L’odieux du quotidien cathodique

Hier soir, j’ai vu des images qui m’ont choquée.
C’était, pendant un journal télévisé de la RAI, la révélation de nouveaux éléments dans l’enquête au sujet de la mort de Meredith, la jeune fille anglaise assassinée à Perugia en automne dernier.
Il était question d’un rapport sexuel qu’aurait eu la victime et dont on ne savait si elle était consentante. La caméra parcourait la chambre du crime puis s’attardait longuement sur une culotte en dentelle noire qu’une main gantée de caoutchouc balançait obligeamment.

Comment décrire le mélange de tristesse, de tendresse envers Meredith, de dégoût, de colère que j’ai ressenti à ce moment là ?

J’avais mal.
Mal pour Meredith, mal pour nous, les femmes.

J’avais envie de crier.
De crier stop à ce voyeurisme odieux, stop à cette mise en scène sordide qui utilisait la mort d’une jeune fille pour exciter les plus vils instincts de mâles en rut.
Stop à la manipulation médiatique.

J’ai éteint la télé.

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