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Homophobie varoise

Il s’appelle Laurent et il est peintre. Il y a un an, il a décidé de s’installer à Lorgues, gros bourg paisiblement posé sur une colline varoise.
Paisiblement ?
Pas tant que ça. Lire la suite →

Berlusconi: «Moins d’immigrés, moins de crimes! »

Se vantant des accords (ignobles) qu’il a passé avec la Lybie (pays où, comme chacun sait, les droits de l’homme sont scrupuleusement respectés) Berlusconi a, cet après-midi, déclaré que « la diminution des extracommunautaires  signifie aussi la diminution des forces qui vont grossir les rangs des organisations criminelles ». Lire la suite →

Bologne, il était une fois une ville où il faisait bon vivre

Au joli temps de Bologne la rouge, début des années 80, on prenait l’autobus gratuitement. Pas toute la journée, certaines heures. Cette mesure était prioritairement destinée aux étudiants, ces mêmes étudiants qui, les jours de neige, déblayaient les trottoirs dans toute la ville. Lire la suite →

Blogosphère : étrons et pépites

« On ne découvre une saveur aux jours que lorsqu’on se dérobe à l’obligation d’avoir un destin » Cioran  (Syllogismes de l’amertume) Lire la suite →

Cinquante mille euros pour acheter ton fils

C’est la proposition qui a été faite à une jeune Africaine, dans un jardin public de Turin.

« En Italie, tu n’as pas de futur et ton fils n’en a pas non plus s’il reste avec toi. Moi, son futur, je peux le lui garantir. Et toi aussi tu irais mieux avec de l’argent en poche » a dit un  homme à la jeune femme  en  lui proposant trente mille euros pour acheter son bébé de deux mois. Lire la suite →

My name is Khan, Shah Rukh Khan

Si l’on est Indien et que l’on souhaite voyager, mieux vaut ne pas s’appeler Khan. Le célébrissime et talentueux acteur Shah Rukh Khan en a fait récemment l’expérience à l’aéroport de New York. Lire la suite →

Xénophobie (2)

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Les individus « de petite taille » à « la peau sombre » odieusement stigmatisés dans le texte cité dans mon dernier billet étaient italiens.
Le document est extrait d’un rapport que l’Inspection de l’Immigration a présenté au Congrès américain en Octobre 1912. Lire la suite →

Xénophobie (1)

« Ils sont généralement de petite taille et ils ont la peau sombre.
Ils n’aiment pas l’eau, beaucoup d’entre eux puent parce qu’ils ont tendance à porter les mêmes vêtements pendant plusieurs semaines. Lire la suite →

Italie, France, une même culture dominante

Ça y est, l’affaire est quasiment entendue, l’infâme « decreto sicurezza »   proposé par le gouvernement Berlusconi est en cours d’approbation à la « Camera« .

En voici les grandes lignes : Lire la suite →

Apartheid en Italie : l’autobus des immigrés

Depuis lundi, à Foggia, ville des Pouilles, il y a deux autobus 24 : l’un réservé aux citoyens italiens, l’autre aux immigrés.
La mesure, explique l’administration, n’a certes pas été prise pour ne plus mélanger les serviettes italiennes avec les torchons étrangers mais pour des raisons de « commodité » et « d’ordre public ».
Un même trajet mais des arrêts différents, le bus réservé aux étrangers faisant la navette entre la gare et le centre d’accueil pour les migrants en demande d’asile où près de 1000 personnes sont entassées dans une structure destinée à en abriter au maximum 300. Lire la suite →

Conditionner, diviser, diaboliser, réprimer

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » écrivait Rimbaud quand il en avait seize et que, déjà, Charleville lui semblait trop étroite.

L’adolescence est le passage qui mène de l’insouciance de l’enfance au sérieux de l’adulte. Peu à peu, chassé par les contraintes, l’enfant s’efface et avec lui, la légèreté. Lire la suite →

Italie : La chasse aux « Zingari », un nettoyage ethnique

Des fillettes souriantes qui offrent des fleurs aux policiers venus chasser leur groupe de Sintis, Zingari (tziganes) italiens, du campement qu’il occupait depuis des années dans le quartier Testaccio de Rome. Les caravanes étaient agrémentées de terrasses fleuries. Les adultes travaillaient. Les enfants allaient à l’école. Tout se passait bien avec les autres habitants de la zone, ils se connaissaient depuis si longtemps qu’ils avaient appris à s’apprécier mutuellement . La vie était plaisante.

Un nouveau campement, entre décharge publique et bretelle d’autoroute. Pas d’électricité, un robinet rouillé, pas d’ombre. 120 personnes dont 20 enfants.
Deux  mois plus tard, un autre camp, encore plus isolé, encore plus triste, aride, sale, infesté de mouches.
L’école est loin. Sur les visages des fillettes les sourires, comme les fleurs se sont fanés.

Un nouveau camp. Puis un autre. Et la perpétuelle  lancinante incertitude du lendemain. Qui ronge, affaiblit,  tarit les rires et les forces. Lire la suite →