Vergogna!

C’était à Gênes en juillet 2001, retranchés dans des hôtels transformés en bunkers, huit présidents s’étaient donnés rendez-vous pour arranger le monde à leur façon.

Dans les rues de la ville des milliers de manifestants étaient venus manifester leur légitime  désapprobation et leur inquiétude.

Très vite le ton monte.
Les policiers sont omniprésents et très agressifs.
Le 20 juillet, une balle tirée par un carabinier fauche mortellement Carlo Giuliani, 23 ans. Pour achever la besogne un véhicule des forces armées roule sur son corps.
Sa mort sera classée sans suite par la justice italienne en mai 2003.

Le lendemain une manifestation regroupant environ 300 000 personnes subit les violents assauts des forces policières. Sur nos écrans de télé, nous assistons, hallucinés, au matraquage des manifestants, des gens comme nous, venus simplement exprimer leur mécontentement.
Je me souviens encore de cette dame âgée, jetée au sol par la brutalité d’un flic.
Ailleurs dans la ville, des militants altermondialistes, mieux préparés, tiennent tête aux policiers.

D’un seul coup les choses sont claires : d’un côté des puissants prêts à tout, y compris à la force, pour défendre leurs intérêts, de l’autre les peuples.

Mais ce n’est pas fini.
Dans la nuit du 21 au 22 juillet la police investit l`école Diaz. A l’intérieur, dort une centaine de manifestants.
Déchainés, les policiers agissent avec une brutalité inouïe : coups de matraques, gifles, insultes, humiliations, brûlures de cigarettes, membres brisés.
Des victimes sont obligées de rester durant des heures debout, bras et jambes écartés, d’autres sont menacés de viols ou forcés d’entonner des chants fascistes. Des jeunes femmes sont contraintes à se dénuder.

En juin 2007 l’ex-adjoint au préfet de police de Rome, Michelangelo Fournier, a décidera de rompre le silence et de raconter toutes les bavures commises par ses collègues :
« Des policiers frappaient des personnes désarmées. Quatre agents s’acharnaient sur une fille qui avait le crâne en sang, à terre une mare rouge. J’étais terrorisé, ébahi. Cela ressemblait à une boucherie. »

A l’aube l’école est maculée de sang.

250 manifestants interpellés sont conduits dans la caserne de Bolzaneto où les policiers continuent leur odieuse besogne.
En juillet 2008 les bourreaux (carabiniers, police pénitentiaire et médecins)  seront jugés et condamnés à des peines de d’emprisonnement allant de 5 mois à 5 ans.

Pour justifier l`assaut les hauts dirigeants de la police italienne prétendent que l’école était occupée par  des casseurs armés et dangereux et que des barres de fer, des couteaux et deux cocktails Molotov ont été retrouvés dans l`école.
Lors d’un interminable procès, mené depuis 2005, il apparaitra que ces preuves avaient été trafiquées et que c’est la police elle-même qui avait déposé les cocktails Molotov afin de pouvoir accuser les manifestants.

Le 13 novembre dernier le verdict est tombé :
13 policiers italiens ont été condamnés par le tribunal de Gênes à un total de 35 ans et sept mois de prison.
16 autres policiers, et notamment les trois principaux responsables du maintien de l’ordre lors de ce sommet, ont été acquittés.
La peine la plus lourde prononcée contre un policier a été de 4 ans de réclusion.
Pietro Troiani, le fonctionnaire accusé d’avoir déposé les deux engins à l’école Diaz, a été condamné à trois ans de réclusion.

« Vergogna, vergogna (honte, honte) » a crié le public à l’annonce de l’acquittement des responsables de l’état-major de la Police.

Dans La Repubblica d’hier Giuseppe D`Avanzo a sévèrement critiqué ces jugements. « Comme dans l’affaire Bolzaneto le verdict est mauvais. Cela est particulièrement imprudent et dangereux. Comme pour Bolzaneto, le jugement aurait dû expliquer comment et sous quelle responsabilité dans une démocratie, on peut créer une zone de non-droit dans laquelle les règles de droit pénal et les garanties constitutionnelles peuvent être liquidées, et où la vie même des personnes peut être livrée à une violence arbitraire et meurtrière. Sept ans après ces attaques que le gouvernement de l’époque (de Silvio Berlusconi) a justifiées comme des mesures d’urgence, rien n’a changé. Les jugements de Diaz et Bolzaneto n’apportent aucun apaisement et sont au contraire préoccupants. Ils ne soignent pas les blessures, ils les font saigner de plus belle. »

Pour Amnesty Internatioal, les événements de Gênes ont constitué « la plus grave atteinte aux droits démocratiques dans un pays occidental depuis la fin de la seconde guerre mondiale ».

En hommage à Carlo Giuliani:

A lire, une très belle lettre de la mère de Carlo.

43 réflexions sur « Vergogna! »

  1. Et tu dis que ça s’est passé où ? En quel siècle ? Les bras m’en tombent et j’ai froid. Je me souviens de ce manifestant abattu mais j’ignorais la suite, le reste…

    Oui, comme tu le dis, n’oublions pas ! Merci Céleste

  2. @Le gabian
    on en parle dans la presse française, mais pas en première ligne.
    et c’est effectivement terrifiant, pour moi ce fut une prise de conscience: oui, désormais ceux qui nous gouvernent sont nos ennemis.

    A peine lu dans Le Figaro:
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/11/15/01016-20081115ARTFIG00218-sncf-neuf-militants-de-l-ultragauche-devant-un-juge-.php

    Certains des supposés responsables des dégradations du rail auraient été déjà identifiés en 2001, à Gênes

    L’étau se ressere

  3. Je me demande toujours comment fait-on pour décider un beau jour( qui ne doit pas être si beau) pour choisir comme carrière, pour fonder sa famille, pour décider des vie… »De foutre sur la gueule de l’autre » Ayant participé à de nombreuses échauffourées …j’ai toujours constaté avec quel entrain et amour du travail bien fait (chez nous) gardes mobiles et crs, y allaient…au turbin.
    Et dans tous les pays et sous tous les régimes…Souvenons des images du Chili…d’Argentine…
    Partout ces mêmes robots monstreux de violence.

  4. Une ignominie supplémentaire dans cette ignominie : la non-condamnation des responsables.

    Marrant (bon, marrant…) de voir que, comme en tout, ce sont les lampistes qui paient.

    Comme pour la torture en Algérie : celui qui fait des cauchemars avant de mourir, c’est le troufion qui tournait la gégène, pas le général qui commandait ou le politique qui couvrait.

    Mais là, je ne plains pas les lampistes.

  5. Salut Céleste,

    Ce qui commence à sérieusement me courir sur le haricot c’est non seulement cette légalisation de la violence (inouie en Italie) mais également cette fustigation excessive envers des opposants qui ne sont certes pas des enfants de coeur mais qui sont tout de même infiniment moins méchants et agressifs que le pouvoir central qui détient tous les moyens de propagande, d’information, de finances, de police, d’armée et économique…

    Ce pouvoir étant finalement au main d’une oligarchie assez peu démocratique car je te demande Céleste : qui ici aurait assez de moyens pour se présenter à une élection ? À part le piston, les ultra fayots, la cooptation, les gens fortunés, les élites bourgeoises, les fils et filles à papa qui peut réussir en politique ?

    Les sociétés occidentales sont verrouillées et figées. C’est en tout cas mon opinion.

  6. Quelle belle musique que celle qui illustre le fiolm que vous présentez, Céleste… Comment se peut-il que des humais soient aussi capables de ça ? Ne sont-ce pas les mêmes ? Ou des frères ? Quelle misère… Quelle beauté… Ecouter les Beatles, oui sans doute; « love is old, love is you », oui mais quelle révoltante issue pour cette manifestation et quelle honte nous devons partager, cependant, avec ces chiens…

  7. @Dom

    Pasolini disait que les policiers et les carabiniers étaient des enfants pauvres du peuple, des gens du sud et qu’ils n’avaient pas eu le choix.
    La gauche italienne a longtemps pensé comme ça, cela me surprenait.
    J’ai toujours pensé que c’est de l’angélisme.
    On a toujours le choix, si on a pas eu celui du métier on peut avoir celui de ne pas exécuter un ordre odieux, de le dénoncer.
    Mais il semblerait que l’habit fasse le moine.

    par contre ton deuxième com me laisse perplexe, qu’as-tu voulu dire en plus du joli sourire que je te renvoies 🙂

    @PMB
    et oui, les supérieurs ont été non seulement épargnés par la justice.

    @cui cui
    « Ce pouvoir étant finalement au main d’une oligarchie assez peu démocratique car je te demande Céleste : qui ici aurait assez de moyens pour se présenter à une élection ? À part le piston, les ultra fayots, la cooptation, les gens fortunés, les élites bourgeoises, les fils et filles à papa qui peut réussir en politique »

    Absolument, la démocratie est en train de mourir.
    le tirage au sort serait peut-être préférable, c’est ce que préconise Etienne Chouard.

    verrouillées et figées? sans aucun doute et ce n’est pas le congrès du PS qui va me faire changer d’opinion.

  8. @PdB
    oui, la honte, vraiment.

    en temps qu’auteur du film Fabio tient à préciser que ce petit clip a été fait dans l’émotion juste après la mort de Carlo Giuliani.
    cette musique est une reprise d’une chanson des Beatles par Elliot Smith.
    Elle fait partie de la BO du film American Beauty.

  9. Des gens intellectuellement honnêtes (type Mendés ou Hubert Védrine) ne pourront jamais être élus par des militants.
    Obama n’aurais jamais été nommé au PS. Ni au parti Démocrate d’ailleurs.
    Nous devons exiger des primaires pour sortir de ce PS élitiste et égoïste.

  10. @ozenfant

    « PS élitiste et égoïste. »
    oui, tout au moins ses représentants, par contre je suis convaincue de la sincérité des militants de base, les anonymes, ceux qui n’arriveront jamais en haut de l’affiche, parce qu’ anonymes justement.

  11. « verrouillées et figées? sans aucun doute et ce n’est pas le congrès du PS qui va me faire changer d’opinion. »

    À qui le dites vous ?!
    je préfère m’abstenir de m’ épancher sur l’épineux sujet de congrès de Reims, même si pour ma part, je suis assez désespérée. Bref. Merci pour cet excellent Blog Celeste et à mon tour de vous remercier pour le lien. 🙂

  12. Je n’ai jamais pratiqué la violence autrement que par le verbe. Mais lorsque je vois de sombres brutes se comporter comme si nous vivions sous le régime hitlérien, je me dis que la seule réponse, pour des hommes libres, est de se débarrasser de ces brutes sans autre conscience que celle de l’obéissance au chef. De s’en débarrasser par le fer, après leur avoir expliqué pourquoi leur éradication est nécessaire au progrès de l’humanité.
    Oui, abattre les brutes d’une main citoyenne et ensuite, si l’on est croyant, demander pardon à Dieu. Et si l’on est athée, comme moi, demander pardon à l’Homme.

  13. Ces brutalités sont inexcusables et il faut les dénoncer.

    Concernant les personnes arrêtées en France dans le cadre des dégradations sur les voies du TGV, je pense qu’il faut se garder des amalgames. S’il est avéré qu’elles en sont bien les auteurs, je ne vois pas comment on peut les excuser. De quel droit dégrader un bien public ? De quel droit empoisonner la vie de milliers de personnes voire prendre le risque de mettre leur vie en danger ?

  14. Ces derniers mois, je ne reconnais plus l’italie que j’apprécie et les italiens que j’aime à fréquenter!
    Et pourtant, je ne désespère pas car j’ai confiance en la patrie de Felini et de tant d’autres humanistes piémontais, sardes ou siciliens. Coraggio Celeste.

  15. Je relis (non dimenticare) la lettre de Haidi Giuliani, et cette phrase me frappe:

    « Je me souviens de la première fois où quelqu’un m’a dit : « C’est étrange, un jeune conscrit, effrayé… et pourtant la main empoigne le pistolet, bien tendue, décidée, oblique, comme le fait quelqu’un qui s’y entend, un tueur ».

    A la lueur de ton billet du 8 novembre, elle prend soudain tout son sens. Froid dans le dos.

  16. Roma, 20 nov. (Adnkronos) – ’’Il declino della crescita in Italia dovrebbe essere meno grave rispetto a molte altre economie avanzate grazie al relativamente solido sistema bancario, ai forti bilanci delle famiglie, un mecato immobiliare meno gonfiato e alla ristrutturazione industriale degli ultimi anni. Lo afferma il Fondo monetario internazionale nella dichiarazione conclusiva a termine della missione degli ispettori dell’Fmi in Italia. Secondo le previsioni del Fondo monetario il Italia l’inflazione ’’scendera’’’. En parlerez-vous du système bancaire plus solide et de l’epargne des familles plus fortes? ces indices à mon avis sont le symptome d’une société sur laquelle il ne faut pas que déblatérer

  17. @Helen

    vous commencez à m’agacer, pour être honnête.

    Soyons claire: si la situation économique italienne est moins grave que prévue, j’en suis ravie pour les Italiens.

    Mais il se trouve que je vis en Italie et vous non, ce qui me permets d’avoir une vue directe, sur les problèmes, quotidiens, que connaissent les familles modestes, sans parler des personnes âgées dont beaucoup sont dans la misère.

    Quelques chiffres réels dans ce texte:
    http://www.celestissima.org/italie-des-gens-et-des-chiffres-drame-en-deux-actes/

    Alors je vous suggère un truc: ouvrez un blog, vous pourrez vanter à loisir les qualités et les charmes d’une Italie imaginaire ou tout le monde il est beau tout le monde il est gentil grâce au joli Berlusconi!

  18. Désolé de vous énerver, (attention, petite graine de fascisme..çà commence par là) mais moi je cherche seulement à comprendre pourquoi par exemple, le système bancaire est plus solide? et pourquoi pas de bulle immo etc..etc..justement par quelqu’un comme vous qui vivez là bas. ce que je dis moi simplement, c’est que ce pays doit bien avoir quelques bonnes facettes, à part le fascisme et la mafia..or cela je l’entends à longueur de lignes de journaux, à croire qu’il n’y a que çà là-bas et pour le dire autrement, l’info sur l’Italie est toujours aussi pauvre : mafia, pizza et basta. Sinon il y a 200 pauvres clandestins qui sont arrivés sur Lampedusa. Je vous suggére d’en accueillir 5 ou 6 chez vous. ou bien de payer plus d’impôt encore (au fait système des impots là-bas?)Voyez aussi du côté de l’Angleterre avec sa Queen, propriétaire terrienne, grassement subventionnée par l’Europe, alors que le système social anglais est digne du 19ème siècle. Ceci dit bien sur qu’il y a des pauvres en Italie, je n’ai jamais discuté de cela et j’en connais, mais je trouve que le système est qd même moins inhumain qu’en France. Par ailleurs j’ai vu que vous avez supprimé des messages et je trouve que ce n’est pas très fair play…

  19. je rajoute aussi que c’est effectivement dégeulasse d’avoir attendu tout ce temps pour juger et mal juger les responsables des brutalités du sommet de Gènes..que je trouve comme vous intolérables! valets du Grand Capital…

  20. @Helen

    Je ne suis pas énervée, mais agacée, nuance…

    ensuite
    « Par ailleurs j’ai vu que vous avez supprimé des messages et je trouve que ce n’est pas très fair play… »

    ??????
    N ‘importe quoi!
    Je n’ai supprimé aucun message…

    Ce dialogue de sourds entre nous ne m’intéresse pas, d’autant que parallèlement vous m’attaquez sur un blog ami.

    Je ne vous répondrai donc plus.

  21. Merci à Célestina de nous raviver la mémoire et de le faire avec tant d’art.

    Pour ce qui concerne les violences policières, je crois que ce monde est infiniment naïf. (Je veux dire : Vous, les commentateurs, vous êtes Bien naïfs !) De toujours, les polices ont été ainsi, elles ont sans cesse été formées à l’affrontement et au mépris de tout ce qu’elles ont à affronter.
    Simplement, les polices, quelles qu’elles soient, sont en fait le reflet, l’image presque parfaite du visage jamais révélé, toujours occulté… de ceux ou celles qui ont le pouvoir. Et les humains auraient du constater depuis longtemps que tout POUVOIR dénature, déforme, contrefait… les humains qui acceptent de l’endosser… quelles qu’en soient les motivations et les finalités. (Il n’y en a pas de Bonnes.)

    On ne peut aucunement parler de démocratie quand ceux ou celles qui devraient en être les « coordonnateurs » se comportent en patrons, en chefs et usurpent en cela, comme s’ils s’en faisaient propriétaires, non pas l’autorité du peuple, mais sa souveraineté.

    C’est un tel crime qu’il faut qu’ils se murent derrière des polices, des armées…, des magistrats, des prisons, des camps de rétention, pour se protéger et pour imposer leur autorité volée.

    Et parce que c’est un crime qui les fonde, leurs polices ne peuvent être que criminelles, à leur image, celle des tigres qu’ils sont, de grands prédateurs pour leurs propres semBlaBles.

    Dans une culture universelle qui voit ses télévisions et ses salles de cinéma envahies par des films apologétiques sur les policiers, on peut se demander si tous ces prédateurs qui chassent des prédateurs ne sont pas là pour simplement faire que la population se résigne à être parquée et accepte le n’importe quoi de ses geôliers.

    Gênes aurait dû renverser le gouvernement. Mais le gouvernement a triomphé et les responsaBles sont par la « Justice », lavés.
    En 1943-44 il y avait au moins des Résistants capaBles de mourir pour affronter la Bête.
    Aujourd’hui on Baisse la tête pour être mangé !

    La Police, c’est le premier mouvement, le premier acte… de la loBotomisation généralisée.

    Il faut quand même en arriver là pour enfermer des gens pour simple délit de lecture comme cela se fait en ce moment pour ceux de Tarnac ! Et que cela ne sache déranger personne… ou presque…

  22. « Ce qui m’a frappé, au-delà de l’aspect légal ou illégal de la démarche, c’est l’attitude des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques, agressifs, méprisants, sortant d’une classe de BTS froid-climatisation en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n’y a que des garçons, les félicitant d’avoir bien « caché leur came et abusé leur chien ».
    A vrai dire des marlous, de vrais durs n’auraient pas agi autrement.

    C’est en France, dans une école, en 2008.

    Je me dis que ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les soutenir, qu’ils devraient être des guides lucides et conscients.
    Au lieu de ça, investis d’un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait des cow-boys, et terrorisent les jeunes. »
    Tiré de Bellaciao : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74779

  23. je lis ce message de bellaciao et je voulais savoir si ce genre de fait se passe aussi dans les collèges italiens : des flics qui débarquent avec chien dans une classe

  24. @Onoée

    Oui, beaucoup baissent la tête pour être mangés. Des décennies de néolibéralisme ont rongé les formes de résistance, les grands mouvements de révolte populaires semblent aujourd’hui presque impossibles.

    merci pour le lien, ce récit est hallucinant.

    mon grand-père était gendarme à cheval…un homme honnête, droit, avec le sens de l’honneur, rien à voir avec ses brutes épaisses.
    lamentable

    @Helen
    j’avais dit que je ne vous répondrais plus, mais c’est trop tentant.

    dans les écoles italiennes?
    pas besoin des flics pour leur faire peur.
    Soit les murs et les toits qui faute de moyens ne sont pas entretenus, écrasent et tuent les élèves, soit on les oublie dans la classe et ils tombent de la fenêtre.

    http://www.repubblica.it/2008/11/sezioni/cronaca/crollo-rivoli/dati-bertolaso/dati-bertolaso.html

    http://www.repubblica.it/2008/11/sezioni/cronaca/cade-scuola/cade-scuola/cade-scuola.html

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