Mes copines de la mosquée

Hyderabad, Inde, 13 juillet 2011

Nous nous croisons sous les arches du Charminar, cet élégant arc de triomphe à quatre colonnes, symbole de la ville, édifié en 1591 par le sultan Muhammad Quli Qutb Shah  à la suite d’une terrible épidémie de peste. Elles me regardent en riant, dodelinent joyeusement la tête. Échange nourri de sourires.


Tout autour les rumeurs du bazar (une merveille, le bazar : étoffes, bijoux, perles…) les klaxons, le chant sourd de la ville.

Je les retrouve juste à côté, à la Mecca Masjid, une des plus grandes mosquées au monde, capable d’accueillir 10 000 fidèles. Elle aussi doit sa construction à Muhammad Quli Qutb Shah, le sultan poète qui a véritablement créé Hyderabad.
Son édification a duré 73 ans, de 1614 à 1687 et 8000 maçons se sont échinés à monter, fixer, polir d’énormes blocs de granit.


Elle se nomme Mecca car les briques scellées au-dessus de la porte proviennent de la Mecque. C’est dire son importance.
Sous réserve de  couvrir ses cheveux et d’enlever ses chaussures on peut néanmoins déambuler dans son enceinte.

Les pieds glissent sur le dallage inondé par la pluie. Un vieil homme nous désigne les tombes des nizams.
La mosquée est monumentale mais c’est sa modernité qui me frappe, la pureté des lignes, l’équilibre des proportions.

C’est beau, paisible. Assises sous les arcades, des jeune femmes discutent, deux d’entre elles portent la longue burqa noire et un hijab, les autres, vêtues de churidars, un simple foulard. Elles rient et m’adressent un signe de la main. Les touristes sont peu nombreux à Hyderabad.

Mes copines du Charminar nous rejoignent. L’une d’elle s’enhardit à toucher mon bras :
 » Name ? »
Nous échangeons nos prénoms, difficilement, le mien étant pour elles impossible à prononcer et inversement. Comme  j’ignore autant le telugu qu’elles le français ou l’anglais, la conversation en reste là.
Alors, pour ne pas oublier le plaisir de la rencontre, on pose ensemble devant l’objectif.

7 réflexions au sujet de « Mes copines de la mosquée »

  1. > Sous réserve de couvrir ses cheveux et d’enlever ses chaussures on peut néanmoins déambuler dans son enceinte.
    À l’époque où je suis passé devant, il fallait aussi n’avoir aucun sac sur soi, et évidemment, il n’y avait pas de consigne…

  2. Oh oui, je suis complètement exalté par tout cet argent, mais de quel bel héritage et pognon vit cette trop belle âme????

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