Sini, la fin heureuse d’un combat.

Sini c’est elle :

Elle est indienne, née au Kerala mais maintenant elle vit à Bologne avec Roy.

Leur histoire, je l’ai racontée .
Nous avons aussi réalisé un film documentaire.

Un jour Sini a quitté son mari. Il lui a fallu beaucoup de courage. Les femmes indiennes ne se séparent pas de leurs époux même s’ils sont, comme celui de Sini, des abrutis violents et alcooliques.
Pour se venger il a arraché Agnus, leur fille (à l’époque elle avait 5 ans), du foyer des parents de Sini où elle vivait heureuse.
Elle a demandé le divorce.
Pendant les quatre années suivantes, il a confié la fillette à une de ses sœurs, puis à une autre. Des femmes indifférentes, occupées à élever leurs propres enfants.

Le divorce a été prononcé.

L’année dernière, lorsque nous étions ensemble en Inde, Sini n’a pas pu embrasser sa fille, la tante a refusé d’ouvrir la porte.

Alors elle a intenté une action en justice.
Le verdict est arrivé il y a un mois. Il attribue la garde d’Agnus à Sini .
Une victoire.

Depuis hier, Agnus a retrouvé ses grands-parents. Sa maman lui a téléphoné.
Dans quelques mois elle ira la voir.

Malgré la coutume indienne qui veut que les enfants appartiennent à la famille du père, la justice en a décidé autrement.

Et moi, je ne résiste pas au plaisir de vous informer de cette bonne nouvelle.

8 réflexions au sujet de « Sini, la fin heureuse d’un combat. »

  1. L’Inde donne décidément beaucoup d’espoir dans sa façon d’évoluer. Cette façon de garder l’essentiel de son originalité et de suivre un chemin dont le sens nous échappe souvent ici en Occident.

    Je n’y suis pas retourné depuis 1992. Ca à dû se métamorphoser. Mais j’ai encore dans mon coeur cette façon à eux de vivre ensemble, et ce sourire tellement particulier.

  2. T’as bien raison de ne pas résister. Je suis, nous sommes friands de belles histoires, c’est à dire d’histoires où la justice triomphe.
    Comme tu sais, j’ai un rapport compliqué à l’Inde, parce que lors de mon voyage à Calcutta (moi, c’était en 95), la misère à laquelle j’ai été confronté était trop forte, trop frontale, je n’y étais pas préparé. Je sais que l’Inde a d’autres visages, notamment ceux que tu nous présentes, faits de résistance et d’espoir.

  3. Tu m’avais raconté l’histoire de Sini et Roy, il me semble. Qu’est ce qu’ils sont beaux !
    Une belle nouvelle, vraiment, j’en suis très heureuse pour eux, pour elle, pour elles 🙂

  4. merci pour elles:-)

    comme Manuel j’ai beaucoup d’espoir ans le continent indien.
    Je suis de plus en plus convaincue que dans le futur le meilleur viendra des Indiens.
    Ils avancent lentement mais irrésistiblement. Bien sûr, actuellement tout n’est pas parfait: misère, injustices, discriminations…
    mais à l’échelle du pays (plus d’un milliard d’habitants) d’énormes progrès ont été faits.

    la preuve, ce jugement qui donne à Sini la garde de sa fille.

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