Le sourire de Vivek (nouvelle indienne)

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Ce texte est une fiction. Je me suis inspirée d’une réalité que je connais bien, j’ai créé des personnages et j’ai inventé une histoire.

Depuis leur réveil, dans la maison au milieu des cocotiers, les enfants attendent Daddy. Hier, Susheela leur a annoncé sa visite et Ranesh a dit:
«-   J’espère qu’il va nous apporter la carambole !
–    Auntie, s’est exclamée Priya, Ranesh ne pense qu’aux cadeaux, c’est pas bien !
–    Et toi tu répètes tout tout le temps. »
Alors  Susheela est intervenue en disant que si Daddy apprend qu’ils se disputent il ne sera pas content du tout et que ce n’est pas juste, parce qu’avec tout ce qu’il fait pour eux, les petits pourraient quand même faire l’effort de ne pas se chamailler.
Là-dessus tout le monde a balancé la tête pour manifester son accord, sauf Vivek.
Vivek ne manifeste jamais rien, ni joie ni tristesse, ne parle qu’en cas d’absolue nécessité et personne ne sait si il a déjà ri.

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12 réflexions sur « Le sourire de Vivek (nouvelle indienne) »

  1. Oh là là, quelle histoire touchante.
    Et tout se dénoue en quelques lignes à la fin.
    On est combien sur terre à chercher sens et solidarité ?
    Beaucoup. Certains en ont besoin, pour recevoir et d’autres pour donner. Mais à ce jeu, ce n’est jamais celui qu’on croit qui donne ou qui reçoit… ! Vertiges où les échanges sont au plus vrai de l’humanité.

  2. @merci Zolive
    c’est un argument sur lequel j’ai beaucoup réfléchi

    « Mais à ce jeu, ce n’est jamais celui qu’on croit qui donne ou qui reçoit… ! »

    absolument, c’était quelque chose dans ce genre que je voulais raconter.

    @pierre
    ce ne sont pas des rencontres, c’est une fiction (une nouvelle).
    partant d’un terrain que je connais bien (humanitaire, sud de l’inde), j’ai inventé des personnages, en utilisant bien sûr des éléments réels (ceux qui concernent les enfants) et des éléments imaginaires;
    l’homme n’existe pas réellement, enfin peut-être que si et que je ne l’ai jamais rencontré 🙂

    @Merci Yelrah, je suis touchée 🙂
    magnifique, c’est fort!

    j’aime beaucoup cette nouvelle, beaucoup de ressenti en l’écrivant.

    et merci à vous d’avoir pris le temps de la lire 🙂

  3. Ah… c’est une fiction !
    Alors je vais citer Chmp mais à l’envers :
    « Je ne sais pas si cette histoire est vraie
    mais je suis certain qu’elle est authentique »
    Ca me paraît plus juste comme cela…

    Je pensais sincèrement que cette histoire était « vraie » et je pense que tu devrais préciser qu’il s’agit d’une fiction, car je me sens un tout petit peu « trahi » en l’apprenant. La puce à l’oreille, c’est celui qui ne dort pas TOUTES les nuits et n’oublie pas depuis LONGTEMPS, mais naïvement j’y ai cru – je suis bon public !!!

    Ceci étant dit, bien évidemment cette histoire on est certain qu’elle est « authentique », et que cet homme peut exister. Et donc sa force est toute intacte. Simplement, le sachant, cela change la cible et permet de mieux te connaître, toi qui l’a écrite.
    Et en inde du sud, cette histoire est « authentique », on voit que tu connais bien le pays !

    Tu pourrais aussi écrire une nouvelle dans l’autre sens, celle où les bons daddys sont en fait des abuseurs, tyrans, pédophiles, colériques. Elle sera « authentique » aussi, tu le sais malheureusement aussi bien que moi.
    D’où ma citation sur qui donne ou qui reçoit, car dit autrement cela donne : méfiez-vous de ceux qui donne de façon visible et « gratuitement ». Les vrais désintéressés, il y en a peu.

    Dans ta nouvelle, on découvre que celui qui donne, un jour trouve une réponse et reçoit infiniment, au sens de hors de toute évaluation quantitative. Dans d’autres, des personnes bien intentionnées semblent bonnes, mais on découvre qu’il s’agit de mauvais voir monstres qui sont là pour leur petite personne.

    🙂 à toi

  4. hum, j’aurais sans doute dû garder Chomp à l’endroit…
    Ou mieux creuser la différence entre vrai et authentique.
    Ce qui me gêne c’est dire « vraie » sur une fiction.
    En même temps, elle est « vraie » au sens de sincère et qu’elle existe dans un cœur.
    Autenthique, pour moi veut dire plausible.

    Bon, confus tout ça. Ce qui m’énerve, c’est tout les journaux avec le mot vrai partout : la vraie vie des stars, les vrais salaires des cadres, … comme si ce qui a été dit avant était faux !

  5. Oui Céleste, c’est comme ça que je l’attendais. Les personnages de fiction offrent aussi des occasions de rencontre tout aussi riches que les autres.

  6. @zolive
    Quand au « vrai » et à « l’authentique » …
    J’ai aussi pensé à l’inversion des termes …
    Mais le mot authentique m’a paru plus superficiel (genre « c’est du vécu, main sur le coeur, foi de journaliste » …), en somme moins important, tandis que le mot « vrai » renvoie à plus de profondeur, de « véracité »
    Voilà voilà …

  7. Seulement trois pages mais une force d’émotion magnifique. Merci pour cette illustration d’une possible résilience… par les enfants pour une fois.

  8. Seulement trois pages mais une force émotionnelle magnifique!
    merci pour cet exemple d’une possible résilience… par les enfants, pour une fois

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