Kuala Lumpur, quelques images

Kuala Lumpur, vitrine de la Malaisie, est à la fois ultramoderne et ringarde. Comme une version provinciale de Bangkok.

Par certaines de ses constructions,  la ville est futuriste. Les différents trains, aériens ou non, qui la traversent en tous sens ravalent le métro parisien au rang de curiosité archéologique.

Un monorail, coloré et rapide, semblable à un jouet,  mène à Putrajaya, la nouvelle capitale administrative, cité grandiose, surgie en dix ans, au milieu de la jungle, de la volonté d’un premier ministre mégalomane à la main de fer qui souhaitait créer une ville qui soit « une symbiose entre l’homme, la nature et la science».

Les fameuses tours Petronas, un temps les plus hautes d’Asie, font la fierté des Malaisiens. Élégantes, dotées d’un éclairage nocturne raffiné (normal elles appartiennent à un groupe pétrolier 🙂 elles attirent de nombreux touristes, armés d’appareils photos, qui n’hésitent pas à se contorsionner pour les saisir dans l’objectif.

J’ai sacrifié au rite !

Tout cela coûte fort cher et même si, en quelques années, la politique économique menée a globalement permis au pays de progresser de façon notable et aussi de peu souffrir de la crise, les inégalités restent énormes, particulièrement entre la capitale et la campagne. Autre  grave problème , la discrimination due au droit du sol. Les postes administratifs sont réservés aux Malais au détriment des ressortissants des autres communautés, chinoise et indienne.

Le commerce, apanage des Chinois, est florissant. Dans le quartier Bhukhit Bintang, le Plazza, gigantesque centre commercial dédié à l’informatique et à la photo propose à ses nombreux clients les dernières innovations à des prix qui n’ont d’ailleurs rien de particulièrement compétitifs.
Comme une infinité de salons vantent les mérites de  la réflexologie, nous nous rabattons sur un massage des pieds. Mais attention, rien à voir avec Bangkok. Les masseuses, pour les femmes, et masseurs, pour les hommes, n’ont rien de sexy. Ils massent les pieds, les mollets et c’est tout !
Si la prostitution existe en Malaisie, assortie d’odieux trafics d’êtres humains, particulièrement d’enfants,  elle ne s’expose pas ostensiblement comme à Bangkok. Et puis les touristes sont beaucoup moins nombreux. Moins de clientèle occidentale. Des bordels cachés, des femmes exploitées dans l’ombre des immeubles étincelants. L’abjection n’a pas de frontière.

Syamsul Yusof

Dans Jalan Petaling la rue principale de la très touristique et peu intéressante Chinatown, on tourne un film, course poursuite au milieu des passants, mallette mystérieuse et revolvers brandis.
Une production malaisienne intitulée   » KL Gangster »  dirigée par Syamsul Yusof, un jeune (et beau) acteur-réalisateur.
Comme, en badauds expérimentés, nous passons une bonne heure à observer (et à filmer) le déroulement de la scène, entre deux prises, un des acteurs principaux, Ridzhuan Hashim, entame la conversation avec nous.
Et tandis que, sous l’œil envieux des groupies locales, il appose un autographe sur mon carnet, Thehitman Nazri, le photographe du tournage, immortalise la scène.

Thehitman Nazri

Et hop me voilà en photo sur Facebook en compagnie d’une star malaisienne .
Sous le cliché, un commentaire de Thehitman :
«Claudine says  » nice to meet u mr.Kojak”..;)
Ce à quoi, sur la suggestion de Fabio, j’ai finement (et sans complexe) répondu:
« Or may be Claudine alias May West says : »Is that a gun in your pocket, or are you just glad to see me? « 

Ridzhuan Hashim

3 réflexions sur « Kuala Lumpur, quelques images »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *