L’art du commentaire

Il y en a d’excellents, d’émouvants, de drôles, de méchants, de gentils, d’érudits, de sots, de plats.
Et, lorsque nous décidons de partager  quelque pensée ou émotion en laissant un commentaire, c’est dans ces deux dernières catégories que nous ne souhaitons pas que les fruits de nos cogitations  soient expédiés par celles et ceux qui les liront.

Mais qu’est-ce donc, commenter ?

Mon petit Robert me répond :

1. expliquer un texte par un commentaire, synonyme: gloser
Gloser sur un blog…il y a-t-il des « gloseurs » de blog ?
Oui, ils sont même monnaie courante, ceux qui répètent à leur propre sauce ce qui a déjà été écrit. D’autant qu’une des particularité du lecteur de blog (ou de la lectrice bien sûr) est sa rapidité. Arrivé à la fin d’un texte qu’il a survolé, il s’empare d’une phrase et la réécrit à sa façon… Parfois même il saisit l’occasion pour se mettre en avant, comme s’il voulait éclipser par sa brillance, son érudition ou la force de sa pensée l’auteur du billet commenté.

2.(VIIème), vieilli : donner des interprétations, souvent malveillantes, synonyme : épiloguer sur…
Des  « épilogateurs » de blog ?
Oui, là aussi la catégorie est bien représentée : attaquer sur détail, sur le style, persifler sur une phrase, interpréter  pour condamner, parfois durement, ou avec une ironie douteuse. Il est d’ailleurs intéressant que de noter que, souvent, courageux mais pas téméraire, ce type de commentateur, le troll, n’a pas de blog, ou s’il en a un, il ne le met pas en lien.

3. faire des remarques, des observations, sur(des faits) pour expliquer, exposer
Des  « remarqueurs »  ? des observateurs ?
Oui aussi, bien sûr et, heureusement, ils sont les plus nombreux. Lorsque nous laissons nous aussi quelques mots sous un texte c’est ainsi que nous souhaitons être considérés.

Mais pire encore, il y a l’absence de commentaires qui, dans les moments de vague à l’âme et d’incertitude, peut laisser la désagréable impression d’avoir écrit dans le vide, pour rien, pour des invités indifférents qui ont pris au passage ce que vous avez offert de vous, de vos idées, de votre histoire et  sont repartis  sans mot dire.

D’un autre côté, me direz-vous peut-être, personne n’est contraint d’avoir un blog et d’y déballer ses pensées. Quand on décide de le faire on assume sans les déplorer les critiques et l’indifférence. Sinon, on met la clé sous la porte.

Toute ironie mise à part, commenter n’est pas toujours facile. Souvent paralysés par nos égos nous avons peur de laisser un « mauvais » com, qui donnera de nous une image différente de celle que nous aimerions donner, ou alors l’inspiration nous fuit, nous ne trouvons pas les mots, et nous n’avons pas le temps de les chercher.

Etant à la fois blogueuse et commentatrice il m’est déjà arrivé, volontairement ou par maladresse d’écrire des commentaires dignes de la définition 1 ou de la définition 2.

Car j’ai plutôt le commentaire facile même s’il n’est pas toujours pertinent. Parfois je ne laisse que quelques mots, comme un clin d’œil, juste pour dire : je t’ai lu(e), tu n’as pas écrit pour rien, ton texte existe et je reconnais la part de toi, intime, que tu y as déposée. Pour complimenter aussi, on ne fait jamais trop de louanges quand elles sont sincères. Parfois aussi, m’engageant bravement dans de putrides marécages, j’interviens pour me défendre d’une attaque que j’ai estimée injuste ou offensante. J’expose mon point de vue, trois petits tours et puis je m’en vais, car polémiquer sans fin avec qui a l’insulte au bout des doigts est une perte de temps et d’énergie.

Dans ce monde égoïste, anxieux, froid, les marques d’amitié, d’écoute, d’empathie sont précieuses,  comme le sont les débats qui enrichissent, ou non, mais qui toujours ont le mérite de libérer la parole, de permettre le brassage des idées et la communication, alors commentez, ne retenez pas vos mots, ce qui compte souvent, c’est le geste.

Car parfois, du geste, naît la rencontre.

Note : j’ai écrit ici des considérations générales, en ce qui concerne Celestissima j’ai la chance d’avoir de nombreux commentatrices et commentateurs que je remercie 🙂


A lire chez Eric  du blog Crise dans le médias: 50 raisons de commenter un blog

63 réflexions au sujet de « L’art du commentaire »

  1. Pour certains, je commente donc j’existe ! Pour d’autres, tu commentes donc tu m’estimes et ainsi tu flattes mon ego! On commente aussi parce qu’ainsi, on signifie sa présence au monde !
    Mais le commentaire que je préfère est celui qui est dénué d’arrières pensées et qui privilégie le fond sur la forme, est-ce trop demander ou ne suis-je qu’un doux rêveur?

  2. @Salut Mohamed 🙂

    « Mais le commentaire que je préfère est celui qui est dénué d’arrières pensées et qui privilégie le fond sur la forme, est-ce trop demander ou ne suis-je qu’un doux rêveur? »

    C’est aussi mon préféré, mais il n’est pas si rare.
    Toi rêveur et moi optimiste?

    baci

  3. et oui, l’absence de commentaire – et essayer de ne pas réagir sottement – si on n’y arrive pas être en colère contre soi pour cette sottise, c’est moins salissant

  4. @Brigetoun

    Je ne l’ai pas écrit dans le billet mais il arrive que le texte que l’on a lu sur un blog -le tien par exemple :-)- soit tellement bien écrit, qu’il se suffise tellement bien à lui même que l’on ne sait quoi ajouter qui ne soit une banalité.

  5. Aaaaaah, le commentaire, et les commentateurs, par là-même…! Un poème..! Est-ce qu’un bloggeur sans commentaires « fonctionnerait » aussi bien, qu’avec, quelle que soit, d’ailleurs la nature des commentaires…

    J’ai été fort surpris, voire consterné, par le déversement de fiel, de bile amère… chez Didier Goux, (qui décidément en manque..!), sur ou à propos de ton dernier billet, chez qui, il me semble, ma chère Celeste, tu a

  6. Bug…, j’avais pas fini, tu as, ma chère Céleste, déversé, toi aussi, une… rage, une exaspération, peut-être inutile…! Bon, ça fait du bien aussi, sauf quand ça fait mal…!

    Cool…!

  7. @vieil anar

    « J’ai été fort surpris, voire consterné, par le déversement de fiel, de bile amère… chez Didier Goux, (qui décidément en manque..!), sur ou à propos de ton dernier billet »

    En ce qui me concerne je n’ai nullement été surprise par ce déversement de fiel, il correspond tout à fait au personnage et à certains de ses fidèles.

    « j’avais pas fini, tu as, ma chère Céleste, déversé, toi aussi, une… rage, une exaspération, peut-être inutile…! Bon, ça fait du bien aussi, sauf quand ça fait mal…! »

    Mais non ça ne fait pas mal ! « affectivement » je ne suis absolument pas atteinte par ce genre de gueguerre, c’est de la rigolade, de la joute verbale de mauvaise aloi, du pipi de chat!

    J’estime légitime de me défendre lorsque je suis attaquée de façon aussi claire et volontairement blessante. Même si ni mon affect ni mon amour propre n’en souffrent l’intention était là, diablement mauvaise.

    Devons-nous tout laisser passer sans rien dire? Ou pire, tendre l’autre joue?
    Je ne crois pas.

    Je n’ai pas répondu sous le coup de la colère ou de la vexation j’ai simplement réagi avant de signifier que cette cause-là, minable, ne m’intéressais plus.

    En gros j’ai voulu signaler à son auteur le ridicule de son attaque, ou, dit de façon prosaïque, lui mettre le nez dans ses déjections.

    J’ai donc été caricaturale et relativement violente dans mes propos.

    Que mon intervention ait eu un impact ou non, je m’en fiche, je l’ai fait, je suis tranquille avec moi-même.

    Chacun son style!

  8. @ Celeste, je me demande si la nature des blogs et par extension des commentaires, si tant est qu’on puisse assimiler les deux en un, mais il me semble que oui…, n’est pas, tout de même, d’être, avant tout, constructive,(échange d’idées, de points de vue, d’humeurs, d’états d’âmes..etc!), sans pour aller jusque là, à la béatification ante mortem ou au cirage de pompes..

    Ou alors, c’est juste pour « se fritter » et c’est un jeu, qui peut avoir un certain charme,(tout dépend de la verve des commentaires et de la répartie de l’auteur…!), ou alors c’est un vrai échange… faut voir!

  9. @vieil anar

    « je me demande si la nature des blogs et par extension des commentaires, si tant est qu’on puisse assimiler les deux en un, mais il me semble que oui…, n’est pas, tout de même, d’être, avant tout, constructive,(échange d’idées, de points de vue, d’humeurs, d’états d’âmes..etc!) »

    Bien sûr que oui!

    Mais pour moi ça n’exclut pas de se défendre en cas d’attaque extérieure.
    Ma ligne de défense est toujours la même: d’abord je réponds, ensuite je signifie que pour moi le débat est clos.

    Par contre je ne vais jamais agresser qui que ce soit à froid, sans avoir été moi-même attaquée.

  10. ah..interessant cette reflexion sur le commentaire !
    Commenter…très souvent ce mot est enlevé des blogs, personnalisé, remplacé par les blogueurs par des petites choses sympa qui sont bcp plus justes que ‘commentaires’ ainsi peut on voir ‘grain de sel’ ‘convives’  » « puisque je te le dis’ ‘ défoulez-vous’ etc…
    Effectivement, en aucun cas je n’ai pensé en commentant, au commentaire de texte tel qu’il existe en litterature…parce qu’un blog est plutôt, à mon sens, – et assez bizarrement maintenant que j’y pense – un espace oral….parce que tout un chacun (d’ailleurs les blogueurs commentent eux memes les commentaires…) y va plutot spontanément de son avis, ressenti, jamais argumenté.
    D’ailleurs les posts ont -ils besoin d’etre commentés ? Lorsque les commentaires sont épuisés, qu’ont -ils, très sincèrement, apportés comme éclairage au propos initial ?

    les blogs sont pour moi une table de bistrot où l’on discute, où l’on fait des rencontres, parfois sympa, parfois pas.
    je n’ai jamais pensé à faire un commentaire construit, intelligent, remarquable, je n’ai jamais le temps, en général je dis ce que je pense de façon systématiquement épidermique puisque je suis tjs pressée (donc c’est pas tjs malin, ni rationnel , je le reconnais) , ou je m’abstiens…
    parfois je reviens le lendemain si j’ai réfléchi au thème du post….remettre mon grain de sel.

    par contre je n’ai jamais compris pq écrire un commentaire genre ‘c’est très bien’ ‘c’est très beau’ ou ‘merci’ , (là je trouve cela meme ahurissant )toujours pour la meme raison :
    lorsqu’on discute avec qq’un sur un sujet, personne ne dit à personne ‘merci pour ce que tu dis’ (ben ça veut dire quoi ?)…c’est donc pour moi une pratique bizarre, incompréhensible.
    Bloguer est suffisament un acte narcissique pour en rajouter dans ce sens, flatter systématiquement dans le sens du poil.
    Cela ne m’empêche pas d’avoir de l’estime pour un blogueur, de lui faire comprendre autrement, voire de lui écrire un mail. ça j’aime bien, c’est bcp plus vrai à mon sens, enfin pour moi..

    tu sais bien qu’à part chez toi Céleste, la plupart du temps je m’abstiens de commenter,
    chez toi oui, parce que cela fait 4 ans que l’on se connait, et que l’on s’écrit de temsp en temps

    je lis des dizaines de blogs, sans ne rien dire, non que je sois indifférente, mais j’estime que ça ne sert à rien de dire qq chose, faut être lucide…que ces qq mots n’apportent rien en général à une polémique (les débats sont inexistants, quand un avis de lecteur diffère, aussitot le blogueur s’empresse de réitérer sa position, jamais ne dis , « tiens, tu me fais réfléchir, je vais revoir ma position…, idem pour les autres lecteurs.. ) , Parfois je cède pourtant à cette cacophonie, mais je le regrette toujours.
    De la meme façon mon commentaire n’apporte rien à qq chose que j’ai apprécié (le post alors se suffit à lui-même) ou que j’ai détesté (pq peiner ?) .
    Les stast sont là pour indiquer la fréquentation, c’est déjà pas mal pour flatter son ego…;))
    quand je suis très admirative, il m’arrive de contacter le blogueur par mail pour lui dire…

    pour ce qui est des rencontres, des vraies, elle se scellent toujours en coulisses, par mail, en privé

    et puis tu dis ça , Céleste :
    « Mais pire encore, il y a l’absence de commentaires qui, dans les moments de vague à l’âme et d’incertitude, peut laisser la désagréable impression d’avoir écrit dans le vide, pour rien, pour des invités indifférents qui ont pris au passage ce que vous avez offert de vous, de vos idées, de votre histoire et sont repartis sans mot dire. »

    c’est ça le plus beau Céleste : écrire juste pour le plaisir de donner tes mots.
    Pq dis tu ‘pour rien’ ? quand tu lis un livre, un magazine, je suppose que tu n’écris pas à l’auteur, que tu ne lui commentes pas ses écrits…et cela t’a apporté qq chose, ce n’est pour rien que les auteurs ont écrit.
    A suivre ton raisonnement cela voudrait dire que tout ce qui a été écrit et pas commenté , dans les bibliothèques, dans les kiosques, les librairies, n’a aucune valeur.
    Sur Libé, le Monde, enfin partout, de même que sur le s antennes radio, cette fameuse interactivité est totalement inintéressante : épluche les réactions et commentaires….ça donne envie de silence !

    en fait je ne pense jamais que les commentaires sont là pour soigner le besoin de reconnaisance des gens, mais je peux faire un effort et donner mon obole alors, un peu plus souvent :))

    mais là, vu la longueur de ce commentaire, j’en ai pour un mois…je ne me relis pas d’ailleurs.

  11. @Eric, excellent!
    Chapeau 🙂

    @anne

    quand je discute avec quelqu’un, je la (ou le), vois, j’entends le son de sa voix…je dispose d’une infinité de capteurs grâce auxquels je peux communiquer avec elle (ou lui).

    sur internet c’est différent.

    parfois j’ai envie d’exprimer un sourire, comme je sourirais à une personne assise à mes côtés ou rencontrée dans un train.
    alors j’écris un petit truc gentil!
    et j’aime aussi quand on m’en écrit, je les reçois comme des sourires.
    et ça me provoque une bouffée de bonne humeur
    franchement, pourquoi s’en priver?

  12. Bonsoir a vous 😉
    Ben, pour ma part, je dois dire que ne répond pas souvent aprés lècture ,si bien que mes comms sont simplement spontanés et sans aucune prétention .Un peut parfois de la passion ou de « l’indignation « ,mais surtout de l’intéret .
    En gros c’est une démarche intéressée qui se fiche de l’apréciation .
    Cèrtains se fixent des barrières de style, de qualité, etc,mais a quoi bon se géner des détails, si non,pèrsonne ne donne son avis ,donc pas comms . 🙁
    Il faut dire que je lis principalement des auteurs Américains et donc angolsaxons surtout ,et en plus je n’aime pas du tout les proses Françaises 🙂
    En fin de compte,je préfère lire ,meme s’il y a des fautes!
    Et oui, moi aussi je vois les fautes des autres
    des fois 😀
    Franchement, il y a des gens qui se prènent trop au sèrieux ,mais ce qui compte, c’est le texte, et l’excélence du scribe est secondaire ,il me semble ?
    Autre chose :
    J’ai remarqué que les blogs par leurs caractéristiques rechèrchées ,ne valent pas les livres ,ou les sujets sont plus variés .
    Pour finir, il est pour moi clair que ceux qui critiquent mon style,sont en réalité a cours d’arguments souvent .

  13. @anne again

    « c’est ça le plus beau Céleste : écrire juste pour le plaisir de donner tes mots.
    Pq dis tu ‘pour rien’ ? quand tu lis un livre, un magazine, je suppose que tu n’écris pas à l’auteur, que tu ne lui commentes pas ses écrits…et cela t’a apporté qq chose, ce n’est pour rien que les auteurs ont écrit. »

    c’est bien pour ça que j’avais parlé de vague à l’âme et d’incertitude, je « sais » que donner ses mots c’est beau, je le fais, je l’aime;
    pourquoi me l’expliques-tu?

    n’as-tu jamais de doutes? de passages à vide?
    es-tu un roc?

    moi non, je doute, je cherche, je réfléchis, j’observe, je change aussi.

    sur ce blog je suis sincère, je montre qui je suis, avec mes contradictions, mes interrogations, mes doutes, comme je le suis dans les commentaires que je laisse.

    et le « besoin de reconnaissance », pourquoi le traiter avec tant de condescendance?

    qui ne l’a pas, d’une manière ou d’une autre?
    alors autant en rire, jouer à l’ignorer, quelle importance!

    sur certains sujets nous avons vraiment des approches différentes 🙂

  14. « Ô privilège du génie ! Lorsqu’on vient de lire un billet de Céleste, le silence qui lui succède est encore d’elle.  »
    Librement adapté de Sacha Guitry 😉

  15. Bien sûr, on écrit d’abord et avant tout pour soi, pour rien et surtout pas pour recevoir.
    La première fois que quelqu’un m’a dit avoir été ému par mes mots, cela m’a bouleversée. Je ne savais pas que je pouvais émouvoir.
    Mon blog est minimaliste, plus qu’intime, très peu visité et parfois immobile pendant des semaines.
    Mais, je sais que dés qu’un texte y apparait, deux lecteurs vont se manifester.
    Toujours les mêmes, mes veilleurs.
    Ils vont venir et me laisser un petit mot.
    Et je sais que je vais attendre ces signes.
    Parce que c’est agréable.
    C’est tout.

  16. je te l’explique pas Céleste…! je m’en étonne de ce que tu dis : « la désagréable impression d’avoir écrit dans le vide, pour rien,  »
    c’est toi qui dis cela, je n’explique rien

    alors je te réponds qu’il est étrange d’avoir le sentiment « d’avoir écrit pour rien  » parce qu’on a pas de commentaire !

    et si ! je doute tout le temps…je cultive même le doute comme une hygiène de vie, parce que le doute est la seule chose qui me fasse avancer, les certitudes me paralysent, me sclérosent. j’ai besoin de ce doute.

    je ne susi pas un roc comem tu sembles me le reporcher, suis meme parfois fragile, et surtout maladivement inadapatée finalement à l’air du temps.

    mais le fait que l’on ne commente pas sur mon blog par ex ne me gêne absolument pas, ne m’empeche pas d’écrire, de le faire avec plaisir meme si personne ne m’en donne écho.
    écrire pour « rien » comme tu dis, pour aucun retour m’est égal,j’écris quand même, y pioche qui veut, ce qu’il veut.
    L’utilité n’est pas pour moi un critère.

    je ne traite pas le besoin de reconnaissance en étant condescendante, je blogue aussi depuis 6 ans, j’ai eu un blog tu le sais où ça discutait sec, je sais très bien c e qu’il en est du blog, c’est un miroir que l’on tend, c’est un besoin de s’exprimer, c’est un besoin d’accrocher l’attention, d’exister autrement, etc etc…ce n’est d’ailleurs pas péjoratif dans ma bouche, et je suis comme les autres…

    simplement, sorry, je ne ressens pas ce besoin de reconnaissance comme ça, de cette manière que je trouve superficielle et artificielle, par les commentaires.

    encore une fois ne te sens pas visée, tu disais toi-même dans ton post, que tu ne parlais pas de ton blog, pas de toi, mais du blog et du commentaire en général.
    j’ai répondu aussi en ce sens, généralement.

    Avec juste cette aparté pour toi suite au passage que j’ai relevé sur ce sentiment parfois d’écrire pour  » rien  » sans réaction de tes lecteurs.

    je n’ai eu aucne remarque désobligeante à ton encontre,
    mais là , vois tu , cela illustre tout à fait mon approche sur l’inutilité du commentaire :
    je te dis ce que je ressens sur le sujet, sur le besoin de reconaissance, que je prends avec doute et distance, j’en souris (mon sourire n’était pas condescendant) et toi tu me dis « mais pq m’expliques tu ceci, mais pq es tu condescendante etc…. »

    malentendu total, inutilité de l’échange…tu restes sur tes positions, tu ne cherches pas à comprendre la teneur de mon com, ni pq je peux ressentir ce que je t’explique, , ni pq cela peut e^tre aussi acceptable que ton ressenti puisque tu ajoutes pour finir :

    « n’as-tu jamais de doutes? de passages à vide?
    es-tu un roc?
    moi non, je doute, je cherche, je réfléchis, j’observe, je change parfois. »

    ben….heu…Céleste….moi aussi je cherche, je réfléchis, j’observe…
    mais cette fixette sur les coms , je trouve cela marrant.

    nb : il faut je crois que j’ajoute, vu que tu me taxes facilement d’etre condescendante, que jamais il n’y a de jugement de valeur dans ce que je te dis, d’autant plus que j’ai insisté en disant que je ne critiquais pas mais que je ne comprenais pas cette nécessité à s’entendre dire que ce qu’on écrit est bien etc…

    pfff… ça m’épuise, impression , meme certitude de parler pour ne rien dire, tiens …:))

  17. Je ne dois plus être un blogueur…
    Depuis le premier Avril 2003…
    Pffffff
    J’aime l’idée de page ouverte…
    Ouvrir un blog pour un texte…une phrase…un mot…
    J’en ai ouvert combien? J’en sais rien…
    Mais comme Anne je ne commente pas pour dire que je suis d’accord…mais dans la vie c’est pareil  » j’suis contre » …
    Sauf ici 🙂

  18. Pour moi, un blog c’est Billet + Commentaires + réponses. Cela dit, il y a des billets « ouverts » qui appellent les commentaires, et des billets « fermés ».

  19. Bonjour,
    De l’art du commentaire… J’en ai lu plusieurs, des articles sur le sujet, mais celui-ci est vraiment excellent et fort complet si on prend le temps de lire le texte et les commentaires.
    C’est pour le commentaire comme pour tout, il n’y a pas de généralités.
    Je laisse peu de commentaires parce que, souvent, soit je suis restée indifférente au texte, soit l’émotion me paralyse, soit je ne vais pas sur les blogs.
    Le mien a très peu de commentaires mais pourtant un nombre de lecteurs conséquent, dont certains viennent discrètement à chaque parution. Je n’ai jamais l’impression d’écrire pour rien.

    Voilà, je suis donc dans la catégorie : laisser un témoignage un peu différent.

    Il faudrait prendre le temps de faire une synthèse de cette file de caractère, il y a un vrai contenu et ça, ce n’est pas si courant.

  20. Il y a des commentatrices intermittentes (suivez mon regard), bien que lectrices fidèles, qui viennent de loin en loin te faire un salut amical…

  21. @Fleuryval!

    quel plaisir de te lire!
    j’en rosis 🙂

    @Ma sardine préférée 🙂

    dis donc, il y a longtemps que tu n’as pas publié toi…

    « La première fois que quelqu’un m’a dit avoir été ému par mes mots, cela m’a bouleversée. Je ne savais pas que je pouvais émouvoir. »

    j’ai ressenti exactement la même chose et je la ressens encore, quand parfois je reçois des mails de lectrices ou de lecteurs qui m’écrivent pour dire des choses gentilles, douces parce qu’ils ont aimé mon blog. J’ai reçu des mails et des coms magnifiques, touchants.

    Et c’est agréable, comme tu le dis, tout simplement.

    @Anne

    Je crois que justement c’est une affaire de « ressenti ».
    Dans ma réponse à ton com j’exprime ce que j’ai ressenti en le lisant: sinon un parfum de reproche, du moins un étonnement « céleste comment peux-tu? »

    ça par exemple:
    « A suivre ton raisonnement cela voudrait dire que tout ce qui a été écrit et pas commenté , dans les bibliothèques, dans les kiosques, les librairies, n’a aucune valeur. »

    Quelle idée saugrenue!
    Je ne comprends pas que tu puisses m’attribuer ce genre de raisonnement.
    Tu sembles chercher la petite bête ou enculer les mouches, comme tu préfères.

    « je te l’explique pas Céleste…! je m’en étonne de ce que tu dis : “la désagréable impression d’avoir écrit dans le vide, pour rien, ”
    c’est toi qui dis cela, je n’explique rien »

    Encore une fois cette phrase est à remettre dans son contexte: moment de déprime.
    donc oui, il m’arrive d’avoir des passages à vide pendant lesquels je peux d’avoir la sensation, heureusement fugitive « d’écrire pour rien » et j’imagine que ne pas avoir de commentaire alors qu’on aimerait en avoir peut entretenir cette sensation.
    Dans les passages à vide, le pire n’est d’ailleurs pas « écrire pour rien », mais « s’agiter pour rien », « agir pour rien » et, au plus profond de la vague, « vivre pour rien »;

    Le spleen, quoi, banal, quand tout devient gris et triste.

    « simplement, sorry, je ne ressens pas ce besoin de reconnaissance comme ça, de cette manière que je trouve superficielle et artificielle, par les commentaires ».

    Ok, no problem, chacun son truc 🙂

    « tu restes sur tes positions, tu ne cherches pas à comprendre la teneur de mon com, ni pq je peux ressentir ce que je t’explique, , ni pq cela peut e^tre aussi acceptable que ton ressenti »

    C’est marrant, j’ai exactement la même impression en ce qui te concerne, que tu ne « comprends » pas ce que j’écris, qu’il n’y a absolument pas « rencontre » sur mes textes (en tout cas sur les derniers que j’ai écrits).

    Par exemple, tu parles de fixette sur les coms…il y a quatre ans que je tiens ce blog, c’est la première fois que j’aborde le sujet.
    Et je le fais comme ça , en passant, en publiant un billet que j’ai écrit il y a quelques temps et qui me sort un peu de l’actualité.

    We are déphasées!

    @salut Dom

    merci de commenter chez moi, j’en suis ravie 🙂

    @Salut Jean de la XR

    « Pour moi, un blog c’est Billet + Commentaires + réponses. »

    Oui, pour moi aussi.
    J’aime beaucoup les discussions dans le fil de com, très souvent les interventions sont intéressantes, elles apportent des éléments de réflexion, des liens, des infos.

    Il y a des blogs où les discussions sont passionnantes.
    Quand je visite les blogs je lis toujours les commentaires, pour moi c’est un tout.

    Et j’ai de la chance car ici il y a souvent de très belles discussions
    celle-ci par exemple @Merci ma Cocotte

    tu as raison, il n’y a pas de généralités, ce texte est une boutade, une tentative de mise en forme, une base de discussion.
    c’est ça qui compte.

    @salut Yerah 🙂

    @belle Traou
    un salut amical à toi aussi…
    et un sourire 🙂

  22. @anne

    « je sais très bien c e qu’il en est du blog, c’est un miroir que l’on tend, c’est un besoin de s’exprimer, c’est un besoin d’accrocher l’attention, d’exister autrement, etc etc…ce n’est d’ailleurs pas péjoratif dans ma bouche, et je suis comme les autres… »

    C’est avec ce genre de généralisation péremptoire que j’ai du mal.
    besoin besoin besoin…

    Non, ce n’est pas comme ça pour tout le monde!

    Ce n’est pas un besoin pour moi d’avoir un blog, c’est un plaisir, je m’amuse!

    C’est une petite part de ma vie.
    Je fais une infinité d’autres choses, j’ai plein de projets de voyage, de solidarité, de documentaires à tourner, de nouvelles à écrire.

    Le blog c’est un petit truc en plus, surtout pour l’hiver quand je sors peu (je déteste avoir froid).

    Rien à voir avec un besoin. Si demain ça s’arrête, ça s’arrête. Ce serait dramatique en ce qui concerne cette liberté d’expression qu’Internet nous permet, mais pas à titre personnel!

    Bien sûr, au début le blog me manquerait, puis de moins en moins et puis plus du tout, je ferais autre chose.
    Reprendre la sculpture par exemple!
    Ou écrire un roman!
    Marcher plus ou recommencer à jouer au tennis…il y a tellement de choses à faire.

  23. @ celeste :

    besoin, ou envie, si tu préfères, j’ai mal choisi mon mot, mais une envie répond à un besoin

    et ce besoin de bloguer n’implique pas dans mon esprit que tu n’aies pas aussi envie de faire autre chose, que tu ne fasses pas ausi autre chose, où ai-je écrit cela ?
    si tu penses que ‘j’encule les mouches en commentant sur ton espace » [heu, c’est pas pour dire mais tu as , toi aussi de bien élégantes formules.. tu es plus facilement aimable avec le s personnes qui abondent dans ton sens qu’avec ceux qui sont en désaccord..;) ] c’est donc effectivement que commenter ne sert à rien, sinon à enculer les mouches, enfin tout au moins que mes commentaires ne servent à rien , me desservent, et surtout te sont déplaisants.
    donc…à faire le bilan du temps consacré à cet exercice, et de l’effet dudit exercice, m’en voilà exempté.

    ps : bien sur oui, bloguer est AUSSI un plaisir, ou d’abord un plaisir. Mais ne pas reconnaître qu’il est un exercice narcissique (de facto) c’est se voiler la face.
    reconnaître d’ailleurs que c’est un plaisir narcissique n’a rien de si affreux que ça, je t’ assure, le narcissisme est une composante de tous les êtres humains, d e notre physchologie, le nier me semble bizarre
    Avoir un espace à soi sur la toile, exister par cet espace, se faire reconnaitre par cet espace, y recevoir des compliments (ou y être contré) etc…ça touche notre besoin narcissique. C’est pas « péremptoire » de dire cela,
    à moins que tu sois une exception à l’espère humaine, que tu n’aies aucun besoin narcissique,
    tu tiens un blog uniquemnt pour le plaisir d’écrire, et les commentaires ne nourrissent pas ton besoin narcissique.
    eh bien disons cela alors.

  24. @anne

    non, je ne crois vraiment pas qu’une envie corresponde systématiquement à un besoin…

    quand j’ai envie de boire un verre de vin blanc, ce n’est pas un besoin, c’est plaisir que j’ai envie de m’accorder!

    « enculer les mouches » est une expression que j’aime beaucoup, que j’utilise souvent et qui n’a à mon sens rien d’offensant.

    par exemple lorsque que nous (surtout Fabio et un ami d’ailleurs, moi j’interviens peu dans cette phase là), faisons le montage des vidéos nous passons un temps à « enculer les mouches », pour que ce soit « parfait », par passion du détail.

    donc il n’y a pas à se vexer, tout moins je ne l’ai pas écrit dans ce but.

    ensuite il est faux de dire que je ne suis pas aimable avec toi!

    où et quand t’ai-je écrit des choses désagréables?

    « si tu penses que ‘j’encule les mouches en commentant sur ton espace”

    ça c’est une interprétation de mes propos, j’ai écrit:

    « Tu sembles chercher la petite bête ou enculer les mouches, comme tu préfères. »
    mais pas … »en intervenant sur ton espace »

    pourquoi ce petit rajout?

    Oui, dans tes derniers coms, tu sembles chercher la petite bête, décortiquer, je dirais même plus chercher ce que tu estimes être une faille et extrapoler.

    ça signifie pas que tous tes coms et depuis toujours sont des « enculages » de mouches.

    et puis c’est ton problème, pas le mien!
    je réagis simplement à tes propos.

    et tu veux dire quoi en écrivant ça?:

    « tu es plus facilement aimable avec le s personnes qui abondent dans ton sens qu’avec ceux qui sont en désaccord..;) ] »

    qu’est-ce que tu insinues?
    je pourrais très facilement chercher dans les fils de coms des discussions sereines entre des commentateurs qui ont une opinion différente de la mienne et moi-même.

    A l’amabilité je réponds aimablement.

    Es-tu toujours aimable, lorsque tu commentes sur ce blog?

    Dans le texte sur les bigots tu ne l’as guère été avec Christine…qui ne pense pas comme toi!

    Le narcissisme, excuse- moi, mais c’est la tarte à la crème par excellence!
    c’est comme le « besoin de reconnaissance ».

    oui, les humains, à part quelques sages, sont narcissiques (plus ou moins) et ont « besoin de reconnaissance » (plus ou moins)

    bon, on le sait, on vit avec, on fait ce qu’on peut pour gérer au mieux ces deux caractéristiques.

    c’est un postulat que je ne vois pas trop l’intérêt de rappeler.

    et ça:
    « tu tiens un blog uniquemnt pour le plaisir d’écrire, et les commentaires ne nourrissent pas ton besoin narcissique.
    eh bien disons cela alors. »

    limite mauvais esprit!

    Anne, j’en suis désolée mais je ne te suis absolument pas.

    Tu as très souvent écrit sur cet espace de beaux commentaires, clairs documentés, intéressants qui apportent quelque chose à l’ensemble comme le définit jean (com 25).

    Mais dans tes derniers coms je ressens au contraire comme une volonté de critiquer, de démonter, de prouver que j’ai tort.

    J’ai écrit « je ressens », ce qui ne signifie pas que ce soit vrai, je ne te fais pas un procès d’intention.

    Il m’arrive de me tromper et d’écrire des conneries, comme tout le monde, ou presque, je le sais, je le reconnais et je ne suis pas vexée si on me le signale…au contraire, parfois une remarque me permet de reprendre ma réflexion, d’envisager l’argument sous un autre angle.

    Mais en ce qui te concerne j’ai une vague sensation « d’acharnement » (le terme est trop fort mais je ne trouve pas la nuance).

    (sensation: domaine du ressenti)

    Et je ne comprends pas le pourquoi, ça m’intrigue.

  25. il est finalement beaucoup plus facile d’etre d »accord sur un blog….
    Jamais voulu « prouver » que tu as tort !tort de quoi ? j’émets un avis inverse, c’est tout. Ai-je écrit qq part que j’avais raison ?
    Le monde tourne très bien sans mes coms, ton blog aussi, de façon tout à fait remarquable d’ailleurs, et je suis sincère.
    tu es parano Céleste, ma parole …. »de l’acharnement » ? fichtre….rien que ça ? j’ai déjà pas assez de temps,pour mes propres affaires, alors tu penses bien que je ne vais pas m’investir dans un « acharnement » (je suppose qu’il faut de l’énergie pour s’acharner en plus d’être obsédée par la personne concernée, et tu ne m’obsèdes nullement – ça me fait rire..- et je n’ai pas le gout du conflit – ) je te lis en pause, et l’instant d’après je replonge dans mes activités, à mille lieues de toi.
    je n’y peux rien si le hasard veut que ces derniers temps tes post ne rencontraient pas mon approbation et si mes points de vue sur les questions que tu soulevais différaient des tiens. Je suis désolée que ça te navre.
    Effectivement il n’y a pas eu « rencontre  » comme tu le regrettes en ces termes sur tes derniers textes. (« qu’il n’y a absolument pas “rencontre” sur mes textes ») . Mais est-ce si grave ? et qu’importe ?

    …ça doit être l’institutrice qui sommeille en toi quand tu me dis ceci :
    « Tu as très souvent écrit sur cet espace de beaux commentaires, clairs documentés, intéressants qui apportent quelque chose à l’ensemble »
    c’est un jugement de valeur ça..mais en fait vois -tu je ne me soucie absolument pas de recevoir cette évalutation de mes coms de ta part lorsque je m’exprime. Je me fiche de savoir si tu vas le trouver plat, beau, utile, idiot, constructif ou je ne sais quoi. A vrai dire ça ne m’effleurait meme pas l’esprit que tu puisses avoir un jugement dessus.

    j’ai été mal-aimable avec Chritine, selon toi ?
    christine revendique son « intolérance » (elle le verbalise dans ce terme) face à TOUS les croyants,sans nuance.
    je lui dis que c’est alors affirmer que les 9/10 de la population, croyante, sont alors crétines, idiotes, asservies, pas évoluées, esclaves, incapables d’avoir un jugement et un esprit critique, puisque c’est ce qu’elle prétend. Je lui dis qu’elle confond croyants et puissants qui manipulent ces derniers.
    C’est tout. Tu juges que c’est mal-aimable…soit.! mais tu n’as pas pensé que les croyants qui lisent ton blog puissent trouver Christine , pour le moins, mal-aimable, envers eux.
    quel est le pourcentage de lecteurs qui commentent ton blog Céleste ? si je regarde les pseudos c’est tjs les memes, pour ainsi dire ; donc vu que tu as eu environ 225 000 visites sur ton blog, comme l’indique ton compteur, ns sommes finalement très très peu à commenter. Donc bcp peuvent être en désaccord avec toi ou même être en colère, sans t’en faire part. Après tout c’est mieux ainsi. Quand on est pas ok, on dit rien.
    Nous avons tous notre propre lecture des mots que nous interprétons, mais c’est bien connu ça : l’émetteur dit ‘bleu’ en voyant un bleu pale et le recepteur lit « bleu’ en voyant un bleu marine.

    ce qui induit des petites chamailleries, et des grandes guerres.

    là, à vrai dire dans cette joute qui n’a rien d’agréable et qui n’est en rien constructive pour le coup, le gout du silence me revient comme un besoin.
    Que ce soit de mon fait ou du tien, je m’en fiche. Incompabilité dirais-je , essentiellement sur les discussions. Car qd nous sommes d’accord je ne dis rien…:)), sinon, ok, c’est vrai ça…
    la compabilité, la rencontre, de deux personnes à mon sens, n’est pas dans l’accord ou dans béniouioui, mais justement dans l’art du désaccord . je n’ai pas commenté ton post de façon arrogante, mais tu l’s reçu comme tel.
    alors n’insistons pas. (je ne t’en estime pas moins pour autant)

    donc, ici now, je m’abstiens, parce que désormais il y aura tjs cette sensation à être jugée sur mes coms, (est-ce que selon Celeste, je m’acharne, ou est-ce que c’est « bien « ?) j’irai te lire plutôt sur yoni, là au moins, meme si je commente, ça sera dans le calme,et la volupté…
    comme quoi il n’y a que cela qui apaise, le sexe…je le savais bien …

  26. @anne

    oui, quand tu écris ça:

    « jetez un coup d’oeil sur l’ébauche de l’article sur les religions, ici :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Non_religieux
    cela vous rememorera que, que cela vous plaise ou pas, les gens ont besoin de croire pour vivre
    apparemment ils croien tplus endieu qu’en l’homme
    je trouve très suffisant de cracher sur les 9/10 de la population… »

    …en réponse à Christine, ce n’est pas aimable…tu utilises un ton sec, sans appel, tu juges « je trouve très suffisant » et tu n’ouvres pas la porte à la discussion, d’ailleurs Christine n’a pas répondu.
    et tu conclus avec une injonction:

    « tout n’est ni noir ni blanc…apprenez le nuancier »

    qui part du principe que ton interlocutrice n’a aucun sens de la nuance.

    qu’en sais-tu?
    comment peux-tu juger quelqu’un sur deux phrases?

    toi si prompte à écrire que:

    « c’est un jugement de valeur ça..mais en fait vois -tu je ne me soucie absolument pas de recevoir cette évalutation de mes coms de ta part lorsque je m’exprime. Je me fiche de savoir si tu vas le trouver plat, beau, utile, idiot, constructif ou je ne sais quoi. A vrai dire ça ne m’effleurait meme pas l’esprit que tu puisses avoir un jugement dessus. »

    Je n’ai pas voulu juger ton com, j’ai tenté de te faire comprendre ce que je ressens, c’est à dire un changement de ton de ta part en faisant le parallèle entre certaines de tes interventions, agréables, positives et le décorticage auquel tu te livres actuellement.

    « ça doit être l’institutrice qui sommeille en toi »

    Si j’étais moins transparente sur ce blog, tu ne saurais pas ce détail.
    D’une certaine manière tu utilises des éléments que j’ai donné, librement et parce que je ne conçois pas de faire autrement dans ma pratique « bloguesque » pour étayer une thèse destinée une fois de plus à m’égratigner.

    Anne, je ne suis pas parano, au lieu de te réfugier derrière cette énième tarte à la crème, il serait à mon sens plus constructif que tu t’interroges sur la façon dont tu écris tes coms.

    tu dis, si je me souviens bien, qu’ils n’ont aucune importance et que tu ne les relis pas.
    et effectivement ils sont parfois pour moi embrouillés et difficiles à comprendre, émaillés de fautes de frappe ou non.

    tu le revendiques, ok!
    mais ne t’étonnes pas si tes propos sont mal compris.

    en somme quand tu pratiques ton job d’écrivain, tu te concentres et attaches de l’importance à tes écrits, par contre quand tu commentes, tu écris vite fait, parce que pour toi, c’est superficiel!

    là aussi nous sommes différentes, je ne conçois pas de ne pas soigner l’écriture d’un commentaire, pour au moins deux raisons, la première par respect à la fois de l’auteur du blog et de celleux qui vont lire ce que j’ai écrit et ensuite par satisfaction personnelle.

    oui, je préfère donner une image cohérente, sensée, positive de moi qu’une mauvaise.

    et c’est ainsi dans tous les domaines, je ne vois absolument pas en quoi le fait de faire de son mieux pour créer des liens basés sur le respect mutuel et la gentillesse soit critiquable, condamnable ou objet de risée.

    « la compabilité, la rencontre, de deux personnes à mon sens, n’est pas dans l’accord ou dans béniouioui, mais justement dans l’art du désaccord »

    ça non plus je ne partage pas, ou plutôt le sens m’échappe.

    pour moi quand il y a « rencontre », lorsque l’on est en confiance avec quelqu’un , il peut y avoir des désaccords qui seront résolus par le débat, parce que le débat sera un échange d’idées, pas une critique systématique de l’opinion de l’autre.

  27. @anne, je continue, fausse manœuvre 🙁

    par contre s’il n’y a pas « rencontre » les désaccords deviennent beaucoup plus difficiles à résoudre ou même à exprimer;

    et là, effectivement les egos s’en mêlent, la vanité et l’amour propre prennent le dessus.

    pour terminer, je répète que je ne juge absolument pas les coms de qui que ce soit, je suis toujours contente de les découvrir, de les lire et de leur répondre.

    j’ai simplement, et apparemment stupidement, voulu t’écrire quelque chose de gentil, de positif, pour te faire comprendre que j’ai toujours apprécié tes visites.

    carrammmbaaaa encore raté 🙁

  28. Je m’aperçois qu’il est ici impossible de commenter par une absence de commentaires, ce que j’aurais aimé faire.
    (Cette constatation technique n’appelant pas nécessairement un commentaire.)

  29. céleste, c’est une magistrale leçon de morale que tu me fais là !
    et spécialement sur ton intention de me rappeler les bonnes manières :
    d’après toi je soigne mon écriture qd j’écris mes manuscrits, et pas chez toi où j’écris de façon épidermique, ce que tu juges irrespectueux pour toi et tes lecteurs…
    sauf que justement je t’explique que je n’ ai que qq minutes quand je viens chez toi, pour te lire et m’exprimer, et que je concois le blog comme un mode de rencontre et d’expression orales, comme un café, un moment de pause.
    Lorsque je rédige mes manuscrits, je mets des heures, des jours, parfois des semaines pour une page, ou un paragraphe ; parfois le choix d’un mot prend des jours également.
    tu dois en savoir qq chose, puisque tu écris aussi….(mais bon , c’est vrai que tu es différente toi, mieux, puisque tu dis mettre autant de temps et de soin, dans tout ce que tu fais)

    alors effectivement, j’avoue, je confesse : oui, je ne mets pas le même soin et la concentration pour commenter tes textes et écrire un livre Céleste.

    Pour le désaccord : je voulais dire par là, que l’on peut juger d’une richesse de rencontre, et peut etre meme de sa réalité, lorsqu’un désaccord fait jour et qu’on est dans la capacité de chercher ce qui peut élargir notre pensée, voire acccueillir favorablement l’idée de l’autre, non pas en l’adoptant, mais en l’intégrant dans le champ des possibles.
    je ne dis pas que moi, j’y réussisse mieux…hélas, , mais c’est ce que je pense, et ce que je constate dans mon cercle de relations : ceux qui m’ont le plus enrichie sont ceux qui avaient une approche différente de la mienne , les discussions ont tjs été alors passionnantes. Les discussions ont toujours été possibles, et parfois ce sotn dan sles détails que lla lumière se faisait. (ce que tu appeles enculer les mouches) Chacun amenant à l’autre ses divergences. C’est comme pour mes lectures : celles qui m’ont le plus apporté sont celles qui m’ont dérangée. Quand on est en phase systématiquement avec qq' »un on arrive à ne plus avoir rien se dire de constructif, , on est identiques, on dit oui à tout…

    il ne s’agit pas de se plaire à batailler mais de se plaire à confronter des points de vue différents, en les opposant, sans s’en offusquer.

    je ne réponds plus point par point , cela est totalement stérile, je réponds, tu surenchéris, je surenchéris sur ta surenchère, et toi aussi…
    en plus on emmerde tes lecteurs

    (celeste, pfff…tu crois pas que tu exagères tout, que tu dramatises tout ? « objet de risée »..dis tu parce que je te dis que je « souris » ou que « je ris »…mais enfin, le rire et le sourire n’ont jamais été systématiquement moqueurs ! oui, finalement , tu as raison, on n’est pas sur la meme longueur d’ondes, tu donnes un poids à un mot qu’ils n’ont pas.

    (pour les fautes de frappe, excuse moi, je ne pensais pas que c’était si grave , j’ai des vieux restes de dyslexie, et la frappe sur le clavier me demande un réel effort, je dois réecrire plusieurs fois un même mot, toutes les lettres y sont, mais le plus souvent dans le désordre. Souvent, des corrections m’échappent. )

    tu dis aussi :
    « Anne, je ne suis pas parano, au lieu de te réfugier derrière cette énième tarte à la crème, il serait à mon sens plus constructif que tu t’interroges sur la façon dont tu écris tes coms. »

    là encore , »la énième tarte à la crème  » signifie que j’accumule dans mes coms des tartes à la crème. Donc ne me reproche pas d’etre confortée dans l’idée que j’aie qu’ils sont inutiles . Des tartes à la crème c’est pas utile (et j’aime pas ça en plus)

    si ! je m’interroge sur le fait que tu n’admettes pas, toi, que le hasard a fait que tu as édité à la suite quelques posts avec lesquels j’ai été en désaccord et qu’il n’y a la AUCUN acharnement contre toi bon sang ! ce que tu crois.

    Pour christine : je ne vois dans mes assertions à son encontre, rien de plus malaimables que ses assertions définitives sur les croyants, oui, je confirme.

    donc, je confirme, cette fois je ne réagis plus ici, je crache ,juré promis . Mais sans être fâchée, ni vexée nullement . (ce que tu crois peut etre)
    c’est simplement plus sain, et plus prudent pour tes lecteurs , (qu’ils me pardonnent d’ailleurs ici d’avoir pollué ou coupé leur envie de s’exprimer.

    je viendrai te lire tjs avec plaisir (meme qd je suis pas en phase avec toi ) cependant.
    bon vent malgré tout.

  30. @anne

    ni fâchée ni vexée moi non plus, comme je l’ai écrit plus haut nous sommes déphasées…ça arrive

    bon vent à toi aussi et que la vie te soit douce 🙂

  31. Salut les filles…, je me permets d’oser glisser,(furtivement…!), un p’tit com’, anodin, juste comme ça, au milieu du tir serré, d’une tranchée à l’autre, et des barbelés à fleuret moucheté…!

    Chacune se cabre sur ses positions, à vrai dire de plus en plus floues… C’est d’ailleurs souvent ça que je redoute le plus dans les échanges de coms, au delà du décalage temporel, c’est cette volonté plus ou moins claire de camper sur ses positions, de principe ou de circonstance…à tort ou à raison, on s’en fout, c’est virtuel…!

    Bon, alors, je ne rajoute rien de plus, sauf que je vous aime bien, virtuellement, toutes les deux, Celeste et Anne…surtout à vrai dire, dans l’érotisme où vous excellez,.. alors je ferme les yeux…!

    Bon, l’idée de disserter sur l’art du commentaire, n’était peut-être pas une bonne idée, …ou alors…sans commentaires..!

  32. @v.a.

    « Bon, l’idée de disserter sur l’art du commentaire, n’était peut-être pas une bonne idée, …ou alors…sans commentaires..! »

    peut-être que oui, peut-être que non, au moins j’aurais essayé…

  33. Oups, un peu après la bataille…

    Y’a aussi les commentaires qui ne disent rien de leur auteur-e, et parfois rien du billet, des passant-es qui jouent un autre jeu.

    Je commente comme je cause, spontanément et avec réellement ce que je pense.
    Parfois je suis embêtée quand sur les blogs amis, je ne trouve rien à ajouter ou à discuter, alors que j’ai aimé le billet. J’y reviens plusieurs fois dans ce cas, jusqu’à ce que…

    Je suis aussi embêtée quand sur les blogs amis, je ne trouve rien à dire parce que je trouve le biilet pas intéressant…

    Je commente presque toujours pour entrer en relation avec l’auteur-e (si je le/la connais pas encore) des fois ça prend du temps et je renonce avant… Parfois je commente seulement parce qu’un truc a titillé mon féminisme.

  34. @Christine

    « Parfois je suis embêtée quand sur les blogs amis, je ne trouve rien à ajouter ou à discuter, alors que j’ai aimé le billet. J’y reviens plusieurs fois dans ce cas, jusqu’à ce que… »

    oui, moi aussi, j’attends une étincelle d’inspiration…qui parfois n’arrive jamais

    « Parfois je commente seulement parce qu’un truc a titillé mon féminisme. »

    héhé 🙂
    tu as bien raison.

  35. Commentaire …

    Commentaires …

    Visiblement, il vaudrait parfois mieux à certains de trouver comment taire leurs commentaires trop terre à terre.

    Arf !

    Zgur

  36. Les commentaires des blogs de qualité sont peuplés de délateurs et de zélateurs. Les uns dénonçant avec excès des propos qui leur semblent entachés d’erreurs ou de partialité, les autres jouant le rôle d’amplificateurs pour une parole qui donne l’impression d’être pour eux quasi divine.
    L’objectivité est rare… quand on y regarde de près. La neutralité aussi mais l’affectivité est partout présente… ou presque. J’aime, j’aime pas… et j’existe à travers cela.

    Délateurs et zélateurs font à leur manière avancer les choses, les uns dérangent, les autres rassurent… le danger vient lorsque l’on ne sait plus s’entourer que de bénis oui oui…

    Tu as raison, le pire est le silence dont on ne sait jamais déterminer s’il faut l’interpréter comme une approbation muette ou comme de l’indifférence.

    Mais le commentaire de blog, c’est aussi un peu le café du commerce, où l’on vient s’octroyer un peu de temps de parole, et cela en décalage total avec l’auteur qui a fait un travail d’écriture… et qui a pris le risque de se dévoiler, jetant en pâture un peu innocement ce qui pour lui est important.

  37. Souvent, chez toi, je ne commente pas. Parce que je ne sais pas écrire des commentaires très longs et argumentés ! Ou aussi parce que je me sens un peu « décalée » par rapport aux autres commentateurs. Moins catégorique ou vindicative. Moins tout quoi.

    Je te lis, j’y pense ensuite plus tard dans la journée…
    Et puis je reviens, et j’ai juste envie de faire un petit signe amical, ou d’exprimer mon accord ou désaccord, pas de me lancer dans une grande tirade.

    Mais je sais maintenant que pour toi c’est important d’être plus réactive !
    Bonne journée.

  38. Je ne parviens pas à quitter cette page sans laisser un commentaire !

    Mais qui suis-je pour le faire ? J’ai l’impression que ceux qui s’expriment ici sont des habitués, ce qui n’est pas mon cas : c’est ma première visite sur ce blog ! Et en plus je n’ai même pas de blog « extime », donc je ne suis pas à égalité avec les autres participants. Je suis seulement venue pour lire ce billet sur les commentaires… car sur mon blog de news corporatives (j’y suis « transparente ») j’ai ai trop peu.

    Mais voilà, il y a comme une invitation à « faire un geste » et je me sentirai une sorte de voyeuse si je cliquais ailleurs sans mot dire.

    Alors Céleste, après cet échange si vif qui semble vous avoir beaucoup mobilisée entre hier et aujourd’hui, si vous avez un peu de vague à l’âme, sachez que j’ai apprécié la lecture de votre note, et que j’ai été scotchée aux 51 commentaires qui ont précédés le mien.
    Presque gênée d’assister en différé à votre échange avec Anne, j’ai partagé la subjectivité de l’une et de l’autre et cela m’a rappelé des « mises au point » dans lesquelles j’ai pu moi aussi m’engager en ayant l’impression de ne jamais en voir le bout. C’est je crois le problème de la reprise des propos tenus par l’autre qui invite à entrer dans une spirale infernale, car comment interpréter ce qui se cache derrière les mots employés ? Comment savoir si l’intention est généreuse et ouverte ou mauvaise et snob ? On commence par vouloir s’expliquer car l’on pense que l’autre n’a pas tout à fait compris ; l’autre, un peu piqué, se défend de toute agression tout en justifiant ses propos… et c’est parti !

    Je ne dirai pas en public pour qui mon coeur a (légèrement) balancé, mais quel match, quelle joute !
    Et comme je ne veux pas que mes propos soient mals interprétés, j’ajoute très vite que je ne dis pas cela par ironie mais pour dédramatiser. Dans un couple par exemple, ce genre d’échange n’est-il pas courant, sans que cela remette pour autant en cause l’amour que l’on se porte (si c’est à petite dose, ok) ? Et puis, ce que dit, ce que fait l’autre, le résume-t-il ? Il suffit parfois que ce ne soit pas « le bon jour », tout bêtement, pour que cela dérape !

    Sur les blogs on commente, on donne son avis, on chercher à batailler le bout de gras pour la forme (oui moi aussi j’adore « enculer les mouches » – et le faire, et l’expression !), on s’octroie le droit à la parole, puisqu’il y a une place pour cela (je note que Anne a du trouver un truc pour dissuader ses visiteurs car après vérification son blog a très peu de comments). Et on apporte aussi des « caresses » positives pour dire que l’on fait partie de la même communauté humaine, que l’on est aussi des êtres de chair qui ressentent des émotions, et on offre ces émotions en partage, pour peu que le blog s’y prête et que l’auteur semble nous y inviter.

    Alors Céleste, voici pour vous un grand sourire virtuel, puisque je ne vous ai pas en face de moi pour vous dire que ce que vous m’avez donné à lire m’a intéressée puis touchée… et tant pis si j’ai tout mal interprété !

  39. @salut Annie 🙂

    « délateurs et zélateurs », ton analyse est intéressante, quoiqu’un poil réductrice.

    Tu oublies par exemple toutes celles et tous ceux qui apportent des éléments nouveaux au débat, en laissant des liens renvoyant à d’autres informations ou d’autres analyses.
    dans ce fil là il n’y en a pas car le sujet ne s’y prête pas, mais c’est une pratique très répandue.

    « et qui a pris le risque de se dévoiler, jetant en pâture un peu innocement ce qui pour lui est important. »

    Mais non, ce n’est pas innocemment (tout au moins en ce qui me concerne)

    C’est un choix. J’ai choisi de bloguer de cette façon-là, c’est à dire en dévoilant un certain nombre d’éléments personnels.
    Parce que c’est comme ça que j’avais (et que j’ai encore) envie de le faire.
    Parce que j’expose clairement mes opinions politiques, que je les assume entièrement et qu’elles sont cohérentes par rapport à la vie que je mène, à la personne que je suis dans ma vie de tous les jours.

    J’ai choisi de ne pas donner de moi une image désincarnée, de ne pas être uniquement un nom ou un pseudo, mais une personne avec ses doutes, ses interrogations, ses errances, ses émotions…etc

    « prendre un risque »
    lequel?
    celui d’être attaquée par des esprits chagrins ou hargneux?
    et alors?
    qu’on m’attaque donc!
    ça ne me touche pas du tout sur le plan affectif -qu’ai-je à faire d’être critiquée par des gens que je ne connais pas, qui ne font pas partie de mon entourage, avec qui je n’ai aucun lien affectif- et pas d’avantage sur le plan de l’amour propre, ce que j’écris est suffisamment « engagé » pour ne pas plaire à tout le monde- par contre ça m’intéresse.
    le web est un fantastique champ d’observation.
    un extraordinaire révélateur des travers de la société actuelle, comme d’ailleurs de ses qualités, je pense à la solidarité (voir le succès de RESF par exemple), à la critique politique, à l’indignation sociale.

    en ce qui concerne le négatif, et particulièrement l’agressivité, la pratique de la tête de turc (ou du bouc émissaire) est utilisée avec une totale désinvolture, c’est à dire de façon directe, ouverte, comme à la télé (je pense à Zemmour par exemple).
    une espèce de mise au piloris ou chacun(e) est invité(e) à balancer un peu de boue.
    rares (et précieux) sont celleux qui s’en offusquent ou qui de quelques mots vont apporter un soutien, ou sourire ou un clin d’œil.
    quelques autres vont participer à la curée avec enthousiasme
    la majorité va paisiblement regarder ailleurs en attendant que ça se passe

    comme dans l’émission de Ruquier, comme dans la vie.

    Le phénomène du harcèlement est de plus en plus fréquent dans les entreprises, il fonctionne souvent de la même manière (avec toutes sortes de « raffinements » supplémentaires)

    au sein de la société, la discrimination, encouragée par un gouvernement qui joue la division tous azimuts va bon train.

    Tout ça pour dire qu’Internet est aussi une extraordinaire éprouvette dans laquelle on peut observer les comportements sociaux.

    Et ce n’est pas inutile.

    @Salut Fauvette 🙂

    « Mais je sais maintenant que pour toi c’est important d’être plus réactive ! »

    non, non, ne change rien 🙂
    dans ma conclusion je m’adresse à celles et ceux qui « n’osent » pas commenter.
    je me souviens très bien de mes hésitations à le faire quand j’ai commencé à bloguer.
    pour certains d’entre nous les premiers coms sont difficile à écrire.
    je reçois souvent de très gentils mails de lectrices et de lecteurs qui me confient préférer m’écrire ainsi parce qu’intervenir sur le fil de com leur paraissait plus difficile.

    voilà:-)
    bonne journée à toi aussi.

    @Artemis
    je te réponds dans cinq minutes 🙂

  40. @Artemis

    merci pour ce com 🙂
    j’aime beaucoup ce que vous avez écrit et l’analyse que vous faites de la discussion avec Anne.

    « Presque gênée d’assister en différé à votre échange avec Anne, j’ai partagé la subjectivité de l’une et de l’autre et cela m’a rappelé des “mises au point” dans lesquelles j’ai pu moi aussi m’engager en ayant l’impression de ne jamais en voir le bout. »

    Comme je l’explique dans le com 53, je ne conçois ma pratique du blog que d’une façon transparente en accord avec moi-même.
    Lorsque j’écris un billet, j’aime en partager le contenu avec mes visiteuses et mes visiteurs et j’aime que les discussions aient lieu sur le fil de com et non pas à l’arrière, dans l’intimité des mails.
    Par mails j’ai d’autres discussions, sur d’autres thèmes, plus intimes, plus affectueux.

    J’aime les longues discussions qui naissent à la suite des billets, même si avec anne nous ne nous sommes pas « comprises », la discussion a néanmoins été intéressante comme votre analyse le souligne si justement.
    Il s’est passé quelque chose, il y a eu un échange entre deux personnes, la parole a circulé.

    j’aime particulièrement ce passage de votre commentaire:

    « Et on apporte aussi des “caresses” positives pour dire que l’on fait partie de la même communauté humaine, que l’on est aussi des êtres de chair qui ressentent des émotions, et on offre ces émotions en partage, pour peu que le blog s’y prête et que l’auteur semble nous y inviter. »

    Je vous ravie que vous ayez écrit ces mots après lecture du texte et des commentaires, car c’est tout à fait ainsi que je conçois le fait de bloguer.

    Les émotions sont universelles et ce que j’aime avant tout dans internet, ce sont les rencontres, les échanges, tout ce qui a trait au fait d’être à la fois le centre (je suis moi) et une infime part de cette humanité que j’aime tant.

    un sourire virtuel à vous aussi 🙂

  41. PS sur la prise de risque. Tout auteur, tout artiste prend un risque puisqu’en mettant ses tripes à l’extérieur, il transgresse le concensus social qui veut que chacun les garde pudiquement à l’intérieur.
    Le risque qu’il prend est surtout vis à vis de lui-même, en fonction de la solidité de son affect. Car l’affect est toujours présent, qu’on en soit conscient ou non.

  42. @Annie

    « Le risque qu’il prend est surtout vis à vis de lui-même, en fonction de la solidité de son affect. Car l’affect est toujours présent, qu’on en soit conscient ou non. »

    No problem de ce côté-là, ça baigne !

    Touchons du bois 🙂

  43. Salutations .
    C’est justement le contraire ,il me semble ?
    Je crois que des auteurs prènent un thème simple comme les mafias qui se cachent dèrière les dirigeants élus « ou la croyance religieuse (thèmes vraiment tabous par le fric qu’ils représentent ),et en font un roman détaillant le monde autour de ce thème .
    C’est pour ça justement qu’un livre est plus divèrsifié qu’un comm ?
    Le comm est le résumé du livre,il me semble?

  44. Est-ce que je laisse un com ou non ? Le sujet a l’air clos…
    Si je commence, j’en aurais pour des heures à commenter..
    Allez, juste un ou 2 mots sur cet article très intéressant..
    Ca fait 2 ou 3 fois que je commençais à lire les coms et puis mon téléphone sonnait…Et, comme je suis aussi une grande bavarde au téléphone, je passais à autre chose en me disant que j’allais revenir ici plus tard..

    J’ai aimé l’article et j’ai aimé les commentaires, sauf un où l’on dit que commenter pour ne rien dire est nul…Je me suis censurée sur un blog que j’aime bien à cause de ça..

    Je crois que c’est pour ça qu’il y en a qui n’osent pas mettre de coms..Peur d’être jugé, de faire des fautes, (ah, ces accords de verbe..Je suis une as dans l’écriture des mots difficiles, mais l’accord du participe passé, présent et à venir me donne de l’urticaire parfois)..Et ici, il y a l’air d’avoir des érudits (e), comme chez Bigornette, chez Paroles Plurielles, chez Michèle, chez tant d’autres…

    Qu’on s’intéresse plus à la beauté du verre qu’à son contenu me gonfle..Bon, d’accord, trop de fautes nuit à la compréhension et à moi-aussi, ça me fait mal aux yeux…Je vois d’ailleurs bien mieux la paille dans l’oeïl du voisin que dans mes propres textes…Je me relis vite fait et laisse souvent échapper des fautes..Je ne prends pas + de gants avec mes articles qu’avec mes coms…

    La partie de ping-pong entre Anne et Céleste m’a bien plû..J’étais à chaque fois d’accord avec vous 2..Comme quoi, dans la vie, il n’y a pas qu’une seule vérité..Les coms béni oui-oui comme disait quelqu’un me gonfle aussi..C’est là souvent que j’aime mettre les pieds dans le plat et que je me ramasse des volées de bois vert…Certains doivent être surpris de voir débarquer ainsi une inconnue qui ramène son grain de sel et qu’on ne revoit plus…

    J’ai posé plusieurs fois la question à mes lecteurs pourquoi ils ne commentaient pas mes articles..

    On me répond souvent :
    – Tes textes n’appellent souvent pas de réponses..On a l’impression que tu n’écris que pour toi….On lit tes articles comme on lirait le journal ou un bon livre..Tu crois qu’on reviendrait te lire si ce que tu écris ne nous plaisait pas ? Bonne réponse, hein !

    Et voilà, Chouchar a résumé (tiens, d’ailleurs ne serait-ce pas lui qui a dit qu’il préférait les romans anglais)…Le com est le résumé du livre…

    Céleste, à chaque fois que tu écris un article, je me dis :
    – Mince, j’aurais aimé l’écrire moi-même cet article..Pourquoi n’y ai-je pas pensé ?

    ps : j’ai encore fait long….Quand je commence, je ne peux + m’arrêter..Comme tout ce que je fais dans ma vie d’ailleurs…Allez, effacons une partie de ce com si long..

  45. @ JUJU,vous faites de bonnes remarques.
    Si vous voulez, je me donne le statut de l’intèrprète entre les trés bons et les gens du bas comme moi .
    Figurez vous que j’apréci les trés bons textes, mais que je sois incapable d’en faire autant ?
    Les « ésotéristes » s’en donnent aussi a coeur joie ,je crois 😉

  46. J’aurais vouluuuuuuuuuu être un commentateeeeeeeeeeur….
    Pour pouvoir faire mon numerooooooooooooooooo
    quand le commentaire se pose sur la piiiiiiiiiiiste…
    à ….

    Désolée mais j’arrive après la bataille, impossible de trouver quelque chose d’intelligent à dire.

    Désolée :((

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Merci de compléter: * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.