Miroir de l’âme

C’est, à la pointe sud de l’Inde, sur les rives de l’océan où furent dispersées les cendres de Gandhi, un petit village composé de simples maisonnettes de ciment posées sur le sol. Ses habitants y vivent en marge de la société.
Leurs corps portent les marques indélébiles de l’exclusion.
Ils ont la lèpre.

Alors que la maladie est peu contagieuse et que dorénavant on peut parfaitement enrayer son évolution, dès les premiers symptômes, grâce à des injections de polychimiothérapie, le nombre de malades dans le monde est d’environ 2,8 millions.

L’Inde fait partie des pays où la maladie non seulement est toujours présente mais où on enregistre continuellement de nouveaux cas.

Dans le village des lépreux, je n’ai pas voulu photographier la souffrance, les corps déformés, j’ai cherché la beauté, la dignité.

Certaines et certains sont malades, d’autres non. Femmes, maris, filles ou fils de lépreuses et de lépreux.

« Le visage est le miroir de l’âme »

6 réflexions au sujet de « Miroir de l’âme »

  1. Bonjour Céleste,
    et merci pour ces « belles » photos. L’Inde n’est-il pas un de ces pays ou se déploit l’un des plus efficace et rentable capitalisme ? (ou je me trompe?)

  2. Magnifiques. Juste sans parler de bon, mauvais, douleur, joie et souffrance, mais ces portaits sont magnifiques. Tous du même village ? Exclus ? Comment ? Vite des réponses.
    Une collection d’âmes et d’incarnation.

  3. @MHPA

    merci 🙂

    Disons, pour faire bref, que l’Inde est de plus en plus un pays libéral. Il est gouverné par le Parti du Congrès, le parti de Nehru. On dira centre gauche. Mais comme ailleurs le libéralisme y fait son lit. Voir par exemple les dégâts, inimaginables, créés par Monsanto!

    Et comme ailleurs, les très riches (une poignée) le sont de plus en plus, une partie de la classe moyenne progresse économiquement, l’autre stagne et les très pauvres sont toujours aussi misérables.

    @salut zolive!

    Oui, tous du même village, le village des lépreux, juste à côté de Kanyakumari. Il est aidé par les religieuses d’un monastère voisin. Namaste a aussi contribué à améliorer le sort des habitants.
    Ils viennent tous du sud du Tamil Nadu, ont été marginalisés à cause de la maladie et ont trouvé refuge dans ce village. La sœur supérieure s’est vraiment battue pour eux.
    Depuis peu, grâce à une donatrice, leur village a un cimetière pour eux c’était très important.

    Pour celles et ceux dont la maladie est déjà avancée, il n’y a rien à faire. Par contre un enfant a été récemment soigné dès les premiers symptômes et il va très bien.

    Certains travaillent, d’autres n’en sont pas capables mais grâce aux aides ils sont à l’abri.
    C’est un vrai village, avec un chef, un conseil etc..

    on est rentrés 🙁
    déphasés et tristounets!

    baci baci

  4. « déphasés et tristounets! »
    à votre retour: on vous comprend.
    Bienvenue en Europe où beaucoup se réjouissent de ton retour,
    Marc

  5. Merci pour ces portraits. Et merci pour ta délicatesse et ton attention.
    On sent chez chacun d’entre eux une force de caractère.
    P. a acheté une moto et a fait Calcutta-Hyderabad puis compte arriver à Bangalore. Back to France le 25 mars. Peut-être l’apercevras-tu ?

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