie dans le lit conjugal, s’était faufilée dans cette soirée très privée, où il ne s’attendait certes pas à la rencontrer.
Un petit groupe se forma autour d’elle et une main remonta le long de ses cuisses, elle creusa les reins pour l’encourager à poursuivre son ascension. Les doigts caressèrent son mont de vénus, jouant dans sa toison bouclée. Elle écarta les jambes, attentive aux mouvements de l’index qui la pénétrait, puis bougeant suavement son bassin, se branla, inondant de son jus la main inconnue.
L’un des personnages masqués qui l’entouraient dénuda sa poitrine et malaxa ses seins.
C’est alors qu’elle aperçut son mari, reconnaissable malgré son travestissement de cardinal, qui lutinait une fausse collégienne en jupette à carreaux et chaussettes bien tirées. Il la guida vers un canapé, releva sa jupe et enfouit son visage dans sa chatte qu’il se mit à lécher avec une évidente délectation.
Un frisson parcourut C, dont elle n’aurait su dire s’il était de rage ou de plaisir car la main habile qui la fouillait lui arracha un orgasme.

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Elle se dégagea du groupe, s’approcha du canapé, et, se penchant sur la collégienne, lui baisa longuement les lèvres, puis elle suça les mamelons, les mordilla, résistant à l’envie de planter ses dents dans la chair blanche.
Son mari, ravie de l’intervention de celle qui, croyait-il, lui était inconnue, tendit une main pour la caresser. Elle lui offrit son cul, qu’il fourragea impatiemment.
Levant le visage de la chatte de la collégienne, il souleva son habit de cardinal pour dévoiler sa bite raidie de concupiscence, la fille se pencha sur elle et l’enfouit dans sa bouche. Il grogna de plaisir.
C les laissa à leurs ébats et s’en fut quérir un Dom Juan de belle prestance et un marquis en perruque. Glissant ses deux mains dans les pantalons de satin elle saisit les verges qui ne résistèrent pas aux caresses et se déployèrent vigoureusement. Elle chuchota aux deux bellâtres de prendre place sur le canapé et il n’hésitèrent pas un instant avant de la suivre. Elle dégagea la bite du Dom Juan et, soulevant sa voilette, l’enfonça dans sa bouche, puis tendant la croupe, engagea le marquis à la pénétrer.
Ils étaient donc face à face, les bons époux qui faisaient l’envie de leurs amis, le couple de rêve que tous admiraient.
Et quand leurs yeux se croisèrent, lentement, la bite du Dom Juan entre les lèvres, elle arracha son masque.

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Photos: Musée de l’érotisme - Paris

Publié pour la première fois le 20 Février 2007

F comme Fellation

Une main caresse les testicules, fermes et moelleuses à la fois, l’autre monte et descend le long de la hampe, faisant lentement glisser le prépuce sur le gland où la langue musarde et se délecte avant de s’enfiler légèrement dans le méat qu’elle titille malicieusement.

La bouche de velours humide, aspire et tête le membre ravi qui, fier, se dresse sous l’hommage amoureux.

Les doigts effleurent la lisse et tendre peau du périnée, folâtrent sur l’anus, puis dessinent sur les fesses de folles arabesques.

Le membre en la bouche enfoncé, de plaisir se raidit autant que faire se peut.

La bouche, dont les lèvres recourbées protègent le phallus de la rudesse des dents, petites perles cruelles, s’active et se régale sur la mâle vigueur.

Le va et vient s’active, le paroxysme approche.

Mais l’enjôleur mouvement s’apaise et s’alanguit, il est encore trop tôt pour que la jouissance fuse et la langue à nouveau caresse le tendre gland.

D’un coquin mouvement la bouche enserre puis lâche la bite abandonnée à ses soins ardents.

Les hanches entrent en danse, poussant entre les lèvres soyeuses le sexe turgescent qui exige, qui prend, qui réclame.

Et la bouche à nouveau danse follement le long de long de la verge dont les doigts compriment la base,

Elle se retire soudain et, dans un long spasme libérateur, jaillit des profondeurs la blanche semence.

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Photos: Musée de l’érotisme, Paris

Publié pour la première fois le 21 Janvier 2007

Les bas rouges: vous me regardez

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Vous me regardez, je le sais.
Je sens vos yeux braqués sur moi et ma chatte en ruisselle de plaisir.

Ce soir, comme chaque soir, j’ai ouvert grand les rideaux de velours pourpre, j’ai vêtu ma guêpière noire et enfilé mes bas rouges.

Vous ne me connaissez pas, mais je sais qui vous êtes.
Le petit gros du troisième et ta voisine, la vieille fille maussade.
Le freluquet du premier.
Le pépé du second.
Le bourgeois du quatrième dont l’épouse falote dort seule dans le lit le conjugal, enveloppée dans sa chemise de nuit comme une momie dans ses bandelettes.
Et vous, les autres, les anonymes.

Minuit, sur ma scène les trois coups ont été frappés et le spectacle commence.

Bientôt vous astiquerez fébrilement vos membres esseulés, et toi, l’éternelle donzelle au chignon bien tiré tu enfonceras dans ton con tes doigts manucurés.

Je relève le long de la soie rouge de mes bas la dentelle ajourée de mon jupon noir et, laissant une bretelle glisser sur mon épaule, offre à votre désir un sein au pâle mamelon dressé.

Ondulante et cambrée, je danse.

Pour vous, mes voyeurs embusqués que je sais fidèles à ces rendez-vous nocturnes dont j’ai fixé les règles.

Je m’allonge sur le lit que j’ai habilement placé face à la fenêtre, face à vous. Les frémissements des persiennes trahissent vos présences.

Jambes écartées, fesses relevées, culotte baissée.

Ma vulve, telle un gros fruit mur bordé de poils noirs et touffus, dégouline du jus que vos regards font naître.
J’y enfonce mes doigts, cabre et râle et bonheur.

Je m’arrête et reprend, imaginant vos queues dressées et cette envie de moi qui vous traverse les reins.

Mon ami le godemichet me comblera ce soir.

Argh ! Au plus profond de moi par ma main fiché, le rythme que je lui imprime est aussi le vôtre.

Et nous jouissons ensemble, vous honteux et défaits de vous être laissés aller, moi comblée.

Demain, peut-être aurais-je envie de vous offrir de vous mon cul… qui sait ?

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Photos: Fabionik pour YONI

Publié pour la première fois le 13 janvier 2007

Céleste par le trou de la serrure

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Où es-tu Céleste ?
Où te caches-tu, ma petite caille au ventre palpitant ?
Depuis que je t’ai entrevue, à demi nue et innocente, dans la pénombre de ta chambre, contemplant ton charmant minois, ton corps m’obsède et me hante.
Je revois la douce courbe de tes reins, tes petits seins coquins et ce tissu drapé que j’aurais tant aimé défaire pour découvrir les boucles brunes de ta chatte et la cambrure de ton cul.
Il doit être bien joli ton cul, lisse et rond comme une pêche fendue.

Je te cherche d’une pièce à l’autre car l’envie que j’ai de toi me taraude le ventre et mouille ma culotte.

La porte de ta chambre est close, serait-il possible que tu m’y attendes, alanguie et frémissante, humide comme une fleur que ma main impatiente pourrait enfin cueillir ?

Aurais-tu, petite fée au suave déhanchement, compris que mes regards sur toi, brûlant d’un désir fou, t’invitaient à l’amour ?

Mais un bruit me parvient, dans ta chambre on s’agite et l’on grogne et cette toux soudaine…
Se pourrait-il que tu accordes à un homme ce que je n’ai pas encore trouvé l’audace de te proposer ?

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Hélas, mon œil collé à la serrure, s’il me permet enfin de découvrir cette douce partie de toi dont je rêve sans cesse, me révèle aussi ce que je ne voulais croire.

Et ce crétin de Marchessou, ce goujat, ce pisse-copie, qui plonge dans ton con ses doigts aux ongles longs, qui te travaille et te pétrit sans douceur ni tendresse.

Et voilà qu’il t’enfourche, le pantalon baissé sur ses mollets de coq et je ne vois plus que ses fesses plates s’agiter entre des jambes.

Moi, j’aurais léché tes lèvres et titillé ton clitoris du bout point pointu de ma langue. J’aurais aspiré ta cyprine, je l’aurais dégustée comme un nectar précieux.
J’aurais glissé mes doigts dans ta fente humectée et massé, dans ton con, la zone lisse et douce qui se serait gonflée sous ma douce pression et tu aurais gémi, inondée de plaisir.

Puis j’aurais accéléré le mouvement de mes doigts jusqu’au moment, où, sentant monter en toi l’orgasme, je les aurais soudainement retirés et surprise et déçue, tu m’aurais suppliée de continuer mon œuvre.
Je t’aurais alors fait rouler sur le ventre, glissant un coussin pour rehausser tes hanches et je t’aurais fessée pour m’avoir ignorée.
J’aurais dans ton cul serré enfoncé ma langue, puis mes doigts, deux doigts, rigides et décidés qui t’auraient explorée, fouillée, tandis que de l’index de mon autre main j’aurais branlé ta chatte.
Et enfin tu aurais joui comme jamais ce rat de Marchessou ne te permettra de le faire.

Puis, pendant que dolente tu aurais repris ton souffle, j’aurais relevé ma jupe baissé ma culotte et guidé ta bouche jusqu’à ma vulve.

Je t’aurais appris à me faire jouir, lentement….

Pas comme ce crétin qui a déjà fini, qui remballe son matériel, qui remonte ses bretelles et qui, ô chance, s’en va en claquant la porte du fond, te laissant étourdie et frustrée.

Je crois ma belle que notre heure est arrivée, je pose la main sur la poignée, j’ouvre la porte…

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Photos: Musée de l’érotisme, Paris

Publié pour la première fois le 3 janvier 2007