Sadisme et torture au supermarché (suite)

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Dessin de Nole

Hier, mardi, Esselunga a acheté (au prix que vous imaginez) à différents quotidien une page entière pour y exposer sa propagande.
Morceaux choisis qui se passent de commentaires (source La Repubblica)

« Samedi 1 mars – écrit Esselunga – les syndicats ont déclaré une grève et un rassemblement dans le supermarché de la rue Papiniano à Milan et dans tous les magasins de l’entreprise. Rue Papiniano, le rassemblement de samedi matin était constitué d’une cinquantaine de syndicalistes externes au magasin, et de deux dames, représentantes syndicales de ce supermarché. Aucun autre employé du magasin de la rue Papiniano n’a adhéré au mouvement. En fin d’après-midi, 21 employés ont fait grève dans le magasin de la rue Gignoro à Florence et 11 au magasin de Borgo Panigale à Bologne ».

« Samedi 1 mars, l’entreprise a fonctionné normalement. La bagarre style année 70, faussement présentée par des organes partisans n’a pas eu lieu. Samedi, Esselunga a servi 657.424 clients. Nous attendons avec confiance les éclaircissements que les forces de l’ordre – promptement intervenues sur notre demande- et la magistrature exprimeront sur le prétexte utilisé pour cette agitation. »

« La Repubblica a consacré à cet événement deux pages de son édition de samedi et deux dans celle de dimanche. Raitre, chaîne de télévision publique, a accordé une grande importance à « l’agitation » et à sa cause. L’image déplaisante qui a été donnée d’Esselunga, dépeinte comme une entreprise réactionnaire, hautaine et sans scrupule, nuit gravement à sa réputation et à son image d’entreprise moderne, ouverte, amicale. Le tort causé à tous les niveaux, humain, du travail, commercial, politique (administrations publiques locales) est énorme ».

«Il est juste de rendre cette vérité publique et de dénoncer le climat d’intimidation artificiellement créé à nos dépens par des syndicalistes, politicards et journalistes. Visiblement d’accord entre eux. Quand nous serons certains de la réalité des faits, nous nous emploierons par tous les moyens à contraindre la Cgil, l’Uil, la Repubblica et la Rai à nous dédommager des torts considérables que nous avons subis. Nous remercions nos employés, les clients et nombreux citoyens qui ont conservé leur propre indépendance de jugement, pour le soutien qu’ils voudront bien nous apporter. »

Voilà, tout y est, la morgue, le mépris, l’intimidation, la victimisation, technique perverse de plus en plus utilisée dans les sociétés basées sur le profit de quelques uns.
Dégueulasse !

A l’instant j’entends à la radio (radio popolare, une excellente radio alternative) qu’un collectif de femmes propose le boycott des magasins Esselunga pour ce weekend.

Bravo!

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