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Fabionik pour Yoni (2007)
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Fabionik pour Yoni (2007)
Yoni Art: Strip tease
Yoni Art: Découverte
Yoni Art: Sous la jupe
Yoni Art: La robe à fleurs
E comme Ensemble

Voluptueusement cambrée, elle s’étire pour offrir à l’objectif la courbure de ses fesses. Sous la caresse dorée de la soie sa vulve frémit et doucement s’entrouvre. Emoustillée par l’idée du double regard qui la pénètre, attentif au glissement de la légère chemise, elle imagine, elle espère la bouche sur ses lèvres. Elles se déploient comme des pétales ruisselants de rosée. Elles frémissent dans l’attente du baiser.
Sa langue gourmande lèchera son eau parfumée, s’enfoncera dans le con soyeux. Elle se tendra vers lui, le désirant au plus profond de son ventre.
Mais peut-être aura–t-il un autre désir. Celui de son cul étroit, plus secret et fermé qu’elle n’a jamais accordé qu’à lui.
Il jouera avec son orifice, lentement et délicatement, pour l’apprivoiser, le trempant de sa salive, l’aspirant doucement, le pénétrant, à peine, de la pointe de sa langue.
Elle frissonnera dans l’attente du doigt agile et ferme qui s’enfoncera en elle, et alors, emportée par le désir d’orgasme elle écartera de ses deux mains les globes de ses fesses pour s’offrir encore et encore.
Il la caressera longtemps, sa bouche et ses doigts se relayant, de son cul à son con. Des ondes de plaisir la parcourront longuement, et lui, grisé par la cyprine qui coulera le long de des cuisses tendres et par ses soupirs extasiés redoublera d’ardeur.
Et quand son cul, docile et amadoué se sera ouvert, il empoignera ses hanches, poussera lentement son sexe dur et humide contre son orifice.
La pénétrera.
Elle poussera un petit cri de joie.
Se collera à lui.
Cuisses contre cuisses.
Fesses contre ventre.
Ils se balanceront longuement, danseront, comme des flammes mouvantes.
Lui fiché en elle éperdue et heureuse.
Elle retiendra un nouvel orgasme, pour l’attendre.
Et exploser ensemble, de joie.

18 novembre 2007
Le dessin de Pin Up est de Vargas
La photo est de YONI
C comme Caresse
Mes mains effleurent ta peau, glissent le long de ton torse, folâtrent sur ton ventre.
Délicatement, les tiennes parcourent mon dos suivant la courbe de mes reins.
Du bout des doigts je dessine autour de ton pénis qui lentement se déploie et se gonfle comme un petit animal curieux, des volutes de douceur. Je suspends mon geste, te laissant quelques instants dans l’attente de mes caresses.
Tu frémis de désir et encercles mes seins de tes paumes, pressant de tes pouces mes mamelons que l’envie de toi a durci et qui se dressent impatients et joyeux.

A nouveau mes mains jouent suavement sur ton ventre, contournent le phallus, qui, déçu se tend sur leur passage. Mais, coquines, elles glissent vers les cuisses dont elles suivent le galbe avant de s’enfoncer vers la lisse peau du périnée, vers les tendres testicules.
Tu as lâché mes seins pour empoigner mes fesses dont tu malaxes les rondeurs, écartant les globes afin de permettre à tes doigts de caresser ma fente qui, de joie, commence à ruisseler.
Je me dégage, m’agenouille à califourchon sur ton ventre, la croupe légèrement relevée pour permettre à tes doigts de fouiller délicieusement mon con.
Je fais glisser mes ongles sur ta poitrine, agaçant au passage tes mamelons.
Mes mains volent sur ton ventre, de haut en bas, en longs mouvements rapides et sûrs comme des battements d’aile.
Ton phallus, que je n’ai pas encore touché, se rengorge, dur et assoiffé de caresses, lorsque je plie les genoux je sens sa vigueur contre mon sexe trempé que je frotte contre lui en un mouvement de va et vient qui t’arrache un petit grognement de bonheur.
Et mes mains volent sur ton corps.
Je suis assise sur toi, ta bite chaudement calée entre mes lèvres qui s’incurvent pour l’accueillir.
Tu caresses mes cuisses, mon clitoris qui jubile de plaisir, mes fesses.
Puis tu me pénètres…

Publié pour la première fois le 12 Février 2007
Photos: Fabionik pour YONI
Les bas rouges: la spectatrice
Elle ouvre ses rideaux et mon ventre palpite.
De ma fenêtre close je l’observe en silence car minuit a sonné et je sais que la belle, la garce, la salope, toute pudeur envolée à moi va se montrer.
Mais suis-je la seule à l’épier ?
Est-ce pour moi que chaque soir elle danse et se pavane, offrant à mon regard ses appâts dénudés ?
Le spectacle commence, elle a mis ses bas rouges que la jupe noire, lascivement remontée, dévoile et caresse.
Ondulante et narquoise, elle découvre puis cache et découvre à nouveau ses cuisses gainées de soie.
Rouge.
Comme le sang.
Comme sa vulve gonflée.
Son cul ondoie et me nargue.
Elle se branle, culotte baissée, jambes écartées, sa main s’active, fouille, besogne et mon ventre est en feu.
J’arrache mon slip et plante dans mon con un index impatient qui va et vient au rythme de sa main.
Elle suspend son geste et porte goulûment à ses lèvres des doigts que j’imagine imprégnés de cyprine. Elle les lèche et je fais de même, suçant ma propre saveur que je découvre salée.
Elle ne me voit pas, mais moi je ne vois qu’elle. Elle a envahi mon espace, tous mes espaces. Son image me traque, au bureau, dans la rue, chez moi, partout. Il suffit d’un instant de vide pour qu’elle apparaisse, pour que sa chatte velue se balance, s’ouvre, comme une coquille pourpre où je brûle de poser mes lèvres.
Je ne pense plus qu’à elle, elle m’obsède et me hante.
Elle est allongée sur le lit, la croupe en l’air et enfonce dans son cul une fausse bite couleur d’ivoire.
Un doigt dans le vagin, un autre dans l’anus, je ferme les yeux et me branle à nouveau.
Je dégouline et râle.
Un spasme me traverse, puis de longues ondes me parcourent.
Je rouvre les yeux, les rideaux sont fermés.

Photos: Fabionik pour YONI
Publié pour la première fois le 4 Février 2007
Les bas rouges: vous me regardez

Vous me regardez, je le sais.
Je sens vos yeux braqués sur moi et ma chatte en ruisselle de plaisir.
Ce soir, comme chaque soir, j’ai ouvert grand les rideaux de velours pourpre, j’ai vêtu ma guêpière noire et enfilé mes bas rouges.
Vous ne me connaissez pas, mais je sais qui vous êtes.
Le petit gros du troisième et ta voisine, la vieille fille maussade.
Le freluquet du premier.
Le pépé du second.
Le bourgeois du quatrième dont l’épouse falote dort seule dans le lit le conjugal, enveloppée dans sa chemise de nuit comme une momie dans ses bandelettes.
Et vous, les autres, les anonymes.
Minuit, sur ma scène les trois coups ont été frappés et le spectacle commence.
Bientôt vous astiquerez fébrilement vos membres esseulés, et toi, l’éternelle donzelle au chignon bien tiré tu enfonceras dans ton con tes doigts manucurés.
Je relève le long de la soie rouge de mes bas la dentelle ajourée de mon jupon noir et, laissant une bretelle glisser sur mon épaule, offre à votre désir un sein au pâle mamelon dressé.
Ondulante et cambrée, je danse.
Pour vous, mes voyeurs embusqués que je sais fidèles à ces rendez-vous nocturnes dont j’ai fixé les règles.
Je m’allonge sur le lit que j’ai habilement placé face à la fenêtre, face à vous. Les frémissements des persiennes trahissent vos présences.
Jambes écartées, fesses relevées, culotte baissée.
Ma vulve, telle un gros fruit mur bordé de poils noirs et touffus, dégouline du jus que vos regards font naître.
J’y enfonce mes doigts, cabre et râle et bonheur.
Je m’arrête et reprend, imaginant vos queues dressées et cette envie de moi qui vous traverse les reins.
Mon ami le godemichet me comblera ce soir.
Argh ! Au plus profond de moi par ma main fiché, le rythme que je lui imprime est aussi le vôtre.
Et nous jouissons ensemble, vous honteux et défaits de vous être laissés aller, moi comblée.
Demain, peut-être aurais-je envie de vous offrir de vous mon cul… qui sait ?

Photos: Fabionik pour YONI
Publié pour la première fois le 13 janvier 2007
Rêverie
Je voudrais sur ma vulve sentir ton souffle aimé
Tu laisserais ta langue courir sur mes cambrures
Tu baiserais mes lèvres et boirais à ma source
Qui ne saurait couler pour un autre que toi
Je creuserais mes reins pour te donner à voir
Mes intimes secrets et mes trésors cachés
Tu plongerais en moi ton phallus érigé
De tes mains en corolle tu caresserais mes seins
Incandescente lave j’ondulerais sans honte
Et je t’arracherais des éclats de jouissance
Photos: Small Things pour YONI
Un soir couleur d’orange
Dans la lueur des flammes, elle gisait alanguie. Il n’eut qu’un mot à dire, son nom, pour qu’elle tourne vers lui son visage apaisé.
L’orage avait fui.
La pluie avait cessé, et la colère, qui tout le jour l’avait agité, s’était estompée.
Il en subsistait un désir de jouissance.
Incroyablement fort.
Si fort, qu’à la regarder, nue sous la chemise orange qui découvrait ses jambes, il sentit son pénis se durcir.
Elle lui sourit.
Mais la dispute du matin avait été si violente qu’il n’osait s’approcher d’elle. L’idée d’un refus lui était insupportable. Il voulait se fondre en elle et tout oublier.
Elle comprit sa retenue et de le voir, gauche et malheureux, sur le pas de la porte, elle fut submergée par une onde de tendresse. Elle aimait cet homme, elle aspirait à ses caresses, elle désirait son sexe au plus profond de sa chair.
Ecartant légèrement les jambes, elle remonta lentement la chemise orange.
Il ne bougea pas, suivant avidement des yeux le glissement du tissu sur la peau.
A la vue de la courte toison bouclée, rendue presque rousse par la lumière, lui vint l’irrésistible envie de sentir sur ses lèvres la chaleur humide de sa vulve.
« Viens » dit-elle, la voix basse, relevant haut sur son ventre la chemise orange.
Il s’agenouilla au bout du lit pour contempler le sexe qui s’offrit à lui. Il y glissa un doigt, le faisant délicatement remonter le long de la fente pour aller dénicher sous sa capuche le gland du clitoris
Elle frissonna.
Il posa sa bouche sur les lèvres, dentelées comme des pétales d’anémones, tendres et soyeuses, enfonça sa langue, qui serpenta dans le vagin juteux, aspira la cyprine, se délectant de l’odeur de musc qu’exhalait cette irrésistible béance.
Il releva la tête, se hissa sur le lit à ses côtés, parcourut de baisers le ventre satiné, dégagea de l’orange de la chemise les seins aux pointes dressées qu’il aspira doucement entre ses lèvres, pendant qu’il enfonçait ses doigts dans le vagin, cherchant la lisse surface du point de jouissance.
Ses hanches ondulaient au rythme des doigts qui la fouillaient, et tandis qu’un cri de plaisir échappait de ses lèvres une eau abondante inonda la main de l’homme qui, ravi, en accéléra le mouvement.
Elle dégoulinait, fontaine de joie.
Il se redressa, se débarrassa prestement de son pantalon et de son slip, et, à genoux entre ses cuisses ouvertes enfonça, d’un coup de rein puissant, son pénis dans le vagin.
Elle l’aspira.
Il sentait sa chair autour son vit.
Elle sentait son vit dans sa chair.
Il s’allongea sur elle.
Et peut-être à ce moment là ne furent-ils qu’une seule personne.
Qui jouissait.
Qui criait.
Qui vivait.
Photos: Small Things pour YONI
Lettre à Paul
Argenton le 20 mai 1915
Mon amour,
Ce matin, et j’en tremble encore de joie, le facteur m’a apporté ta dernière lettre. Il lui a fallu 45 jours pour arriver jusqu’à moi, mais quand j’ai déchiré l’enveloppe, il m’a semblé sentir ton odeur.
Comme j’ai été heureuse de te lire !
J’ai tellement lu et relu ta lettre que désormais je la sais par cœur, je pourrais te la réciter quand tu reviendras.
Car tu reviendras mon amour, tu me l’as promis, et nous avions juré de toujours tenir nos promesses.
Tu me manques, au-delà des mots, au-delà des phrases, au-delà tout. Parfois ton souvenir est si fort, si dru, qu’il me fige sur place, que je ne peux plus ni marcher, ni écrire, ni aider Marie à la boutique, et je reste hébétée, vide, amputée de toi.

Le soir, le sommeil tarde à venir, seule dans ce grand lit, notre lit, qui porte encore la trace de nos ébats et de nos rires, je revis les merveilleux moments passés entre tes bras, et, au matin, lorsque je me réveille, je te cherche en vain à mes côtés.
Je déteste cette guerre absurde et imbécile qui me prive de toi. Qu’avons-nous donc fait pour mériter d’être ainsi séparés ?
Tout cela n’a aucun sens.
Est-ce à cause des premières chaleurs, de ce printemps qui fait que les fleurs embaument et que l’herbe tendre invite à l’amour, que le désir de toi me taraude ainsi ?
Quand je clos les yeux, je te vois, nu, allongé près de moi sur les draps brodés. J’imagine tes fesses rondes et fermes et ma main vagabonde qui caresse l’intérieur de tes cuisses, tu sais, là où la peau est si douce. Puis j’enserre entre mes lèvres ton pénis que l’amour a durci. Je le lèche, le mordille doucement, en recouvrant mes dents avec mes lèvres pour ne pas te faire mal, comme tu me l’as enseigné.
Tu m’as tout appris de l’amour. Quand je pense qu’avant notre nuit de noces j’avais peur ! J’étais bien ignorante alors, une oie blanche !
Et puis tu m’as caressée, dorlotée, pénétrée et c’était si bon, si fort, si éblouissant que j’ai pensé que jamais ne voudrais être séparée de toi, ne fut-ce qu’une nuit, car ce plaisir que nous nous apportions était un miracle et que nous devions nous battre pour le vivre encore et toujours.

Mais la guerre t’a emporté, si loin de moi, dans des contrées que je n’arrive même pas à imaginer, et où tu côtoies la violence et la mort.
Mon amour, il faut que je te dise quelque chose, je ne sais pas si c’est bien ou mal, et tu es le seul à qui je puisse en parler.
La nuit, lorsque le désir de ton corps est si fort que mon ventre en devient douloureux, je laisse mes mains parcourir mes seins, mes doigts s’enfoncer dans mon ventre, ô, bien sûr, ils n’ont pas la vigueur de ton sexe, mais il m’arrive de jouir en imaginant que c’est toi qui me caresses.
Ma mère disait qu’il ne fallait jamais se toucher dans ces endroits là, que c’était pêcher de se caresser soi même, mais tu n’es pas comme elle, tu as étudié, tu sais beaucoup de choses qu’elle ne sait pas et je pense que tu me comprendras.
Si tu étais avec moi, je ne le ferais pas, c’est ton absence qui m’est si douloureusement insupportable.
Mon Paul, mon amour, mon beau mari que le destin m’a donné et si vite repris, reviens moi vite, sans toi je suis une ombre, une coquille vide, une enfant abandonnée.
J’ai peur pour toi, si peur, sois très vigilant, ne te mets pas inutilement en danger, si tu ne revenais pas, j’en mourrais.
Je t’embrasse, de tout mon cœur qui ne bat que pour toi, de toute mon âme, de chaque parcelle de mon corps qui sans toi s’étiole et se meurt.
Je t’attends.
Céleste

Photos: Musée de l’érotisme - Paris
Publié pour la première fois le 4 Mars 2007
Haiku du soir: Doré
Arc d’attente doré d’extase partagée
Dressée la dure tige
Les sucs libérés de la source envoûtée

Photo: Fabionik pour YONI









