Un mariage musulman

Johny nous a invités au mariage de la fille du patron de son père, le propriétaire du restaurant le Raja.
Kamila, la jeune mariée, a 23 ans et un diplôme d’ingénieur. De Noordeen, son futur mari, elle n’a vu que quelques photos. L’union a été entièrement arrangée.
Le prétendant est un peu plus âgé qu’elle, il a une bonne situation et les deux familles sont compatibles, niveau social et biens équivalents.

« Elle est  jolie ?
–    Je ne sais pas, répond Johny, elle porte la burqua, on ne voit que ses yeux.
–    Elle travaillera après le mariage ?
–    Oh, non! Son mari ne veut pas ! »

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La famille de Kamila appartenant au gratin de la ville, les invités sont très nombreux. Lorsque nous arrivons, la cérémonie de mariage est déjà commencée.
Ou plutôt, les cérémonies, car Kamila et Noordeen sont en train de se marier sans se voir. Elle, dans une salle emplie de femmes, lui, dans une autre en compagnie strictement masculine.

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La mère de Johny m’entraîne dans le hall des femmes où Kamila, ravissante dans un sari rouge, parée de fleurs et de lourds bijoux en or, s’engage solennellement à consacrer sa vie à un inconnu.

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Assises sur des chaises en plastique coloré, de nombreuses de femmes, en sari rehaussés de fil d’or, ou en abaya, cheveux décorés de jasmin ou cachés sous des voiles noirs, assistent distraitement à la cérémonie. Elles papotent joyeusement, rient, m’adressent de grands sourires et des signes de la main. A peine suis-assise qu’une jeune femme dépose dans mes bras son bébé endormi. Je ne sais si c’est dû à mon âge ou à l’évidence de mon désir d’être grand-mère mais il est fréquent que des mères indiennes me confient ainsi leurs bébés. A chaque fois je suis touchée de cette marque de confiance, de cette complicité qui immédiatement naît autour de l’enfant. C’est un geste doux, amical, plus limpide que bien des discours, plus sincère que certaines déclarations.

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Ça y est, la cérémonie est finie, Kamila est mariée. Un bruit de pas et de voix masculines annonce l’arrivée de son époux. Il entre fièrement dans le hall, accompagné d’une nuée de photographes et des hommes de la famille. Tous les regards féminins sont braqués sur lui et tous les yeux masculins, sur elle !

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Quoique de belle stature, il est loin d’être beau, il a même à mon sens un air un peu bêta mais la situation est pour moi tellement bizarre, pour ne pas dire absurde, par rapport à ma conception des relations entre les femmes et les hommes que je ne suis certainement pas objective. Je n’aurais pas voulu être Kamila !
Elle par contre, reste impassible, un petit sourire accroché à ses lèvres rouges. Aucune émotion ne semble altérer ses traits. Son mari inconnu la rejoint. Elle lui accroche une montre au poignet. Vu la splendeur de la réception je  ne serais pas étonnée que ce soit une Rolex ! Il enfile une bague à son doigt.

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Puis commence une interminable série de photos en compagnie des innombrables invités, certainement plus de mille personnes !

mariage8Johny, Antonio, le père de Johny, Fabio et Taoufiq

Le père de Johny nous entraîne vers un réfectoire. Il y en a trois, un pour ces dames, un pour ces messieurs et un mixte. C’est dans ce dernier, par ailleurs empli d’hommes, je ne vois qu’une femme, que nous prenons place.  Sur une feuille de banane, on nous sert un succulent biriyani de mouton, du poulet frit, des légumes et toutes sortes de gâteries épicées, salées ou sucrées.
Au moment où nous quittons l’immense complexe où s’est déroulé le mariage, nous croisons la voiture d’un ministre du Tamil Nadu, venu complimenter les jeunes époux.

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Nous flânons dans le quartier musulman, escortés par des enfants rieurs.

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En haut d’un promontoire, nous nous asseyons à l’ombre d’un mausolée pour contempler la ville.
Un vieil homme chante.

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Nous faisons des photos. Je m’amuse à poser devant l’objectif de l’appareil de Fabio.

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Blanc sur blanc, du soleil plein les yeux et je pense à Kamila.
Préparée à ce destin depuis l’enfance, sera-t-elle heureuse ? Aimera-t-elle l’homme que d’autres ont choisi pour elle ? Ou lui viendra-t-il, un jour, l’irrépressible désir de balancer la burqua aux orties, de travailler, d’être libre de ses décisions ?
L’avenir le dira. En attendant, jolie Kamila, je te souhaite tout le bonheur possible.

50 réflexions sur « Un mariage musulman »

  1. Salut Céleste,

    Comme d’habitude, je lis tes témoignages avec attention. Je sens bien les réticences qui t’habitent sur ce mariage arrangé.

    Sache que je connais ici des tas de familles qui pratiquent exactement la même chose.

    Lorsque les garçons ne trouvent pas à se marier en France du fait d’une certaine timidité ou pour des raisons personnelles, il est fréquent que les parents aillent chercher au bled, dans leurs villages ou dans leur diaspora des jeunes filles du pays qui n’ont pas le choix. Cela peut d’ailleurs se passer en sens inverse mais les filles élevées en France ne se laissent pas faire ! 😉

    Malgré toutes les objections que j’entends par avance, ces mariages ne sont souvent pas plus maheureux que les mariages d’amour. Les époux apprenant à se connaître et à s’apprécier peu à peu. Le problème essentiel étant la répulsion physique.

    N’oublions pas qu’il n’y a pas si longtemps, dans les campagnes, en France, dans l’aristocratie et la bourgeoisie, la plupart des mariages étaient arrangés !

    Cela dit, rien ne vaut un mariage d’amour.

    Continue à nous apprendre des choses et à décrire comme tu le fait si bien des gens auprès desquels on se sent si proches et confraternels.

  2. Superbe article avec surtout un remarquable équilibre entre l’analyse objective de la cérémonie musulmane et les inévitables réticences féministes d’une Occidentale témoin. Pas facile, mais parfaitement réussie.

  3. @cui cui

    « Malgré toutes les objections que j’entends par avance, ces mariages ne sont souvent pas plus maheureux que les mariages d’amour. Les époux apprenant à se connaître et à s’apprécier peu à peu. Le problème essentiel étant la répulsion physique. »

    Tout à fait, parmi tous les couples indiens que je connais et qui ont fait un mariage arrangé, la grande majorité sont heureux, harmonieux.
    Par contre, j’ai connu deux couples qui ont fait un mariage d’amour et qui ne vont pas bien du tout.

    @Dom

    J’ai pas compris 🙁

    @Merci le Yéti, je suis contente de ton com car c’est exactement ce que j’ai voulu faire 🙂

  4. Bien que certains mariages « fruits du hasard » puissent être heureux, je porte le même regard que toi Céleste. Je préfère me tromper par moi-même ;-))

  5. En regardant la photo de Fabio j’ai tout de suite pensé à David Guetta (star mondialement connue dans l’univers des culturelo/alcoolique/hype/didji…autrement dit un grand joueur d’électrophone)
    🙂

  6. Je pense qu’on devrait instituer ce genre de mariage partout en Europe afin de lutter contre le divorce et l’instabilité familiale. Ce serait une bonne décision, vu que les résultats sont plus que satisfaisants là-bas. Et tant qu’on y est, on pourrait aussi remettre en action les bûchers pour supprimer les femmes qui ont eu le malheur/bonheur de perdre leur mari. Et puis, interdisons le travail aux femmes pour qu’elles puissent se consacrer entièrement à leurs enfants plutôt que de dévouer leur vie à des patrons et à des envies personnelles. Mais la femme occidentale est imbue d’elle-même, et ce qui est bon, voire excellent pour la femme indienne, ne lui convient pas du tout. Mais grâce à notre action pédagogique, il y a moyen d’inverser le mouvement.
    La prochaine fois, je vous parlerai des bienfaits méconnus de l’excision et de l’infibulation. 😀

  7. Sous le fallacieux prétexte du respect de « la diversité » votre reportage, ménageant chèvre et choux, fait surtout prendre des vessies sociétales arriérées et débiles pour des lanternes capables d’éclairer l’avenir des femmes, ici ou là !
    Mauvaise approche …

  8. @Celeste

    Moi, comme je suis un homme consensuel (sans mauvais jeu de mots), je me suis mis à l’unisson des commentaires que j’ai pu lire ici. Ni plus ni moins. J’ suis compréhensif, j’ suis un grand compréhensif, et je veux faire profiter toutes les femmes des lumières apportées par certains commentateurs ou commentatrices. 🙂

  9. Mauvais esprit ?
    Je conçois qu’il vous est difficile de publier des opinions qui pourraient vous être reprochés sur place mais enfin, ce mariage, c’est un « achat d’épouse » par la famille !!!
    Epouse qui ne travaillera pas, hélas, son mari ne veut pas !. Et on entend sans réagir : « Oh, cette façon de faire, ça donne aussi des mariages heureux ».

    Et la liberté des femmes de choisir, d’essayer son époux, d’exercer son métier, d’être autonome : qu’en faites vous ?

  10. @Celeste

    J’aime tout le monde et toutes les coutumes se valent. je m’étonne encore qu’il y ait des gens en Europe ou ailleurs pour s’élever contre la pratique séculaire, donc honorable, de l’esclavage. Je suis outré par l’ostracisme que cette coutume subit dans les pays dits développés qui devraient balayer devant leur porte avant de donner des leçons aux autres pays dits sous-developpés. Voilà, j’ai tout bon comme ça ?… Vous m’acceptez parmi vous? Ai-je l’esprit assez ouvert ?… 🙂

  11. @JC

    Non ce mariage n’est pas un « achat d’épouse », la dot versée par la famille de la jeune femme est très conséquente.

    Et oui, la plupart de ces mariages sont des mariages paisibles, harmonieux.
    Laissons de côté la conception occidentale du bonheur, de l’amour, dans l’Inde traditionnelle, elle n’a pas cours.

    Juger de l’extérieur n’a pour moi aucun sens. La société indienne repose sur des bases différentes, la famille est prédominante et l’éducation, la pression sociale amènent les jeunes gens non seulement à accepter ce genre d’union, mais pour beaucoup d’entre eux, à la souhaiter.

    Je ne fais pas l’éloge de ce système, je constate simplement.
    Autres pays, autres mœurs.

    Par ailleurs, je voudrais attirer votre attention sur le fait que la situation est identique pour les garçons, eux non plus n’ont pas le choix.

    La liberté des femmes est un combat essentiel mais les femmes concernées doivent en être le moteur.

  12. @mon chien aussi

    Connaissez vous John Fante?

    C’est amusant, chaque fois que je vous lis je pense au titre d’un de ses romans (excellent comme toute son œuvre)

  13. @Celeste

    Non seulement je connais Fante mais en plus je peux vous affirmer qu’il ne vous aurait guère appréciée, ni les discours lénifiants que vous semblez aimer. Mais ce qui est idiot, surtout, c’est que mon pseudo a plus à voir avec Nietzsche (que Fante aimait beaucoup) qu’avec l’idée que vous vous faites des chiens. Au fait, connaissez-vous Erasme et son éloge ?…
    Il y a sans doute tout un pan de l’esprit humain qui doit vous échapper : celui qui n’accepte pas certaines choses parce qu’elles sont inacceptables et pour lui et pour les autres. Vous et vos amis commentateurs êtes de jolis conservateurs bien-pensants, prêts à tout accepter, pourvu que ça se passe ailleurs et que vous n’en soyez pas les victimes. Je veux devenir comme vous : un grand compréhensif et un esprit Ouvert. C’est pas gagné pour moi, je le sens bien mais j’y travaille avec une assiduité qui ferait votre admiration. Ceci dit, j’ suis bien plus stupide que vous ne pouvez le penser. Beaucoup plus ! 😀 😀 😀

  14. Résumons :
    Vous dites, en gros, Céleste : c’est comme ça là-bas ! Faut comprendre. C’est dire si l’immobilité de la société indienne vous a imbibée.
    On nous montre Mr Mittal pour espérer que nous oublions les intouchables, les brahmanes bien protégés et ces conneries de mariages arrangés par les familles.
    Pourquoi pas la défense de l’esclavage, tant que vous y êtes ? Comment ne pas dire l’horreur de ces unions (et ce n’est pas que les garçons soient traités de la même façon qui va faire passer l’anachronisme honteux de ces pratiques !)

  15. @mon chien aussi

    c’était une boutade, rien d’autre et certainement moins offensante que vos critiques, vos railleries, le mépris qui suinte de vos propos, les interprétations hâtives et superficielles que vous faites de mes mots et de ma pensée.
    Je ne fais rien de tel. Pensez et écrivez ce que bon vous semble.

    Oui, je connais et Nietzsche et Erasme.
    C’est mignon, cette façon que vous avez d’étaler votre culture, moins sympa votre façon de juger, de décréter, de supputer sur ce qui m’aurait, ou non, échappé.

    Amusant aussi comme les notions de « conservatisme  » et de « progrès » ont changé de sens.

    Avant le progrès, c’était la solidarité, la justice sociale, la reconnaissance des autres, de leurs cultures, de leurs modes de vie et le conservatisme un repli frileux et égoïste sur ses propres valeurs.

    Maintenant à vous lire (et pas seulement vous, les néoréacs de droite comme de gauche tiennent le même discours), ce serait le contraire.

    Détournement des mots et des pensées, manipulation…il y aurait beaucoup à dire.

    Ce sera l’objet d’un billet, quand j’aurais le temps 😉

  16. @JC

    Détrompez-vous, ces unions ne sont pas horribles, elles peuvent l’être comme peuvent l’être certains mariages occidentaux.

    Quant à l’Inde, vous semblez avoir des idées toutes faites, des clichés.
    Difficile alors de débattre.

    Quand à Mittal, je n’en sais rien mais il y a de fortes chances que sa fille aussi ait fait un mariage arrangé.

    Je ne préconise pas l’Inde comme modèle, je dépeins un pays que je connais bien, où je séjourne régulièrement depuis longtemps. Je témoigne de réalités différentes.

    L’Europe n’est pas le centre du monde, la France encore moins et le mode de vie occidental n’est pas prédominant à l’échelle du monde.

  17. Mais, je ne défend pas des idées « européennes » ou « occidentales » ! Pour quelle raison mes idées seraient « toutes faites » et les vôtres « non-toutes faites » ? Suffisant de votre part, permettez moi de vous le dire !

    Il me parait aberrant de défendre la position : « c’est comme ça, ne changeons rien ». Pour moi, un mariage arrangé, c’est horrible pour les deux personnes, forcées à se connaître après l’union !
    En Inde, ou chez les inuits. Point barre.

  18. @JC

    « Il me parait aberrant de défendre la position : « c’est comme ça, ne changeons rien ».  »

    Je ne vois vraiment pas au nom de quoi je pourrais prétendre changer quoique ce soit dans un pays qui n’est pas le mien!

    Par contre, je soutiens sans hésiter et comme je le peux celleux qui résistent courageusement contre toutes les atteintes à la liberté (voir mon dernier billet)

  19. @jc

    j’oubliais, les idées toutes faites:

    « C’est dire si l’immobilité de la société indienne vous a imbibée.
    On nous montre Mr Mittal pour espérer que nous oublions les intouchables, les brahmanes bien protégés et ces conneries de mariages arrangés par les familles. »

    j’en relève une: « les brahmanes bien protégés ».
    La réalité est beaucoup plus complexe. Je connais des brahmanes très pauvres et des intouchables riches.

    Et 1997 Kocheril Raman Narayanan, intouchable, est devenu Président de la République, son successeur Abdul Kalam était musulman. Quant à l’actuel, hindou, c’est une femme.

    L’Inde n’est pas le pays des généralités: un essor économique impressionnant mais la misère dans certains états, des progrès technologiques considérables et encore des enfants travailleurs.

    Plus d’un milliard de personnes, 28 états ayant chacun leurs propres gouvernements, leurs propres langues…etc

  20. Bon ! Admettons ! vous connaissez l’Inde mieux que moi …
    Est ce que cela change quelque chose en quoi que ce soit pour le sujet qui nous interesse (et dont nous débattons) : les mariages forcés et la liberté des femmes ?
    Sinon, c’est de la sophistique de votre part … pas beau, ça !

  21. @JC

    Un mariage arrangé n’est pas un mariage forcé.
    Il peut l’être, malheureusement, mais en Inde ce n’est pas une généralité, loin de là.

    Aujourd’hui beaucoup de familles tiennent largement compte de l’opinion des jeunes gens.

    En gros, il y a un net progrès par rapport au passé.

    Au niveau des lois, les femmes indiennes ont des droits pratiquement similaires à ceux des femmes occidentales. Par contre les mentalités sont en retrait.
    Patience, les jeunes indiennes, éduquées, diplômées, brillantes, seront différentes et sauront mener leurs propres luttes.

  22. @Celeste

    Vous avez commencé avec l’invective, je vous ai suivie. Mais il se fait que vous maniez plus facilement l’injure envers ceux qui ne sont coupables de rien qu’avec ceux qui imposent des coutumes arriérées à d’autres êtres humains. il me semble qu’avant de jouer la grande philosophe ouverte à tous, vous feriez mieux de vous demander ce qu’il en est de la valeur universelle de certains principes- sauf si vous avez décidé que tout se vaut et qu’une humiliation ou un diktat à Paris ou au Caire n’est pas à apprécier avec les mêmes degrés.
    Etre de gauche, chère Celeste, c’est vouloir que tout le monde accède à sa propre autonomie pour s’épanouir dans sa personnalité, ce n’est pas plier devant la coutume étrange et la considérer comme bonne parce qu’elle est d’ailleurs. A ce compte-là, je vous conseille de prôner la lapidation— pas pour vous, bien sûr, mais pour ceux qui voudraient l’utiliser.
    De Monfreid, homme de droite, raciste, pétainiste, etc, trouvait aussi que les autres pouvaient avoir des coutumes barbares et oppressives— dame, ce sont des barbares donc, rien d’étonnant ni de contestable dans leurs coutumes.
    Quant au mépris, je vous le laisse, puisque vous en abreuvez facilement les autres que vous feignez de comprendre dans leurs coutumes, pas dans leur être profond— là, vous fermez le guichet ! 🙂

  23. @mon chien aussi

    je n’ai jamais écrit, ni pensé, qu’il suffit à une coutume d’être ailleurs pour être bonne.

    j’exprime d’ailleurs de nombreuses réserves quant à ce mariage dans mon texte.

    je ne « joue » pas à la « grande philosophe ouverte », j’observe, je réfléchis, je raconte.

    « les autres que vous feignez de comprendre dans leurs coutumes, pas dans leur être profond »

    je ne feins pas et je ne comprends pas toujours non plus mais je respecte les opinions et les choix de vie. J’ai de longues discussions avec mes amies et amis Indiennes et Indiens, nous débattrons, paisiblement. Je leur explique l’occident, elles et eux leurs modes de vie et leurs coutumes.

    Si je suis toujours prête à aider et soutenir celles et ceux qui souffrent je ne le ferais jamais contre eux, contre leurs convictions profondes, au nom de mon idéal.

    et puis, quitte à avoir l’air de chipoter, le ton, d’une ironie volontairement blessante (pour ne pas dire méchante) de vos premiers commentaires, laissant à supposer que je soutenais la lapidation et l’excision sous entendait clairement une déclaration belliqueuse.
    je n’ai fait que vous répondre, par une boutade.

  24. Comme on va encore me dire que je casse la porcelaine, je voulais vous dire chapeau pour être allé répondre sur la Rdlibres. Pas courant, le courage. Mais inutile de dire que je suis radicalement ,fondamentalement, et pour des raisons profondes, totalement opposé à votre papier que je trouve , je m’en explique sur la RDLibres, je ne vais pas vous faire chier avec ça ici, d’une complaisance naïve et d’un néopaternalisme colonialiste insensé. Je suis agrégé d’Histoire dans un des collèges les plus durs de Paris, c’est un choix personnel et qui me plaît. Je vois les filles issues de l’immigration, et pas seulement les Africaines ou lles Maghrébines, mais de plus en plus de Tamoules, Bangalies, Pakistanaises…Hindoues. En général des filles au petit poil , et qui n’ont qu’une envie: échapper à l’enfer des traditions , à leurs abrutis de pères, oncles, frères, beau-pères, cousins, neveusx et tout le bastringue. Car où vous êtes niaise ou vous êtes perverse. Vous savez très bien que dans la société musulmane pakistanaise ou bangalie, de même que chez les 200 millions de musulmans indiens, les traditions de vendetta et d' »honneur » mascullin se superposent à une lecture volontairement arriérée et débile du Coran. Vous savez parfaitement que bien des jeunes Hindoues, Tamoules, Pakistanaises, ici ,en Europe, en Angleterre comme en France subissent le diktat fascisant de la « tradition »….l’immondice de la tradition…l’infâmie des coûtumes. Mesurez, s’il vous plaît, les efforts de géant qu’il a fallu à l’Occident pour se sortir et encore pas complèttmeent des griffes de la géhenne catholique..;cent ans, au moins…Et nous serions donc tolérant avec des sociétés se nourrissant des mêmes ténèbres que celles que nos ancêtres subirent jadis??? Non merci. Comme pour l’excision .Cette abjection a été si souvent défendue par des femmes occidentales, disciples ratées de Leroy-Gourhan, au prétexte que nous, les Occidentaux, étions des chiens colonialistes et racistes. Du coup, ça autorisait un chèque en blanc pour justifier les pires saloperies.
    Dernière chose, j’ai il y a deux ans, soustrait, avec des collègues, on l’a planquée pendant 2 mois, dans ma maison , près de Cherbourg, une ancienne élève Hindoue qui allait être réexpédiée à Hyderabad pour être mariée à un salopard. Elle aime un p’tit Breton…et alors??? Faudrait accepter l’inacceptable au prétexte qu’il y a 300 ans, nos ancêtres firent le commerce des esclaves, suivant en cela les 500 ans de trafic d’esclaces pratiqué par les Arabes. Quant aux castes, c’est un crime contre l’humanité. Un Apartheid continental. Une honte. Donc , votre papelard est une saloperie pleine de démagogie dégoulinante. Et votre distinctionn entre mariage arrangé et mariage forcé est une saloperie sans nom. Vous même, madame, vous vivez sans doute avec la personne que vous aimez…auriez-vous accepté de prendre laplace de cette jeune et brillante ingénieure dont la vie est foutue????..j’en doute….je sais le biryani était excellent…
    excusez ma franchise un peu roide…mais c’est pas mon genre de faire du Couve de Murville.

  25. @montaigne

    ce que vous ne semblez pas comprendre dans mon discours (mon blog ne se imite pas à ce billet) est que je trouve parfaitement normal et légitime que les jeunes femmes immigrées luttent contre des traditions très contraignantes à leur égard.

    Ce que dans leurs pays elles acceptent, contraintes ou forcées, devient inacceptable dès lors qu’elles vivent en occident.
    Et elles peuvent lutter car les lois et les coutumes occidentales le permettent. Celles et ceux qui nous ont précédés et pour qui j’ai le plus grand respect ont lutté pour nos libertés.
    Dans leurs propres pays c’est différent, nous pouvons apporter notre soutien, à distance mais quoi d’autre?
    C’est à chaque société de mener sa lutte. Les femmes indiennes, pakistanaises, bengalaises changent et c’est tant mieux.
    La littérature indienne actuelle l’illustre parfaitement.

    « Et votre distinctionn entre mariage arrangé et mariage forcé est une saloperie sans nom. Vous même, madame, vous vivez sans doute avec la personne que vous aimez…auriez-vous accepté de prendre laplace de cette jeune et brillante ingénieure dont la vie est foutue????..j’en doute… »

    je vous renvoie à mon texte:
    « Je n’aurais pas voulu être Kamila ! »
    ainsi qu’à ma conclusion.

    Je vous sens aveuglé par votre colère et la détestation qu’ apparemment je vous inspire, c’est regrettable et contre productif.

  26. « Arutperunjothi – Arutperunjothi
    Thanipperunkarunai – Arutperunjothi »

    Vallabar alias Saint Ramalingam

    P.S. : Venez donc jeter quelques cils sur le blog « DISSIDENCES ».

  27. Je suis loin d’être adepte de ce type de privation de liberté mais quand je lis les réactions haineuses de Montaigne ou autre choqué pour l’intérêt des femmes …

    Je dis : Nous les femmes européennes, américaines, les modèles ; nos lèvres pulpeuses et nos seins refaits dignes de nos refus de vieillir seront les progrès vers lesquels ces femmes tendent. Elles pourront plutôt que d’être obligés à épouser, se marier en public sous les applaudissements de « secret story » et de rebondissements médiatiques en chirurgie bienfaisante devenir des femmes libres …

  28. @idle

    une petite traduction?

    là je suis fatiguée, je ne vous suis pas.

    Dissidences:
    ici : http://www.dissidences.net/
    très intéressant

    ou là: http://dissidence.fr/

    « Dissidence, c’est donc cette tension entre une prise de distance critique, une sortie, un départ ; et l’action, qui impose un engagement dans le monde.

    Nous entendons porter le contre à la propagande qui aspire nos consciences vers le trou noir de la société marchande, lutter contre l’évidence capitaliste, prendre en flagrant délire cette société de consumation, faire émerger la marge, défendre la différence face à tant de déférence. »

    j’aime bien 🙂

    @agathe
    🙂

    trop fatiguée pour développer mais , comme dab, toi et moi, nous sommes sur la même longueur d’onde.

    Baci

  29. « Contraindre une femme à porter le voile ou lui enlever de force, c’est la même violence. »

    « Les femmes qui sont forcées à porter le voile et les femmes qui sont photographiées nues pour vendre n’importe quoi, des pneus de voitures aux jus d’oranges, sont les deux faces d’une même oppression. »

    Nos islamistophiles, qui adhèrent à cette analyse, qui font l’équation théocratie = démocratie, ben i manquent pas d’air.

    Car en France aucune femme voilée voire burquisée n’est fouettée, violée, vitriolée. A aucune femme n’est enlevé de force ce satané voile, alors qu’il leur est mis de force dans les pays islamistes.

    Car dans ces pays, toutes les femmes sont astreintes, alors que dans nos pays, les femmes photographiées nues (sauf réseaux de prostitution forcée) sont une minorité, qui a choisi ce métier, et qui est payée pour. Et souligner ça ne fait pas de moi un partisan de ces pubs de m…

    * J’avais, sur un autre blogue, demandé Pescade, ardent défenseur des gentils Palestiniens opprimés par les messants Israéliens (même que c’est vrai), si lui et ses amis avaient manifesté pour tirer le gentil médecin palestinien des griffes du messant Khadafi. Je n’attends plus la réponse.

    PS Lire aussi, sur la RDlibres, le texte d’Elizabeth Badinter

  30. @PMB

    Dans votre hâte vous vous êtes trompé d’article, il me semble que ce commentaire aurait dû figurer dans le fil du billet que j’ai écrit en soutien à Loubna.
    C’est en effet là que se trouve, le texte de Marjane Satrapi que vous critiquez.

    A ce sujet, outre le talent, il y a une différence notable entre elle et vous: elle, elle sait de quoi elle parle, en tant que musulmane ayant vécu en Iran, en tant que femme aussi.

    « Nos islamistophiles, qui adhèrent à cette analyse, qui font l’équation théocratie = démocratie »

    Mais qui la fait cette équation, à part vous et quelques esprits soupçonneux qui vous ressemblent et auxquels vous n’avez pas manqué finalement de vous assembler?

    Moi je ne la fais pas, je fais fort bien la différence entre une démocratie et une théocratie.

    Et la démocratie, j’y tiens.
    Par conséquent je suis opposée à toute loi liberticide.

    Laissons interdire un type de vêtement aujourd’hui, demain on obligera certain(e)s à en porter un autre, ou pourquoi pas, un insigne…mauvais relents.

  31. @PMB

    J’oubliais, qui sont donc ces « islamistophiles » dont vous vous gargarisez?

    Je ne me sens nullement concernée. Je suis athée, ce qui, pour moi, ne signifie pas « bornée ».

    Au fait, c’est très aimable et particulièrement élégant de votre part de m’inviter et d’inviter mes lecteurs à nous rendre sur un site où je suis copieusement insultée mais je préfère décliner cette invitation.

  32. @Céleste

    Je vous suis tout à fait sur votre réticence épidermique à l’interdiction d’un habit. Comme je vous comprends et comme je vous approuve, et si vous le permettez, verriez-vous un inconvénient à signer une pétition pour autoriser le port public des insignes nazis. Après tout, il ne s’agirait jamais que de quelques pin’s. Et ce qu’ils pourraient avoir comme signification aux yeux de certains, n’est jamais qu’une lubie, une espèce de « fixette » de gens désirant absolument tuer la Liberté que nous chérissons tant tous et toutes.
    Une petite question : Pensez-vous que la burqa soit un simple vêtement comparable à un quelconque chapeau de paille ou le signe d’une idéologie ?
    Je sens que vous allez encore me traiter de chien de Fante— ce dont je vous remercie d’ailleurs. J’adore Fante. Un homme libre.

  33. @Mon chien aussi

    Passons rapidement sur votre petite provocation à deux balles dont le but est probablement de sous-entendre que je serais favorable au nazisme, je préfère en soupirer…

    Je comparerais plutôt l’attitude d’une femme qui porte la burqua à celle d’une religieuse recluse. Le principe est le même, s’isoler et empêcher toute forme de communication avec les autres.

    Donc un vêtement lié à une croyance religieuse très forte, utilisé sous des formes plus ou moins couvrantes dans différentes religions, je pense par exemple aux perruques, fichus et robes longues des juives orthodoxes ou pourquoi pas, aux tenues des amishs.

    A titre personnel il ne me viendrait pas à l’idée de m’affubler de la sorte et je crois que si ma fille le faisait ma première réaction serait d’éclater de rire.

    Mais ce qui est juste pour moi ne l’est pas forcément pour les autres.

    Si j’adorerais voir toutes les religions disparaitre, jamais je ne discriminerais ni martyriserais les fidèles.

    Étouffer une religion, contraindre les croyants à l’abandonner, les empêcher de pratiquer leurs rites, ne tue pas les religions mais les renforcent.

    Deux exemples vite fait :
    -La Turquie
    1923, Mustapha Kamal Ataturk devient le premier président de la Turquie moderne qu’il vient de créer.
    1925, le port du voile est interdit aux femmes.
    J’ai souvent voyagé en Turquie. En 30 ans j’ai vu les femmes se couvrir de plus en plus et l’islam regagner du terrain.

    – La Pologne
    Plusieurs décennies de communisme, la religion brutalement étouffée, les églises désertes, de ça aussi je me souviens.
    Aujourd’hui, un pays hyper catholique, bigot, obscurantisme ou l’avortement est devenu pratiquement impossible.

    La répression n’est jamais une solution.

    Aujourd’hui en France, pays laïc, champion de l’athéisme, des femmes se couvrent de la tête au pied.
    Pourquoi?
    Les contraindre à se dévoiler risque de condamner à la réclusion totale celles qui sont contraintes de le faire, alors qu’il serait plus judicieux de chercher à les aider à
    se libérer.
    Quant aux autres, celles qui le choisissent, je dirais tant pis pour elles qui se privent du plaisir de marcher librement, la tête nue, de croiser des regards, de faire des rencontres.

    Je souhaite au contraire que les religions disparaissent paisiblement parce que devenues inutiles dans un monde juste, harmonieux, équilibré, sans angoisses ni menaces.

    Avoir ou non la foi, c’est différent, c’ est un choix personnel, chacun se débrouille comme il le peut avec sa condition de mortel.

  34. @Céleste

    Je pense que vous n’avez pas compris ce que j’essayais de vous dire. Je vais reprendre : Pensez-vous que la burqa soit un vêtement sans signification, ou pensez-vous que celles qui la portent sont, non seulement animées d’une foi que personne veut interdire, mais surtout habitées par une idéologie répressive, coercitive, dictatoriale comparable à une idéologie oppressive de type nazi ou fasciste ? Je ne vous accuse pas d’être nazie. Mais considérant que l’Islam politique est une idéologie oppressive, est-il normal de lui dérouler le tapis au seul titre de la démocratie qu’il conteste et qu’il veut ruiner ?
    Je me fous des gens de foi s’ils restent à leur place. Les catholiques ont compris, ils se tiennent plus ou moins à carreau. Pensez-vous qu’il faille laisser les islamistes radicaux (ou intégristes) propager leur idéologie sans rien leur opposer ?
    Je vous rappelle que les pays islamistes (je ne parle pas des pays musulmans) sont tous unanimement loin de partager votre idée de la démocratie. Et ça va du Soudan jusqu’à l’Arabie Saoudite. Quant à cette comparaison entre femme voilée et femme botoxée, elle est simplement absurde.

  35. Céleste écrit :

    « Mais qui la fait cette équation, à part vous et quelques esprits soupçonneux.. »

    Je m’adressais à vous, et non à Pescade. Me répondra-t-il/elle ? Suspense !

    Mon équation, rapide je vous l’accorde, m’a servi à m’indigner qu’on puisse faire autant de reproche au débat d’ici sur la burqa (car on n’en est plus au simple voile), je dis bien DEBAT, qu’aux ACTES contre les femmes en terre islamiste. Je le répète : aucune femme voilée n’est ici battue, emprisonnée, vitriolée. Que vous faut-il de plus pour comprendre que l’équation est inacceptable ! (Et on va se rejoindre : je suis opposé à une loi qui contraindrait ces femmes dans la sphère privée).

    « Islamistophile » ne signifie pas « croyant », seulement ami des Tariq Ramadan et consorts, on peut donc fort bien être athée par ça. Ça, c’est faire montrer de la même naïveté que ceux qui ont cru au communisme sans en subir les effets. Nos pays en étaient pleins, qui n’allaient en URSS qu’en villégiature et ne la visitaient qu’aux endroits « village Potemkine ». L’islamisme au XXI° va remplacer le communisme comme utopie soi-disant régénératrice. Fera-t-elle autant de dégâts ?

    (Dites, dans ce débat, saignant je vous l’accorde mais vous n’avez pas été traité comme Loubna et les autres femmes soudanaises fouettées, où sont vos habituels admirateurs ? Pas un pour vous soutenir ? Pour débattre ?)

    Bon, j’ai lu la réponse de MCA à 18 :05. Là, il ne vous insulte pas. Je vous invite donc à lui répondre 😉

  36. @mon chien aussi

    « Pensez-vous que la burqa soit un vêtement sans signification, ou pensez-vous que celles qui la portent sont, non seulement animées d’une foi que personne veut interdire, mais surtout habitées par une idéologie répressive, coercitive, dictatoriale comparable à une idéologie oppressive de type nazi ou fasciste ? »

    Je ne sais pas. En France je ne connais aucune femme portant la burqua. J’en connais en Inde, avec qui j’ai longuement discuté et qui ne sont pas habitées par une idéologie politique mais simplement très croyantes et respectueuses des traditions. Quoique j’en pense, je n’ai pas à les juger.

    En admettant que ce que vous avancez soit vrai, ces femmes seraient donc manipulées. Qui dit « manipulées » dit victimes d’une idéologie émanant de mâles islamistes fanatiques.
    En somme des victimes.
    Je ne suis pas de ceux qui s’acharnent contre les victimes, qui condamnent ou dressent des piloris.

    Alors si vous le voulez bien, sérions les problèmes.

    Tout d’abord s’il existe bien un fanatisme religieux islamique obscurantisme et criminel y assimiler l’ensemble des musulmans est non seulement absurde et dangereux mais c’est aussi tomber dans le piège que tendent ceux qui nous gouvernent, les médias et les puissances économiques qui les contrôlent.

    En période de crise économique (à laquelle ne va pas tarder à s’ajouter une violente crise climatique), désigner à la vindicte du peuple le bouc émissaire sur lequel déverser les haines et les frustrations est un procédé commode et largement éprouvé, l’histoire regorge d’exemples.

    Il est trop facile aujourd’hui de s’acharner sur quelques femmes au lieu de considérer le problème de la montée du fanatisme dans son ensemble et de chercher, d’élaborer, de réels moyens de le combattre.

    Tout d’abord, si ce discours fanatique a trouvé un écho auprès de certains c’est bien évidemment parce que le terrain y était favorable.

    La duplicité des gouvernements qui se sont succédés, jouant au chat et à la souris, incapables -et sans volonté de le faire- de mener une véritable politique d’immigration, agitant des hochets « touche pas à mon pote » au lieu d’accueillir dignement les étrangers (dont économiquement nous avons eu besoin), d’offrir à leurs enfants une vraie et solide éducation et pas de les parquer dans des ZEP et des lycées pros sans moyens ni ambitions autres que la détermination de certains profs, de créer des pôles de rencontres, de démolir ces cités sordides, de donner du travail et des perspectives de futur aux jeunes, bref, si l’état s’était investi, avait investi dans la formation, l’embauche et le logement , les discours fanatiques seraient tombés à plat.

    Alors maintenant, que faire?

    Débusquer les vrais coupables, ceux qui poussent à la haine, ceux qui fournissent les armes, ceux qui paient.

    Ce que moi, simple citoyenne, ne peut faire, un état motivé et soucieux de paix et de justice sociale le pourrait.

    Remonter les filières, trouver les bailleurs de fond et arrêter de faire des courbettes aux dictateurs sous prétexte qu’ils ont du pétrole ou va savoir quoi dont on nous a convaincus que nous avons besoin.

    Nous savons si peu de choses, l’actualité que l’on nous sert, comme du foin à des veaux, ne nous informe que d’une infime partie des transactions auxquelles se livrent ceux qui tirent les ficelles et qui ont décidé, d’abord de « gonfler » le phénomène fanatisme islamique et ensuite de jeter l’opprobre sur des millions de croyants.

    A mon sens, réclamer une loi anti burqua, est cautionner ce système pervers, s’acharner sur quelques victimes, alimenter la haine.

    Je suis convaincue que nous sommes au début de temps extrêmement difficiles.
    Le nouveau lumpenproletariat qui grossit de jour en jour, nourri de frustrations, de rêves avortés, de violence deviendra l’arme des dirigeants.

    La démocratie est en danger.
    Le PS, lamentablement hors sujet se chamaille.
    Le nombre de chômeurs augmente.
    Une nouvelle crise économique va probablement nous tomber sur le coin de la tronche.
    Le président de la république se fout ouvertement de notre gueule.

    Et les Français, de plus en plus remontés contre les musulmans, focalisent sur quelques burquas.

    Il y a des jours comme ça, ou j’ai du mal à être optimiste quand je pense à l’avenir.

    Comme j’ai du mal à lire la prose de PMB que j’ai connu nettement plus amical et inspiré.
    Se rallier aux loups et hurler pour entrer dans la bande, banal, tristement banal.

  37. Marrant de ne plus être inspiré quand on n’entre plus totalement dans vos vues.

    Je dis bien totalement car j’aurais pu signer une bonne partie de votre dernier commentaire, notamment sur tout ce qui va mal en France.

    Mais je ne confonds pas islam et islamisme. Je ne confonds pas victimes et bourreaux, et je ne m’acharne pas sur les victimes. Au contraire, et je pense avec une rage intacte à Ch…, qui à 13 ans vomissait son père et son intégrisme en sachant très bien pourquoi, mais qui s’est fait engrillager à 18 ans par sa communauté.

    Sur la loi, j’ignore si elle existera, et où on placera le curseur. J’aimerais au moins que soient interdit, dans l’espace public (comme pour les fumeurs) la burqa et cette tenue qui ne laisse voir que les yeux.

    Je ne me rallie pas au loups, je ne hurle pas et je n’aime pas les bandes, ce qui par ailleurs m’est assez reproché

  38. Je comparerais plutôt l’attitude d’une femme qui porte la burqua à celle d’une religieuse recluse. Le principe est le même, s’isoler et empêcher toute forme de communication avec les autres.

    Donc un vêtement lié à une croyance religieuse très forte, utilisé sous des formes plus ou moins couvrantes dans différentes religions, je pense par exemple aux perruques, fichus et robes longues des juives orthodoxes ou pourquoi pas, aux tenues des amishs.

    Sauf que dans les cas que vouis citez, il y a acceptation, en particulier dans le cas des nonnes…Et puis, la burqa et le niquab NE SONT EN AUCUN CAS DES PRECEPTES CORANIQUES…ce sont des délires Wahhabites et Talibans….Et en Turquie, en Tunisie, ailleurs dans le monde musulman, jamais vous ne verrez une femme déguisée en auto-mitrailleuse…..Il faut vraiment la niaiserie de la gauche française, ces demi-soldes de la jugeotte pour voir des burquas en FRANCE seulement.

  39. Céleste

    Voici un lien qui permet de relativiser les cibles, religions, origines de la manipulation : Terreur du terrorisme (sic) à celle de la cruauté commise par « les musulmans » à leur épouses (amalgame, stigmatisation) , le débat « Beurka » n’a pas été lancé pour rien , attention « propos crus », une souffrance faite aux femmes dont tout le monde se fiche :

    http://fredericjoignot.blogspirit.com/archive/2007/03/24/inde-bombay-ville-du-futur-immediat.html

  40. @montaigneàcheval

    Que savez-vous de l’acceptation ou non, du port de la burqua par les femmes qui l’arborent?

    Les délires Wahhabites partent d’interprétations, erronées ok, mais interprétations quand même du coran et se réclament de la religion.

    Ensuite par le passé les nonnes n’avaient pas toujours le choix et, en Inde, j’en connais quelques unes qui ont été contraintes par les familles à rentrer dans les ordres.
    Histoire d’économiser une dot!

    « Il faut vraiment la niaiserie de la gauche française, ces demi-soldes de la jugeotte pour voir des burquas en FRANCE seulement. »
    Bon, la gauche française vous déplaît, chacun ses goûts!
    Par contre je me demande ce que vient faire ici cette réflexion acide alors que j’ai écrit dans le com 41 que je connaissais des femmes en burqua, en Inde (rien à voir avec les talibans, les musulmans indiens sont majoritairement sunnites avec 13 % de chiites) et qu’elles m’ont expliqué qu’elles la portaient par croyance et respect des traditions. Et certaines autres, imaginez-vous, portent l’abaya, brodée de perles et de fil d’or, par coquetterie!
    Je connais aussi au Rajasthan des femmes hindoues qui dissimulent leurs visages.
    C’est une pratique, déplorable à mon sens mais je ne suis ni indienne, ni hindoue, ni musulmane, qui vient de la « purdah » (ségrégation sexuelle et voiles).

    Voili voilou

  41. Je n’ai rien d’important à dire sur moi, je suis
    arrivée ici en cherchant « homme homosexuel » dans Google.
    Au sujet de homoparentalite lois dont http://www.
    celestissima.org/un-mariage-musulman/ parle, un site vient de s’ouvrir: http://www.lafamillepourtous.com . Venez-vous y connecter! A bientot! Kelsey
    « Oui, c’est bien le mariage, avec toute sa charge symbolique et toutes ses règles d’ordre public, que le Gouvernement ouvre aux couples de même sexe, dans les mêmes conditions d’âge et de consentement de la part de chacun des conjoints, avec les mêmes interdits, les mêmes prohibitions, sur l’inceste, sur la polygamie, avec les mêmes obligations d’assistance, de fidélité , de respect, instaurées par la loi de 2006, avec les mêmes obligations pour chaque conjoint vis-à-vis l’un de l’autre, les mêmes devoirs des enfants vis-à-vis de leurs parents et des parents vis-à-vis de leurs enfants.

    Oui, c’est bien ce mariage que nous ouvrons aux couples de même sexe. Que l’on nous explique pourquoi deux personnes qui se sont rencontrées, qui se sont aimées, qui ont vieilli ensemble devraient consentir à la précarité, à une fragilité, voire à une injustice, du seul fait que la loi ne leur reconnaît pas les mêmes droits qu’à un autre couple aussi stable qui a choisi de construire sa vie. »

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