Vazyblogstock, l’embellie

Chez Elle, je me suis sentie chez moi et je crois bien que ce fut la même chose pour nous tous.

Avec vous, j’ai été moi-même et non un personnage social. Je n’ai utilisé ni stratégie ni stratagème pour appartenir au groupe, il m’a suffit de me laisser doucement aller.

Pourtant j’avais un peu peur à l’idée de rencontrer tous ces individus, (toutes ces individualités) inconnus. J’étais curieuse aussi, et excitée.

Inconnus ?
Non, vous n’étiez pas des inconnus. Je connaissais vos mots, vos phrases, vos pensées.
Avant de vous aimer, j’aimais vous lire. Je guettais vos textes ou vos commentaires et j’avais envie de vous rencontrer.

Mais entre l’envie et sa réalisation il y une marge, celle que nous avons dû franchir pour nous retrouver.

Comme nous avons bien fait de gommer la frontière de l’anonymat !

Le plus extraordinaire, il me semble, fut la totale absence de sentiments mesquins. Ni envie, ni jalousie, ni moqueries cruelles, ni ricanements sournois, ni ressentiments, ni compétitions stériles, ni jugements.
Aucuns de ces travers pervers qui entravent, qui enveniment les relations au sein de bien des groupes, qu’ils soient professionnels, politiques, familiaux, et parfois même « amicaux ».

Etions-nous dans une bulle, isolés par la pluie ?

Tout a été si simple et joyeux.
Les sourires échangés au hasard des couloirs.
Les rires communicatifs.
Les délires partagés.

Comme j’avais envie d’être partout à la fois (comportement habituel pour moi) : dans la cuisine avec Sardine, dans la salle à manger avec les éplucheurs (non j’ai pas écrit épluchures), sur la terrasse avec les buveurs-fumeurs, au salon avec les guitaristes- joueurs-lecteurs, j’ai papillonné avec bonheur d’un lieu à l’autre et peu parlé avec vous.
J’avais trop à faire avec les rires, les bribes de discussions, les notes de musique, les pas de danse, les paroles des chansons, les senteurs, les saveurs.

Pour m’en souvenir.
Parce que dans le monde où j’ai envie de vivre ce serait comme ça.

Ce fut superbe, merci les aminches !

14 réflexions sur « Vazyblogstock, l’embellie »

  1. Tiens, à force je suis un peu triste là, maintenant. Tant de gens expriment joliment le bonheur que fut ce week-end.

    Et s’il n’avait été un tel plaisir que parce que les relations de tout le reste du temps ne sont pas heureuses ?

    À la fois par les sentiments mesquins éventuels, mais surtout par l’absence de sentiments positifs, l’absence de l’attention aux autres qui rend le monde tendre, l’absence de cette bienveillance dont nous avions tous et toutes rempli nos bagages (on aurait mieux fait d’y mettre des pulls 😉

  2. @Christine
    il fallait prendre aussi les pulls

    Les relations entre les individus sont souvent difficiles.
    Ce n’est pas surprenant dans des sociétés compétitives, ou prédominent la position sociale et le montant du compte en banque.
    tout est fait pour diviser les peuples, exciter l’envie, culpabiliser les plus faibles.

    c’est à nous de résister en étant solidaires, en se contrefichant de leurs valeurs libero capitalistes.

    en s’amusant

  3. …et les retours à notre société de oufs sont difficiles. Je suis actuellement (et depuis 2 jours) en train de caler par procrastination devant un mois de boulot à faire pour demain soir, boulot chiant, sans aucun sens ni intérêt au point que je suis incapable de m’y atteler, on dirait moi devant une rédac’ à faire pour lundi quand j’étais en 4eme…
    Pondre des tonnes de documents et procédures absurdes pour faire plaisir à un audit allemand qui vient éplucher notre boîte vendredi…
    Mette à jour des trucs vieux de plusieurs années (le dernier audit du même genre, sans doute…) pour faire croire que cela correspond à ce que nous faisons aujourd’hui alors que ça n’y correspond en rien.
    Il semble qu’il vaille mieux bien documenter par des procédures standardisées des choses que nous ne faisons plus et qui sont obsolètes, plutôt que de décrire de manière rapide et informelle des choses très pointues et précises que nous faisons effectivement mais qui ne sont documentées nulle part.
    C’est dire si cette merde me passionne !
    Je crois que je vais retourner au Vazyblogstock le premier, chuis pas bien loin 😉

  4. « c’est à nous de résister en étant solidaires, en se contrefichant de leurs valeurs libero capitalistes. En s’amusant »…de la dimension politique d’un week-end pluvieux avec une bande de chats roulés en boule… j’adore ! 😉

  5. Si nous sommes dans les votres, la réciproque forcément il y a . Ne serait ce que par l’envie de recommencer pour les uns, ou de le faire pour les autres…

  6. @Brigetoun : tout pareil que Yelrah 🙂 et milles excuses à ceux qui se pourraient se sentir exclus par nos souvenirs de ce fameux we. c’est du désir de partager avec vous tous cet afflux de bonheur qui nous a sans doute fait beaucoup parler de tout ça. Gros bisous à toi Brigetoun, et à tous ceux qui ne parlent pas.

  7. Bon c’est fini ce bonheur! 🙂
    Faut pas croire même si je pratique pas bcp…j’connais 🙂
    Alors faut pas me prendre pour un puceau hein!
    Si je vous racontais la fois où…
    Je vous sens attentif là…Genre  » Fais le voir ton truc de bonheur »
    Ben non, faudra vous lever de bonne heure.
    Voilà .

  8. @brigetoun et Dom

    Yelrah et Sardine ont déjà très bien écrit ce que je ressens.

    Une chose me semble désormais certaine: nos amitiés virtuelles, celles qui résistent au temps (brigetoun, plus de deux ans), celles qui sont tendres, affectueuses, malicieuses (coucou Dom), sont des amitiés « tout court ». Car lorsque l’on se rencontre, on se reconnait, tout de suite, d’un sourire, et on est bien ensemble.

    vous n’étiez pas avec nous ce week end, et c’est bien dommage.

    que le succès du Vazy donne envie de recommencer, de continuer, d’organiser.

    face à des gouvernements qui veulent nous séparer, se réunir est essentiel.

    « Il pueblo, unido… »

  9. L’autogestion, ça peut marcher ! Bon, plus longtemps qu’un week-end, ce serait moins simple… Et c’est aussi grâce à l’investissement supérieur de quelques-uns. Mais il me reste une impression de liberté : nous nous sentions libres d’être ce que nous sommes.
    Pour ceux qui l’ont loupé, il y en aura d’autres 🙂

  10. Un temps de retard, celui de retrouver mon ordi le soir, pour dire que moi aussi, j’ai aimé ces instants comme ceux d’une horloge arrêtée… Tu écris bien, Céleste 😉

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