Athéo-gauchiste

Voilà déjà plusieurs fois que l’on me taxe d’islamo-gauchisme. L’appellation, lancée comme une insulte, visant à discréditer mes écrits et à travers eux, ma personne.

Lasse des approximations je vous livre ici une petite mise au point.

Gauchiste ? Si être gauchiste signifie se situer à gauche du parti socialiste, oui, je suis gauchiste et je l’assume entièrement.

Non, ce que je ne comprends pas, c’est « l’islamo ».

Je suis athée, depuis toujours. Je n’ai jamais ressenti le moindre appel divin et les dogmes religieux, quels qu’ils soient, me hérissent.
Je suis restée coincée sur « La religion est l’opium du peuple » de Karl Marx et je n’envisage aucunement de changer d’avis.
L’idée d’un Dieu tout puissant qui guiderait la vie des humains m’est inconcevable et, si je peux décrire les délices de l’orgasme, je n’ai aucune idée de ce que peut être l’illumination divine.
L’idée de la mort ne me réjouit pas particulièrement mais j’ai compris depuis très longtemps qu’elle est inéluctable. Je n’espère aucune vie post mortem  et jamais ne pense à ce qu’il adviendra de « moi » après l’échéance fatale.
Ce qui m’intéresse, c’est de vivre, maintenant, en harmonie avec la planète et ses habitants.

Si je prends le terme religion à la racine, du latin « relegere », rassembler ou « religare », relier, l’idée pourrait me séduire. J’aimerais follement penser que tous les humains ont conscience d’être liés les uns aux autres, de faire partie d’une même chaîne qui a pour nom humanité, elle-même indissociable des autres êtres vivants de la planète, de la nature et de l’univers. Malheureusement ces mêmes humains ont mis au point, les peaufinant pendant des siècles, non pas une mais plusieurs religions et, si toutes entendent bien rassembler et relier, elles n’appliquent ces principes qu’à leurs propres fidèles. Reliés entre eux et opposés aux autres, prêts à tout pour les combattre. L’histoire et le présent sont maculés de guerres interreligieuses où la foi et le désir de puissance économique s’allient pour massacrer impunément.
Pour moi les lois doivent écrites, approuvées et mise en place par des femmes et des hommes, dans le respect des droits et des libertés de toutes et tous, indépendamment du sexe, de la nationalité, de la couleur de la peau ou de la religion.

Ce n’est pas difficile pour moi d’être athée.
Je n’ai jamais connu la faim, le froid, la guerre. Je n’ai vécu aucune discrimination, des soldats n’ont pas pillé et brûlé ma maison, des occupants de m’ont pas chassée de ma terre maternelle. Je n’ai pas été opprimée, discriminée, violée. Mes fils ne sont pas morts pour défendre leur liberté, mon identité n’est pas niée et ne l’a jamais été.
Qu’en aurait-il été si j’étais née dans un autre milieu, dans une autre société, si je n’avais connu que la violence et la misère ?
Aurais-je eu la force de ne pas renier mes convictions ou me serais-je tournée vers l’idée rassurante d’une future vie éternelle, d’un paradis enchanté ?
Je suis consciente de faire partie des favorisés de la planète, née du bon côté, de celui de celles et ceux qui mangent tous les jours à leur faim, qui ont un toit, confortable, au-dessus de leur tête, qui ne vivent pas dans la peur et qui peuvent s’exprimer librement.

Athée, donc. Mais athée ne veut pas dire bornée. De même que je veux que mon athéisme soit respecté, j’estime normal de respecter les croyances des autres. L’amitié que je peux éprouver pour quelqu’un n’a rien à voir avec son obédience religieuse (ou non), pour tout dire je m’en fiche complètement. La seule chose que je demande aux croyants est ne pas chercher à m’imposer leur religion, ni en tant que personne ni en tant que citoyenne.
Il ne viendrait pas à l’idée d’empêcher qui que ce soit de pratiquer son culte.
Autant j’aimerais l’avènement d’un monde exempt de toutes religions, autant l’idée de les supprimer en réduisant au silence les croyants, en les discriminant, en les emprisonnant ou en les massacrant m’est odieuse. Je souhaite qu’elles meurent d’elles-mêmes, paisiblement car devenues obsolètes.
Or ce n’est pas le cas. Les batailles économiques font rage entraînant des guerres féroces, répandant la misère et l’injustice sociale et beaucoup d’humains, déboussolés, se tournent vers le divin.

Venons-en à l’islamo-gauchisme dont le concept aurait été inventé par Ilich Ramirez Sanchez, plus connu sous le pseudonyme de Carlos qui prône l’unité des courants révolutionnaires marxistes et communistes et de l’islamisme radical face au monde occidental. « Seule une coalition de marxistes et d’islamistes peut détruire les Etats-Unis ».
Déjà personnellement je n’ai pas du tout l’intention de détruire les Etats-Unis, j’aimerais au contraire que ses habitants s’affranchissent  du libéralisme qui est en train de conduire nombre d’entre eux à la misère et de leur bigoterie qui les pousse vers le puritanisme.

Ensuite je ne suis en rien alliée aux islamistes radicaux, je n’aime ni leurs méthodes, ni leur intolérance ni surtout le mépris et la cruauté qu’ils affichent envers les femmes.
En parlant des femmes je suis excédée par le fait qu’elles soient utilisées par les fanatiques de tous bords. Voilées, dévoilées, engrossées, violées en tant de guerre pour détruire l’identité des peuples.
Que ça finisse, vite !
Qu’on laisse les femmes se vêtir comme elles le souhaitent, en mini jupe, en jean, avec ou sans voile, en burqua si ça les amuse, si elles l’ont choisi et peu importe les motifs. Qu’on les laisse libres de mener leur vie à leur guise, qu’on les respecte, qu’elles aient sur cette planète les mêmes droits et les mêmes libertés que les hommes.
Je suis prête à lutter pour aider les femmes à travers le monde qui subissent la loi du mâle ou celle de la religion mais je respecte leurs choix.

Pour finir, je ne suis ni islamo-gauchiste, ni catho-gauchiste, ni juivo-gauchiste, je suis athéo-gauchiste et inquiète de voir que la laïcité est sérieusement menacée en France comme en Europe.

Qu’on se le dise !

92 réflexions sur « Athéo-gauchiste »

  1. Fatiguant de devoir se justifier vis à vis de cons… Billet personnel très interressant en tous cas, agréable à lire. Et qui correspond aussi à l’idée que je me fais de toi.

    Bonne semaine

  2. Finalement tu es une humaniste, quoi !

    Je ne tiens pas trop compte des critiques de cet ordre quand on me les adresse. Je juge que s’en prendre à la nature de l’autre dans une conversation, c’est simplement pour masquer un manque d’argument !
    🙂

  3. C’est vrai que c’est dommage de devoir se justifier d’être… (filaplomb a raison) humaniste.

    2 précisions avant MON commentaire : Je suis athée et de Gauche (pas gauchiste – quelle horreur ! 😉 et mon épouse est musulmane (non-pratiquante).

    Si on te taxe d’islamo-gauchiste c’est qu’en effet, même si ce n’est pas ton cas, la gauche, au moins en France, fait preuve d’un laxisme incroyable face à cette religion.
    Un exemple de taille, la Maire de Lille a accepté d’ouvrir ses piscines à des horaires différents dans sa ville pour que des femmes ne cotoient pas des hommes.
    C’est de la complicité de ségrégation.
    En général, on est beaucoup plus sévère avec les cathos qu’avec les autres. C’est injuste.
    Tu demandes le respect de ton athéisme par les croyants. Il est une religion, l’islam en l’oocurence, où c’est contradictoire, puisqu’il n’est même pas envisagé qu’on n’ait pas de Dieu, même différent. Heureusement que les individus sont plus intelligents que leurs dogmes.

    Nul besoin d’avoir été privilégié pour être plus facilement athée. J’ai connu quelques situations que tu décries et je suis athée quand même. C’est ni facile, ni difficile.
    J’émets l’hypothèse que, pour toi comme pour moi, quand on aime la vie et les humains, c’est bien suffisant et les cannes idéologiques sont inutiles. Par conséquent, si on suit mon raisonnement, je place l’athée au-dessus des autres. Que les croyants fassent ce qu’ils veulent mais dans la sphère privée.
    (pour tout dire, à titre personnel, je suis même outré par toutes les adaptations aux menus des écoles publiques pour faire plaisir aux uns et aux autres. Cette histoire de non-travail le dimanche me scandalise de la même façon. Et pour finir et équilibrer, les abrutis qui servent l’hiver, près de chez moi, de la soupe au porc aux SDF, dans un but évident, ont inventé une belle saloperie)
    Oui, je suis sévère avec les religions, mais avec toutes.

  4. « Si on te taxe d’islamo-gauchiste c’est qu’en effet, même si ce n’est pas ton cas, la gauche, au moins en France, fait preuve d’un laxisme incroyable face à « cette religion ».
    Un exemple de taille, la Maire de Lille a accepté d’ouvrir ses piscines à des horaires différents dans sa ville pour que des femmes ne cotoient pas des hommes »
    Tout citer pour être juste…
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sexisme-a-la-piscine_495836.html

  5. Que voila des mises au point qui sont bien venues.
    Comme on dit cela va sans dire mais c’est tellement mieux en le disant.
    Ces attitudes devant les communautés m’inquiète beaucoup,et que ça se camoufle souvent sous des prétextes qui ne sont pas religieux du genre les femmes veulent rester entre elles,club féminins,et dire que la pression est forte encouragée qu’elle est par le pouvoir actuel.
    N’oublions pas les déclarations de Sarkosy sur les curés et les instituteurs.
    Ce qui n’empêche pas d’avoir des dialogues avec les philosophes,chrétiens,juifs ou musulmans.
    Et je trouve les derniers les plus intéressants.
    Et la lecture des philosophes anciens comme Averoés et Avicenne sont passionnantes.Pardon Ibn Rushd et Ibn Sina!
    Mais « l’islamo-gauchisme » est un terme qui n’est pas adopté que par des gens de droite,il y a aussi certains Verts qui s’en servent,comme Liepietz,qui parle même de « rouges-bruns » pour nommé une alliance qui n’existe pas.
    Le combat des mots ne fait que commencer.

  6. Islamo-gauchiste est avant tout (avec nazislamiste), le vocabulaire en vogue (dont j’ai été honorée souvent) dès lors que l’on ose parler des palestiniens (ce que tu avais fait dans un de tes billets).
    Il faut pour éviter d’être cataloguée, stigmatiser les musulmans et leurs moutons égorgés dans la baignoire (dans l’air du temps), ne pas le faire, c’est s’exposer à ces foudres là.
    Ta mise au point est sincère (tu écris merveilleusement bien) mais aborder certains sujets rapportent des étiquettes nauséabondes.

  7. S’il n’y avait que la laïcité qui est menacée aujourd’hui ! Hélas, tout ce qui fait de l’homme un être libre est tout autant menacé, et du point de vue de l’Ogre (cf mes derniers billets) cela me semble normal.
    Si l’ogre a besoin d’argent, d’honneurs, de pouvoir et de femmes pour justifier son existence, il a jusqu’à présent eu besoin du peuple pour le nourrir, l’abreuver et le jalouser. Or, les temps ont changé, et ce n’est plus le cas. L’ogre a maintenant des robots qui remplacent peu à peu les anciens esclaves, il ne sait plus que faire des cohortes qui se pressent aux restaus du cœur et polluent ses trottoirs. Une petite guerre arrangerait tout, et les islamo-gauchistes donneront un excellent prétexte à son déclenchement.
    Tout cela, Céleste, pour en venir à ton billet, que je trouve des meilleurs.
    Un seul bémol : je suis athée moi aussi, et laïque au plus profonde mon être. Mais contrairement à toi j’ai plusieurs fois été frôlé par le « divin », et je crois que matière, énergie et esprit sont les trois composantes du monde.
    Et puisque nous en sommes à ces questions essentielles, je vais t’adresser un petit texte à propos de la genèse. Je l’ai mis quelque part sur mon blog, tu peux en faire autant ou n’en rien faire, c’est comme il te plaira.
    Sœur athée, je t’embrasse.

  8. salut Agathe 🙂
    C’est vrai j’avais oublié le charmant « nazislamisme », une perle bassesse et de méchanceté. Tu as tout à fait raison.
    Ces étiquettes sont nauséabondes elles visent à avilir, à stigmatiser, à séparer.

    Les rouges bruns, merci Jean-Claude de le rappeler, autre perfide appellation.

    Agiter la peur est une vieille tactique, dégueulasse.

    Merci pour les liens Yelrah

    Dans celui de l’express j’ai appris, avec surprise, que:
    « A Strasbourg, à la piscine des Bains municipaux, c’est à la demande d’associations juives que les hommes disposent depuis une quarantaine d’années de deux heures qui leur sont réservées. »

    Une quarantaine d’années!!!!!
    De qui se moque-t-on?

    Ce qui m’amène au très bon texte de l’autre lien, celui de Sylvie Tissot et Nellie Dupont.

    J’aime bien la conclusion:

    « On semble y admettre plus souvent que traiter tout le monde pareillement ne fait pas magiquement disparaître les inégalités.  »

    En ce qui concerne les piscines, à priori j’aurais, par le passé, pensé que c’était ridicule, inutile et que ça allait contre mes principes.

    Mais en voyageant, en rencontrant et en devenant amie avec des femmes et de hommes d’autres cultures, en lisant, en réfléchissant mon opinion s’est modifiée.

    Il ne s’agit pas de perdre quoique ce soit que nous avons de fondamental, il s’agit de permettre à d’autres de vivre harmonieusement avec nous.
    Leurs coutumes, leurs habitudes de vie peuvent être différentes des nôtres.
    Même s’ils sont chrétiens, mon amie indienne, catholique, qui vit en Italie depuis 14 ans n’irait pas non plus nager en maillot de bain dans une piscine en compagnie d’hommes.

    Je n’aime pas l’idée de hiérarchiser pour moi l’athée n’est pas au-dessus de qui que ce soit. Nous sommes tous différents…chacun son truc!

    Filaplomb a raison les critiques de cet ordre ne servent qu’à masquer un manque d’arguments….mais justement, ça m’inquiète…que font les ceux qui veulent gagner par tous les moyens et qui n’ont plus d’arguments?

    @Michel le texte que tu m’as envoyé est très beau.

  9. Hiérarchiser : La tolérance au-dessus de l’intolérance. Et les athées sont plus tolérants que les croyants. Puisque nous sommes plus ouverts à eux, qu’eux à nous.
    C’est tout ce que je voulais dire.

  10. @Claudio

    Comme tu l’as écrit pus haut:
    « Heureusement que les individus sont plus intelligents que leurs dogmes. »

    Et puis certains athées sont des champions de l’intolérance alors que des croyants sont ouverts et disponibles.

    Je distingue très nettement le croyant, celui qui a la foi, du « cadre religieux »: curé imam, rabbin, évêque, pape…
    ceux qui veillent à l’application du dogme, les gardes chiourmes de la religion. C’est toujours par eux que la parole se répand, quelle soit pacifique, comme elle devrait l’être, toutes les religions prétendant prôner la paix et l’amour du prochain (sous réserve qu’il soit de la même obédience) ou guerrière ce qu’elle est trop souvent.

  11. N’empeche que je ne fais pas sonner les cloches a chaque fois quand je me lève ou quand je me couche.
    Dans une charmante ville comme Hennebon la messe est diffusé par haut-parleur dans les rues du centre ville… » C’est normal…c’est le pardon! ».
    Je voudrais bien ne pas entendre parler c’est tout. Seulement pour ce qui est du catholicisme (pour nos régions:) c’est tellement imbriqué au plus profond de nos institutions et de notre propre construction intime…que ça devient bien difficile de faire la part des choses…tout de suite de brandir notre « tolérance »…Je n’ai pas envie d’être aussi « tolerant » que ça en fait, quand je constate que tous mes faits et gestes sont « imprégnés » de la morale catholique depuis mon enfance.Et même sur internet je sens encore cette montée du contrôle du contenu…Le fameux « code parental » Il n’y a certainement pas un quelconque filtre pour protéger « nos enfants » d’une violente pollution par la « parole divine »…Il me semble que j’ai lu « divin » quelque part…Une émotion forte devient une manifestation du « divin »…Voilà…et les chants religieux…et la beauté des cathédrales…et les « petites communiantes » …et patin-coufin…que je te bénisse la bombe atomique…(Et les repliques que je connais par coeur)
    Quant aux gauchistes je les trouve un peu trop à droite à mon gout 🙂

  12. @Dom

    « Dans une charmante ville comme Hennebon la messe est diffusé par haut-parleur dans les rues du centre ville…”
    ah oui?
    c’est où Hennebon?

    Incroyable…
    Ce qui est gravissime, c’est que la laïcité est menacée par les religieux de tous poils…sur ce coup là, lutter contre la laïcité et l’athéisme, ils sont même capables de s’allier!

    Comme tu le soulignes le retour à l’ordre moral est en plein essor.
    Jetons par exemple un coup d’œil, rapide mieux vaut ne pas s’attarder, en Pologne.

  13. Tolérance ça m’a toujours fait penser aux maisons du même nom,ou à mon travail ou les cotes ont des tolérances.
    Ca ne veut rien dire,puisqu’il s’agit d’accepter les gens comme ils sont à partir du moment ou ils n’empiètent pas sur notre jardin privé.
    Et au moment ou s’engage un combat pour l’avenir,ceux qui utilisent des noms dont ne veulent pas les oiseaux pour qualifier l’autre,cherche tout simplement par les mots à maintenir un système qui apparait de plus en plus obsolète,à faire passer une ligne de partage entre croyants et non croyants,alors qu’elle passe entre exploiteurs et exploités,me viens un poème que mon instituteur me fis apprendre par coeur,et que j’ai retrouvé depuis quelques temps déjà.

    Qu’importe comment s’appelle
    Cette clarté sur leurs pas
    Que l’un fut de la chapelle
    Et l’autre s’y dérobât
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Tous les deux étaient fidéles
    Des lèvres du coeur des bras
    Et tout les deux disaient qu’elle
    Vive et qui vivra verra
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas
    Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas

    Louis Aragon (fragment)

    Et si on l’écoutais lui et pas « eux »?

  14. @ Jean-Claude
    « cherche tout simplement par les mots à maintenir un système qui apparait de plus en plus obsolète,à faire passer une ligne de partage entre croyants et non croyants,alors qu’elle passe entre exploiteurs et exploités, »

    Absolument!
    Ce clivage croyants non croyants est bien commode, il détourne l’attention et éloigne de la lutte essentielle: exploiteurs/ exploités
    Parce que sur ce front là, on est aussi en pleine régression.

  15. Je n’aime pas beaucoup non plus le mot tolérance…à la base il y a un effort, je tolère ne veut pas dire j’accepte mais je me force à accepter un truc qui me déplait…je le tolère…

    Merci pour cet extrait de ce magnifique poème d’Aragon. Il illustre parfaitement ce fil de com 🙂

  16. « je tolère ne veut pas dire j’accepte mais je me force à accepter un truc qui me déplait…je le tolère »
    Avec une once de supériorité sous-entendue chez celui qui tolère.
    On est en position de tolèrer quand on est en position dominante.

  17. 2 jolies petites citations sur la tolérance:

    « La tolérance comporte une souffrance à supporter l’expression d’idées, selon nous, néfastes, et une volonté d’assumer cette souffrance. »
    Edgar Morin

    et
    « La tolérance, c’est le mépris bourgeois de l’autre. »
    Jean-Edern Hallier

  18. Ceci dit, amichevolmente, Céleste, si j’en crois tes commentaires, « Gauchiste » au moins, tu ne l’as pas volé. Mais il est vrai que tu le revendiquais.

    « exploiteurs/exploités » C’est en l’affirmant sans cesse que vous le créez ce clivage. faut pas s’étonner après.

  19. @ Céleste
    Hennebont avec un t est en Bretagne à coté de Lorient.
    J’ai écrit  » code parental » alors que c’est « contrôle parental ».
    @ JCG
    Tout à fait à coté du sujet…mais l’histoire du poème me fait penser à un truc qui m’a toujours fait marrer, moi ce qui m’est resté des « récitations » c’est la fable  » Le loup et le chien » J’ai bien accepté la fable…Il ne me manque pas un poil au cou …pas de trace de collier…
    Ah ils savaient préparer l’élève à affronter l’avenir ces instituteurs…( qui était un abbé soit dit)

  20. @Claudio

    Gauchiste, oui!
    Pour moi ça n’a rien de péjoratif.
    Je peux même dire extrême, ultra gauchiste…

    Que dire d’autre lorsqu’on se sent nettement plus à gauche du PS ( ce qui d’ailleurs très facile), mais pas communiste pour autant..
    En gros la sensation d’appartenir à un mouvance de gauche alternative.

    « “exploiteurs/exploités” C’est en l’affirmant sans cesse que vous le créez ce clivage.  »

    Là je ne te suis pas trop, ça existe l’exploitation de l’homme par l’homme et ça se porte même fort bien.

    @Dom
    « Le loup et le chien »
    bien vu:

    « Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
    – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse.  »
    (…)
    « Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
     » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
    – Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    – Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
    – Il importe si bien, que de tous vos repas
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
    Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor. »

    C’est vrai qu’il a des trésors chez la Fontaine, « Les animaux malades de la Peste » par exemple…

    Par contre je n’aime pas « La cigale et la Fourmi », c’est à dire que je déteste cette garce de fourmi .

  21. @ Céleste
    Je regarde d’un oeil suspicieux les fourmis comme les abeilles…Sont pas un peu télépathes?
    Il y a une autre religion aussi…pour ceux en panne de ptit jesus…La terre. La terre mère…La terre nourricière…
    Mais j’admets qu’il est difficile de lutter contre notre forte propension à trouver du mystérieux et du divin dans notre propre inexplicable…Les sectes en sont un bon exemple…Ne pas croire en Dieu…mais « croire »…
    Je sais en quoi je crois …mais je ne le vous dirais pas…des fois que demain je n’y crois plus 🙂

  22. tolérance = « Condescendance… »

    Comprends pas trop là, et pour une fois je ne te suivrai pas Yelrah.

    Personne n’est obligé d’aimer tout et tout le monde, ni d’être aimé de tout un chacun, sans pour autant vouloir se foutre sur la gueule.

    Alors on n’accepte pas parce que ça ne passe pas, mais on fait avec car c’est un moindre mal, et que la vie en société n’est possible qu’avec des concessions réciproques, sauf à virer psychopathe.

    On fait avec, c.à.d. on tolère si on est en position dominante ou équivalente (pas seulement dominante donc), et on subit si on est en position de faiblesse.

    Qué condescendance ? Je dois faire semblant ? Y’a plein de trucs que je refuse d’accepter, mais comme il me semble que le remède (souvent un conflit) ferait des dégâts sans commune mesure avec le progrès escompté, alors je tolère. Ou je subis. Et je suis toléré à mon tour (enfin j’espère).

    Y’a d’autres trucs que je n’aime pas et que j’accepte pourtant sans réserve. Genre rouler sur de la ferraille ricaine tremblotante, instable et poussive 😉

  23. C’est assez drôle Claudio cette négation d’exploiteurs exploités,même les puissants ne la renie pas!
    En suivant les déclaration de Sarkosy,il reprend Gramsci sur la bataille idéologique celui qui emporte la bataille idéologique emporte la bataille tout court!
    Exploiteurs exploités,lutte de classe,ce n’est pas parce que nous le répétons que ça existe,c’est parce que ça existe que nous le répétons!

  24. Petite info:un gars de chez Michelin vient d’être licencier parce qu’il avait,sur son blog, traité son employeur d’exploiteur et son travail de »boulot de bagnard »!
    Pas très tolérant Michelin,mais très exploiteur et lutte de classe!

  25. Jean-Claude, pour la seconde info, c’est quand même lui qui a commencé. Quelle idée d’insulter celui qui nous aide à manger.
    Pour le reste, c’est vrai, je comprends que vous puissiez le penser, puisque je l’ai pensé moi aussi… il y a longtemps.
    Le temps passe et l’adolescence aussi. C’est tant mieux.
    On évolue personnellement mais surtout le monde d’aujourd’hui est bien différent de celui que j’ai connu. Il est plus complexe, moins noir et blanc. Alors essayons de l’appréhender dans ses nuancesplutôt que de le caricaturer pour nous donner l’illusion de le comprendre à défaut de le maitriser.

    C’est mon avis. Et puis après tout, quand on est en paix avec soi, c’est vrai qu’on voit les choses différemment.

  26. « Jean-Claude, pour la seconde info, c’est quand même lui qui a commencé. Quelle idée d’insulter celui qui nous aide à manger »
    C’est un gag ?

  27. Non, yelrah, e n’est pas un gag.
    Si son métier ne lui plait pas, qu’il en change. Aucun besoin d’insulter son employeur. Son avis sur lui est subjectif. Je ne crois pas que Michelin pense être un exploiteur. Donc, ça se discute.
    Les bagnards sont attachés et subissent leur sort. Lui, salarié, est libre de le quitter son « boulot de bagnard ».
    (Dans tous les cas et toutes les situations, il suffit d’assumer ses choix)
    Je sais bien que dans des esprits bien stéréotypés, mon avis apparait comme celui d’un réac. Moi je le trouve cohérent. Et je parle en connaissance de cause. J’assume mes choix.

  28. Moi, je connaissais une variante de « La cigale et la fourmi » qui est particulièrement d’actualité:
    Au bout du compte, la cigale meurt de faim, et la fourmi d’avoir trop mangé.

    Et pour répondre à Claudio, je crois bien que c’est l’ouvrier qui donne à manger (et davantage!) au patron, tandis que celui-ci lui rétrocède des clopinettes!

    Sans patron (et sans personne pour accaparer la terre), tu peux au moins te nourrir. Un patron sans ouvriers n’existe plus. Mais changer de patron pour qui travaillait chez Michelin qui trustait tous les emplois de la région… plus facile à dire qu’à faire.

  29. un lien intéressant, une discussion entre Elisabeth Levy et Emmanuel Todd.

    http://www.causeur.fr/todd-apres-le-sarkozysme-quoi,1524

    Un extrait:
     » E.L.: Donc, La Marseillaise sifflée est l’expression d’aspirations égalitaires contrariées, tandis que l’inquiétude que cela suscite traduit le raidissement islamophobe de l’élite ?
    E.T.: La fascination de l’islam, l’obsession de l’islam, la fixation sur l’islam n’ont rien à voir avec la réalité de l’islam ni même avec la crise qu’il traverse en dehors de nos frontières. Elles s’expliquent par le fait que la France, pays disons de tradition chrétienne vient de connaître l’ultime disparition du catholicisme. D’où une angoisse liée au vide religieux que certains intellectuels laïques projettent sur l’islam, comme s’ils avaient besoin de ce repoussoir pour préserver leur sentiment de sécurité athée. J’aimerais que les intellectuels et les politiques français s’intéressent un peu moins à l’islam et au football, un peu plus au libre-échange et aux délocalisations qui détruisent la vie des gamins de banlieue. »

    Le fil de com est par contre plutôt affligeant et le site…bof!
    Mais moi j’aime bien lire ce qu’écrivent les zautres, celleux qui ne pensent pas comme moi…ça permet de réfléchir et de se poser des questions…
    d’éviter les stéréotypes quoi 🙂

    Sinon j’abonde dans le sens de Jardin.

    Je crois comprendre ce que veut dire Claudio, que se défaire de ses chaines est aussi (ou plutôt d’abord) mental.
    que l’on peut avoir de la distance par rapport aux « stéréotypes » exploiteurs/ exploités , dominant/dominés.

    Enfin, on peut, façon de parler!
    Si nous prenons l’exemple d’une ouvrière divorcée de 45 ans qui élève seule deux enfants et qui perd son travail à cause de la mauvaise gestion de son entreprise ou des conséquences économiques d’une crise financière qui ne la concerne absolument pas, bien sûr et heureusement elle percevra des indemnités de chômage, dans un premier temps…mais quelles sont ses chances de trouver un autre travail?
    Son principal souci sera-t-il de trouver son harmonie intérieure personnelle en renonçant aux pensées négatives (haine du patron, de la société mercantile dominante…etc…) ou de permettre à ses enfants de manger et d’étudier?

    Idéalement il faudrait les deux: se détacher de la haine et avoir un travail.
    le problème est que la conjoncture actuelle écrase bel et bien les plus faibles, les plus démunis.

    De plus, la manipulation médiatique et politique, le matraquage des idées et des infos est tel qu’il est difficile pour qui travaille toute la semaine et élève ses enfants dans des conditions difficiles, de faire le tri.

    Beaucoup de gens n’ont comme source d’information que la télé et la radio…

  30. En un mot, Céleste, je trouve que c’est mépriser les gens que de leur trouver des excuses à ne pas déployer leurs ailes et activer leurs ressources intérieures. Moi, je crois que même l’ouvrière en question peut avoir une vie meilleure. Si on peut l’y aider, il faut le faire. En lui expliquant que c’est possible. La plaindre et lui expliquer qu’elle est victime de ceci ou cela, grand capital, exploiteurs, que sais-je encore, ne pourra que la plomber et ancrer l’idée que sa situation est une fatalité.

  31. @Claudio

    Idéalement, je suis d’accord avec toi!
    Mais je suis convaincue, que rien dans la société actuelle ne permet, n’aide, l’accomplissement personnel.
    L’école ne joue pas ce rôle là, et encore une fois la manipulation est très forte.
    L’état n’a aucun intérêt à permettre aux citoyens de devenir des êtres « libres » et « pensants », bien au contraire, il préfère manipuler et exploiter la force de travail de celleux qu’il désigne comme des « ressources humaines », en les maintenant dans l’insécurité, dans la précarité d’une part et de l’autre en les assommant d’injonctions à consommer, en les embrouillant avec des nouvelles sans intérêt montées en épingle de façon à imposer une indignation sélective.
    En gros, en désignant des boucs émissaires.

    Ce n’est pas du mépris de constater cet état de fait.

    Sinon, un autre lien:
    http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=288

  32. Mais c’est aussi créer du conflit en le relevant. Non ?
    Je ne crois aux complots de l’Etat ou du pouvoir pour étouffer les révolutions.
    Je crois à la Révolution, la seule, la vraie, celle qui vient de l’individu. La Révolution POUR et pas la Révolution CONTRE.
    Qu’on tape sur un riche ou sur un pauvre, ça me fait la même chose. Qu’on insulte un patron ou un ouvrier ça me fait la même chose…

    A chaque commentaire je me dis que je vais être bref, pour ne pas déranger. Et je n’y parviens pas.
    Bien entendu, Céleste, si tu me trouves trop décalé par rapport à ton blog, je saurai me faire discret sans aucun problème. Je n’aime ni déranger, ni provoquer (et je sais que certains pensent que je le fais)

  33. @Claudio
    no problem

    « Mais c’est aussi créer du conflit en le relevant »
    Mais qui le crée le conflit?
    Celui qui licencie alors que son entreprise engrange des bénéfices et que lui même et les actionnaires se remplissent les poches, ou celui qui du jour au lendemain se retrouve sans travail, donc l’incertitude, qui peut-être ne pourra pas faire face au crédit de la maison, ou au loyer, ou simplement aux dépenses quotidiennes…le RMI ça fait pas lourd pour vivre quand on n’a que ça et des enfants.

    Dans un monde idéal les restos du coeur n’existerait pas!

    Bien sûr je préfèrerais que tout le monde puisse faire sa propre révolution, personnelle, et choisir sa vie.
    Mais d’abord, il faut que tout le monde mange, que les richesses ne soient pas accaparées par quelques uns, il est inacceptable, qu’aujourd’hui en France, pays riche et donneur de leçons, des gens soient contraints de dormir dans la rue, alors qu’ils ont un emploi!

  34. La Révolution POUR et pas la Révolution CONTRE.
    C’est joli , surtout en majuscule…
    Je me demande bien de quel droit d’ailleurs …
    C’est quoi cette histoire « d’ailes » …d’élever autrui à je ne sais quoi de plus haut…par rapport à quoi…Ca va aussi là le monde de « ceux qui savent » on connait…
    Autant passer tout de suite au clonage…

  35. Céleste… c’est bizarre comme ceux qui rejettent le plus le monde de l’argent en parlent tout le temps.

    Dom… là je ne peux plus rien, vous rejetez tout systématiquement. Évidemment, si on ne trouve pas de solutions, on pourra continuer à gueuler… et si on en trouve, on n’aura plus rien à se mettre sous la dent. Il faut peut-être pas en faire un fonds de commerce.
    Ne le prenez pas mal, mais vous me faites penser au portrait d’une amie que j’avais fait un jour : http://claudiogene.canalblog.com/archives/2007/10/25/index.html

    à Céleste et à Dom : Pour désamorcer un conflit, il faut savoir tenir ses principes quelle que soit l’attitude de l’autre. En un mot, ne pas agresser et ne pas répondre à l’agression, jamais. Que l’autre n’y mette pas de bonne volonté, c’est pas grave, on continue à lui vouloir du bien, qu’il s’appelle patron, profiteur, actionnaire, etc.

    Allez si vous êtes curieuses, un second portrait : http://claudiogene.canalblog.com/archives/2007/10/11/index.html

  36. @ Claudio/ Mais une solution à quoi au fait? A la religion?
    Au travail forcé? Au midi à sa porte.
    Je trouve que vous regardez un peu trop votre propre cheminement comme devant être un exemple. J’ai déjà écrit plusieurs comms en réponse …Et j’efface en me disant à quoi bon…
    Je n’ai plus envie là…
    (c’est gentil de me refiler du réchauffé…j’vais pas le lire qdm)

  37. Claudio,vous vivez dans quel monde?
    Pas de relation d’assujetissement au patronat,alors que justement c’est ce qui vient d’arriver à ce bloggeur,pas d’idéologie dominante à tout les étages alors qu’il suffit d’ouvrir une radio ou une télé pour être édifié.
    Et le summum:son avis sur lui est subjectif,avec un truc comme ça je suis mort de rire!
    Qui est subjectif le patron qui vit dans le luxe et l’opulence ou l’ouvrier qui vit chaque jour les brimades des chefs,les mains dans la merde,la chaleur plus de 30° en hiver et j’en sais quelque chose j’ai travaillé dans ces conditions pendant des années et il a fallu des luttes très dures pour que ça change!
    Vous faites quoi de la liberté de penser et d’écrire?Est-ce que je suis obligé de penser comme mon patron,lui seul a la vérité?lui seul peut me guider?
    Ton patron de merde qu’est-ce qu’il connait des conditions de vie,de travail,de salaire des ouvriers et maintenant en plus il va leur interdire de penser?
    Révolution personnelle?qu’est-ce que c’est que cette invention new-age de secte en déshérence?
    L’ouvrière avec son smic elle a autre chose à faire que de se poser des questions existentielles:elle doit nourrir ,trouver une école pour ses gosses,payer un loyer,le transport,les assurances,la mutuelle,les soins,les taxes,les impôts et j’en oublie surement!
    Claudio descendez de votre piédestal!
    Nous ne sommes pas chez les bisounours!
    Veuillez redescendre de votre Everest et revenir dans le monde réel!

  38. Quand les gens vont bien, ils ne se plaignent pas Jean-Claude.
    Vous avez raison, le new-âge, je suis comme vous, ça m’horripile.
    Allez, je ne peux m’empêcher d’être généreux. C’est mon côté bisounours 😉 Alors je partage ma lecture d’il y a un quart d’heure : « Chez les individus sains, le devoir et le plaisir sont une seule et même chose : sont également équivalents travail et jeu, intérêt personnel et altruisme, individualisme et désintéressement » (Abraham Maslow)
    Maintenant, tout est possible, on peut aussi considérer que Maslow est un illuminé sectaire. Auquel cas, vaut mieux le contourner, c’est vrai.

  39. Abraham Maslow?
    « Ainsi, pour appliquer ce modèle au monde professionnel, rien ne sert de vouloir motiver les salariés au niveau de l’estime et de l’accomplissement, si des menaces de licenciements portent atteinte à la sécurité et si les salaires ne sont pas suffisants pour satisfaire pleinement les besoins physiologiques. »

    Je ne sais pas si ses jolies énoncées s’appliquent aux troupes en Irak? Etant donné que la sécurité c’est eux et que la faim doivent pas trop connaitre…Ils peuvent besogner le crime au niveau supérieur.
    Mais il n’est plus là pour vérifier ses conneries me dit Wiki. Quand quelqu’un veut m’inculquer du  » supérieur » j’ai comme un frisson…

  40. Maslow je ne sais pas qui c’est,mais ce qui est afligeant c’est d’énoncer des citations tronquées,merci Dom d’avoir rétabli l’ensemble!Et je n’ai pas besoin de modèle,ni de gourou,citations,texte de philosophes,d’économistes et autres ne sont que des indications et une aide pas un bréviaire,je suis assez grand pour penser tout seul et surtout m’appuyer sur ce que je vis tout les jours!
    Et que deviennent les athées?sont toujours là à « créer » du conflit!
    du genre de celui la qu’est en train de concocter la commission européenne!

    http://www.humanite.fr/2008-12-16_Tribune-libre_Un-marche-transatlantique-imperial

    Mais peut être ne faut-il pas en parler des fois qu’il y ait un conflit!On peu aussi laisser s’installer le faschisme pour ne pas créer de conflit.Pourtant c’est le conflit qui résoud les contradictions autant se priver de vivre!
    Et les gens parlent souvent de ce qu’ils n’ont pas,l’argent tu dois en avoir pas mal pour en être détaché!
    En France 92% de la population active est salariée,et 50% de ces salariés gagne moins de 1350€ par mois,et 70% moins de 1500€ avoue que pour ceux la ça peut être une forte préoccupation!

  41. Je crois qu’il y a une confusion.
    Quand on s’analyse exploité-es, on ne se considère pas comme victime, statut que nous colle Claudio parce qu’on revendique. On est seulement 1. exploité 2. en lutte pour que ça cesse.

    La solution individuelle de faire « un pas de côté » pour se retirer du système est un choix légitime.

    Il n’est pas question de désamorcer le conflit, mais d’enfin le gagner 😉

    Les capitalistes ne s’y trompent pas.

    “There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”
    Warren Buffet, 26 novembre 2006

    Traduction
    « Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, bien sûr, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous gagnons. »
    (voir New York Times, November 26, 2006 et CNN Interview, May 25 2005)

  42. Oh si, Céleste, vas-y, décris-nous les délices de l’orgasme !!!
    😉
    Plus sérieusement, ton billet est superbe. J’ai lu une bonne dizaine de commentaires, tous intéressants, et puis, j’ai séché.
    Je pense tout comme toi, les religions sont l’opium du peuple. Ce n’est pas un hasard si les pays les plus pauvres de la planète sont aussi les plus croyants.
    S’il y a bien une chose que j’ai du mal à supporter chez mes amis africains, par exemple, c’est cette propension naturelle à s’en remettre à Dieu pour tout. Je peux le comprendre mais je ne l’accepte pas.
    « Aide-toi, le ciel t’aidera » est une autre de mes devises.
    Ca ne m’empêche pas d’avoir parmi mes amis les plus chers un chrétien pratiquant avec lequel j’échange souvent sur la religion, dans le respect le plus total et pour mon grand plaisir. Il n’a pas perdu son esprit critique pour autant.
    Pour ma part, j’ai commencé à douter de l’existence de Dieu le jour de ma communion (je les ai toutes faites, dis donc) et défintivement cessé de croire à la religion des hommes lorsque j’ai réalisé que c’était les mêmes qui faisaient preuve du racisme le plus primaire, pour ne nommer que ce travers.

  43. Jean-Claude.
    Oui de l’argent j’en ai suffisamment :
    l’ASS, c’est 442,20 € par mois et nous vivons à 2 dessus.
    (Dans les 8 dernières années, 3 mois de travail en interim, le reste, ASS, RMI par intermittence… alors les leçons hein…Je suis honnête et courtois dans mes réponses, n’en rajoutez donc pas)

    Vous ne voulez pas comprendre qu’on peut vivre plus heureux avec moins. Dommage.
    C’est seulement une question d’état d’esprit. Je n’ai besoin que de ce que je peux avoir. Aucune frustration. Tout va pour le mieux chez moi.

  44. « Qu’on laisse les femmes se vêtir comme elles le souhaitent, en mini jupe, en jean, avec ou sans voile, en burqua si ça les amuse, si elles l’ont choisi et peu importe les motifs. Qu’on les laisse libres de mener leur vie à leur guise, qu’on les respecte, qu’elles aient sur cette planète les mêmes droits et les mêmes libertés que les hommes.
    Je suis prête à lutter pour aider les femmes à travers le monde qui subissent la loi du mâle ou celle de la religion mais je respecte leurs choix. »

    Le hic c’est qu’il y a de fortes malchances que, pour la majorité d’entre elles, ce ne soit pas un choix… J’avais il y quelques années une élève. Deux ans de suite, 6° et 5° . La « meilleure » de la classe, mais pas scolaire pour deux sous. Révoltée contre son père, un collègue, qu’on a vu s’enfermer années après années dans la bigoterie bornée, qu’on a fini par prier d’aller enseigner ailleurs (les élèves ne supportaient plus qu’il mélange religion et cours, qu’il ignore ses élèves filles etc.).

    Je l’ai revue il y a peu. Elle est lycéenne. Elle est couverte de haut en bas, on ne lui voit plus que le visage et les mains. Ils ont été plus forts qu’elle…

    (Pour le reste, la religion et ses signes distinctifs et oppressifs, je viens de m’exprimer sur la note consacrée au turban sikhsur Rue89. Je suis trop feignant pour recopier ça ici 🙂

  45. Houla ! On tourne les pieds cinq minutes (enfin, quatre jours), et on se rend compte que ça cogne fort à la porte. Quel débat ! Et quelle question ! (pour être honnête, je m’en suis tenu à la moitié des commentaires, ça faisait vraiment trop.
    En athée, en laïque, je partage ton propos dans sa totalité, y compris dans sa part de tolérance vis-à-vis des croyances, et d’intolérance de ce qui entrave la liberté et les droits des hommes et des femmes.
    Les créations sémantiques pour cataloguer, pour enfermer, pour stigmatiser sont des armes redoutables. C’est pour ça que les « communiquant » ont aujourd’hui tant de pouvoir. La lutte idéologique passe par le pouvoir des mots, par leur sens, réel ou dévoyé. C’est important de ne pas délaisser le combat des mots, parce que c’est par là que les idées se forment, grandissent ou s’éteignent.
    Je t’embrasse.
    Un aute athéo-gauchiste.

  46. Les religions sont, pour moi, des étiquettes selon les différentes cultures mais en réalité chacun cherche le même chemin universel. Ces étiquettes ont généré beaucoup de confusions. Manque de discernement entre la forme et le Un.

  47. @ Claudio: Tu ne devrais pas dire « ON » peut vivre heureux avec moins, ce qui te pose en donneur de leçons par rapport à tous ceux qui vivent ça dans la désespérance et la révolte.

    Je crois sans peine que toi, tu peux vivre heureux ainsi. J’ai vécu avec très peu, et je n’étais pas si malheureuse que ça. Simplement très soulagée quand cette période a pris fin. Parce que c’est quand même un effort de tous les instants, surtout quand on a, comme c’était notre cas, deux jeunes enfants. Et je conçois fort bien que tout le monde n’en soit pas capable. Ou même refuse ce qui ressemble quand même bien à de la résignation. Chrétienne?

  48. @Claudio

    « Vous ne voulez pas comprendre qu’on peut vivre plus heureux avec moins. »

    Si, Claudio, je crois que tout le monde ici l’a compris.

    Mais la limite de ton raisonnement, que je respecte, d’autant plus que tu appliques tes idées dans ta vie, est que si tu perçois un peu d’argent de l’etat c’est parce que d’autres , avant toi, avant nous, se sont battus pour avoir des droits.
    Les congés payés, les allocations familiales, les indemnités diverses et le RMI, ne nous sont pas arrivés tout droit dans le bec, la retraite et la sécurité sociale non plus…rien ne tombe du ciel. Ils n’ont pas non plus été généreusement accordés par les classes dirigeantes.
    Tout ça nous le devons aux luttes sociales, tous les progrès accomplis dans le domaine social ont été arrachés au patronat, aux classes dominantes.
    A coup de conflits, de grèves, de manifestations.
    Certains ont fait des grèves illimitées, de plusieurs semaines, bel effort que nous ne devons jamais oublier.

    Et puis tout cela pourrait bien s’arrêter…d’ailleurs ça en prend le chemin.
    Et si le peu que tu as disparait?

    Tu ne ressentiras aucune haine?
    Tu continueras à leur vouloir du bien?

    Tu proposes une solution individuelle à laquelle les autres n’ont pas accès.
    Je pense au contraire que nous devons aujourd’hui nous fédérer pour agir, pour les autres comme pour nous.
    Je n’ai pas envie d’un monde basé sur l’inégalité.

  49. Ne compte pas sur moi pour ressentir de la haine, Céleste. Sinon à quoi bon avoir fait tout ce chemin.
    Oui, oui, du bien. c’est la seule solution.

    « Tu proposes une solution individuelle à laquelle les autres n’ont pas accès »
    Tu l’as dit Céleste. Aidons-les à y avoir accès plutôt que de les en éloigner.

  50. jardin
    tout le contraire de la résignation justement.
    La résignation au combat éternel contre les autres est bien pire.
    C’est au contraire, et c’est pour cela que je discute ici et ailleurs, l’espoir que c’est possible, qu’on peut penser autrement, qu’on peut vivre sans inquiétude.
    Aucune frustration disais-je.

    Je répète que bizarrement, tous ceux qui rejettent le monde de l’argent, ne parlent que de ça. C’est à réfléchir… au moins.

  51. Céleste, si je partage le reste de votre affirmation, si effectivement vous n’êtes en aucune manière islamo-gauchiste, ces gens-là existent.

    Non ils ne sont pas islamistes, ils peuvent être athées ou d’autres religions.

    Mais par haine de l’impérialisme américain, comme on disait autrefois, par culpabilité occidentale, par anti-sionisme, ils ferment les yeux sur les oppressions à l’intérieur des pays du MO*, ils écoutent des salauds élégants comme Tariq Ramadan, ils soutiennent les luttes des islamistes qui ne sont pas des luttes pour la démocratie, pour la libération mais des luttes pour la théocratie. A un vrai problème lié à une vraie culpabilité, ils apportent une mauvaise solution.

    Comme je le dis souvent, leurs grands-pères ont été aveugles sur Staline, leurs pères sur Mao et Pol Pot (c’était facile pour eux qui ne les subissaient pas). Et eux reprennent cet aveuglement.

    * Voir l’affaire du médecin palestinien torturé dans les geôles de Kadhafi, qu’il a fallu naturaliser bulgare pour le faire libérer : quels militants de la cause palestinienne ont manifesté pour lui ? Inutile de dire que, quand j’ai réalisé ça, ces militants ont perdu leur crédibilité : les Palestiniens ne les intéressent que comme moyen de lutter contre Israël (dont je n’approuve pas la politique, bien sûr). Pour le reste, ils peuvent crever.

  52. J’ en ai parlé…de l’argent…j’ai moins que toi,mais je m’en fous complètement.C’est pas trop difficile non plus…hein!
    Surtout à « nos ages » ou il n’y a plus grand chose de matériel qui puisse nous manquer. Et même du superflu …le hic c’est que je ne vis qdm pas en autarcie, et du coup je délègue à l’autre ce que je ne veux pas faire…même ma propre sécurité.

  53. « S’il faut choisir entre lâcheté et violence, choisissez la violence » Gandhi

    Merci à Chomp qui vient d’écrire cette phrase sur un mail que j’ai reçu à l’instant.

    Parfois il faut passer à l’action, si on ne le fait pas pour soi, on le fait pour les autres.

    @Claudio, ne le prend pas pour toi, le mot lâcheté ne t’est aucunement destiné, je pense au contraire que le renoncement et non la résignation, demande beaucoup de courage.
    Mon interrogation est: jusqu’où peut-on aller dans le détachement?

  54. Pardon, Celeste amie,
    j’horsujette un chouïa
    (j’avoue, j’adore ça ;-))

    Il arrive aussi des trucs compliqués, note …
    Par exemple de préférer retourner la violence contre soi-même plutôt qu’avoir la lâcheté de la vider sur plus faible que soi, et se résoudre, au besoin furieusement, à préférer ça plutôt que détruire l’autre .
    Et assumer intérieurement les dégâts.
    Il y ‘a aussi la violence qu’on se fait à préférer passer pour lâche que céder à la pure provoc de la violence (de l’ état, par exemple).
    Le Gandhi ne laisse pas traîner des idées simplement pour jouer avec, comme on sait,
    et les bisounours n’ont pas de place dans sa vision du monde …
    René Girard, curieusement, analyse bougrement bien la violence comme effet de mimétisme,
    -tout en se croyant le découvreur de la chose, lors même que Gandhi et les étudiants sérieux de la non-violence avait déjà moulu pas mal de grain sur le sujet, mais passons-.
    Son analyse m’intéresse en ce que je la rapproche irrésistiblement de l’idée de justice : ne rien faire qui enterrine la mécanique inflationnaire/infernale de la vendetta (à mon avis ce devait être ça, l’idée originelle du talion : inventer un principe d’équité à une époque où la surenchère était la règle.
    Le temps en aura complètement renversé le sens pour que cela devienne une espèce de droit/pretexte beauf à la vengeance …)
    La citation du Mahatma demeure majuscule…

  55. D’abord les « autres » je ne sais pas qui c’est!Je ne me bat pas contre les « autres »,je me bats contre une classe sociale qui spolie le travail du plus grand nombre,affame les pays émergents,et une bonne partie des gens des pays riches.
    Ensuite avec tes 442€ par mois il y a les allocations logements,les aides de la mairie,du département.
    Et ça,comme l’a dit Céleste tout ça n’est pas tombé du ciel ni du bon voulmoir de ces bons patrons pleins de compassion pour les salariés que pendant une période ils envoyaient à la mort,sans haine bien entendu!
    Mais fais attention,ces bons patrons ont obtenu que l’ASS se termine au bout de trois ans!
    Le RMI,lui non plus n’est pas tombé du ciel patronal!
    Alors a moins que tu ne sois propriétaire il te faut payer un loyer et si tes APL te sont supprimer,je doute fort qu’il te reste assez pour te nourrir!
    Mais aux dernières nouvelles il y avait des gens qui avaient déclarés 3750€ de revenus et possédaient un patrimoine de 15millions dans ces cas la ça aide!
    Et de la haine je n’en ais pas,ça tue l’espoir la haine,ça t’emmène dans des chemins ou il y a rien à construire,les résistants à l’hitlérisme ne l’ont pas toujours connue,et pourtant ils n’avaient pas créé le conflit!
    Je ne hais pas la classe possédante,je la combat,j’ai parfois de la colère.
    Mais de la haine,eux les possédants ils en ont,ils s’en servent pour continuer de dominer!

  56. « Les autres, je ne sais pas ce que c’est » (JCG)
    « Je est un autre (Arthur Rainbow 🙂 »
    « J’en suis un aussi » (Chomp)

    Voilà des éléments de mécanique à (tenter de ) faire bosser ensemble.
    Amateurs de soluces faciles s’abstenir …

  57. Jean-Claude, en effet je suis propriétaire.
    Mais pas plus de patrimoine que cela.

    Peut-être n’avez-vous pas de haine mais de l’agressivité en tous cas, à revendre. C’est vraiment ce qui apparait dans ce commentaire.
    On ne peut quand même pas déplorer la violence des autres en l’étant soi-même. A moins d’accepter l’incohérence.
    Alors, ça vous regarde. Je vous souhaite sincèrement d’être un peu plus détendu ; il en va de votre santé. Le corps, lui, n’accepte pas certaines choses.

    Vous dites que les possédants ont de la haine, eux. Admettez que ça puisse être une appréciation personnelle, un point de vue, dicté par votre cadre de référence.
    Eux, peuvent dirent la même chose à votre endroit.
    Et c’est l’impasse.
    Alors, on a toujours intérêt à avoir une vision globale et objective qu’un esprit partisan et en rapport de force.

    (pour que vous ne vous fassiez pas de cinéma sur moi, Jean-Claude, je vous précise que je suis fils d’ouvrier immigré, famille nombreuse, niveau BEPC, commencé à travailler à 16 ans, élever 3 enfants qui ont fait des études supérieures, toujours voté à Gauche, et adhérer au Parti Communiste Français (pendant 3 semaines seulement) et voté CGT à toutes les élections prud’hommales.
    Alors je suis assez légitime pour avoir une philosophie moins conflictuelle que la vôtre ?)

  58. @Celeste
    Et puis :
    « Mon interrogation est: jusqu’où peut-on aller dans le détachement? »
    C’est la même question que celle de l’honneur, ou de la dignité : on va s’en forger, jour après jour, une version aussi propre que l’on peut,
    mais c’est l’ « épreuve du feu », l’expérience concrète qui dira si notre réponse tient la route …

    Le réel « valide » la pertinence (ou non) de nos calculs …
    (la mesure en temps réel du courage, disons)

    A priori, nous espérons toujours être à la hauteur de ce que nous « admirons » ou respectons sérieusement, spécialement chez certaines figures du passé, héroïques selon notre
    panthéon-étalon intérieur …
    Mais juqu’où est-ce du vent ?

    Il y a des vérifications qu’on ne peut pas avoir envie de faire – à moins de quelque perversité – : un éventuel martyr, ça doit sans doute s’accepter, faute d’autre sortie, mais le rechercher, c’est pour le moins suspect …
    Ce serait la limite du détachement : se détacher de l’orgueil consistant à se foutre de tout, de la gloriole qui sied aux téméraires, aux inconscients, ou l’indifférence des fuyards cyniques, et arriver à une morale « pratique », et qui resterait vivable devant le miroir …

    Au fond, qu’est-ce que « je/ça » donne ?

  59. Ce qui est curieux, ici, c’est qu’il n’y a aucune insulte ou aucune « intolérance » visible.

    Comme si l’affirmation par Céleste de ses convictions avait suffi à calmer la meute qu’on a connue il y a quelques jours…

    La vérité est sans doute bien là : dans l’exposé de ses opinions personnelles sans en venir aux mains (de manière figurée), et par la simple expression affirmée et argumentée.

    Alors, athée… grâce à Dieu ? (Je plaisante.)

  60. Claudio ce que vous prenez pour de l’agressivité n’est que de l’ironie!
    Mais peut être que c’est aussi de l’agressivité!
    Bon salut à tous,je parts pour quelques temps,peut être trouverais un ordi pour le nouvel an!

  61. Eh bien, Céleste, je ne viens pas, hélas, avec les meilleures intentions de « tolérance » après ce que j’ai lu ici en commentaire à ton excellent billet.
    Désolée.
    Mais voilà, je ne passe pas.

    Franchement, se dire de « gauche » et « tolérant » et énoncer tous les clichés minables dont se sert la droite pour garder la mainmise sur la population, c’est pitoyable.

    Comme par exemple:
    1 – affirmer qu’un athée est « plus tolérant qu’un croyant » (« nous sommes plus ouverts qu’eux à nous »????) tout en décrétant aussitôt que « la gauche, au moins en France, fait preuve d’un laxisme incroyable face à cette religion » (l’islam) et de citer la demande de créneaux horaires réservés aux femmes dans les piscines!
    Déjà, là je suis au bord de la nausée: qu’est-ce que cela veut dire que les athées sont plus « tolérants »? Il y a eu des statistiques? On sait, d’autre part, comment calculer la « tolérance »?
    En admettant que cela soit vrai, déjà, en tant qu’athée, vous ne faites pas, Claudio, de toute évidence, partie de cette majorité.
    EN QUOI cela représente-t-il un danger (ou du « laxisme »!) que des femmes ne souhaitent pas se retrouver en maillot de bain (c’est-à-dire exposées, le plus souvent à leur désavantage) à la piscine en même temps que les hommes?
    C’est la société toute entière (y compris et surtout les hommes) qui se charge de définir les critères de beauté des femmes (entre autres normes) et d’imposer aux femmes de s’y conformer.
    Et, déjà, il faut une sacrée dose de travail sur soi pour arriver à assumer sa différence (et bien le vivre) quand on ne correspond pas à ces dictats là. Car cela a une influence sur toute la place d’une femme dans la société.
    D’autre part, pourquoi cela devrait-il gêner qui que ce soit (sauf à être une manifestation de racisme pur, évidemment) quand on sait que les piscines offrent déjà, justement, des créneaux spécifiques à d’autres groupes.
    Savez-vous, également combien de femmes de toutes origines ne vont pas à la piscine parce qu’elles sont gênées de se mettre en maillot devant les autres?
    Etant farouchement contre la non-mixité à l’école et dans la société parce que j’estime que les deux parties de la même orange doivent évoluer ensemble et en même temps, je ne vois pas pourquoi on voudrait imposer la mixité en toute circonstance, en partant du postulat que hommes et femmes c’est pareil.
    Non, monsieur, ce n’est pas pareil!
    Et si, au nom de l' »égalité », la laïcité » ou je ne sais quel autre alibi, nous exigions dorénavant des toilettes publiques communes, des douches mixtes dans les installations sportives, etc. ?

    2 – juger qu’un employé n’a pas à s’exprimer contre son patron, qui, lui, est bien gentil de bien vouloir le « nourrir ».
    Dire qu’il n’ y a aucunement de relation exploiteurs/exploités, et que l’affirmer, c’est crier au loup.
    Et décréter: « si son métier ne lui plaît pas, qu’il en change ».
    Qu’est-ce que c’est que ces absurdités! Même à la télé, ils n’oseraient pas le dire comme cela!
    Je ne vais pas m’étendre là-dessus: il y a plein de documentation très bien faite. Il suffit de la lire, si on s’intéresse à ce qui se passe autour de soi.

    3 – Et, enfin, se vanter de vivre correctement avec 442 € par mois (à deux, en plus!) et encourager les autres à faire de même, c’est indécent.
    Et c’est du niveau du Point qui a trouvé un Rmiste qui roulait en voiture de luxe et qui en faisait quasiment une généralité.

    D’abord, cela voudrait dire que ce serait les patrons (en transitant par l’Etat, si nécessaire) qui se mettraient cette manne supplémentaire dans les poches, comme s’ils avaient besoin de cela pour vivre somptueusement.
    Et ensuite, cela veut dire qu’on est totalement en dehors des réalités!

    442€, c’est déjà inférieur à un loyer moyen, ce qui veut dire, si on fait un calcul rapide et logique, que ceux qui n’ont personne pour les héberger ou aucun patrimoine, aucun pécule au départ se retrouvent à la rue. Oui, A LA RUE!
    Savez-vous seulement que 18% des gens qui ont un emploi sont sans-abri? Vous devriez aller leur expliquer vos théories. Je suis sûre qu’ils ne sont pas au courant, sinon, il n’y a pas de raison qu’ils galèrent alors qu’il y a des solutions évidentes.
    De plus, Les Banques Alimentaires ont distribué en 2007 pour 202 millions d’euros de denrées, à 4890 associations et organismes sociaux.
    Et 754 000 personnes ont bénéficié de cette aide alimentaire représentant l’équivalent de 142 millions de repas.
    Et cette année, la tendance est encore à la hausse. Il y a de plus en plus de femmes seules avec enfants(s) et de travailleurs pauvres qui perdent leur logement et qui doivent également se résoudre à aller quémander de quoi manger! Dans un pays riche! Je vous laisse le soin de trouver combien d’argent ont, parallèlement, engrangé les gentils patrons au cours de ces deux dernières années.
    202 millions pour les affamés, et combien pour les patrons?

    Et ce n’est pas parce qu’on est un cas particulier qu’on peut appliquer la même recette aux autres.

    Et puis, cessez de dire que vous êtes de « gauche ».
    On lui fait porter suffisamment de casseroles à la gauche pour qu’elle ne soit pas discréditée par des gens qui répètent toutes les fables que nous pilonne la droite tous les jours dans tous les médias.

  62. emcee, merci d’avoir regrouper mes interventions. A votre manière, certes, mais peu importe. (précisions : je suis propriétaire et ma femme est musulmane – je l’avais écrit plus haut)
    Si je peux me permettre de penser différemment c’est que ne suis militant de quoi que ce soit, ni partisan.
    Je suis désolé d’être de Gauche et ouvert et objectif. Si vous ne saviez pas que ça existe, c’est fait.
    Peu de choses à ajouter. Si ce n’est que, DE MON POINT DE VUE, vous avez tous les réflexes de la Gauche d’opposition systématique, qui a construit des esprits stéréotypés. Cela fait des années que je le regrette ; ça ne change pas. En France du moins.
    Si nous avons le Président que nous avons, c’est à cause de la Gauche, bien sûr.
    A trop vouloir tout critiquer plutôt que construire, on se décrédibilise. Forcément.
    C’est assez étonnant de voir comme le conservatisme est passé à Gauche. Réveillez-vous. Soyez Révolutionnaire, que diable !

  63. @Claudio

    Finalement en quoi te sens-tu de gauche?
    Qu’est-ce que la gauche pour toi, vu que tu en critiques tous les aspects?

    Tu écris comme si nous, nous étions de droite:
    « Je suis désolé d’être de Gauche et ouvert et objectif. »
    la gauche d’après toi ne serait ni ouverte ni objective?
    dans son ensemble?
    bigre, voilà qui fait beaucoup!

    « Si nous avons le Président que nous avons, c’est à cause de la Gauche, bien sûr. »
    à mon humble avis c’est surtout à cause des gens de droite et d’extrême droite qui ont voté pour lui…

    Ta peur de la gauche n’est pas sans rappeler finalement, le Berlusconisme attardé qui en est encore à dénigrer le communisme qui n’existe plus nulle part (à part en Corée du nord, mais je doute qu’il n’arrive jusqu’à nous)

  64. pour Claudio

    « Nous assistons aujourd’hui, en France, à une course de vitesse entre la remontée d’une vraie gauche (ce qui se passe au Parti socialiste est très intéressant) et une tentation autoritaire à droite. Les signes sont clairs. Le paradoxe du sarkozysme, c’est une grande agitation doublée d’un autoritarisme naturel. Il faut prendre très au sérieux les bavures policières, l’obsession du sécuritaire, la mise en tutelle de l’audiovisuel, y compris par l’intermédiaire du propriétaire de TF1. Lorsque l’État se met à servir directement les intérêts des grands groupes privés, cela rappelle de bien mauvais souvenirs. Et arrêtons de penser que le retour de l’État est lié à la gauche. L’État fort au service du capital, c’est le fascisme. »
    Emmanuel Todd

    le reste à lire, ici:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2430

  65. Merci pour l’info Céleste.
    J’espère qu’ici on a compris que je ne défends ni la droite, ni le sarkozysme.
    Je défends le droit de penser par soi-même.
    Et, à titre personnel, je pense qu’attaquer les autres sur leur nom ou leur fonction c’est le début du racisme.
    En revanche, se permettre de remettre en question tel comportement ou telle décision, c’est la démocratie… en gardant toujours à l’sprit que nous vivons dans un pays où nos gouvernants sont légitimes (et je n’ai pas voté pour eux) et que la Loi doit toujours avoir le dessus face aux sentiments des uns et des autres.

    Je trouve que Todd exagère un peu. Céleste, toi et moi, nous avons l’âge d’avoir connu un Etat policier, autoritaire, et fermé où on balançait des gens à la seine sur ordre du préfet de Police, où les bavures policières étaient quotidiennes, étouffées et aucun policier jamais n’était sanctionné, où la télé et la radio c’était la voix du pouvoir… alors de grâce, relativisons la situation.
    Si chacun faisait sa part de boulot plutôt que passer son temps à critiquer les autres, nous irions peut-être un peu mieux.
    Chacun fait comme il veut après tout, mais, si j’étais à la place de nos dirigeants, je ne suis pas sûr que je pourrais faire mieux, alors l’humilité s’impose plutôt que les vociférations.
    J’essaie, dans la mesure du possible, de ne pas faire dépendre mon bonheur d’évènements extérieurs à moi et… en toute confidence… j’y parviens pas si mal.

  66. @Claudio

    « Céleste, toi et moi, nous avons l’âge d’avoir connu un Etat policier, autoritaire, et fermé où on balançait des gens à la seine sur ordre du préfet de Police, où les bavures policières étaient quotidiennes, étouffées et aucun policier jamais n’était sanctionné, où la télé et la radio c’était la voix du pouvoir… alors de grâce, relativisons la situation. »

    C’est bien parce que je m’en souviens, un peu, j’étais petite, que je ne veux pas que ça revienne…
    or ça en prend le chemin…

    La nouvelle Ortf vient de voir le jour, son patron sera nommé directement par celui dont le nom est maudit.
    http://www.plumedepresse.info/

    Quant aux arrestations policières:
    http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1036

    Et moi les rafles d’étrangers me débectent et m’inquiètent, des signes du retour de la mainmise de l’état sur le libertés, il y en a plein.

    Comme l’écrit si justement Flopy:
    « Dites, z’auriez pas une idée pour obliger gentiment les autruches à sortir enfin la tête du sable ?… »

    http://flopy.canalblog.com/archives/2008/12/20/11810103.html#comments

    Mais c’est vrai, il n’est pire sourd que qui ne veut entendre.

    « J’essaie, dans la mesure du possible, de ne pas faire dépendre mon bonheur d’évènements extérieurs à moi  »
    Moi non, je suis trop consciente d’appartenir à l’humanité pour me contenter de mon seul bonheur.
    La misère des autres , de tous les autres me concerne.

    Ce qui tu écris c’est la définition de l’égoïsme, de l’individualisme forcené.

    Pas mon truc!

  67. ce Claudio… comme il y va… Tout va bien puisqu’on ne fiche plus les gens à la Seine. On ne les fiche plus à la Seine, mais on les fiche (mauvais jeu de mot). plus sérieusement: on les rafle et on les fout dehors, il y a même un ministère pour ça. Dans cinquante ans, on trouvera que c’était quand même bien terrible ce qui se passait en 2008, et qui sait, peut-être certains préfets qui font du chiffre aujourd’hui se trouveront bien génés…

  68. @Alain

    « Dans cinquante ans, on trouvera que c’était quand même bien terrible ce qui se passait en 2008, et qui sait, peut-être certains préfets qui font du chiffre aujourd’hui se trouveront bien génés… »

    Je l’espère!

  69. Bien des propos ici feraient « pas net » par rapport à la note d’actualité : »Auschwitz, Hiroshima et la déconstruction de l’humanité ».
    « Rien à foutre je suis heureux ! »
    Pourquoi continuer sur ce post qui date de plus d’une semaine?

  70. @Claudio

    « Accordez-moi Mesdames, le fait que je n’ai fait que répondre aux questions qui m’étaient posées. »

    en fait non, tu n’as pas répondu à celle-ci:

    « Finalement en quoi te sens-tu de gauche? »

  71. Retour au début des commentaires finalement Céleste.
    Tu te disais « athéo-gauchiste » et on te rétorquais que tu étais tout simplement humaniste.
    Alors, je pourrais ME répondre que je suis simplement humaniste. Et jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire j’associe l’humanisme à la Gauche. Vous avez compris que je parle de Gauche et pas de partis politiques.

    Alors, pour ma part, je suis tout disposé à ne plus intervenir sur le sujet.
    … sauf autre question 😉

  72. Je n’ai aucune question à poser (ça tombe bien!).
    Simplement quelques réflexions à faire.

    Quand on dit: « si j’étais à la place de nos dirigeants, je ne suis pas sûr que je pourrais faire mieux, alors l’humilité s’impose plutôt que les vociférations ».

    Oui, c’est vrai que « nos » « dirigeants » sont bien à plaindre! Et nous qui faisons qu’à vociférer! Et je suis bien la première à dire qu’ils n’ont pas tâche facile, avec tous ces gens qui les empêchent d’œuvrer pour le bien-être des Français, ce qu’ils sont censés faire et qu’ils ont promis la main sur le coeur.
    Même si, jusqu’à présent, maladresse ou inexpérience due à leur jeunesse et à leur fougue, sans doute, ils n’ont pas réussi à 100%. Mais on voit bien qu’ils se donnent du mal pour essayer.
    Ils nous sortent pratiquement tous les jours de nouvelles « réformes ». Tous les secteurs y sont passés (ou près de l’être): les cadeaux fiscaux; les augmentations de salaires et de budget à l’Elysée (et au parlement); les 285 millions d’argent public dilapidés pour les donner à un ancien patron d’Adidas afin de réparer son « préjudice moral »; les balades partout dans le monde avec toute une suite de profiteurs aux frais de l’Etat; les voitures de fonction et les avions supplémentaires; les ministères inutiles créés pour caser les amis; les milliards prodigués aux banques et autres incapables à fonds perdus, , etc.

    Ca, c’est pour eux. La minorité ploutocrate et ses marionnettes.

    Et pour nous?
    Les franchises médicales; la redevance télé pour tous, à part les très pauvres et les sans-abri; la baisse des revenus des petits retraités et autres indigents; la hausse des tarifs du gaz, de l’électricité, des transports, des produits de première nécessité; les suppressions de postes de fonctionnaires (bien fait! Des fainéants notoires); les suppressions de TGI; l’allongement de la détention provisoire et de la garde à vue; le prolongement de la détention à l’appréciation d’on ne sait qui; les peines planchers; l’incarcération des mineurs dès l’âge de 12 ans; les camps pénitentiaires pour mineurs; les réductions d’horaires et la suppression de disciplines dans l’Education (et ce n’est pas fini: ils ont un peu de mal avec ces éternels brailleurs); la suppression des écoles maternelles pour les remplacer par du gardiennage payant; les suppressions de postes aux concours, ce qui implique l’abandon des formations pour les personnels, en particulier d’Education – et ce qui implique que les nouveaux seront moins qualifiés, sous-payés et précarisés; et tout le reste.

    Ah, si, j’ai une question, mais elle ne nécessite aucune réponse, celle-ci tombant sous le sens: vous n’en avez pas marre de dire des âneries? Et de jouer les « idiots utiles » pour une coterie qui, si ces mesures sont dues au fait qu’il font « comme ils peuvent », disons qu’ils sont soit largement incompétents pour gouverner leurs concitoyens qu’ils mènent droit à la faillite (et ils auraient dû le faire savoir d’emblée plutôt que de prendre les rênes du pouvoir inconsidérément), soit, au contraire, ils sont parfaitement aptes à faire ce qu’ils ont, finalement, l’air d’avoir le dessein de faire: se partager le magot public!
    Quant à vos injonctions d’humilité, gardez-les pour vous-même. Cela devrait déjà bien suffire à combler une lacune.

  73. emcee, en effet là j’aurais fait le maximum. Vu le niveau de banalités du discours… disons pas très « responsable », ça ne demande pas beaucoup de réponses compréhensibles.
    Ou alors, je suis à côté de la plaque en n’ayant pas pensé plus tôt que vous pourriez être une adolescente. Dans ce cas et dans ce seul cas, je comprendrais.

  74. Oui, bon, je crois que nous n’avons pas du tout les mêmes valeurs, ni le même niveau d’entendement. Brisons là.
    Je déteste parler à un mur d’incompréhension.
    Quant à mon « discours », s’il est « banal », c’est que malheureusement, il a été rendu possible par les gogos qui trouvent grâce à cette bande de prédateurs .

  75. @emcee

    bravo, beau com qui récapitule parfaitement la situation actuelle et l’abime qui sépare désormais la ploutocratie et le peuple, nous.

    @claudio
    traiter par le mépris n’est guère digne…ta position me semble de plus en plus frileuse ou égoïste à moins qu’elle ne soit qu’une façade…tu es le seul à le savoir

  76. Je trouves, que c’est déjas bien de croire en soit 🙂
    Hélas, dans les campagnes, il en etait bien autrement ,et ,il me semble que ce n’est peut etre que pure jalousie ?
    De toute façon, pour moi, je crois que les gens s’associent seulement par intérets ou par crainte des autres……..mais trés vit ,ils doivent surement déchanter pour s’apèrcevoir que
    « nous somme seuls  » ? 😉

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