La parade des bigots

Alors que nous longeons la procession du vendredi saint un murmure de désapprobation  lentement se propage. Les encapuchonnés nous fustigent du regard et les femmes marmonnent « vergogna, vergogna ».
Nous progressons en file indienne, silencieux et rapides sans un regard pour le barbu ensanglanté dont la douleur glorifiée défile dans les rues, portée par des épaules soumises aux lois divines.

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Immobile, muette, la foule semble figée dans la bigoterie que lui dicte une voix féminine relayée par des haut-parleurs.
« obéir au seigneur », « remercier notre père », « espérer ».
La voix dérape dans les aigus pour enjoindre à l’immobilité, totale. C’est à nous qu’elle s’adresse. Nous l’ignorons et continuons notre progression, dépassant les encapuchonnés rouges, puis les jaunes, les verts.

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Nous avons coutume, à chacun de nos séjours à Santeramo, de retrouver quelques amis autour d’une platée de viande.
Ici, de tout temps, on a fabriqué des mozzarelle et des tarallini, les femmes ont pétri la pâte, porté à cuire au «forno » le pain et la focaccia et les bouchers ont cuisiné la viande. C’est une particularité de la ville. Le soir, après avoir longuement tourné sur la « villa » (la place) palabré avec les amis et maté les jeunes filles, les hommes choisissaient des morceaux d’agneau, de bœuf, ou de cheval que le boucher cuisait sur un feu de bois. Puis ils ramenaient à la maison la viande encore fumante enveloppée dans du papier grossier.
La richesse des habitants de la ville ayant nettement augmenté ces dernières décennies grâce à l’implantation de l’usine « Divani Divani » sur la commune, le papier gras et rugueux a disparu et les fameuses boucheries de Santeramo sont devenues de véritables restaurants. Le client choisit toujours sur l’étal ce qui fera son régal mais ensuite il le consomme sur place, bien attablé, avec des fenouils coupés en quatre en accompagnement et une carafe de vin rouge.

Hélas, cette année, aucun des athées que nous sommes n’a pensé que ce vendredi-là était le vendredi saint et que,  dans la  ville  confite en dévotion,  manger de la viande pourrait se révéler être une mission difficile à accomplir.

La premier boucher nous a lancé un regard sévère, a écarté les bras et déclaré : « venerdì santo ! ». Le deuxième était fermé et, comme le premier, d’autres étaient ouverts à la vente mais pas à la consommation.
Même le vendeur de kebab, unique musulman d’une ville qui n’accueille pas volontiers l’étranger venu d’ailleurs, a jugé prudent de fermer ses portes.

Finalement, un autre mécréant nous rejoint, porteur d’une bonne nouvelle : une boucherie a résisté à l’onde pieuse.
Mais pour y aller, il faut remonter toute la procession.

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Et nous voila marchant à la queue leu leu au milieu d’une foule statufiée par la foi.
« C’est fou, dit Nole, la procession a toujours existé mais avant elle n’avait pas cette tristesse et cette solennité.  C’était une fête, pas un défilé mortuaire. »

Même si le nombre de fidèles n’a pas augmenté la mainmise de l’église sur la ville se fait de plus en plus en sentir, comme dans l’ensemble de la société italienne.

Hostiles aux migrants à qui ils ne veulent pas même jeter les miettes de leurs richesses, les Italiens ont déployé des trésors de solidarité pour aider les victimes du tremblement de terre des Abruzzes.
Solidaires, oui, mais seulement des leurs. Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même et n’hésite pas à exclure qui « commet la faute » de penser ou de croire différemment.
Une charité sans pitié qui divise, discrimine, mène au repli identitaire et éloigne de la démocratie.
Une charité providentielle pour un gouvernement avide et manipulateur.

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« Sua Eminenza » Nole



48 réflexions sur « La parade des bigots »

  1. Charité bien ordonnée… Avec Benoit 16 au Vatican, L’ex MSI et la ligue du Nord au pouvoir avec Berlusconi, j’ai l’impression que c’est pire en Italie…

  2. Belle note .

    Comme ils sont gentils de faire tout ça pour nous ,et en plus ils se sont sapés a fond pour marcher pour notre amour gentil .
    Je me demande si la « chanteuse » fait une prèstation bénévole ou si elle est aussi dans le coup jusqu’au nez :
    « Obéis aux saigneurs »
    « Remèrci nos paires  »
    « Espère  »
    Met toi a plat ventre aussi devant le saigneur ,il ne te fera pas trop souffrir 😀
    ETC…………………
    Et ça marche en plus 🙁
    C T ,Les fautes sont pour cèrtaines un choix de la Bète 😉
    Que du bonheur .

  3. @pas perdus

    Disons que Berlusconi a de l’avance sur Sarkozy mais le but est le même: manipuler, soumettre, exploiter et s’en mettre plein les fouilles!
    vu de leur optique l’Italie a, avec la présence du Vatican sur son territoire, un atout de taille.

    @Le chouka
    je respecte donc le choix de la bête!

    et oui, l’obéissance aveugle est requise!

  4. Bonsoir Céleste,

    j’ai apprécié ce billet comme la plupart de ceux que vous publiez et je ne comprends pas bien l’attaque venue d’un blog d’égout qui commence à trop baver la haine à mon goût.

  5. @Merci Laure 🙂

    Joliment dit « un blog d’égout ».
    Son auteur n’a pas supporté que je le prie d’arrêter de semer de mesquines provocations sur mes fils de com.
    Il semblerait que la rebuffade l’ait vexé.
    Qu’on résiste à son « charme » (façon de parler) réactionnaire lui a semblé offensant!

    Pazienza!

  6. Quelle tristesse de voir que ce « délire collectif » continue d’exister à notre époque!
    Vous êtes mal lotis en Italie ,mais vous avez le « pape » ,je ne mets pas de majuscule à pape bien sûr,et vous devez subir donc la privation d’une fiesta ce « fameux » vendredi …saint! tu parles!…de saint!
    Si la sainteté c’est ça hé ben faut tout revoir sur le vocabulaire.
    Enfin ne nous laissons pas abattre ,c’est qu’une fois par an …encore que..il y a toutes les autres fêtes « chrétiennes » mais elles sont moins trash!

  7. @Nathalie

    Oui, « délire collectif », c’est bien le mot.

    L’opium des peuples a le vent en poupe, perversement distillé par ceux qui ne visent qu’à opprimer et les femmes en priorité.

  8. Ta photo de christ renverse ensanglante m’a rappele un souvenir. Mon fils devait avoir huit ans quand, observant sans doute pour la premiere fois un crucifix, il m’a demande des explications.

    Pour moi, elevee dans cette religion morbide, l’image etait banale. Pas pour lui. Il m’a regardee avec une incredulite horrifiee et s’est exclame: « Mais c’est degueulasse!

    Je ne regarde plus, depuis, les « images saintes  » de la meme facon.

  9. @salut jardin 🙂

    oui, c’est dégueulasse!
    c’est le culte de la souffrance et d’une certaine manière, l’acceptation de la torture.

    je me souviens des images pieuses que ma grand-mère me refilait en douce, c’était toujours lié à la mort, à la douleur, à l’obéissance…brrrr

  10. Ma petite caricature obscène , ne surprendra surement pèrsonne sur ce blog ,mais,il me semble que ces  » prèstataitres de sèrvice de « l’amour fou »[sacrifice] ,travaillent généralement en collaboration trés étroites avec les omnies présentes MAFIAS habituellement détentrices de la main armée ,de « la pensée propre « de la puisance financière et de la machine laborieuse  » ?
    La paire formée d’un coté par les endormeurs « bienveillants  » qui confortent les naifs égarés et obéissants dans une paralysie encore plus craintive et le bras armé qui réprime les moins diociles (« mafia hors la loi » [lol] )
    C’est peut etre trés mal décrit,mais c’est mon idée en tout cas.
    Avec toute ma symptie 😉

  11. Que vois-je dans le Dieu de ce culte infâme, si ce n’est pas un être inconséquent et barbare, créant aujourd’hui un monde, de la construction duquel il s’en repent demain? Qu’y vois-je, qu’un être faible qui ne peut jamais faire prendre à l’homme le pli qu’il voudrait? Cette créature, quoique émanée de lui, le domine; elle peut l’offenser et mériter par là des supplices éternels! Quel être faible que ce Dieu-là! Comment! il a pu créer tout ce que nous voyons, et il lui est impossible de former un homme à sa guise? Mais, me répondrez-vous à cela, s’il l’eût créé tel, l’homme n’eût pas eu de mérite. Quelle platitude! et quelle nécessité y a-t-il que l’homme mérite de son Dieu? En le formant tout à fait bon, il n’aurait jamais pu faire le mal, et de ce moment seul l’ouvrage était digne d’un Dieu. C’est tenter l’homme que de lui laisser un choix. Or Dieu, par sa prescience infinie, savait bien ce qui en résulterait. De ce moment, c’est donc à plaisir qu’il perd la créature que lui-même a formée. Quel horrible Dieu que ce Dieu-là! quel monstre! quel scélérat plus digne de notre haine et notre implacable vengeance! Cependant, peu content d’une aussi sublime besogne, il noie l’homme pour le convertir; il le brûle, il le maudit. Rien de tout cela ne le change. Un être plus puissant que ce vilain Dieu, le Diable, conservant toujours son empire, pouvant toujours braver son auteur, parvient sans cesse, par ses séductions, à débaucher le troupeau que s’était réservé l’Éternel. Rien ne peut vaincre l’énergie de ce démon sur nous. Qu’imagine alors, selon vous, l’horrible Dieu que vous prêchez? Il n’a qu’un fils, un fils unique, qu’il possède de je ne sais quel commerce; car, comme l’homme fout, il a voulu que son Dieu foutît également; il détache du ciel cette respectable portion de lui-même. On s’imagine peut-être que c’est sur des rayons célestes, au milieu du cortège des anges, à la vue de l’univers entier, que cette sublime créature va paraître… Pas un mot: c’est dans le sein d’une putain juive, c’est au milieu d’une étable à cochons, que s’annonce le Dieu qui vient sauver la terre! Voilà la digne extraction qu’on lui prête! Mais son honorable mission nous dédommagera-t-elle? Suivons un instant le personnage. Que dit-il? que fait-il? quelle sublime mission recevons-nous de lui? quel mystère va-t-il révéler? quel dogme va-t-il nous prescrire? dans quels actes enfin sa grandeur va-t-elle éclater?

    Je vois d’abord une enfance ignorée, quelques services, très libertins sans doute, rendus par ce polisson aux prêtres du temple de Jérusalem; ensuite une disparition de quinze ans, pendant laquelle le fripon va s’empoisonner de toutes les rêveries de l’école égyptienne qu’il rapporte enfin en Judée. A peine y reparaît-il, que sa démence débute par lui faire dire qu’il est le fils de Dieu, égal à son père; il associe à cette alliance un autre fantôme qu’il appelle l’Esprit-Saint, et ces trois personnes assure-t-il, ne doivent en faire qu’une! Plus ce ridicule mystère étonne la raison, plus le faquin assure qu’il y a du mérite à l’adopter… de dangers à l’anéantir. C’est pour nous sauver tous, assure l’imbécile, qu’il a pris chair, quoique dieu, dans le sein d’une enfant des hommes; et les miracles éclatants qu’on va lui voir opérer, en convaincront bientôt l’univers! Dans un souper d’ivrognes, en effet, le fourbe change, à ce qu’on dit, l’eau en vin; dans un désert, il nourrit quelques scélérats avec des provisions cachées que ses sectateurs préparèrent; un de ses camarades fait le mort, notre imposteur le ressuscite; il se transporte sur une montagne, et là, seulement devant deux ou trois de ses amis, il fait un tour de passe-passe dont rougirait le plus mauvais bateleur de nos jours.

    Maudissant d’ailleurs avec enthousiasme tous ceux qui ne croient pas en lui, le coquin promet les cieux à tous les sots qui l’écouteront. Il n’écrit rien, vu son ignorance; parle fort peu, vu sa bêtise; fait encore moins, vu sa faiblesse, et, lassant à la fin les magistrats, impatientés de ses discours séditieux, quoique fort rares, le charlatan se fait mettre en croix, après avoir assuré les gredins qui le suivent que, chaque fois qu’ils l’invoqueront, il descendra vers eux pour s’en faire manger. On le supplicie, il se laisse faire. Monsieur son papa, de Dieu sublime, dont il ose dire qu’il descend, ne lui donne pas le moindre secours, et voilà le coquin traité comme le dernier des scélérats, dont il était si digne d’être le chef.

    Ses satellites s’assemblent: “Nous voilà perdus, disent-ils, et toutes nos espérances évanouies, si nous ne nous sauvons par un coup d’éclat. Enivrons la garde qui entoure Jésus; dérobons son corps, publions qu’il est ressuscité: le moyen est sûr; si nous parvenons à faire croire cette friponnerie, notre nouvelle religion s’étaie, se propage; elle séduit le monde entier… Travaillons!” Le coup s’entreprend, il réussit. A combien de fripons la hardiesse n’a-t-elle pas tenu lieu de mérite! Le corps est enlevé; les sots, les femmes, les enfants crient, tant qu’ils le peuvent, au miracle, et cependant, dans cette ville où de si grandes merveilles viennent de s’opérer, dans cette ville teinte du sang d’un Dieu, personne ne veut croire à ce Dieu; pas une conversion ne s’y opère. Il y a mieux: le fait est si peu digne d’être transmis, qu’aucun historien n’en parle. Les seuls disciples de cet imposteur pensent tirer parti de la fraude, mais non pas dans le moment.

    Cette considération est encore bien essentielle, ils laissent écouler plusieurs années avant de faire usage de leur fourberie; ils érigent enfin sur elle l’édifice chancelant de leur dégoutante doctrine. Tout changement plaît aux hommes. Las du despotisme des empereurs, une révolution devenait nécessaire. On écoute ces fourbes, leur progrès devient très rapide: c’est l’histoire de toutes les erreurs. Bientôt les autels de Vénus et de Mars sont changés en ceux de Jésus et de Marie; on publie la vie de l’imposteur; ce plat roman trouve des dupes; on lui fait dire cent choses auxquelles il n’a jamais pensé; quelques-uns de ses propos saugrenus deviennent aussitôt la base de sa morale, et comme cette nouveauté se prêchait à des pauvres, la charité en devient la première vertu. Des rites bizarres s’instituent sous le nom de sacrements, dont le plus indigne et le plus abominable de tous est celui par lequel un prêtre, couvert de crimes, a néanmoins, par la vertu de quelques paroles magiques, le pouvoir de faire arriver Dieu dans un morceau de pain.

    N’en doutons pas; dès sa naissance même, ce culte indigne eût été détruit sans ressource, si l’on n’eût employé contre lui que les armes du mépris qu’il méritait; mais on s’avisa de le persécuter: il s’accrut; le moyen était inévitable. Qu’on essaie encore aujourd’hui de le couvrir de ridicule, il tombera. L’adroit Voltaire n’employait jamais d’autres armes, et c’est de tous les écrivains celui qui peut se flatter d’avoir fait le plus de prosélytes. En un mot, Eugénie, telle est l’histoire de Dieu et de la religion; voyez le cas que ces fables méritent, et déterminez-vous sur leur compte.”

    Sade.

  12. Céleste,

    Tu as il me semble une vision tout à fait déformée du christiannisme (et je pèse mes mots) comme Didier a une vision complètement floue de l’Islam.

    A ce titre, je trouve paradoxal que vous vous écharpiez sur une question comme la « faute ». Si on déplaçait le débat, il se dirait contre la repentance (vis à vis de la colonisation) et tu serais quant à toi vraisemblablement à l’opposé de cette position.

    Ici, tout est inversé, c’est toi qui te dit opposé à la faute, donc au pardon, et donc à la repentance.

    Personnellement, il me semble que les fautes existent, c’est indubitable et l’Homme pourrait continuer à se cacher derrière sa vaste entreprise de déculpabilisation que ça n’y changerait rien. La faute, l’acceptation de sa faute et la beauté du pardon (vis à vis de celui qui t’a porté tort) est une des plus belles qualités humaines.

    Tu dis sur le blog de Didier préférer l’oubli au pardon. l’oubli est un néant. Ce que tu dis là me paraît horrible, presque deshumanisant.

    Maintenant, sur ton texte. Vois-tu, je suis autant chrétien qu’italien, donc ton texte me choque. Cela ne me choque pas que tu souhaites manger de la viande le jour de Vendredi Saint. Cela m’est égal, je te rassure. Je partage par ailleurs quelque peu ta vision des processions à la sauce italienne. Elles sont morbides, elles ont un coté sectaire et effroyablement bigot qui me dérange.

    Mais là encore n’est pas la question. ce qui me choque, c’est que tu mettes tout le christiannisme dans le même sac, comme d’autres mettent tous les musulmans dans le même package « fondus-terroristes-assassins-égorgeurs-en-puissance ». La Foi chrétienne repose davantage sur les Evangiles que sur les propos de n’importe quel pape. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas exclusifs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la charité n’y est pas « bien ordonnée » « commençant par soi-même ». Il suffit de prendre l’exemple des premières communautés chrétiennes, essentiellement dépouillées. Ou de revenir en France, tiens. On stigmatise souvent les positions réacs de l’Eglise. On ne dit pas qu’en france, les catholiques sont extrêmement présents sur la question de l’immigration et de la gestion sarkozyste du problème. On ne dit pas qu’ils sont toujours présents dans les manifestations anti-expulsions (qui concernent majoritairement des non-chrétiens). On n’a quasiment pas parlé de la Lettre des Evêques de France, pendant la campagne présidentielle, mettant en garde contre la stigmatisation et le rejet de l’étranger. On ne rappelle jamais que c’est l’Eglise qui a inventé l’Hôpital tel qu’on le connaît, ouvert à tous et pour tous. Et la liste serait longue…

    Il n’y a pas de culte de la souffrance chez les catholiques. Elle existe de toute façon, comment la nier ? Et pourquoi surtout ? C’est une vision fausse en réalité. Doit-on aussi arrêter de rendre Mémoire à la Shoah ? Doit-on arrêter de parler des génocides, des guerres ? C’est à rendre mémoire que sert le Vendredi Saint. A glorifier non pas la souffrance mais le don total de soi.

    Il y a bien sûr dans le christiannisme l’affirmation d’une forme d’ascétisme. Toutes les philosophies, toutes les autres religions également prônent mesure, tempérance, soumission (que ce soit aux lois, à l’état, à la nature, à Dieu, que sais-je ?). Toutes à part peut être l’épicurisme. Que dit le Carpe Diem ? De vivre chaque jour comme s’il était le dernier ? « Ton » dernier ! C’est une forme achevée d’individualisme qui me rebute totalement. « Mon » dernier jour n’a pas d’importance. Quand nous serons tous morts, enterrés, le monde continuera sa course, axer sa vie sur son dernier jour, c’est refuser toute forme de projection et donc « in fine » de progrès humain.

    C’est bien simple, un seul autre courant d’idée me semble en adéquation avec celui-ci : le libéralisme.

    Bref, je ne peux m’empêcher de gentîment noter que ta vision de la chose est biaisée. Biaisée par un lot de préjugés.

    Mais va, c’est la mode de venir taper sur la crâne bien bosselé du catholique. Il a la tête dure comme les juifs ont la nuque raide.

    Même si ça suscite rejet, incompréhensions, moqueries, agressivités de la part des autres, il faut savoir suivre son chemin. Continuer sur le chemin que l’on croit le meilleur.

    Pour le reste : tant pis.

    (je te prie de croire que cette intervention n’a aucun but polémique ; même si, je peux le dire : je suis un chrétien de combat (et de gauche, cela va sans dire))

    A bientôt,
    ici ou là.

  13. à vrai dire, les pratiques religieuses quelles qu’elles soient ne regardent que ceux qui s’y adonnent. Observer les us et coutumes du vendredi saint, ou des autres rites de religions diverses ne me gênent absolument pas. Je mange de la viande quand eux mangent du poisson…suffit d’acheter la veille si le boucher qui observe le vendredi saint ferme sa boutique ce jour là…Les processions et autres chemins de croix non plus ne me gênent pas même s’ils stigmatent la faute, la pénitence etc…c’est leur affaire. Ils peuvent bien aussi se fouetter en place publique….
    Maintenant que les chrétiens ou tous les croyants des autre religions mettent en pratique les injonctions divines de charité , d’entraide, etc…, c’est effectivement moins sûr….preuve en est un catholique pratiquant avec qui j’ai discuté et qui est pour la loi de délit d’entraide aux immigrés qui crèvent de faim et de froid, pour la dénonciation de ceux qui leur offrent hospitalité, pain et couverture. Ilme semble , lepeu que je susi allée à l’église t au cathé, que j’ai appris que l’église était l’asile contre tous les fléaux et toutes les souffrances humaines (j’ai pas dit divines…le jugement dernier décore les églises)
    mais enfin…ça a tjs exité hélas, cette inadéquation entre ce que l’on prêche et ce que l’on vit….

  14. « ça a tjs exité hélas, cette inadéquation entre ce que l’on prêche et ce que l’on vit…. »

    Bien sûr, L’Eglise est une société. Elle est composée de gens qui sont là mais n’entendent rien.

    Je suis allé à l’office de la passion, vendredi,
    les fidèles adoraient la croix, alors que juste à coté d’eux, une femme enceinte jusqu’aux yeux restaient debout. Personne ne lui a cédé sa chaise. Je ne pouvais lui céder la mienne, j’étais aussi debout qu’elle.

    Oui, l’Eglise c’est aussi ça, et d’autres choses aussi. c’est divers. Comme une société.

  15. @le chouka

    Tu as raison de souligner la collusion entre l’église, les mafias détentrices de la main armée et les puissance financières.

    @merci Yelrah pour ce remarquable texte de Sade.
    Après ça il devient difficile d’argumenter, tout est déjà écrit.

    @Dorham

    Merci de ton intervention mesurée, j’ai bien compris que tu ne cherches pas la polémique mais que tu exprimes une indignation chrétienne que tu as ressentie en lisant mon texte.

    D’abord je voudrais préciser que je n’ai aucun mépris vis à vis des croyants quelle que soit la religion. Chacun se débrouille comme il peut avec sa condition de mortel.

    Tu rappelles le dépouillement des premières communautés chrétiennes et la mobilisation des catholiques dans la lutte contre les expulsions, effectivement et heureusement de nombreux catholiques sont avant tout des êtres humains solidaires.

    De même que l’aide à autrui est essentielle dans l’islam, lorsque celui-ci n’est pas dévoyé.

    Ce même dévoiement que connaissent les évangiles. L’église a par le passé beaucoup trop souvent été complice des exactions des régimes autoritaires et elle s’est enrichie au fil des siècles sur la peau des pauvres.

    Je reviens sur la notion de faute qui engendre la culpabilité et la soumission, deux piliers sur lesquels s’appuient les sociétés de type autoritaire et patriarcal.

    La notion de pêché n’a d’autre but que de contrôler la société en imposant un ordre moral: « Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin ».
    Voilà qui justifie la famille, étroite, close, petite cellule placée sous l’autorité du père lui même soumis à une longue série de chefs.

    Le pardon: mais de quel droit, au nom de quoi devrais-je « pardonner »?
    Qui suis-je pour juger, décider s’il s’agit ou non d’une « faute »?
    Si je pardonne, l’autre devient mon obligé, peut-être même qu’il devra « mériter mon pardon ».

    L’oubli au contraire efface et tranquillise, il n’est en rien inhumain.

    Je ne crois pas dans les dieux mais je crois dans l’humanité qui est ce qu’elle est imparfaite, cahotante, fragile capable des plus grandes cruautés comme des plus beaux gestes d’amour.
    Je l’accepte telle qu’elle est et ne ressens ni le désir ni le besoin de croire en des puissances divines.

    Continuer, dis-tu, sur le chemin que l’on croit le meilleur. C’est aussi ce que je pense et m’applique à faire, non pas en obéissant à des préceptes que l’on m’aurait imposés mais créant constamment des liens pour me rapprocher des autres, en étant honnête avec moi-même comme avec autrui, en étant solidaire des des souffrances.

    On peut-être un catholique pratiquant injuste, méprisant et cruel comme on peut-être un athée généreux et à l’écoute des autres.
    On peut aussi être un athée borné, intolérant et méchant comme on peut être un catholique ouvert et généreux.
    Question de sensibilité.

  16. @Bonjour Anne.

    Comme la foi , les manifestations religieuses ne me dérangent absolument pas- ce qui me semble être un minimum de civilité.
    Si j’ai raconté cette anecdote c’était pour souligner le fait que l’église pèse de plus en plus sur la société italienne.
    Cette procession, explique mon amie Nole qui vit à Bari, a toujours existé mais son côté festif, bon enfant, familial a disparu au profit d’une lourde rigidité.

    Il y deux ans j’avais assisté à la même procession, les fidèles chantaient, il y avait un chœur d’enfants et des sourires sur les visages.

    Rien de tout cela cette année: le silence, la mortification, l’obéissance.

    Mes amis et moi avons tous été surpris par cette ambiance lourde, mortuaire, de mauvais augure.

  17. @Dorham

    Merci pour ce que tu as écrit chez Didier Goux.
    Moi aussi je t’aime bien, j’apprécie ton humanisme, ta sensibilité, ta culture et ton talent pour l’écriture.

  18. « C’est aussi ce que je pense et m’applique à faire, non pas en obéissant à des préceptes que l’on m’aurait imposés mais créant constamment des liens pour me rapprocher des autres »

    Mais c’est précisément ce qu’est en réalité la Foi Chrétienne. La responsabilité y est la plus importante des valeurs. le libre arbitre y est roi. Le jeûne n’y est même pas obligatoire. Il n’y pas de précepte, pas réellement de lois (il y en eut, je ne le nie pas, mais c’est un dévoiement du Nouveau Testament). Et quand on lit ce que Jésus dit aux pharisiens, on peut même y voir une remise en question de toute forme dogmatique de religion. Ce qui y est dit, c’est que la profondeur morale est bien plus importante que le dogme ou l’observance du dogme.

    Je fais partie de ceux qui pensent que l’Eglise ne mérite pas le christiannisme. Comme si elle n’avait pas tout compris, ou comme si elle refusait parfois de comprendre à quel point cela va loin, à quel point la liberté devient sacrée.

    Il est évident que le pouvoir religieux est un pouvoir. Comme tous les hommes, ceux d’Eglise ont utilisé ce biais pour l’exercer. On ne peut que le déplorer.

    Comme ont été dévoyés nombre de courants de pensée.

    Concernant la faute, on ne se rejoindra pas, non pas tant parce que je suis catholique que parce que je suis surtout convaincu que le relativisme est une mauvaise chose. L’homme a – bien heureusement – de quoi juger, de quoi comprendre, de quoi arbitrer.

    Sans cela, aucune philosophie n’existerait. Qu’on soit bien clair également sur la notion de « faute » : cela ne s’apparente pas pour moi au fait de manger un steak le Vendredi Saint. 🙂

    L’homme dispose de quoi juger, de quoi se juger. Le remords, le scrupule sont les preuves que la faute ou le péché existent. Pourquoi le nier, alors même que toutes nos sociétés prônent la punition quand seul le christiannisme prône le pardon. Ce qui choque ici le non croyant ne le choque plus lorsqu’il envisage les questions de justice et d’équité.

    Il y a deux poids deux mesures, comme on dit…

    De la même façon, je sens une assez violente charge (plus ou moins généralisée) contre le christiannisme. Alors même que cette Eglise est la seule à être vraiment à l’écart de la sphère publique, qu’elle ne guide plus le destin d’aucun état (à part le Vatican) et surtout, qu’elle n’est pas ou plus une religion de combat. Je me demande si tout cela – tout de même – n’est pas un peu lié.

    (quand tu mentionnes le passé de l’Eglise, je précise que tu détermines des fautes, tu juges et tu as raison de le faire, je ne me gêne pas personnellement)

    Tiens, je pense à ce livre de Malaparte (Kaputt) dans lequel l’écrivain croit deviner chez le Peuple Allemand (ça se passe pendant la Seconde Guerre Mondiale) une peur du faible, du malade ; ce qui le conduit à toutes sortes d’exactions contre eux. Entends-moi bien, je ne te compare pas à un allemand de ce temps là, et puis, j’entre ici en généralisation, mais je suis frappé de constater que la relative « faiblesse » du christiannisme, comparé à une vieille « faiblesse » du judaïsme traditionnel, n’est pas un argument de poids pour tous les mépris, tous les rejets.

  19. Ne me remercie pas, je dis ce que je pense.

    Je dois dire que j’aime bien Didier aussi, même si parfois, il me les brise prodigieusement. Dans ce cas, on s’engueule parfois vertement. Parfois, on discute de manière plus apaisée.

    Mais il est différent de tous les autres conards réacs que l’on peut croiser sur son blog qui puent la décomposition.

    Comme ça, je suis honnête de partout 🙂

  20. @Dorham

    J’ai peu de temps à disposition, je te réponds vite.

    D’abord en Italie le Vatican pèse énormément sur l’état, du moins sa mouture actuelle. L’église est omniprésente et particulièrement virulente en ce qui concerne les droits des femmes.

    Ensuite je voudrais te conseiller, si tu le permets, un livre dont je viens de terminer la lecture et qui m’a bouleversée, autant par ce qu’il dépeint que par sa profonde, précieuse humanité.
    Il s’agit de « Une vie bouleversée » suivi des « Lettres de Westerbork » d’Etty Hillesum.

  21. Bonjour,

    Texte méchant, décevant, plein de préjugés.

    Vous dites que vous préférez l’oubli, que vous refusez de juger… mais que faites-vous présentement ?
    Vous ne connaissez strictement rien à la religion catholique, et votre acharnement à faire passer les fidèles pour des débiles malsains ne vous honore pas.

    Quand on met dans son accroche de blog qu’on « aime à rencontrer les gens », qu’on aime à regarder le monde, on évite la mauvaise foi qui est la vôtre.
    J’ai vécu longtemps en Italie dans des familles chrétiennes. Evidemment, cette dévotion italienne est différente de la mienne, et j’ai du mal avec les statues sanglantes. Ce qui ne m’empêche pas d’aller à la messe le dimanche et de me sentir proche d’eux.

    Ce texte montre que vous êtes juste incapable de commprendre la culture italienne. Arguer du pouvoir du Vatican est idiot : si la religion « pesait » tant sur les Italiens et les Italiennes, croyez-vous réellement que le taux d’enfant par femmes serait si bas par rapport à d’autres pays ? Croyez-vous réellement qu’ils auraient élu Berlusconi ?

    Puisque vous aimez rencontrer des gens, faites le avec une réelle ouverture d’esprit, pas en vous cachant derrière le paravent suffisant de vos préjugés.

  22. @Camille

    Ayant lu la prose que vous avez laissé Didier Goux je ne m’étonne pas de votre tirade!

    Je me demande par contre, étant donné que je ne vous connais point, en quoi mon texte a bien pu vous « décevoir ». Mais passons!

    Présentement, je ne cherche pas à faire passer les fidèles pour des débiles malsains, mais je me désole et m’indigne des pressions que l’église leur fait subir en Italie, en parfait accord avec Berlusconi.

    « Croyez-vous réellement qu’ils auraient élu Berlusconi ? »
    Et vous prétendez connaître la culture italienne!
    Quelle prétention!

    Et oui, les catholiques italiens soutiennent massivement (ce qui bien sûr ne veut pas dire la totalité d’entre eux) Berlusconi et ses alliés: Bossi, Fini, des modèles d’humanisme 🙁

    Par ailleurs je vous dispense de venir me donner des conseils. Allez à la messe si bon vous chante.
    Je n’empêcherais jamais qui que ce soit de pratiquer sa foi.

    Je déplore simplement qu’en Italie elle participe à la soumission de la population.

  23. Je suis plutôt un adepte de la céréale + légumineuse qui me semble plus respectueuse de l’environnement. Quelle idée bizarre que de rechercher l’article qui justement sera particulièrement difficile à trouver ce jour-là ! Cela me semble aller à rebours de ce que l’on sait de vous, Céleste, aussi je n’avais vu là qu’une « manière de raconter ».

    Le qualificatif de Didier Goux m’a fait de la peine. Je l’ai retiré de ma blogroll. Le temps qu’il fasse pénitence. Mais finalement, considérez ça comme un hommage à votre appétit de la vie. Quant à Dorham, à le lire, je me sens comme un charismatique aphasique mais il me semble confondre les Chrétiens et l’Eglise. On peut s’être lassé de dénoncer la collusion entre les prélats et le pouvoir politique… Enfin, Céleste a répondu sur ce point.

  24. Mtislav,

    Arrête ! Mais non, je ne confonds pas. L’Eglise, c’est le Pape, c’est aussi le curé de paroisse. Entre les deux, il y a un océan. Qu’en Italie, certaines collusions prédominent, je ne l’ignore pas.

    Tu t’imagines bien que Benoit le 16ème et moi, on est pas potes de courant de pensée. Mais c’est juste que j’ai l’impression (en ce moment, ce n’est peut-être qu’une phase) que le chrétien paie pour ses chefs. Qu’il y a amalgame ! Comme si l’ouvrier payait parce que le patron de l’entreprise était un con.

    Je trouve ça juste un peu gonflant (ainsi que tous mes ritals bénis) de me retrouver dans le même sac que Benoit, un évêque négationniste et Bernadette Soubirou.

    Et moi ? J’ai le droit à aucune pénitence ?, j’adore ça pourtant.

  25. La preuve que je ne confonds pas :

    « Je fais partie de ceux qui pensent que l’Eglise ne mérite pas le christiannisme. Comme si elle n’avait pas tout compris, ou comme si elle refusait parfois de comprendre à quel point cela va loin, à quel point la liberté devient sacrée ».

    Alors ?

  26. D’ailleurs, à la réflexion, j’ai l’impression que vous confondez le Vatican et l’Eglise, la Curie et L’Eglise. L’Eglise, c’est finalement les chrétiens aussi. Et surtout. Ils font « structurellement » partie de l’Eglise.

    Or, donc, je n’ai rien à voir avec ce « gros » lifté corrompu de Berlu ! Que je hais et qui me le rendrait bien – je suppose – s’il me connaissait.

  27. Chacun croit ce qu’il veut…Je ne connaissais pas le texte de Sade, à vomir…
    J’ai été élevée dans la religion catholique…Je détestais par contre aller à confesse…Je me souviens, enfant, m’être inventé des péchés…Faut croire que j’étais une bien gentille fille..Pourtant, je chipais des sous à ma mère..Je me demande si je le racontais au prêtre :
    – mon père, pardonnez moi mes péchés..
    – qu’as-tu fait comme péchés mon enfant ?
    – j’ai menti, j’ai dit des gros mots..
    J’ai été bien contente le jour, où, pour communier à Pâques, il n’était plus obligatoire de se confesser..
    Les prêtres à l’époque remplaçaient les psychologues et c’était gratuit…Les femmes se lavaient de leurs péchés et pouvaient tranquillement ensuite continuer à tromper leurs maris, puisque dieu les avait absoutes…
    J’ai gardé un peu de religion en moi, comme par exemple ne pas manger de viande le vendredi saint (mes enfants aussi)…Il y a encore une dizaine d’années, on ne trouvait pas de boucheries ouvertes…

    Ne pas manger de viande une fois dans l’année et manger du poisson à la place ne peut pas faire de mal….

    Je pense que je serais contente de retrouver la foi, comme bcp de personnes, le jour où je serais prête à mourir…La foi aide à passer de l’autre côté…J’aimerais tellement croire qu’il y a autre chose après la mort…Ca aide…Les gens sont souvent seuls maintenant au moment de leur mort…Avant, avoir un prêtre à côté de soi permettait de ne pas être terrorisés..Bon, d’accord, maintenant, y’a Mme morphine qui aide..

    Et puis, je n’oublie pas que les prêtres ont été de très bons clients pour nous..Quand ça allait mal dans notre commerce, mon mari allait rendre visite aux prêtres qui lui achetaient des costumes..Hélas, maintenant, ils sont presque tous morts….ou très, très vieux…Les affaires en ce moment sont mauvaises…Qui va venir à notre secours ?

    Je n’aime pas les bigots (tes), mais un peu de religion ne fait pas de mal…Je n’oublie pas que ma grand-mère habitait une cure, qu’elle disait la messe, que les prêtres ont donné un toit à l’oncle de mon mari qui était à la rue, qu’un de mes oncles a été prêtre un jour….

    Il faut prendre le meilleur de chaque chose et ne pas se moquer de ceux qui ont la foi….Comme dans toute chose, ce n’est qu’une question de dosage…

    Ce qui me fait marrer, c’est que bcp de gens qui se moquent de la religion sont les 1ers à vouloir passer par l’église le jour de leur mort…Savez-vous que maintenant, ce sont des femmes qui officient pendant les enterrements..Ca me désole…

    L’église ferait bien d’accepter le mariage des prêtres si elle veut se sauver elle-même….

  28. Le pape, celui-là ne fait qu’une simple transition… Bernadette Soubirou, le pape n’a même pas fait un détour par Nevers où se trouve son corps quand il est venu à Lourdes la dernière fois…Et oui, ce n’était qu’une vulgaire bergère dont les hautes instances de l’église ont profité..
    Je sais bien que Lourdes, c’est du fric et encore du fric…Mais, alors, me direz-vous, pourquoi autant de malades croyants et non croyants y vont puiser de la force ?..La frénésie religieuse me direz-vous…Mais, on s’en fout, du moment que ça peut aider un malade..Il paraît que des malades d’autres religions y vont aussi..Quand vous êtes au bout du bout du désespoir et de la souffrance, n’auriez-vous pas aussi envie de croire à quelque chose ?…Peut-être préférez-vous les sorciers, les magnétiseurs, les voyants, les gourous, les charlatans ?

  29. Je n’en reviens pas qu’il existe des endroits où on on ne vend pas de plats de viande le vendredi saint. Ça existe encore ? Pffffffou.

    Ou peut-être, ça existe à nouveau et c’est bien grave.

    Évidemment que si la religion catholique, comme les
    autres, veut peser sur la société. Il n’y a qu’à voir les pressions pour que l’Europe reconnaisse dans sa constitution ses « racines chrétiennes » ou les manifs anti-IVG en Espagne par exemple.

    Je suis moins indulgente que toi, celeste, avec les croyant-es. Bien peu se contentent de croire sans emmerder personne (au moins leurs enfants quand ils en ont, plus tous celleux à qui illes veulent donner des leçons de tolérance comme dans ce fil) et sans vouloir imposer leurs façons de ne pas vouloir de plaisir aux autres.

    Mais je suis un peu jalouse ;-)) : comment fais-tu pour t’attirer autant d’inimitié ? Et ensuite de commentateurs et commentatrices d’un autre monde.
    De la confrontation des idées ne naît pas toujours un monde meilleur !

  30. @toustes

    pas le temps de vous répondre, soirée indienne 🙂

    @christine 🙂

    « comment fais-tu pour t’attirer autant d’inimitié ?  »

    T’as remarqué?
    Le pourquoi je ne sais pas, je pourrais peut-être écrire un billet pour poser la question: pourquoi certains individus me détestent autant…
    la seule piste dont je dispose serait que mon incommensurable bêtise insupporte des êtres délicats, raffinés et probablement doués de capacités intellectuelles hors normes…va savoir 🙂

  31. à christine :
    « Je suis moins indulgente que toi, Celeste, avec les croyant-es. »
    dites vous…
    oups…. vous allez avoir fort à faire avec votre intolérance qui concerne donc environ 86% de la population mondiale, entre les monothéistes, les poléithéistes etc…
    c’est pas de tout repos finalement, l’intolérance….quel boulot ..
    parce qu’enfin, tous ces gens qui ont la foi, ne l’ont pas contraints et forcés (même si ces religions les contraignent dans leur vie).

  32. « parce qu’enfin, tous ces gens qui ont la foi, ne l’ont pas contraints et forcés  » T’es sûre ? À quel pourcentage ? Tiens demande aux habitant-es du Pakistan qui viennent de se faire coller la charia comme système légal… Par exemple.

    Effectivement, l’intolérance c’est pas de tout repos. Si les croyant-es voulaient bien faire un effort pour ne pas s’immiscer dans la vie des autres, ça me reposerait ! Parce que que les gens croient à de jolies histoires, dans leur for intérieur ou leur salon, je m’en fous, y’en a bien qui votent !

  33. Et oui, si les gogos savaient, ils ne se laisseraient pas entuber par les sèctes gentilles ,mais ce n’est peut etre meme pas sûr.
    Pour ma part, j’ai pu constater que mon milieux familial complètement ignard et inculte pataugeaient dans ces délirs moraux ultra pèrnicieux ,pour en fin de compte m’y avoir entrainé aussi .
    Il est effarant de voir aussi que des parents « adultes  » se pèrmètent d’en imposer a leurs enfants alors qu’ils sont complètment incapable de se gérer judicieusement dans la société.
    Ils feraient peut etre mieux de confier l’éducation de leurs enfants a d’autres s’ils n’en veulent pas ?
    Bravo pour la rèsponsabilité parentale 😀
    Aussi, les anti IVG, se les lèchent lorsqu’ils peuvent se goinfrer avec des naifs sans famille (enfants abandonés )
    Des ésclaves pas chèr en somme .
    Sans vouloir blesser pèrsonne, il me semble que « les croyants » vrais ou faux font un calcul et se disent meme s’ils n’y croient pas ,que le dogme est une bonne affaire pour arnaquer les naifs ?
    Donc imposont le dogme !
    Il suffit d’effleurer un tel sujet pour faire sauter de colère furieuse les innombrables hypocrites ,il me semble .C’est dire l’enjeux !
    A mon avis le plus difficile est de faire croire que je crois alors que j’honi ces grimaces pourries .
    Ne dit’on pas que je suis trop bête pour ne pas me sèrvir de l’ignorence des autres et les tromper comme ils l’ont fait avec moi ?
    En réalité, je suis maintenant trop vieux et impotant pour refaire ma vie,donc je préfère me venger en dénonçant les magouilles crasseuses autant que je le peus 🙂
    Et oui, si j’avais sû plus tot,j’aurais bien arnaqué tout ce joli monde gentil,si bien que je suis aussi pourri que les autres 🙂
    Amitiés.

  34. christine, vous confondez les gens qui ont la foi et ceux qui veulent les manipuler
    c’est très différent.
    entre le fait que vous voudriez que personne n’ait la foi en des dieux ou en dieu, et la réalité , il y a un gouffre, que vous pensez franchir en affichant votre détestation péremptoire des croyants.
    jetez un coup d’oeil sur l’ébauche de l’article sur les religions, ici :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Non_religieux

    cela vous rememorera que, que cela vous plaise ou pas, les gens ont besoin de croire pour vivre
    apparemment ils croien tplus endieu qu’en l’homme
    je trouve très suffisant de cracher sur les 9/10 de la population…
    à moins de vouloir les anéantir tous….
    pourtant je suis moi-même agnostique…donc je ne défends pas aucune paroisse et pas même la mienne.

    tout n’est ni noir ni blanc…apprenez le nuancier

  35. Quitte à louer queque chose, moi j’ai loué une canne en vrai faux roseau et je retourne de ce pas à la prêche… avec ma table de multiplication .

  36. Tout a fait @ Anne.
    Et je penses meme que « la société « est aussi une sècte tout comme n’importe quelle croyances (mensonge,illusion ) basée sur une afirmation insistante qui cache soigneusement l’existance d’exclus(sacrifiés) pour exister .

  37. Bon, je ne voulais pas m’y « mettre »…, sujet trop équivoque, que Pâques, et ses débordements hystériques en tous genres…toute une mythologie savamment orchestrée, surtout dans les pays méditerranéens comme l’Italie et l’Espagne, avec leurs interminables processions corporatistes, souvent,…qui n’ont d’ailleurs, bien souvent, rien à voir avec l’essence même du christianisme…!

    Et puis bon, c’est comme Carnaval ou le 14 juillet, ces grandes fêtes populaires…!, où on se retrouve, souvent d’ailleurs, sans trop savoir pourquoi, ni comment…on se retrouve…!

    Pour les 3/4, le sens initial a disparu, on pourrait même aujourd’hui rajouter le 1er mai, ou la coupe du monde de foot….les gens ont besoin de se retrouver,…
    .,pas forcément pour les bonnes raisons, mais c’est comme ça!

    Alors que telle boucherie ou charcuterie soit fermée, ce jour et que l’église, qui juge bon ou pas le port du préservatif,… comme ces minces boyaux de port qui entourent le boudin, ou l’andouille…(comme quoi!), c’est pas plus grave qu’un marchand de luminaires qui retire de sa vitrine un abat-jour en peau de… zob..!, parce qu’on est vendredi saint !

    La « religion » en soi, c’est pas plus grave que n’importe quoi d’autre, si on la prend au sens premier du terme, et il y a même des religions athées ou laïques, dans le sens où elles mettent en avant, d’abord, un idéal…oui religion, ça vient du latin « religere »: se relier à,… après, on se relie à ce que l’on veut, à dieu, comme à diable…

    Tant que vous ne vous faites pas prendre dans les mailles, défilez…! Pauvres pêcheurs..

  38. bello, claudine!
    e come al solito ti ringrazio x aver scelto un mio disegno… quel honneur!….
    un unico appunto: la processione del venerdi santo non è mai stata una festa, tutt’altro!!! Quello che ti dicevo era che prima quella processione a Santeramo era molto più « teatrale », con la banda, e questa musica a enfatizzare… adesso invece c’era questa tetrissima voce dal megafono molto « radio maria » che annullava completamente quella drammaticità, e anche la sacralità.
    Comunque è molto divertente!!!!

  39. Un peu de temps pour vous répondre 🙂

    @mtislav

    « Cela me semble aller à rebours de ce que l’on sait de vous, Céleste, aussi je n’avais vu là qu’une “manière de raconter”.

    L’anecdote du dîner de viande n’est effectivement que le prétexte pour souligner mon propos de base, qui était, le poids croissant de la religion en Italie.

    Quant au dîner, nous étions une dizaine, ce n’est pas moi qui particulièrement choisi le menu!

    @dorham

    « Or, donc, je n’ai rien à voir avec ce “gros” lifté corrompu de Berlu !  »
    t’inquiète, c’est très clair!

    Berlusconi utilise la religion, ça ne signifie pas qu’il soit croyant.

    @Juju

    merci de ton témoignage.

    tu soulèves le problème de la mort.
    C’est une discussion que j’ai souvent eu avec des amis croyants qui me demandent « et après la mort? »

    Pour tout dire je m’en fiche. La mort est inéluctable, je le sais depuis si longtemps que je me suis habituée à cette perspective. Le passage est le dernier instant de la vie. On verra bien . J’en suis même curieuse d’une certaine manière, curieuse et un peu effrayée de filer ainsi vers l’inconnu. Mais je n’y pense pratiquement jamais, j’ai trop à faire avec la vie 🙂

    Car ce qui compte pour moi aujourd’hui, c’est de vivre le « mieux possible ». J’entends par là en harmonie avec le monde et ses habitants, en étant solidaire, ouverte aux autres, disponible, en étant consciente d’appartenir à l’humanité.

    @Christine

    « Il n’y a qu’à voir les pressions pour que l’Europe reconnaisse dans sa constitution ses “racines chrétiennes” ou les manifs anti-IVG en Espagne par exemple. »

    Tu fais bien de le signaler, c’est très révélateur et grave.

    Tu relèves mon indulgence, je le suis beaucoup plus qu’avant.
    Dans l’idéal, rêvons un peu, j’aimerais que les religions disparaissent d’elles mêmes, qu’elles s’éteignent paisiblement faute de fidèles. Que les humains acceptent leur condition de mortel et qu’ils n’aient plus de désir d’au delà pour échapper à leur vie quotidienne.

    Mais pour cela il faut un monde juste, ou toustes auraient leur place, un monde solidaire, un monde vivant et créatif!

    en attendant, je suis d’accord avec ça:

    « Si les croyant-es voulaient bien faire un effort pour ne pas s’immiscer dans la vie des autres, ça me reposerait ! Parce que que les gens croient à de jolies histoires, dans leur for intérieur ou leur salon, je m’en fous, y’en a bien qui votent ! »

    @salut le chouka, toujours bouillant de colère 🙂

    @Anne
    Christine a un discours tranché, mais elle ne condamne pas les croyants en général, elle dénonce les abus de celleux qui veulent imposer leur foi aux autres, ou à la société.
    et elle a parfaitement raison, à mon sens de
    rappeler l’histoire des « racines chrétiennes ».

    « cela vous rememorera que, que cela vous plaise ou pas, les gens ont besoin de croire pour vivre »

    besoin, besoin, c’est vite dit!

    le filon besoin a aussi été soigneusement exploité, on a créé des dieux et le mythe est savamment entretenu.

    @yelrah 🙂
    toujours le mot qui fait sourire, merci!

    @paolo
    hystérie collective!

    @v.a.

    « Tant que vous ne vous faites pas prendre dans les mailles, défilez…! Pauvres pêcheurs.. »

    joliiiiiiii 🙂

    @salut nole
    Grazie della visita!
    hai ragione, ovvio, l’hai detto tu 🙂
    infatti per festa intendevo anche canti e drammatizzazione.

    l’autre jour j’ai été frappée par le silence de la foule et la froideur de cette voix. Ce dénuement qui avait en côté mortuaire.
    Même pas d’ailleurs, pire, car à Santeramo lors des funérailles il y a la « banda » qui joue pendant le défilé.

    Il y a deux ans, les fidèles avaient chanté, il y avait un chœur d’enfant, c’était comme tu le dis « théâtrale », donc pour moi, plus festif (la dimension religieuse, de toute façon m’échappe totalement)

    baci baci

  40. C’est vrai que cela donne à réfléchir.
    L’aspect funèbre que tu notes est peut-être symptomatique d’une part de la fin de la puissance du catholicisme dans les pays d’Europe du sud et d’autre part la fin d’un monde dont les grandes lignes de force morales, sociales, philosophiques ont leurs racines dans la chrétienté.
    Après, la foi est une affaire personnelle et elle n’est pas moins respectable ici qu’au Tibet ou dans les mays musulmans à partir du moment où en son nom on ne fait de mal à personne !

  41. Exact annie !
    Celeste, heureusement que tu as parlé de pretexte, et que je te sais aimer l’inde : franchement, quand il n’y a pas de viande, c’est si dur de ne pas en manger ?!?
    🙂

  42. Et la haine encore 😀
    Je me demande meme si ceux qui parlent de complot,n’ont pas raison comme moi en fin de compte ? 😉
    Voila que je me dis qu’avec tous ces psy et autres spécialistes de la chose de tête,pourquoi, il n’y ait pas un ou deux qui puisse « nous  » expliquer qu’en etant plus clairs et nets avec les gens, il pourrait ne plus y avoir de problèmes relationels ,bon………..moins de troubles relationels si tout le monde faisait son « boulot  » ?

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