Complément d’enquête: heureusement, il y avait Clémentine !

Connaissez-vous Jacques Mahéas ?
Moi j’ai découvert hier soir, dans l’émission Complément d’enquête,  l’existence de cet individu,  sénateur-maire (PS) de Neuilly-sur-Marne, ex proviseur de collège qui a été condamné à quatre mois de prison avec sursis car reconnu coupable d’agressions sexuelles à l’encontre de Martine Simon, employée municipale.
Coupable donc.
Coupable mais « Madame Simon n’est pas une femme farouche »  persifle l’épouse Mahéas devant la caméra.

D’une femme à l’autre, voilà un reportage sur Anne Sinclair dont Pierre Arditi déclare qu’elle est « un sacré bonhomme ! »
Serait-ce un compliment ?

Pour moi, certainement pas et encore moins quand j’entends Ivan Levaï lâcher lamentablement« Les hommes sont les hommes… »
C’est à dire ?
Les hommes seraient ils incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles ? Ne seraient-ils que de pauvres petites créatures victimes de leur libido injustement provoquée par des femmes non farouches ?

Plus tard Benoît Duquesne, consternant de sottise et de mâle autosatisfaction, n’en finit pas de se mélanger les pinceaux entre séduction, gauloiserie, addiction sexuelle, harcèlement et viol.
Où ça commence? Où ça finit ? Il ne sait pas le Benoît.
Et puis Anne, la belle et riche Anne, tellement courageuse, admirable, une héroïne de tragédie grecque, une guerrière…
Comment peut-on ne pas souffrir pour elle, ne pas éprouver une compassion semblable à  celle que l’on éprouve pour la victime de son mari ?
C’est d’ailleurs l’invraisemblable question que le journaliste pose à Clémentine Autain.

Oui, heureusement, il y avait Clémentine, brillante. Un discours impeccable: « La tonalité des commentaires sur « l’affaire DSK » est symptomatique d’une société qui maintient le viol dans le tabou et protège les puissants. Elle aura mis en lumière le mépris à l’égard de la parole des femmes et la solidarité de classe qui domine l’espace public. »

Quant à Duquesne il continue de se décrédibiliser en faisant mine de ne pas comprendre les propos, pourtant très clairs, de l’avocat de Tristane Banon.

Le mot de la fin, je le laisse à Martine Simon, agressée sexuellement pendant des années par un édile arrogant qui à ce jour est toujours maire, toujours sénateur et toujours socialiste, alors qu’elle-même a dû déménager, changer d’emploi et faire face de nombreuses difficultés.

« C’est moi la victime et je le serai jusqu’au bout. »

Chaque année, en France, 75 000 femmes sont victimes de viol.

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