Flânant au marché du Muy le dimanche matin on comprend rapidement que la clientèle se divise en deux catégories bien distinctes : les pauvres qui achètent des fringues et les riches qui remplissent leurs paniers d’aliments, frais ou non. Car, paradoxalement, sur le marché de ce village du Var, entouré de vignes et autres cultures, il coûte moins cher de s’habiller que de manger. Totale absurdité, le survêtement en polaire fabriqué en Chine ou en Europe occidentale par des Chinois, coûte moins cher qu’une bouteille d’huile [... lire la suite]
Il s’appelait Milton, Milton Friedman et il est LE théoricien de la révolution néo-libérale. Ses idées économiques sur le monétarisme, la fiscalité, les privatisations et la dérèglementation ont inspiré les politiques économiques de Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Augusto Pinochet. Naomi Klein a écrit que la théorie de Friedman « était démentie par les soupes populaires, les flambées de typhoïde et les fermetures d’usines au Chili, où régnait le seul régime assez impitoyable pour mettre ses idées en pratique » Mais qu’importe, on lui a quand [... lire la suite]
Colorée, festive, déterminée, la manifestation Face au G20, les peuples d’abord, pas la finance, qui a parcouru le 1er novembre les rues de Nice, vibrait d’énergie, fourmillait d’idées, brandissait ses slogans, tapait sur des tambours. La vie était là. Généreuse, forte et décidée, celle qui s’oppose à froideur mortifère de l’argent, qui relève la tête et combat les spéculateurs, les vautours financiers, les affameurs des peuples. «Toute vie dirigée vers l’argent est une mort.» disait Albert Camus. Voulant à la fois marquer son mépris et [... lire la suite]
Nous n’étions pas nombreux à défiler, hier, dans les rues de Draguignan Pourtant, l’appel de Solidaires portait sur des revendications essentielles : partage des richesses, droit effectif à l’emploi, réforme fiscale, développement des services publics… Et oui, les Services publics sont menacés et c’est dramatique, ça signifie que l’accès à la santé pour tous se réduit comme peau de chagrin, on en sent déjà les effets, un Français sur trois ne se soigne pas et la tuberculose a fait son retour. Depuis le temps que la [... lire la suite]
Le premier, fin d’après-midi, un quelconque journal d’une quelconque chaîne télévisée (passé un certain stade de médiocrité on ne prête plus attention au support) Un couple sur le quai d’une gare, style Burberry camel pour Madame et pour Monsieur itou, bien coiffé comme toujours. Souriants, entourés, amis, journalistes,opportunistes, badauds (t’as vu, c’est Arnaud ! Ou tiens, c’est Montebourg!) Souriants et pressés, retour de Saône-et-Loire, circonscription, champignons peut-être, promenade en forêt, contact avec l’électeur, tout ça tout ça. Plus tard dans la soirée il deviendra le héros [... lire la suite]
N’être que corps abandonné au feu du soleil, à la fraicheur de la brise. Que l’infinie rumeur de la mer balaie la confusion de la pensée, sa morbide insistance, le tournoiement des souvenirs qui furent joyeux avant d’être amertume. Senteur marine, effluves d’écume. Elle voudrait n’être qu’un grain de sable. Dépouillée de mémoire. Les trahisons, les désillusions, les petites lâchetés, les mortes espérances à jamais effacées. Elle a tant et tant rêvé. Avant, quand elle croyait encore que les songes pouvaient embellir le futur. Des [... lire la suite]










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