Italie : la politique du mensonge

« La cassa integrazione » (le nombre de travailleurs  actuellement sans emploi de façon provisoire ou définitive) a augmenté de 553%, Bankitalia prévoit une année 2009 noire, noire noire, et le PIB devrait plonger de 2,6%, ce qui représente un trou (un gouffre) de 41 milliards d’euros.

L’Italie est entrée en récession, le PIL est à son plus bas niveau depuis 1975. Le marché de l’automobile a chuté de 24%.

2009 sera une catastrophique pour les travailleurs précaires, on estime que, chaque mois, 70 000 personnes seront licenciées.

Et qu’a dit Berlusconi ?

« La crise n’est pas tragique, ce sont les médias qui exagèrent ! »

A la proposition du parti démocrate de verser une indemnité aux chômeurs il a ensuite répondu : « Non, ce serait une incitation au licenciement ».

Il y a quelques jours son gouvernement s’était déjà tristement illustré en annonçant que désormais les femmes devraient travailler jusqu’à 65 ans au lieu de 60 ans. Devant le tollé suscité il a hier précisé : « Nous essayons d’éviter une procédure d’infraction européenne ».

Cerise pourrie sur le gâteau, la junte au pouvoir prépare une attaque en règle au droit de grève en la rendant purement et simplement illégale. Une nouvelle loi prévoit une « grève virtuelle » qui consiste pour les travailleurs à travailler sans être payés. Des mesures de répression draconiennes seront appliquées en cas d’occupation des gares et des rues.

Sources : Il Manifesto, La Repubblica

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