De la bouffe

Je réponds, enfin, à l’invitation gastronomique, de Falconhill.
Je n’ai vraiment pas été rapide !
Parce qu’en ce moment je passe beaucoup de temps à m’amuser je n’ai plus le temps de bloguer.
Ce n’est pas parce que l’avenir oscille entre sombre et incertain qu’il faut renoncer à profiter allégrement du présent.
Je préconise au contraire la joie et la bonne humeur.
Ne surtout pas donner à ceux qui veulent nous écraser comme des morpions le plaisir de nous voir abattus.
Chaque minute de vie est précieuse, chaque petit plaisir est essentiel.

Et hop, la transition pour arriver à la chaine que m’a envoyée Falconhill :

Un plat que je n’aime pas :
La soupe panade de mon enfance.
Pour qui ignorerait en quoi consiste cette horreur, il s’agit d’un brouet à base de pain rassis. Je revois encore mon assiette emplie de ce liquide marronnasse dans lequel flottaient, telles des méduses (comparaison largement postérieure, en ce temps là je n’avais jamais vu de ces bestioles), de visqueux conglomérats de mie de pain.
A l’époque, les enfants étaient fermement priés de « finir leur assiette » ce qui fait que, le dégoût aux lèvres, la main tremblante et l’œil mouillé, j’ingurgitais lentement cette abomination, jusqu’à la dernière cuillérée, ou presque.
Ceci dit, la panade était (est) un plat de pauvre, mitonné avec du vieux pain quand on n’avait pas encore découvert le gaspillage.
Depuis les temps ont changé, on consomme- on consomme- on consomme- on gaspille- on jette, ce qui nous vaudra peut-être un jour, funeste, de mourir étouffés sous nos propres déchets. A Naples, ce processus est déjà entamé.

Mes 3 aliments favoris :
Du camembert au lait cru bien fait étalé sur une bonne tartine de baguette croustillante.
Une andouillette savamment grillée sur un feu de bois dans un jardin avec des potes.
Le dal (préparation à base de lentilles et d’épices) cher à Gandhiji, dégusté dans une gargote indienne.

Ma recette préférée :
Il fut un temps, aujourd’hui révolu, où je m’appliquais devant les fourneaux. Comme je suis cyclique le goût de cuisiner m’est passé comme il était venu, c’est-à-dire sans crier gare.
Mais je prépare quand même les repas quotidiens (il faut bien que quelqu’un le fasse et mes deux compagnons de vie sont encore moins portés sur la chose que moi), j’ai donc opté pour la simplicité rapide.
Ma recette préférée est actuellement celle des pâtes aux tomates fraîches,  mozzarella et basilic. Impossible à rater, frais, parfait pour les soirées chaudes.

Ma boisson de prédilection
:
L’acqua minerale frizzante italienne.
Découverte avec émotion lorsque j’avais dix ans sur la terrasse d’un restaurant italien où nous (mon papa, ma maman, ma sœur et moi) déjeunions avec nos compagnons de voyage.
Dans mon assiette il y avait des spaghettis avec une sauce bolognaise et devant moi, ô merveille, dans un petit container en aluminium muni d’un couvercle qui se levait en appuyant sur sa queue, du parmesan râpé, pâle poudre odorante.
Des années plus tard quand je suis venue vivre à Bologne, j’ai pensé « Chouette je pourrais boire de l’eau frizzante tous les jours ! ».
Mais depuis une conscience écologique m’est venue et je ne bois plus d’eau en bouteille.
Bouteilles en plastique (déchets), qui traversent l’Italie dans des camions (pollution).
Un minuscule sacrifice pour une bonne cause !

Le plat que je rêve de réaliser :
Toute seule dans une cuisine, rien !
Par contre j’aime beaucoup participer à la réalisation commune de repas, quand on se retrouve à la cuisine pour préparer des bons petits plats en buvant un verre de vin et en papotant.

Mon meilleur souvenir culinaire
:
Un gâteau à la noix de coco et au chocolat que j’ai dégusté à une soirée animée chez des amis la semaine dernière.
Une merveille
Un régal absolu dont j’ai englouti, loin de toute considération diététique, une demi-douzaine de parts.

Voili voilou, comme cette chaîne circule depuis un moment je ne sais pas qui l’a déjà faite, je passe quand même le relais à Eric (dans le Berry on dit un prêté pour un rendu 🙂 , à Fauvette et Marie Eve.

14 réflexions sur « De la bouffe »

  1. En parlant de Frizzante, c’est avec un plaisir toujours renouvelé que j’ai bu un Lambrusco ce samedi soir en fin de journée, sous une petite tonnelle et autour d’oliviers… Agréable.

    Sinon, magnifique tableau que tu nous offres. Du plaisir, toujours.

    Et parce que plaisir doit rester maitre mot, ne pas blogguer quand on préfère aller jouer dehors… Etat d’esprit de beaucoup je pense, du mien en particulier.

    Merci pour la réponse, et ce chouette moment de partage. La cuisine et la table, c’est ça avant tout : du partage et du plaisir.

  2. J’adore cuisiner, c’est une passion au moins aussi vive que de jouer du piano, chanter l’opéra, jardiner, écrire, etc…

    Mon mauvais souvenir de cuisine: les épinards en boite que nous mangions en Afrique, qui avaient un méchant goût d’hémoglobine..

    Les trois aliments dont je ne sais me passer:
    du pain grillé légèrement aîllé,frotté de tomate et une rincée d’huile d’olive
    mes endives braisées qui sont les meilleures du monde (sourire)
    le guacamole (recette mexicaine)

    ma recette préférée:
    ma terrine de poisson aux pimientos del piquillo

    http://www.vlamarlere.com/2-categorie-10092752.html

    ma boisson de prédilection:
    un bon perrier tranche et… je l’avoue… du champagne ;o)

    Le plat que je rêve de réaliser:

    une pastilla au pigeon. Je sais cuisiner la pastilla mais réussir cette tendreté de la bestiole c’est dur dur.

    Mon meilleur souvenir culinaire:

    Toutes les auditions de mon école de musique associative, où avec l’aide de mes deux filles, je préparais le dîner pour environ 100 personnes en changeant de thème chaque année: repas chinois, repas sud américain, repas régional, repas en noir et blanc, buffet froid, tout en rouge, ceci pendant à peu près 20 ans. Jouer pendant deux heures et accompagner de l’âme mes élèves et ensuite être une hotesse, c’était malgré le boulot le meilleur moment de mon année (sourire)

    Amitiés!

  3. oui dà la panade (soupe de semoule pas mal aussi)
    oui dà camembert
    ta recette avec des variantes légères mes déjeuners
    oui et re oui pour l’aqua frizzante
    oui pour la cuisine en commun (jr n’y fais que du bruit)
    salut à toi

  4. Un merveilleux souvenir, ma résistance en compagnie de mon meilleur copain face à une horrible assiette de ratatouille. C’était à Beauvezer à l’époque, dans les Basses Alpes. Nous ne voullions pas la manger, nous avions été puni, une après-midi entière, dos à dos, dans le réfectoire, face à notre assiette. Nous avons tenu bon, les joues dans les poings, les coudes sur la table. Nous nous sentions solidaires, même sans un mot, de la simple et précieuse présence de l’autre. Aujourd’hui, j’adore la ratatouille. Et quand j’en mange, j’ai toujours un petit sourire affectif envers le souvenir de mon copain.

  5. Oh la panade, j’avais oublié, ah oui c’était bien dégueu, beurk. Mais c’était mieux que rien !

    Donc moi :

    le plat que je n’apprécie pas :
    les rognons, et tous les plats en sauce, ce qui fait beaucoup ! J’aime bien ce qui est simple, et sans épices.

    3 aliments favoris :
    les pétoncles, les framboises et la papaye.

    Recette préférée ?
    Langoustines vapeur

    Boisson préférée :
    le thé vert

    Plat ?
    Aucun, je ne suis pas branchée cuisine, ni vraiment nourriture ! Je sais c’est désolant, mais c’est trop tard ! Et j’avoue que cela ne me manque pas.

    Bonne journée !

  6. Vite fait, de saison, et ça plaît à tous :

    250 g d’olives dénoyautées
    50 g de capres
    50 g d’anchois à l’huile d’olive
    50 g de thon à l’huile d’olive

    On écrase le tout au pilon (ou au mixeur pour aller + vite), en allongeant progressivement à l’huile d’olive.

    Last but not least, on termine avec une à deux cuillerées à soupe de cognac (ou n’importe quel alcool ou bon vin disponible sous la main)

    C’est ma tapenade (recette gardoise) éprouvée et plébiscitée partout où je l’ai proposée.

  7. Coucou Céleste!
    Quel honneur me fais-tu là! Je ne suis pas une habituée de ce jeu….mais les habitudes ça se prend!… Je vais tenter de répondre le mieux possible…donc , faut pas être pressé….j’ai quelques points commun avec toi…
    A bientôt!

  8. La panade, nous on appelait ça la mitonnée. Comme on la mangeait avec du beurre ou un peu de lait, j’aimais bien.

    L’acqua minerale frizzante italienne ? Euh, joker… Parlez-moi plutôt du marsala mandorla !

    Ou du meilleur capuccino d’Italie, servi dans un petit bar qui fait l’angle au fond droit de la place du Dôme à Milan, dont j’ai hélas oublié le nom.

  9. En « pension » chez les nonnes pendant quatre ans, mon plus horrible souvenir c’est (ce qu’elles appelaient) le boeuf bourguignon.

    Et une de mes meilleures spécialités (j’en ai peu, je suis pas très cuisinière), c’est… le boeuf bourguignon. Servi avec de la polenta.

    Fauvette, je suis sûre que tu l’aimerais!

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