Condamnés à mort

« La récession fera mourir 700 000 enfants africains par an »
A déclaré la banque mondiale.

Ils ne mourront pas comme des flammes qui doucement s’éteignent, ils auront faim, ils auront mal.
Ils hurleront de douleur.

Shantayanan Devarajan, l’économiste en chef pour l’Afrique de la banque mondiale a précisé que 6 millions de personnes vont basculer dans l’extrême pauvreté, elles tenteront de vivre avec moins de 1,25 dollar par jour de revenu.

Pendant ce temps-là en Occident on continuera à gaspiller. Allègrement pour certains.
Pas pour tous.
D’autres se serreront la ceinture, à s’en étrangler.

Les portes des pays riches se fermeront encore plus. Les expulsions se multiplieront.

« Allez ouste, les miséreux, les crève-la-faim, les basanés ! A dégager ! Allez mourir chez vous ! »

Comment fait-on pour condamner à mort des bébés ?

Pour garder intactes leurs richesses les puissants sont prêts à sacrifier les enfants des pauvres.
Parce qu’on les a persuadés que le système dans lequel ils vivent, celui qui les soumet et les exploite, est le meilleur de tous, des millions d’individus ferment leurs yeux à la souffrance d’une énorme partie de l’humanité et se bouchent les oreilles pour ne pas l’entendre crier.

Nous ne pouvons pas nous enfermer derrière des murailles afin de jouir d’un illusoire bien-être en ignorant qu’au dehors la misère tue inexorablement.

Refuser à ceux qui, contraints par l’indigence ou la guerre, doivent fuir leurs terres natales de se réfugier dans nos pays est inhumain.

Ici et là des voix s’élèvent et des actions sont menées pour défendre le droit à la migration de tous les habitants de la planète.

J’ai été contactée par L’Institut de Recherche et de Formation pour l’avancement des Femmes des Nations Unies. Leur nouvelle Communauté Virtuelle, sur le thème spécifique « Genre et Migration » , recueille des témoignages, des analyses, des fragments de vie.
«  La communauté a pour but d’offrir aux personnes intéressées par le genre et la migration un espace pour débattre et réfléchir sur le thème, pour échanger des informations et expériences respectives. »

Une belle initiative.

Répondre à yelrah Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

12 commentaires sur “Condamnés à mort”