C’est quoi le bonheur ?

Je ne peux à cette question que donner une réponse personnelle, définir ce joli mot de manière universelle m’est impossible.

Ce qui m’emplit de bien être semblera peut-être d’autres peu digne d’intérêt, voire même ennuyeux ou convenu.

Le bonheur n’est pas pour moi un état constant et immuable, en ce sens il n’existe pas.
C’est pourquoi je préfère parler d’instants de bonheur, comme d’ineffables pépites qui embellissent la vie.

La sensation du bonheur, elle survient quand je me sens, me sais, en harmonie avec le monde qui m’entoure.
Quand les fluctuations incontrôlables de mon mental arrêtent de parcourir mon esprit de ses épuisantes sinusoïdes.
Quand j’ai conscience d’être une infime part de l’humanité et d’appartenir à la planète au même titre que tous ses habitants.
Quand je m’abandonne à la douce caresse d’un rayon de soleil.
Quand autour de moi des enfants jouent en riant.
Quand d’un regard naît un sourire.
Quand un simple geste d’amour illumine un quotidien morose.
Quand je me sens libre.
Quand je ne désire rien.

Précieux instants de bonheur que ma mémoire fidèlement garde afin que je puisse les retrouver, le soir, en attendant le sommeil, ou lorsque que d’intempestifs mais inévitables soucis assombrissent mon ciel.

Les petits bonheurs qui enchantent la vie je n’ai pas toujours su les voir, les découvrir m’a apaisée.

« Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre. » Epictète

J’ai écrit ce texte sur l’invitation de mon ami Marc et à mon tour j’invite Kelcun, Malak, Dominique, Nine, Bellâm et  Mohamed

52 réflexions sur « C’est quoi le bonheur ? »

  1. Le Bonheur (titre d’un film) : oui, une suite d’instants, de moments, de captures mentales, de souvenirs, d’images, de sons, de sensations, d’inventions, de récréations et de recréations, d’intégration du passé dans le présent et du présent dans l’avenir ou de celui-ci dans le futur, des secondes ou des minutes ou des heures, gagnées ou perdues…

    Le bonheur : lire, par exemple, ce blog.

  2. @très joli Pierre 🙂

    mais cette sensation d’être « terriblement vivante » n’est pas pour moi pas incompatible avec le calme intérieur.

  3. Il semble que l’on livre nos commentaires en direct! Alors, pour te taquiner, Céleste.

    « Il faut apprendre à rester serein au milieu de l’activité et à être vibrant de vie au repos. »

    Gandhi

  4. @pierre 🙂

    et oui, aujourd’hui je suis rapide, la météo bolognaise n’incite pas à la promenade 🙁 et je repousse sans arrêt le moment d’aller faire les courses

  5. tous ces petits riens que tu décris qui font des petits bonheurs et des grandes joies.
    peut etre avec juste une précision pour ma part à ce : ‘qd je ne désire rien’
    si tu penses à ‘rien à acquérir’ oui…sinon je ne suis pas d’accord, ne plus rien désirer c’est mourir..à mon sens ;))

    peut etre alors ne serais je jamais libre….si j’en crois epictète ! (qui n’est pas tjs drôle le gaillard !)

  6. @salut Anne

    « ne plus rien désirer c’est mourir..à mon sens ;)) »

    quand je suis heureuse, dans les moments de bonheur, je ne désire rien, je suis satisfaite.

    c’est pour cela que ce sont des instants de bonheur, des moments privilégiés de bien être.

    le reste du temps le désir agit comme un moteur qui peut aussi bien permettre d’avancer sur une voie plaisante que sur un chemin pavé de désillusions.

  7. « Le bonheur ça n’est pas grand-chose
    Madame ?
    C’est du chagrin qui se repose
    Alors
    Il ne faut pas le réveiller
    Le bonheur… »
    Le bonheur, Léo Ferré

  8. @Didier Goux

    « J’le f’rai pus… »
    voilà une excellente idée!

    Nous n’avons ni le même humour, ni les mêmes opinions, les vôtres vous appartiennent et je ne me permets pas d’aller envahir votre espace pour y semer de petites provocations mesquines.

    Si vous le voulez bien restons en là, épions nous à distance, histoire de nous tenir au courant de ce que l’autre écrit et en tirer nos propres conclusions.

    Pour moi c’est amplement suffisant.

    En espérant avoir le plaisir de ne plus vous compter parmi les commentateurs de ce blog.

  9. @Didier Goux

    Vous êtes venu faire le malin chez « une gauchiste », Comme c’est ridicule!

    Et puis, qu’est-ce donc que la tolérance?
    Quelque chose qui me déplait car elle implique un effort d’acceptation.
    Tolérer c’est subir et je n’en ai pas envie.

    Si je ne vous connaissais pas j’aurais pu débattre avec vous, mais je vous connais, je sais de quels ruses et détours vous êtes capable pour insinuer et répandre vos idées dans les débats.

    Et vos idées sont à l’opposé des miennes.

    Je connais aussi votre propension à la provocation et les opinions réactionnaires dont vous vous vantez.

    En ce qui vous concerne, au delà de vos théories fumeuses et rétrogrades je n’ai pas envie de dialoguer avec vous, ni de vous lire sur cet espace car je ne vous aime pas.

    Le web est grand et il ne manque pas d’esprits naïfs ou tolérants prêts à se laisser impressionner par votre culture et l’élégance de votre plume.

    J’apprécie votre style mais votre culture m’indiffère et le personnage que vous affichez ne me séduit aucunement.

    Sur ce, bonsoir!

  10. @pas perdus

    et bien moi, les piques de D.Goux, je m’en passe fort bien.
    ni drôles ni pertinentes, elles ne sont que le reflet de celui qui les écrit.

    Le réactionnaire hargneux ne me fait pas rire en général et encore moins sur cet espace.

    enfin,à chacun son mauvais Goux!

  11. merci pour le lien Celeste et merci de l’invitation. Ca tombait à pic ;))

    Quant à D. Goux. Je comprends pas bien. Tout est contradictoire. Amitié indefectible mais pas un soutien total et inconditionnel. Gnéééé ? Expliquez moi la nuance, ça m’échappe.

    Refus de dévalorisation et de haine des autres civilisations. Mais surtout pas de mélange…

    Contre l’européisme mais pied d’égalité entre Etats Unis et Europe. Heu..sans européisme, on fait comment ?

    Non, sérieux, c’est moi qui suis débile ? Je ne suis pas tres cultivée, pas très intello. Ca doit etre pour ça…

    (retourne en courant vers le bonheur. Le bonheur de partager, de se mélanger entre êtres humains différents, de métisser le monde)

  12. C’est ce bon… Borghesio, (de façade…), l’index et le majeur levés, en signe de… volonté, victoire, vérité, victimisation,…oui, à force on ne sait plus très bien…! et qui clame à qui veut l’entendre…. »fascisme nostalgique »,  » padroni a casa nostra »…..eh, eh, qu’est-ce que ça vient faire ici, dans un billet sur le bonheur…!?

    Le fascisme rampant est, peut-être, l’exact opposé de l’image idéelle du bonheur, alors, c’est juste en contrepoint..!!? des images répugnantes de ce que pourrait être l’exact inverse du bonheur, ça ne manque pas…!

    Le pouvoir, l’exercice du pouvoir, la soumission à l’autorité, l’aspiration au…bonheur, sont les contre-images absolues, de ce que pourait être le « bonheur », s’il existait..! et, pour ma part, je souhaiterais qu’il n’existe pas,..le bien-être, la satisfaction, la plénitude, même, n’ont rien à voir avec « l’image consumériste », communément admise, de ce qu’est devenu le bonheur…!

    Je ne sais pas qui est D.Goux, ou Dégoût, je ne sais pas comment ça s’écrit, mais entendre Dégoux parler du bonheur, c’est comme si « sa Talonnette 1er » se proclamait démocrate. 🙂

  13. @v.a.

    « Je ne sais pas qui est D.Goux, ou Dégoût, je ne sais pas comment ça s’écrit, mais entendre Dégoux parler du bonheur, c’est comme si “sa Talonnette 1er” se proclamait démocrate.  »

    🙂

  14. je suis d’humeur niaiseuse aujourd »hui. un peu comme le fromage fondu. j’ai crée en vitesse un blog pour le tag de Marc.

    Je me disais naïvement que ce serait sympa de réunir tous les textes.

    C’est basique, mais ce serait dommage de les perdre. Je me tiens à l’entiere disposition de ceux que ça branche. En esperant que Marc sera d’accord.

    Let me know

    bellam.voldemag@gmail.com

  15. n’est-on pas… trop heureux? (je parle sérieusement).
    tellement que nous nous disons que c’est trop, que c’est injuste, qu’un jour, forcément… on va être obligé de rembourser par une bonne dose de malheur.

  16. a propos de bonheur, Romain Gary disait « N’ayez pas peur du bonheur, c’est juste un bon moment à passer ».
    Pas sûre du début de la citation, mais l’esprit est là.
    Je la trouve très rassurante, réconfortante et encouragente.

  17. Vous avez vu cette personne qui parle de « orgie de tolérance » ? C’est bien intéressant.
    http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/050409/jan-fabre-nous-vivons-une-orgie-de-tolerance

    En fait, la démocratie est-elle obligée de tolérer tout et n’importe quoi ? NON !

    Sinon, un prof de théatre un peu spécial disait à propos du bonheur et du malheur : « Le bonheur, on ne l’atteint jamais, on y est plus ou moins proche. Plus près on est de son axe, plus on est dans le bonheur. Plus on s’éloigne, plus on est dans le malheur. En fait, le bonheur est un indicateur de la distance entre ses actes et son « soi » au sens de Young. Plus il est fort, plus on y est proche…

  18. @coucou belle Fajua

    qui a écrit un très joli texte, l’illustration d’un moment de bonheur.

    @salut bellâm 🙂

    bonne idée un blog avec tous les textes. mais ce n’est pas Marc qui est à l’origine de la chaîne, il y a un moment qu’elle tourne sur le web et je ne sais pas qui l’a lancée.

    @Alain L

    « n’est-on pas… trop heureux? (je parle sérieusement).
    tellement que nous nous disons que c’est trop, que c’est injuste, qu’un jour, forcément… on va être obligé de rembourser par une bonne dose de malheur. »

    c’est ce que j’ai pensé pendant longtemps.
    quand tout allait mal, je me disais, « ça va passer, après il y aura du bonheur pour compenser », « ou alors, ça ne peut pas continuer comme ça, là je suis dans le mauvais mais après il y aura le bon »

    et quand tout allait bien, au contraire, je pensais qu’un jour il faudrait le payer et mon bonheur en était flétri.

    et puis j’ai réalisé que j’étais en plein dans une « dynamique de pensée » judéo-chrétienne, avec cette notion de punition, de mérite…
    des trucs que je déteste.

    au fond, c’était comme si ma vie était conditionné par une idée de destin, presque extérieur et sur lequel je ne pouvais pas agir.

    je me sentais condamnée: un coup heureuse, un coup malheureuse, ballotée, presque impuissante

    alors j’ai retroussé mes petites manches et j’ai décidé de faire le ménage dans ma vie, de ne plus subir les aléas du « destin » et de créer mes instants de bonheur.

    ce fut un long et souvent douloureux parcours, dont j’ai accompli une partie en compagnie d’une dame assise dans un fauteuil et qui ne parlait pas.

    comme elle se taisait, c’est moi qui ai parlé.

    et au fur à mesure que ma (mes) névroses refluait (ent) dans les zones les plus profondes de mon cerveau pour y reposer en paix, les notions de mérite et de punition se sont envolées, elles ont disparu.

    puis j’ai découvert d’autres philosophies, d’autres approches de la vie, tellement différentes de l’ étroitesse des religions monothéistes.

    Désormais je vis, tout simplement, parfois heureuse, parfois moins mais libre. (le plus possible)

    @V.A

    non, je ne partage pas cette citation de Marcel Acahrd

    “le bonheur c’est la somme de tous les malheurs qu’on n’a pas”, M.Achard.

    ça ne dit rien cette opposition bonheur/ malheur

    pour moi ce n’est plus comme ça, le bonheur c’est autre chose que l’absence de malheur.

    @je préfère, la citation de Romain Gary, merci Romane 🙂

    ne pas avoir peur du bonheur, bien sûr, mais s’abandonner dans ses bras (et tant mieux s’ils sont musclés et virils 🙂

    @Yelrah, c’est trop mignon, je te fais un big baci 🙂

    @salut Mohamed, je passe chez toi plus tard 🙂

    @coucou zolive 🙂

    et non, je ne vois rien avec ton lien, enfin si la page d’ouverture mais pas l’interview 🙁

    sinon, sur la citation, j’aime bien la fin:
    « En fait, le bonheur est un indicateur de la distance entre ses actes et son “soi” au sens de Young. Plus il est fort, plus on y est proche… »

    mais pas le début!

    « Le bonheur, on ne l’atteint jamais, on y est plus ou moins proche. Plus près on est de son axe, plus on est dans le bonheur. Plus on s’éloigne, plus on est dans le malheur »

    c’est ce « on ne l’atteint jamais » qui me chiffonne, c’est beaucoup trop catégorique pour moi: pas de nuances, pas de doutes;

    et puis comment savoir si ce qu’on ressent est du bonheur, un ressenti, c’est presque indescriptible.

    et puis il n’y a pas un bonheur, il y a autant de bonheurs que d’individus.

    voili voilou, merci à vous 🙂

  19. Salut Celeste !
    Je veux dire que le bonheur justement n’est pas un état stable « atteignable », c’est une quête perpétuelle. Dire ainsi n’est justement pas catégorique, n’est justement QUE nuances et doutes !
    Et justement comme tu le dis si bien, comment mesurer un ressenti, noter le bonheur ? Ce n’est pas possible. C’est ainsi que je le sens comme cet axe d’où l’on se sent plus ou moins proche, et souvent les événements de ta vie reflêtent la proximité que l’on a avec son axe. Comment dire qu’on l’a atteint ? N’est-ce pas un infini ?
    Ai-je ainsi enlevé la non-nuance et le non-doute de mes propos ?

  20. @Zolive

    effectivement je préfère cette formulation 🙂

    au fait tu es vacances toi!

    nous c’est bientôt, j’adore quand tu viens commenter, j’ai tout de suite des images de Pondy.
    ma préférée: l’aube sur la promenade, au milieu des marcheurs.

    baci et à bientôt 🙂

  21. Ch’ais pas pourquoi mais le mot tolérance m’a toujours fait penser aux maisons du même nom:ça a l’apparence du bonheur,la couleur du bonheur mais ni le gout ni l’odeur!
    Dans ces cas là il ne reste que l’amertume.
    Le bonheur je ne peux pas définir,je crois que c’est un ensemble de choses diverses et variées parfois communes à tous,parfois totalement personnelle.Un coup oui un coup non,c’est comme la tristesse ça va ça vient!
    Et le rôle d’une société c’est pas le bonheur,c’est de créer les conditions du bonheur pour toutes les différences!
    sacré programme!

  22. Il faudrait bien que j’y réfléchisse un peut sèrieusement a cette définition du bonheur 😉
    Avec le printemps tout vat bien mieux .
    A +

  23. Hélas, le bonheur aujourd’hui, ce sont les rescapés de ce terrible tremblement de terre …

    « Un grand obstacle au bonheur c’est de s’attendre à un trop grand bonheur » Fontenelle

  24. @celeste
    ah ah ah ah !
    Les marcheurs ? Tu veux dire ceux qui font du sport : marcher à grands pas et surtout avec les baskets dernier cri !!!!

    J’espère que vous passerez, tenez nous au courant.
    En vacance, enfin, disons que je travaille un peu quand même !

    Bacci

  25. @Jean Claude

    « Et le rôle d’une société c’est pas le bonheur,c’est de créer les conditions du bonheur pour toutes les différences! »

    on ne peut pas dire que cet objectif soit actuellement atteint, ni même au programme…

    @salut le chouka

    c’est vrai que l’arrivée du printemps, fleurs, soleil etc fait du bien 🙂

    @coucou Agathe 🙂

    “Un grand obstacle au bonheur c’est de s’attendre à un trop grand bonheur” Fontenelle

    et nous revoilà à l’espérance, au désir, dont la non satisfaction frustre et éloigne du bonheur.

    @zolive

    c’est ça , les marcheurs « sportifs » !
    sérieux et tout, droits comme des i et le bide en avant et les marcheuses en sari et basket…

    oui, c’est sûr, on passe, mais je ne sais pas encore quand!

    @salut Bellâm

    tu peux bien sûr prendre mon texte 🙂

    bonne journée à toustes

  26. C’est une très belle définition du bonheur. Mais cet état peut venir à volonté et même devenir constant, notamment, comme tu le dis, par une certaine maîtrise de soi et de ses pensées, ainsi que de nos trop nombreux désirs. Un des outils est la méditation…
    Merci pour ce texte et à bientôt…

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