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23.10.2009

Italie : l’autorisation de la pilule RU 486, une victoire à nuancer


Le Vatican a eu beau menacer « d’excommunication pour le médecin, la femme et tous ceux qui poussent à l’utilisation » de la pilule abortive, l’AIFA (Agence italienne du médicament) a finalement, au bout de deux ans de controverses et de batailles, autorisé la mise sur le marché italien du RU 486.

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14.04.2009

La parade des bigots


Alors que nous longeons la procession du vendredi saint un murmure de désapprobation  lentement se propage. Les encapuchonnés nous fustigent du regard et les femmes marmonnent « vergogna, vergogna ».
Nous progressons en file indienne, silencieux et rapides sans un regard pour le barbu ensanglanté dont la douleur glorifiée défile dans les rues, portée par des épaules soumises aux lois divines...lire la suite

14.12.2008

Athéo-gauchiste

 

Voilà déjà plusieurs fois que l’on me taxe d’islamo-gauchisme. L’appellation, lancée comme une insulte, visant à discréditer mes écrits et à travers eux, ma personne.

Lasse des approximations je vous livre ici une petite mise au point.

Gauchiste ? Si être gauchiste signifie se situer à gauche du parti socialiste, oui, je suis gauchiste et je l’assume entièrement.

Non, ce que je ne comprends pas, c’est « l’islamo ».

Je suis athée, depuis toujours. Je n’ai jamais ressenti le moindre appel divin et les dogmes religieux, quels qu’ils soient, me hérissent.
Je suis restée coincée sur « Le religion est l’opium du peuple » de Karl Marx et je n’envisage aucunement de changer d’avis.
L’idée d’un Dieu tout puissant...lire la suite

18.11.2008

Ce que je lui aurais répondu…

Lui :
Je voudrais mon amour que, comme Dieu le demande, tu caches aux yeux des autres ta chevelure dorée, que tu masques ton corps sous d’amples et longs vêtements afin que nul autre que moi ne puisse en admirer les courbes. Les regards salaces que te jettent les hommes te souillent et t’humilient. Tu es ma beauté, ma reine, ma source d’eau fraîche, mon repos, ma femme. Je te veux à moi seul, tendre et confiante.

Moi :
J’aurais voulu mon amour que jamais tu ne m’aies adressé ce souhait...lire la suite

02.12.2007

Athée

 

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L’humanité semble être dans un processus d’auto destruction.

 "La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis 150 ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur 3 ou 4 d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85% jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°, les conséquences seront irréversibles et non maîtrisables. La décroissance est donc un impératif de survie." André Gorz

Malgré les mises en garde des plus sages, des plus visionnaires d’entre nous, la prise de conscience des invraisemblables risques auxquels s’expose l’humanité, et auxquels elle condamne tous les êtres vivants de la planète, demeure dramatiquement faible.

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15.06.2007

Anecdote non anodine

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dessin d'Alberico
 

« Mahometo, lo odio ! » (Mahomet, je le déteste !)  S’exclame Camilla en secouant ses boucles brunes, sa jolie frimousse empreinte d’indignation.
Moi, interloquée, et suspendant un instant mes commentaires éclairés sur la frise chronologoique  de son livre d’histoire : « E perché ? » (et pourquoi ?)

Elle, des flammes dans les yeux : « Et les musulmans, je les déteste, tous ! » Pour des raisons de compréhension évidentes je poursuis la transcription de cet édifiant dialogue en français.
Moi, décidée à ne pas lâcher le morceau : « Et pourquoi ?»
Elle, à toute vitesse : « Parce qu’il a dit que les femmes avaient pas le droit de sortir qu’elles devaient mettre un voile et que les hommes devaient les battre, c’est la maitresse qui l’a dit ! »
Moi, finement : « Ahhhh… »
Elle : « Et elle a dit qu’il fallait surtout pas se marier avec un musulman parce qu’après on devient musulmane et on est obligé de rester à la maison et de porter un voile. Moi les musulmans je leur parlerai jamais. »

Poursuivant mon investigation, j’apprends que la maitresse de la classe de quinta (CM2) de l’école publique italienne que fréquente Camilla, a consacré  une partie de l’année à une étude comparée des diverses religions dont le point d’orgue fut, lors de la fête scolaire, une charmante succession de petits sketchs, écrits et interprétés par les élèves. L’objectif, à peine voilé (façon de parler) de l’opération, était de faire apparaitre de façon éclatante (mission accomplie) la suprématie de la chrétienté sur ses concurrentes exotiques et cruelles.

Un seul Dieu, celui des catholiques, un seul maitre à penser et à croire : le pape.

Le pape, le pape, c’est pas le mec qui vient (en autres déclarations toutes plus obscurantistes les unes que les autres) d’exhorter ses ouailles à ne plus soutenir Amnesty International car l’association défend le droit à l’avortement ?

Alors il m’est revenu  en mémoire un joli petit poème que je récitais à l’Ecole primaire :

« La Ronde autour du monde

Si toutes les filles du monde voulaient se donner la main,
tout autour de la mer, elles pourraient faire une ronde.
Si tous les gars du monde voulaient bien être marins,
ils feraient avec leurs barques un joli pont sur l'onde.

Alors on pourrait faire une ronde autour du monde, autour du monde,
si tous les gars du monde voulaient s' donner la main. »

Paul Fort

Malheureusement, j’ai bien peur que ce ne soit pas pour demain…

 

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dessin de Kimberly

03.06.2007

Considérations dominicales



Il ne se passe pas un jour sans que l’actualité apporte son lot de nouvelles inquiétantes, déprimantes, choquantes, que dis-je, effrayantes.

Petite revue:

Les Etats-Unis se préparent à installer un bouclier anti missiles en Pologne. Pour comprendre les véritables enjeux de cette manœuvre, pour le moins préoccupante, un petit clic pour lire ce qu’en pense Noam Chomsky, qui conclut ainsi son article :

« Il y a plus d’un demi siècle, Bertrand Russell et Albert Einstein lancèrent un appel aux peuples du monde pour qu’ils prennent conscience du fait que nous nous trouvons face à un choix « net, terrible et inévitable ». Devons-nous mettre fin à la race humaine, ou bien l’humanité est-elle disposée à renoncer à la guerre ? ».
Accepter le dit « système de défense anti-missiles » fait place au choix de la fin de la race humaine dans un avenir pas très lointain ».

D’un autre côté, si la race humaine disparaît de la surface de la planète, les autres espèces vivantes -  si toutefois dans sa folie meurtrière l’homme n’a pas anéanti toute forme de vie -  pourront tranquillement recommencer à s’épanouir en attendant un nouveau prédateur.

Dans un délicieux petit texte intitulé « Les enfants sont des cons » Desproges écrivait :
« A la fin, il y a deux camps, et le chef du premier camp dit à l’autre : «  La concentration de missiles anti-missiles sur votre territoire nous contraint à renforcer notre sécurité en construisant de nouveaux missiles anti-missiles anti-missiles, bisque bisque rage. » Et le chef du deuxième camp répond : « Si la concentration de missiles anti-missiles sur notre territoire vous contraint à renforcer votre sécurité en construisant de nouveaux missiles anti-missiles anti-missiles, nous n’hésiterons pas à renforcer la nôtre en construisant de nouveaux missiles anti-missiles anti-missiles anti-missiles, lalalèreu. » Et le chef du premier camp répond : « C’est çui qui le dit qu’y est », et la terre explose une bonne fois pour toutes. Donc les adultes sont plus sérieux que les enfants. »
Avant de terminer par cette petite merveille : « Par ailleurs, la naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote. »

Et on sait comment il vote !

A ce sujet, d’un clic vous pouvez lire une excellente analyse de Mona Chollet

Extraits choisis :
« Comme celle d’un Berlusconi ou d’un Reagan - qui ne venait pas du cinéma par hasard, et qui ne faisait qu’accentuer une tendance amorcée avec Kennedy -, la victoire de Nicolas Sarkozy en France résulte d’une manipulation à grande échelle des imaginaires. Elle a été préparée par vingt ans de TF1 et de M6, de presse people, de jeux télévisés, de Star Ac et de superproductions hollywoodiennes. »

« Pourquoi mettre en place des politiques égalitaires, redistribuer les richesses, garantir à tous des conditions de vie décentes et épanouissantes, quand on peut se contenter d’accréditer la fable selon laquelle « si on veut vraiment réussir, on peut » ? Pourquoi se fatiguer à ôter les obstacles qui se dressent sur le chemin des plus défavorisés, quand on peut se contenter de couvrir d’éloges ceux qui, parmi eux, ont le jarret assez souple pour sauter par-dessus - en insinuant sournoisement, par la même occasion, que les autres doivent quand même être un peu feignasses s’ils n’y arrivent pas eux aussi ? Pourquoi se tuer à satisfaire les revendications du peuple quand on peut le payer de mots - et de belles histoires ? »

Tiens, les belles histoires, ça me fait penser à la théorie du dessein intelligent des « néocréationnistes », qui bénéficiant du soutien de Georges Deubleyou B.,  affirment que : « certaines observations de l'univers et du monde du vivant sont mieux expliquées par une cause intelligente, et non par des processus aléatoires tels que la sélection naturelle. »

Intelligent ?
Un dessein intelligent ?
Qui affame plus de la moitié de la population de la Terre, qui conduit les hommes à détruire les réserves naturelles, à piller, à massacrer, à marcher impunément sur la gueule de l’autre si celle-ci est différente de la sienne ?

Qu’est-ce que ce serait si cet hypothétique dessein était con !

Puisque nous y sommes le religieux, de tout bord, se porte fort bien, avançant à grand pas  vers l’obscurantisme et le fanatisme.

En Pologne justement, nos amis Polonais, qui font partie de l’Europe - alors que pour l’entrée de la Turquie, un pays jeune, plein de ressources, qui certes devrait faire des progrès sur le plan du respect des droits de l’homme mais qui aurait bien besoin du soutien européen pour faire barrage à l’islamisme radical, nos politiques opposent leur véto : « pas de ça Lisette, sont pas chrétiens » - bref, nos amis Polonais, qui ont élu à leur tête le sinistre duo Kaczynski, ou plutôt devrais-je dire, nos amies Polonaises, sont la cible des catholiques fanatiques. Artur Zawisza, député polonais et membre du parti "Droit et Justice", a déposé une proposition de loi visant à réprimer les "tentations sexuelles", et plus particulièrement le port de la mini-jupe, des décolletés généreux, des chemisiers transparents ou des maquillages insistants.
Il commente ainsi “sa” nouvelle loi qui pourrait entraîner certaines confusions : "Il pourrait arriver qu'une jolie jeune femme se fasse arrêter en rentrant chez elle de discothèque", et ajoute qu'il fait confiance au flair des policiers pour différencier "les femmes respectables de celles aux mœurs légères".

Pendant ce temps là en France, les voitures brulent ce qui permettra à madame Dati d’enfoncer encore plus profondément ses crocs dans les mollets de la « racaille » de banlieue et les enfants « jouent » à s’étrangler avec des foulards.

A Rome la jeunesse dorée, convaincue des bienfaits du néolibéralisme, se remplit tellement les narines de cocaïne que l’air en est pollué.

Le Liban est à feu et à sang.

Le ton monte entre la Russie et les Etats-Unis.

Et chaque jour en Irak, le nombre de morts augmente.

Conclusion : on a tout faux.

« L’économie qui changeait le monde s’est transformée en une économie du déchet. Abandonnée à l’état de détritus, la nature dévastée compose en une fois l’excrétion et le repas d’une rentabilité qui dévore tout sur son passage et se dévorera elle-même. Démanteler les usines et les services publics afin de préserver le dividende des actionnaires participe d’une gestion de l’immondice. Qu’adviendra –t-il de l’homme économisé ?  (…) il court le risque de régresser plus avant.  (…) Dans les ruines d’une civilisation marchande où l’argent détermine toutes les formes de relation, des hordes de débris humains survivent en exploitant et en massacrant leurs semblables »
Raoul Vaneigem : Nous qui désirons sans fin

Mais tout espoir n’est pas mort :

« Quand la paresse ne nourrira plus que le désir de se satisfaire, nous entrerons dans une civilisation où l’homme n’est plus le produit d’un travail qui produit l’inhumain  »
Raoul Vaneigem : Eloge de la paresse affinée

 Bonne sieste à toutes et tous! 

07.04.2007

Vendredi Saint : Via Crucis

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19 heures, devant l’église principale de Santeramo in Colle, petite ville des Pouilles, indifférente aux circuits touristiques, sise, comme l’indique son nom, sur les collines, à une quarantaine de kilomètres de Bari, les villageois se sont rassemblés dans l’attente de la procession.
Bientôt, les hommes des confréries formeront le cortège du chemin de croix, et ce n’est pas une mince affaire.
Dans ce sud très dévot, la semaine de Pâques a gardé toute sa dimension divine et les fidèles préparent depuis des semaines les diverses célébrations.

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Les voilà ! Descendant la via Anunziata, les premiers « Confratelli » arrivent. Vêtus d’une longue robe blanche recouverte jusqu’à la taille par une mini cape rouge bordée de fourrure blanche, le crâne recouvert d’un mouchoir blanc sur lequel est posée une couronne d’épines (car si l’on est pieux on n’est pas inconscient au point de se meurtrir le crâne) ils avancent d’un pas lent et digne. Le premier porte une croix surmontée d’un coq à laquelle sont suspendus des symboles de la crucifixion : l’échelle, la corde, le marteau, la flèche, et autres objets que je ne parviens pas à identifier, en queue de peloton quatre hommes portent sur leurs épaules un Christ sanguinolent lié à un poteau, dressé parmi des lys blancs.

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A peine ont-ils atteint la grande place Garibaldi que, du Corso Roma, arrivent les jaunes de l’église San Giuseppe, leur Christ, drapé de rouge, se balançant au rythme des pas des porteurs, puis, leur emboîtant le pas, les verts, les quatre derniers d’entre eux ployant sous le poids d’une composition élaborée : Veronica épongeant le front du fils de Dieu, sous l’œil curieux d’un comparse à demi nu.
La longue file des violets, ordonnée suivant le même principe, à l’avant la croix, à l’arrière la statue, rejoint elle aussi la place devenue multicolore.
La voix du prêtre, relayée par des enfants de chœur portant des hauts parleurs sans fil, s’élève alors que les bleus, sortent majestueusement de la « Chiesa Madre ». Il leur revient la noble tâche de promener dans les rues de la ville le Christ allongé dans un cercueil entouré d’arums blancs et recouvert d’un fin voile de tulle brodé d’or ainsi que la madone vêtue de noir.
Tous les pénitents sont maintenant réunis et la procession peut commencer.
Au micro le prêtre précise, d’une voix digne où perce la fierté, que, pour la première fois depuis 54 ans, le chemin de croix se déroule le soir du vendredi saint et non le matin. L’événement doit être d’importance car la foule opine du chef en silence et les héros du jour se rengorgent de contentement.

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Puis il indique l’ordre du défilé, en tête les violets, puis les jaunes, les verts, et ainsi de suite jusqu’aux schtroumpfs (l’homme des Pouilles, qui en aucun cas ne porte le nom de pouilleux, est de petite stature, de courtes jambes musclées soutenant un torse large, lui-même dominé par une trogne ronde, burinée par le soleil et ainsi, tout de blanc et bleu vêtu, le chiffon  immaculé sur la tête, la ressemblance avec les petits personnages de Peyo est irrésistible).
Le cortège s’ébranle alors que le prêtre, intarissable, commente les statues, assortissant ses propos religieux de quelques considérations personnelles savoureuses, dont celle-ci, au passage de la Madone agenouillée aux pieds de son fils : « La sainte mère, à genoux devant le Christ, dans cette belle position tellement féminine… ».
Il faut dire que la fête est essentiellement masculine, tout a été préparé et est exécuté par des hommes, les femmes étant reléguées au rang de spectatrices, groupies muettes et dociles qui se signent dévotement toutes les cinq minutes et dont le mouvement continu des lèvres indique la constante répétition de silencieuses prières. Puis, lentement, têtes humblement baissées, tenant par la main les enfants endimanchés, elles prennent la suite des hommes.

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Le silence est et la ferveur sont tels qu’il me vient la peur que mon téléphone portable ne se mette à sonner, et emportée par le mysticisme ambiant je conjure le dieu des télécommunications de différer un éventuel appel.
Autant je peux être critique par rapport à l’institution catholique (comme à toute autre institution religieuse), par rapport à cette insupportable façon qu’ont les prêtres de manipuler les esprits en quête d’espérances et de certitudes, si absurdes et contraignantes soient-elles, par rapport aux dernières stupides allégations du pape et du chef de l’épiscopat italien (une bande de vieux puceaux en jupons qui entendent imposer leur point de vue rétrograde sur des choses qu’ils ne connaissent pas et n’ont pas vocation à connaître : la sexualité et l’éducation des enfants) qui affirment sans retenue que l’homosexualité est comparable à la pédophilie et à l’inceste et que reconnaître les droits des couples non mariés revient à détruire la famille et à condamner la société à des maux atroces, autant il me semble indigne de railler les fidèles dans leur foi.
Et puis qui donc est la vierge, sinon une femme qui, comme tant d’autres, a eu la douleur de voir son fils mourir sous la torture, tué par des fanatiques pour d’obscurs motifs religieux ?
Cette souffrance là me parle et me touche, comme m’émeut cette douce et triste Madone au manteau noir, la chevelure cachée par un repli du tissu, dont la silhouette, qui pourrait être celle d’une femme musulmane enveloppée dans une burqua, danse dans le soir tombant, au dessus des têtes sagement alignées.

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Le chemin de croix suit son cours, marquant toutes les indispensables haltes du calvaire.
Une jeune fille chante, d’une voix claire et mélodieuse, d’interminables cantiques dont les pénitents et la foule qui grossit à chaque instant, reprennent les refrains.
Dans la nuit désormais tombée, la procession avance à la lueur tremblotante des cierges électriques et des bougies.
Pour nous c’est assez, nous n’accomplirons pas le long parcours, tout au long des ruelles sinueuses, qui ramènera dans deux bonnes heures, la procession à la place où les statues seront exposées.

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Cette Italie du sud, fervente, naïve, pauvre, faite de paysans et de personnes âgées est bien différente de la riche et prétentieuse Italie du Nord qui surnomme avec mépris les enfants du sud « i marocchini ». Et ce clivage, qui perdure indéfiniment, contraint les jeunes à s’exiler dans les grandes villes du Nord, où, malgré leurs doctorats acquis grâce à des sacrifices financiers consentis par les familles, ils végètent dans des sous emplois mal payés en vivant jusqu’à 40 ans dans des appartements communs.
Et les gouvernements se succèdent, impavides et impuissants, car la politique, comme la religion, a des raisons que les peuples sont priés d’ignorer.

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