Régime kéralais

Je décrivais hier le mode fabrication artisanal de l’huile de coco et voilà que ce matin, dans The Hindu, je découvre un article, fort intéressant ma foi, sur les bienfaits de la nourriture kéralaise et particulièrement de l’huile de coco.

Un séminaire, intitulé « diet and health » (régime alimentaire et santé) s’est tenu ce weekend dans le nord du Kerala. Ses participants, physiciens, nutritionnistes et médecins ayurvédiques se sont tous accordés pour reconnaître à la cuisine traditionnelle kéralaise des qualités nutritives exceptionnelles.

Riz et légumes variés en sont la base principale. Les non végétariens consomment aussi beaucoup de poisson et, en moindre quantité, du poulet, du mouton et des œufs. Parfois les chrétiens et les musulmans préparent des plats à base de bœuf.

Mais, pour l’essentiel, les Kéralais mangent des légumes, accommodés de diverses façons, pimentés et parfumés aux épices. La noix de coco râpée entre dans la composition de la plupart des plats. Toutes les fritures sont faites à l’huile de coco.

L’huile de coco, justement, à laquelle nombre d’occidentaux, touristes ou expatriés, attribuent une copieuse quantité de défauts : grasse, lourde à digérer, son goût serait trop prononcé, elle provoquerait le diabète et bousillerait le foie (propos régulièrement tenus à Namaste au sein du staff italien qui, fermement convaincu que l’huile d’olive est la meilleure du monde, en apporte de pleines valises, ainsi que des kilos de pâtes, de la mortadelle et du parmesan).

Et bien, en ce qui concerne l’huile, ils se trompent. K. Malathi, scientifique spécialisée dans la nutrition affirme au contraire « Nous devrions renoncer à notre engouement croissant pour l’huile d’olive dont les bénéfices nutritionnels ne sont pas supérieurs à ceux de l’huile de coco. Des études récentes indiquent que l’huile de noix de coco a toutes les qualités pour être un aliment fonctionnel du vingt et unième siècle » et elle ajoute que la campagne menée contre l’huile de noix de coco a été orchestrée pour servir les intérêts occidentaux.

Malheureusement, ça ne surprend guère !

Sans compter que depuis des années je passe des étés entiers à consommer des aliments cuits dans de l’huile de coco, que jamais mon corps ne s’en est plaint et que, de plus, j’aime beaucoup sa saveur.

K.Malathi, déplore aussi le fait que de plus en plus de Kéralais sautent le petit déjeuner, or celui-ci, consistant, à base de riz, de légumes, de doshas (galettes de farine de riz) et de plein d’autres bonnes choses est indispensable à l’équilibre alimentaire.

En conclusion, un docte professeur du « Ayurveda College de Thripurnithura » a souligné l’importance de réintroduire les cultures traditionnelles du Kerala afin de faire revivre l’antique cuisine kéralaise.

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