La subversion du sac à main

Sous un ciel d’orage de grandes filles tristes tricotent de leurs jambes maigres des démarches de chameaux mécaniques. Vacillant parfois sur leurs talons trop hauts, gênées par les plis et les replis des accumulations de tissus qui composent leurs vêtements, elles défilent, empesées comme des momies sous les regards enthousiastes d’un banc de « people » bijoutées et siliconées.

C’est le défilé de la maison Vuitton.
Vuitton, et ses sempiternels sacs couleurs d’étron.
Vuitton, fleuron de LVMH, fierté de Bernard Arnault, s’est offert les services de celui que la presse (de Télérama à l’Express en passant par Libération) n’hésite pas à qualifier de « génie », un créateur aux allures de lutin virevoltant : Marc Jacobs.

Sur Arte, le documentaire de Loic Prigent nous entraîne à la suite du styliste de Tokyo à New York, de New York à Paris dans un monde que le fameux ménage de français moyens n’a d’autres moyens de découvrir que la télévision.
Devant la mienne j’oscille entre la franche rigolade, l’agacement et finalement la tristesse.

Car je crois qu’il faut aussi en rire de ce ridicule étalage de fanfreluches à prétentions artistiques.

Rire des sacs à pois inspirés par Yayoi Kusama. Il a fallu au créateur une rencontre avec la dame aux cheveux rouges pour avoir l’idée de le créer. Pensez donc, des petits pois, chez Vuitton, quelle audace !
Autour du styliste on se pâme et s’extasie.
Il veut nous dit-on, et de manière obsessionnelle: « abolir les frontières entre le beau et le laid, le riche et le pauvre, le parfait et le tordu. »

Phrase ô combien intéressante !
D’un côté: le beau, le riche, le parfait.
De l’autre: le laid, le pauvre, le tordu.

Et voilà que le riche va voler aux pauvres ses vêtements déchirés et rapiécés.
Marc Jacobs, inspiré, s’extasie devant la beauté d’un trou dans un chandail, il le veut, là devant, en évidence.
Adorant aussi tout ce qui est rapiécé, il crée un sac de bric et de broc, de morceaux de cuir assemblés, de poches extravagantes, une horreur que les artisans des ateliers Vuitton ont un mal de chien à assembler et qui coûtera la bagatelle de 35 000 euros.
Oui mais c’est «un sac d’accumulation, presque cubiste».
Marc Jacobs aurait réussi se défi essentiel pour l’avenir de l’humanité : faire se rejoindre la mode et l’art contemporain.
Et Libération de souligner dans un article « les liens de plus en plus forts que tissent la mode et l’art contemporain. D’autant que les deux marchés ont peu ou prou la même clientèle. »
En illustration du concept on nous montre un autre sac, élaboré en collaboration avec Richard Prince qui en dit « Marc, ça risque d’être un sac très subversif. Les filles dans mon studio l’adorent, mais je suis allé à la boutique Vuitton sur la 57e Rue et je confirme que c’est très subversif ! »

Subversif, un sac à main Vuitton ??!!!
Faut-il en rire ou s’en désoler ?

Il invente aussi des chaussures vertigineuses, aux talons de fer tellement lourds que les gambettes maigrichonnes du mannequin peinent à les soulever.
Qu’importe, on s’amuse tant dans ce milieu de la mode !
Cette grande famille qui prépare le défilé de la nouvelle collection dans la fièvre et sans sommeil.

Mais parfois dans le documentaire affleure la réalité et mon rire définitivement se fige.
Celle de la brodeuse, qui après des heures de travail sur l’empiècement d’une robe voit celui-ci, trempé dans de l’eau de javel pour l’effet grunge, se défaire et partir en morceaux.
Elle ne se plaint pas mais on la sent déçue. Elle a œuvré pour faire quelque chose de beau et il n’en reste que des lambeaux.
Celle des couturières qui ont passé la nuit à pousser l’aiguille et qui n’ont pas eu le temps de soigner leurs doigts piqués et surpiqués.
Celle du mannequin, une gamine aux grands yeux bleus emplis de larmes. Sa peau ne supporte plus les produits de maquillage. Un jour, peut-être épousera-t-elle un président bling bling, mais en attendant la brosse du coiffeur arrache ses cheveux exténués.

En arrière plan, Bernard Arnault se lèche les babines, menée par le « génie » passionné des clichés, la collection enchante la clientèle.
Et Marc Jacobs parle d’ironie.

Ironique le sac Tati retravaillé en cuir ?
Comme si la plupart des clients de Tati ne préfèreraient pas, une fois de temps en temps et si c’était possible, acheter leurs vêtements ailleurs !
Ironique, la maigreur des mannequins, les jambes en allumettes, les côtes saillantes et les clavicules pointues ?
Pour plus de la moitié de la population mondiale le rachitisme est synonyme de faim, pas de dollars ou d’euros.
Ironiques les vêtements déchirés, rajustés, rafistolés ?
Non, tristes.

A l’image de ces grandes filles aux regards vides qui arpentent le podium sous un ciel d’orage, offrant le spectacle glaçant d’une société qui a perdu le sens de la réalité, de la dignité, de l’humanité.

nole-good-evening.jpg

dessin de Nole

71 réflexions sur « La subversion du sac à main »

  1. Ho que oui ! Le rapport entre Vuitton et la beauté m’a toujours échappé… ça doit être un effet de contraste, tout comme une petite tache rouge donne son sens à un paysage vert, la laideur d’un sac Vuitton donne tout son sens au mot beauté… peut-être.

    Il passe en ce moment à la télé une pub très belle et très symptômatique… de Vuitton, justement, avec pour thème le voyage. Les Vuittonnisés qui sont naturellement jeunes et beaux comme des dieux voyagent en Vuitton à travers le monde afin de mieux se découvrir et mieux s’émerveiller d’eux-mêmes. A regarder au second degré… les publicitaires qui sont des gens intelligents ont bien dû s’amuser en réalisant ce long spot bien léché.

    D’autant que j’ai lu hier que le principal chiffre d’affaires de Vuitton se faisait désormais en Chine avec les chinois qui comme chacun le sait sont tous de grands blonds aux yeux clairs… Je passe souvent devant la boutique de la marque Champs Elysées. J’y suis entrée une fois par curiosité en suivant une cohorte de chinois venus tout droit de Chine dépenser leurs Yuan alignés sur le Dollar – à moins que ce ne soit le contraire au train où vont les choses – Dans cette antre du très chic mauvais goût, comme il se doit, le client est toisé par des pimbêches hautaines… mais il faut ce qu’il faut, le Vuitton se mérite !

    Quant à la mode, malgré les ados anorexiques faisant la gueule en se déhanchant sur des échasses… certains créateurs sont quand même de vrais artistes e il faut le prendre comme tel, en oubliant les dollars, la frime, les clients… après tout un Van Gogh, un Vuibert ou un Soutine… ça coûte aussi très très très cher !

  2. vrai, tout vrai, et pas si nouveau – le grunge et l’équivalent des petits pois se retrouvent tous les cinq ou six ans.
    Ceci dit ne pas donner à ces imbéciles plus d’importance qu’ils n’en méritent. Et en oubliant Vuiton, Marc Jacob etc.. il reste quelquefois une réelle beauté dans la haute couture, et j’aime bien et tant pis si c’est hors de portée et le plus souvent fort mal porté.
    Et le boulot des brodeuses s’il est dur et généralement pas trop payé n’est pas toujours détruit.
    Une façon de créer de la richesse qui ne fait pas trop de mal, et qui n’est pas plus inaccessible qu’une toile ou un cabriolet Louis XV à la belle estampille.
    Le cirque des attachés de presse etc… on s’en moque, on les plaint juste un peu

  3. @Annie et Brigetoun

    comme vous l’avez sans doute compris, mon propos n’est pas de dénigrer la haute couture dans son ensemble. certains créateurs sont effectivement des artistes et ils font aussi travailler des artisans talentueux.

    de plus, à ma petite échelle, loin des marques, j’aime beaucoup m’habiller, assortir les vêtements et les couleurs, c’est mon premier plaisir de la journée et je ne nie pas ma coquetterie, lui accordant même un intérêt particulier.

    mais l’excès est choquant, de son propre aveu Marc Jacobs « adore Nicolas Sarkozy et Carla Bruni »
    c’est cela la droite décomplexée, vulgaire, méprisante.

    au sujet de Van Gogh qui a payé, très très cher, de son vivant les cotes actuelles de ses tableaux – que la mort ne lui permet pas de contempler.
    un livre qui ouvre les yeux:
    « Van Gogh ou l’enterrement dans les blés » de Viviane Forrester

  4. Pitié, Céleste… d’autres références que Viviane Forrester !
    Pour Van Gogh, OK, l’exemple est mal choisi, mais c’est probablement surtout sa folie qui lui a coûté le plus cher. D’autres peintres n’ont pas trop mal vécu…
    L’art est objet de spéculation… mais on n’y peut pas grand chose malheureusement, et d’autant moins que cela dépasse très largement les frontières de l’Europe

  5. Pour ma part, je préfère la compagnie de ceux qui se réclament de la gauche kebab que perdre mon temps avec ceux qui se compromettent avec la gauche caviar.

  6. Sacrée colère céleste, là !

    Retenu :

    – L’absolue cynisme des chantres de l’esthétique de la pauvreté. Il y a des coups de sac à main dans la gueule des Arnault etc. qui se perdent. Chaque fois que je voyais des élèves venir en classe avec des jeans déchirés, je leur disais que moi, tout môme, mes fut’s étaient comme ça parce que je ne pouvais pas faire autrement, et que leur provoc’ d’incultes égocentriques me faisaient gerber.

    – La tronche sinistre des mannequins. Cette mode dure depuis des années, et s’est étendu aux gosses. Qui peut m’expliquer l’intérêt de la chose ?

    – Les couturiers aiment-ils les femmes, pour les déréaliser à ce point ? Pour en faire des sauterelles à jambes d’arpenteur ? J’en doute. Et pourtant, oh punaise, dieu sait si j’aime la beauté et l’élégance.

  7. Annie, sûr que c’est parce que Van Gogh était fou que son logeur, à Arles, mettait les toiles que l’artiste lui donnait en loyer à boucher les trous de son poulailler.

    Parce que si Van Gogh n’avait pas été fou, sûr que le logeur les lui aurait acheté très cher !

    Ah la spéculation… Ah ces Ferrari F40 qui faisaient la culbute dans les années 70, voitures fabriquées par des ouviers payés au lance-pierre…

  8. Etonnant…ces comms.
    Pour ce qui est de la mode, que je ne vois qu’à la tv, c’est pour moi comme « la formule 1 », peuvent bien s’écraser contre le mur, ou d’autres se prendre une gamelle …j’ai déjà zappé.
    « L’art est objet de spéculation… »Pour un peu on nous affirmerait que la spéculation est un art.

    Merda d’artista…de l’artiste italien Piero Manzoni.

  9. @pmb
    On peut gloser à l’infini sur ce qui aurait pu être si les choses n’avaient pas été comme elles ont été… mais une chose est certaine, si Van Gogh avait du génie, il n’était pas un modèle d’équilibre psychologique et les relations paisibles avec ses congénères n’étaient pas sa spécialité.
    A la même époque, d’autres artistes, peut-être un peu plus sociables ont réussi à faire en sorte que leurs toiles ne bouchent pas les trous dans les poulaillers… et certains ont vévu très confortablement. Permettez-moi donc de penser qu’il y avait peut-être là une relation de cause à effet.

    Quant à la personne qui ignore encore que l’art est un objet de spéculation, on ne peut que lui conseiller de s’informer un peu. Un peu culture ne nuit jamais.

  10. La personne…dit aussi…la même chose avec « Merda d’artista ».
    Mais c’est vrai je n’ai pas bcp de culture.
    Enfin pas la même peut-être.
    Mais je ne suis pas un modèle d’équilibre psychologique non plus…et artiste non spéculé.Donc pas artiste…Que la vie est difficile…sans culture.

  11. J’ai pitié pour ces gens à vrai dire.
    Il n’existent en effet que par ce qu’ils possèdent, peu importe la qualité « artistique » des merdes qu’ils se mettent sur le dos… ils sont l’avant garde d’une armée de débilisation mentale.
    Le schéma est reproduit dans les couches « moyennes », et cette pitoyable notion de « mode » qui me donne envie de hurler.

    On peut toujours se dire que ces milieux de crétins richissimes n’ont pas d’influence néfaste sur les « gens » … mais c’est faux, si ils ont les moyens de se renifler le troudbal à coups de milliers d’euros, c’est parce que des millions de gens travaillent pour payer leurs stupidités.

    On peut rapprocher tes remarques d’une phrase entendue aux infos à la radio : « les français plébiscitent les hard discount » … no comment

    Rien n’est jamais sans conséquence.

  12. @valérie
    merci de ta visite

    @mohamed
    idem, plutôt avec la gauche kebab (jolie formule 🙂
     »
    @PMB
    « L’absolue cynisme des chantres de l’esthétique de la pauvreté. Il y a des coups de sac à main dans la gueule des Arnault etc. qui se perdent. »
    entièrement d’accord

    @Dom
    d’accord avec toi aussi
    @Annie
    « l’art est objet de spéculation »
    et c’est bien dommage d’en être arrivé au point « spéculatif » où nous en sommes actuellement
    revenons à @Dom
    « artiste non spéculé, donc pas artiste »
    malheureusement l’art, la création artistique sont contrôlés par des gens qui ne sont pas des artistes, mais des affairistes, des critiques, des spéculateurs.

    pendant que des artistes talentueux se débattent quotidiennement dans les difficultés, d’autres, que l’on a décidé de promouvoir envahissent les médias et vendent leurs œuvres à prix d’or.
    c’est absurde, pire, c’est nul!

    @coco des bois
    ce que tu écris est parfait, tout à fait ce que je pense.
    et « rien n’est jamais sans conséquence »
    une poignée de crétins richissimes et prétentieux exploitent sans vergogne des millions de travailleurs.

    je me demande combine de temps il faudra encore attendre avant que les peuples ne se décident à réagir vraiment.
    à ne plus se laisser endormir, apeurer, fragiliser.

    à comprendre quel est leur pouvoir et à l’utiliser.

    en ce qui concerne la mode je suis un peu plus nuancée.
    c’est un phénomène qui existe mais qui ne devrait pas avoir l’ampleur qu’il a actuellement.
    j’en vois les dégâts chaque jour sur mes élèves, garçons et filles.
    porter des vêtements de marque est considéré comme un moyen d’afficher l’argent qu’a (ou que n’a pas) la famille.
    c’est pitoyable.

  13. Il ne faut pas confondre la mode et la haute couture. Ce n’est absolument pas la même chose. Dans un cas on a un phénomène de masse ; la mode est un identifiant social, culturel, il marque une époque, une saison… dans l’autre cas on a une recherche esthétique, artistique, conceptuelle, qui à la limite n’est pas destiné à être portée.
    Jean-Paul Gaultier, Lacroix, Lagerfeld, Galiano etc sont des artistes… et leurs créations n’ont qu’un rapport lointain avec le prêt-à-porter des marques dont ils sont l’emblème. Parfois quelques tendances se retrouvent dans la rue, mais c’est tout.

    Par ailleurs, il faut toujours se demander ce que l’on ferait, soi-même, comment on se comporterait si on avait la chance d’avoir de l’argent.

  14. Absolument pas la même chose … hé bén, je suis sur le cul.

    La haute couture c’est la mode des riches, rien de moins… la mode de gens qui ont réellement trop d’argent pour poser leur regard sur des choses vulgaires.

    Je ne crois pas qu’avoir de quoi se payer un pull à 3000 euros soit une chance, c’est une abération à mon sens, de même que de vendre un vélo pour 69 euros ou un téléphone portable à 1 euro… Avoir l’argent de faire du ski aux émirats est un fléau, et je plains ceux qui en ont les moyens.

    La mode ne marque rien, pas une époque, pas une saison, rien d’autre que le besoin de vendre et la nécessité de combler le manque généré chez les consommateurs, qui n’est pas un « besoin » mais bien un manque. C’est de fait très comparable avec la haute couture, c’est du rien créé pour combler des vides. La recherche esthétique a bon dos…

  15. Annie, je vais essayer de me hisser à votre niveau de culture, qui paraît conséquent, pour suggérer qu’il a existé, qu’il existe des artistes plus ou moins ignorés de leur vivant, soit qu’ils n’aient su se vendre, soit qu’ils aient été en avance sur leur temps.

    Connaissez-vous Paul Barrault ? Non ? Ah bon, j’aurais cru. Ses rares disques sont introuvables, sauf aux USA, et moi qui en ai 2000, si je devais faire Crusoë ce serait le sein que je prendrais.

    Pour ne prendre qu’un petit exemple dans ce domaine que je connais un peu : Bobby Lapointe n’eut de son vivant qu’un succès d’estime (et la reconnaissance de ses pairs) alors que maintenant, je ne sais combien de groupes « font » du Bobby Lapointe.

    Un autre quand même : « La Nuit du chasseur », dont la carrière commença si mal que Laughton ne put jamais tourner d’autre film, et qui est maintenant un « top ten » du cinéma mondial.

    Que ferais-je si j’avais beaucoup d’argent ? Je préférerais découvrir le monde plutôt que me couvrir le cul avec de la fringue à 3000 euros.

    (Je n’ai rien contre le look etc : j’achète depuis peu WAD)

  16. @Annie
    « Par ailleurs, il faut toujours se demander ce que l’on ferait, soi-même, comment on se comporterait si on avait la chance d’avoir de l’argent »

    je n’aime pas cette phrase, plus exactement je n’aime « la chance d’avoir de l’argent »
    l’argent n’apporte pas la sérénité, pas non plus la liberté ou l’amour, il n’empêche ni la maladie, ni la tristesse, ni la souffrance, il excite au contraire l’envie, l’avarice, le gaspillage, il rend aveugle aux autres, il isole.
    en échange il apporte quelques compensations mineures: des maisons, des voitures, des fringues coûteuses inutiles, des mets luxueux.

    la véritable chance serait de vivre dans une société où il serait également réparti entre tous, où il serait un simple moyen permettant l’accès à un certain nombre de valeurs matérielles indispensables.
    que l’on ait même pas besoin d’en parler…au fond il pourrait même ne pas exister si tous avaient le minimum auquel chaque être humain devrait avoir droit: un toit, à manger, l’accès aux soins et à l’éducation.

    j’aime l’idée du salaire minimum mondial de Toni Negri et la citoyenneté mondiale qui l’accompagne.

    ce ne serait pas le résultat d’une hypothétique chance, mais le fruit d’une extraordinaire volonté humaine.

    on peut rêver…

  17. (Céleste 25 : +1)

    « Connaissez-vous Paul Barrault ? (…) Ses rares disques sont introuvables… »

    C’était vrai il y a quelques mois. Là, j’en ai vu quelques-uns, mais pas celui d’où vient cette chanson. Extraits :

    Il y a des mots difficiles à dire
    Encore plus à chanter
    Pourtant il me faut quitte à faire sourire
    Les mettre en entier dans cette chanson-là

    Ils ont tous les reflets de la terre
    Les yeux de Julie
    Ici bas parfois me désespèrent
    Les yeux de Julie
    Me redonnent tant le goût de la vie
    Que par tous les temps quelle que soit la pluie
    Je reprends ma route à la lumière
    Des yeux de Julie.

  18. En effet, est-ce une chance d’avoir de l’argent?
    Je me suis souvent dit :  » si j’avais de l’argent, je pourrais faire ci ou ça « …
    Dans mon cas, c’est surtout pouvoir me déplacer en famille ( à 4 ), à moins de 1000 euros, sans faire 2000 km aller, 2000 retour en voiture, pour que les enfants voient leur grand_mère par exemple.
    C’est s’offrir une nuit à Budapest plutôt que de faire l’aller-retour en train dans la journée, départ 5h du matin, retour 22H, pour avoir le plaisir de revenir avec les livres de la bibliothèque du centre culturel français.
    Que les enfants aient le plaisir de choisir ces livres en les touchant plutôt qu’en faisant un tri sur internet, et en envoyant le papa faire le marché seul parce que c’est moins cher.
    Sinon, ceux qui ont la chance d’en avoir, de l’argent, je ne les envie pas vraiment. Je suis allée me ballader deux fois à St tropez quand j’habitais dans le sud, ils se recréent une ambiance HLM, les uns sur les autres, ils font des ronds dans l’eau, tu parles d’un plaisir!
    Honnêtement, quand on regarde un peu les photos des nanas très riches ( la pire étant Paris Hilton ), elles portent une fortune sur leur dos, et c’est purement mochissime, non?
    Même en me payant très très cher, on ne me ferait pas porter ces horreurs!
    De toute façon, je m’habille d’occasion depuis 15 ans, toute la famille est dans le même cas, et quand je regarde les prix du neuf, le basique, pas les vêtements de marque chers, j’éclate de rire et je sors du magasin.
    Finalement, nous avons le minimum pour vivre, nous avons un toit, et nous vivons, bien, et nous rions, beaucoup, et c’est ça la chance.
    Je la souhaite aux autres.

  19. A propos de la « folie » de Van Gogh:

    Les artistes sont les « antennes » de notre société. Plus sensibles, ils sont aussi plus fragiles. Mais leur folie a toujours du sens, même si ce sens-là, prématuré par rapport à la prise de conscience de l’ensemble de la société, n’est pas reconnu d’emblée.

    Quand on connaît bien Van Gogh, sa vie, ses débuts en peinture , les questions existentielles dramatiques qu’il se posait, c’est d’une amère ironie que ses toiles soient aujourd’hui marchandisées comme elles le sont.

    Mais je ne crois pas que ça lui aurait fait plaisir, je pense au contraire que ça lui aurait été très douloureux.

    C’est bien la preuve qu’il était fou, n’est-ce pas?

  20. Dans « Le Testament de Vénus », Enzo Corman met en scène un artiste un peu particulier, qui à un moment de sa vie se met à détruire méthodiquement et dans l’ordre inverse de sa création des oeuvres qu’il a montrées mais jamais vendues.

    Je crois que c’est le bouquin qui m’a le plus fait réfléchir, ou pour mieux dire rêver, sur qu’est ce que c’est que l’art, et quelle relation entre l’art et la vie.

    Si bien que je n’ai toujours pas fini, deux ans après, d’y penser.

  21. @cultive ton jardin
    Je crois que tous les bouquins de E Cormann ont cet effet… »inoubliable ».
    En fait je pense que je suis juste heureux de voir cité son nom 🙂

  22. céleste, je retrouve le temps de venir te lire
    je suis en accord avec le ton de ton billet, et dans le même temps dubitative s’il ne concerne que ce marché du luxe ou de la haute couture
    …le marché du luxe a tjs existé, existera tjs, et génère de beaux chiffres d’affaires (export surtout, gratin) et… du rêve, haute couture compris (même si cela ne me fait nullement rêver personnellement)
    même les pauvres rêvent de belles robes …surtout peut-être…
    on fabrique des trucs importables, ou inutilisables, qu’importe, c’est de l’art dit-on
    les mannequins courent après les castings, les ouvrières de la minutie et des étoffes précieuses sont très fières d’y travailler, elles ont un savoir faire exceptionnel, qui finira par disparaitre de toutes façons, hélas
    que l’on exploite des petites mains ou celles qui font la promotion des couturiers c’est le pendant de ce qui se passe dans le domaine du non luxe, ds les entreprises, partout ailleurs…le combat doit être global, il ne doit pas être compartimenté, luxe et bon marché
    des mannequins meurent(drogue, anémie, anorexie) de la folie de leurs patrons « artistes » à mille lieues de la vie réelle, quand des employés ou des profs se suicident , stressés ou pressés comme des citrons..par le nerf de cette guerre, profit et fric, folie des grandeurs, mégalomanie, rentabilité

  23. « L’art est objet de spéculation… mais on n’y peut pas grand chose malheureusement ».

    J’arrive un peu tard, mais tant pis, ce genre de phrase me vrille trop le neurone. Bien sûr, qu’on y peut quelque chose ! par exemple en achetant une œuvre à un artiste AVANT que les charognards ne lui mettent le grappin dessus. Au moment où « l’effort financier » relève plus d’un petit arbitrage entre deux plaisir (genre : une semaine à la mer où une sculpture) qu’on pourrait s’offrir. A mon avis, ça aurait deux effets : l’artiste pourrait vivre de son art sans passer par les fourches débiles du « marché » pour avoir le droit de bouffer, et du coup il y en aurait beaucoup plus autour de nous. Exit le « vedettariat ».

    Vu le nombre de peintres/maçons et sculpteurs/maître nageur que je connais rien que dans mon petit univers, ces imbéciles de « milieu de l’art » nous ont forcément fait passer à côté d’un Léonard où Pablo.

  24. Je connais bien ce monde : 1) car moi aussi, je suis artiste. Les tableaux subvertifs se produisent avec une vitesse de TGV, il y a des artistes « importants » dans tous les coins 2) j’ai vu le monde de défile grace à mon copain Fabio (voir mon article Giuseppe, mio amore) et je connais le clientèle aussi d’amerique central où le problem commence avec le marque de la voiture a coté de la famine. Mamma mia ! Que snobismo !
    Célèste, j’adore tes écritures et le façon tu vois le monde ! T’es invité chez moi !!!

  25. Magnifique texte !
    Et quelle perversion tu dénonces. J’arrive tard, mais j’approuve. Et moi aussi, ça me rend triste…
    Kiki 🙂

  26. @strychnine

    « Finalement, nous avons le minimum pour vivre, nous avons un toit, et nous vivons, bien, et nous rions, beaucoup, et c’est ça la chance.
    Je la souhaite aux autres. »

    quelle jolie conclusion, merci!

    @Jardin et Dom
    je note immédiatement le titre du livre de Corman

    @anne
    coucou!
    ce que j’écris ne doit bien sûr pas être limité à la haute couture. ce n’est qu’un exemple, parmi d’autres, des multiples dysfonctionnement de la société, et particulièrement dans le monde du travail.

    @Patrick
    bravo!
    il n’est jamais trop tard pour écrire des trucs intelligents

    @Igor merci de ce regard d’artiste

    @Salut Kiki
    même quand tu écris que quelque chose te rends triste tu apportes un rayon de soleil 🙂

  27. C’est un drôle de monde ce milieu. J’ai vu une partie de ce documentaire. Je me sens si éloignée de ces gens, que je n’ai vraiment pas l’impression que nous partagions la même planète.

  28. Toujours du style, Céleste, toujours du style! Il est bien ton défilé de mode et surtout ses à-côtés, mais en fait, même si une certaine presse ou certains médias en parlent sans arrêt, quelle influence réelle ça a sur notre vie ? Alors, bien sur, il y a les importables, les plus clinquants, les plus improbables, les plus intéressants aussi et surement les plus artistiques, mais qu’en restera-t-il dans 20, 30 ou 50 ans, alors qu’un style elizabethain ou victorien ou Louis XV ou XIII, on voit tout de suite ce que c’est!

    Bien sur, on se souvient des pat’ d’eph des années 70, ou du style « flower power » ou des minijupes de Mary Quant en 65! Mais pour le reste,(bon j’abrège, hein!),tout se ressemble un peu! La mode a justement pour particularité de se démoder, donc de disparaître, alors le style « grunge » ou le sac Vuitton, couleur merdeuse et de bric et de broc, ça ne restera pas dans les annales! Bon, c’est pas fait pour ça, non plus!

    Ce n’est pas pour rien que notre leader minissimo a choisi une ex-top comme compagne! Juste le temps d’un défilé! Espérons qu’il ne sera pas trop long! :-)). A plus.

  29. @ Patrick, # 33,(qui ne vient même plus visiter son propre blog, :-)!), je ne peux que plussoyer, et comment! Sauf que c’est pas si simple,: tu dis en gros: »acheter une oeuvre à l’artiste avant que les charognards lui mettent le grappin dessus! », je dirais plutôt, interdisons les charognards! Je suis bien mal placé pour dire ça, mais l’art n’a pas de prix!

    Je m’en suis encore rendu compte hier, en allant placer un vitrail chez des amis, c’est difficile de vendre à des amis!! Et leur fils de 19 ans qui rentre en cours de pose, mais c’est magnifique(alors que je l’aurais cru indifférent!) et ses parents, maladroitement de lui demander, alors que le garçon venait justement de dire: »Ca n’a pas de prix! », « alors combien tu crois que ça coute? » Il donne un prix, un peu élevé, j’en conviens, 3 fois au dessus du prix « réel », et ses parents gênés,(parce que prix d’ami,etc…etc…!) et le garçon de conclure, » Mais, c’est une oeuvre d’art! »

    Le seul qui avait envie de rire, dans tout ça, c’était moi!

  30. @vieil anar (on ne se croise plus que dans les salons branchés, ma parole :o) « interdisons les charognards ». C’est exactement l’idée : en achetant une œuvre directement à un artiste parce qu’elle nous touche et non pas parce qu’ON (qui est toujours un con) nous a dit pourquoi il fallait le faire et quelle « valeur » attacher à l’acte artistique, nous éliminons les intermédiaires et redonnons un « vrai » prix à des choses si importantes pour chacun de nous que, soi disant, elles n’en auraient pas, sauf, comme de bien entendu, à être indécemment exorbitant : le plaisir, l’imagination, le rêve…

  31. LVMH et son milliardaire Bernard Arnault, qui font parader des filles anorexiques pour vendre des sacs qui valent plusieurs fois le Smic d’un travailleur… Nicolas Sarkozy en a reçu un (pas le salaire) récemment en cadeau, pour CBS… Il aime aussi les stylos plume, même si ce n’est pas lui qui écrit ses discours pontifiants.

    Oui, relire « Système de la mode », de Roland Barthes, mais les enjeux (et les profits) économiques se sont multiplié depuis par dix.

    Images poudre aux yeux (Rachida Dati en Dior sur une couverture de « Paris Match »), paillettes en forme de fléchettes envoyées dans la figure du bon peuple : « Nous sommes les puissants, nous avons l’argent pour nous payer cette richesse que vous ne pourrez jamais atteindre ! »

    L’empire du luxe est le signe insolent, impudent, de la satisfaction exhibée de la classe des privilégiés : un défilé de mode ressemble à un défilé militaire où l’étalage des fringues et « accessoires » remplace celui des armes.

    Mais le message est bien le même : ici est le pouvoir.

    Sur une estrade en plein air sont assis les représentants de l’Etat, et sur le praticable éclairé par les sunlights et les flashs des photographes, les mannequins jouent aux petits soldats, pauvres marionnettes d’un PDG aux yeux bleus et vides.

  32. Les plus gros chiffres d’affaires, les records absolus, ce n’est pas en Europe, principale exportatrice, ce n’est pas aux USA, ce n’est pas en Australie, ce n’est plus au Japon. C’est, d’une part, en Russie, et d’autre, dans les Emirats du Golfe et en Arabie Saoudite.

  33. Ah, la mode…

    Un principe : la mode, c’est ce qui démode la mode d’avant. Un coup tous en pattes d’eph’, un coup tous en slim, et re tous en pattes d’eph’. Qu’on puisse porter avec plaisir le même vêtement depuis dix ans (ceux qui aiment les vareuses de marin me comprendront) est intolérable aux marchands. D’où le crime d’aujourd’hui : être « ringard ».

    La mode est souvent témoin de son époque. Ainsi la nôtre, qui mélange impudeur loftienne et refoulement puritain, pouvant faire cohabiter sur une même personne le string ou le calbute visible et les fringues XXXL pour tous – camouflant le corps mieux qu’un sac de patates. Mode de la mollesse, de l’informe, du sans structure, qu’adorent nos ados sans projet. Tout vers le bas : sacs à dos « bouse de vache » battant le fessier, épaules tombantes, baggys tirebouchonnant grâcieusement, chaussures non-lacées qui obligent à traîner la patte et empêchent d’avancer dans la vie d’un pas ferme (pour autant, je ne suis pas adepte du GI look !).

    Mode du gaspillage : tous ces vêtements pour un où on en mettrait deux, que de tissu perdu, mais pas pour la pétrochimie : vive Total !

    Au risque de choquer, je dirai que ces ampleurs sont d’inspiration… fondamentaliste : de la burka à la culotte de bain from bigots of USA, il y a comme un similitude. Oui, de même que ces dames doivent cacher ce qui peut faire envie (donc tout), ces messieurs doivent cacher qu’ils ont un sexe, que révélerait un simple slip. Bon, c’est vrai que parfois il révélerait aussi que la chose est plutôt moins conséquente que les prétentions globales que son porteur…

    Autre paradoxe : dans nos pays où l’emballage du mâle est devenu de rigueur, le déballage de la femelle se perpétue voire s’accentue : nos dames sont incitées à nous la jouer (c’est le verbe 😉 Alerte à Malibu dans des tenues toujours aussi arachnéennes.

  34. Bonsoir Celeste.

    Il nous faudrait donc une société Humaine, mais digne ?
    La dignité célèbre t’elle le sens des réalités ?.

    Pourquoi dire que l’on aime pas les riches, alors, serait t-il plus acceptable que de clamer ne pas aimer les pauvres.

    Ces derniers seraient ils les gardiens de la sagesse. En es tu sûre ?

  35. Beaucoup de gens confondent visiblement mode et haute couture. Or, cela n’a rien à voir.

    La mode dépasse largement le vestimentaire et concerne aussi le comportement, le langage, la musique etc. Elle est l’appropriation, parfois inconsciente, par un individu d’un ensemble de signes qui marquent son appartenance (et son adhésion) à son époque, sa génération, voire à son groupe socio-culturel.

    La haute couture, qu’il ne faut pas non plus confondre avec le prêt à porter de luxe, est un travail de création basé sur les matières, les couleurs, le mouvement et qui, selon le talent du créateur, a pour simple support ou magnifie le corps féminin. S’il existe des tendances, il est intemporel.

    Dans les pays totalitaires, la créativité est étouffée et il n’y a pas de liberté. On n’y trouve ni haute couture ni mode . Que ceux qui s’offusquent des modes un peu curieuses il est vrai que l’on voit parfois fleurir dans la rue ou dans les classes, s’imaginenent une seconde être contraints de n’avoir le droit de porter que la vareuse et la casquette bleu marine réglementaires, sous peine de prison ou de déportation, comme ce fut le cas dans les années Mao en Chine !

    La mode est par ailleurs une liberté très récente. Pendant des siècles ici, et encore aujourd’hui dans certains pays, on n’avait absolument pas le droit de se vêtir selon sa fantaisie. Certaines couleurs, certains tissus, certaines formes, étant réservées à des catégories sociales ou des métiers bien précis.

    La liberté est-elle donc si insupportable qu’il faille toujours se plaindre de celle des autres ?

  36. Bla bla bla …
    Ces deux choses n’ont tellement rien à voir que tu les confonds dans un élan de démonstration enthousiaste de la liberté chérie et chère à nos belles démocraties.
    Au final on ne sait plus très bien de quelle liberté tu parles à vrai dire…

    Reste que ce dont tu parles existe bel et bien toujours dans notre beau pays, d’après ce que tu décris :

    « certains tissus, certaines formes, étant réservées à des catégories sociales ou des métiers bien précis » … bah voilà t’as tout dit

    Mais il est évident que de critiquer une industrie telle que celle de la « haute couture » qui n’est que la forme huppée de l’exploitation, revient à des velléités totalitaires et anti-libertaires !

    Val n’aurait pas dit mieux !

    Chanel ou le Goulag somme toute.

  37. On en revient toujours à la distinction bourdieusienne ! Le bourgeois essaie de se distinguer du bon peuple en vénérant des créations parfois plus que singulières ! J’avoue que les Mickey en Inox de Jeff Koons, égérie de François Pinault me laissent de marbre, même si je suis content d’aller visiter le Palazzo Grassi, la semaine prochaine !
    De même, l’art contemporain me fait bien marrer, parfois. Au Musée d’art contemportain de Marseille, en février, j’étais plutôt circonspect quant aux oeuvres de Marc Quer, que ce soit la Serpière accrochée au mur ou à ce pull orange troué d’espigaous !
    Cette course à l’originalité à tout prix, à l’incongruité, à l’absurde, pour plaire à quelques milliardaires en mal d’émotions fortes s’expliquent par le désir de se distinguer à tout prix.

  38. Et j’ajouterais le besoin irrépressible de dépenser l’argent que l’on a en « trop » … et de donner un « sens » à cette dépense, essayer de lui coller une étiquette, tantôt de l’art et tantôt de l’humanitaire, suffit de regarder les efforts de milliardaires comme Bill Gates …

    Les riches détruisent la planète et le sens de la vie, ils doivent se rassurer et trouver le sens de la leur, et face à l’écroulement de la plupart des indicateurs de l’environnement et des sociétés dites développées, c’est de plus en plus dur.

    En tant que citoyens français, je nous inclus tous à un niveau minimal dans cette définition de « riches » dont le développement se fait nécessairement au détriment d’autres…

  39. La liberté et la démocratie sont des biens précieux. S’en plaindre revient à insulter ceux qui aimeraient bien pouvoir en disposer et ceux qui se sont battus pour l’obtenir.

  40. oui oui oui …
    et dans le même ordre d’idée, sarko a le droit de faire tout et n’importe quoi, puisqu’il a été élu … s’en plaindre revient à insulter les 53% des votants… non ?

    liberté et démocratie, ouais liberté de consommer et de fermer sa gueule surtout. quelle démocratie démet de ses fonctions un professeur qui critique un état ? quelle démocratie s’assoit sur un référendum ?

    critiquer est justement une liberté essentielle dans une démocratie, « se plaindre » ne veut rien dire sauf dans une vision manichéenne de la société !

  41. Dans nos belles « démocraties » occidentales, la démocratie n’est plus qu’un hochet qu’on agite devant les enfants que nous sommes pour nous faire accepter au prétexte d’une « liberté » illusoire (deux caméras de surveillance au mètre, étrange concept de la « liberté »…) la simple servitude envers les puissances financières mondiales, qui détiennent la réalité du pouvoir et de l’oppression économiques (et devant lesquels les états plient d’autant plus volontiers que ceux qui les gouvernent en sont les plus zélés complices), et qui ne sont pas des pouvoirs démocratiquement élus. Donc cette prétendue « démocratie » n’est plus qu’une façade, une coquille vide. A fortiori quand tous les « partis de gouvernement » susceptibles de l’emporter électoralement sont aussi différents que peuvent être deux lessives du même fabricant vendues sous deux marques différentes pour occuper l’espace de choix du consommateur. Bonnet blanc et blanc bonnet, les mêmes politiques générales, la même soumission à la toute-puissance économique, seules les méthodes diffèrent légèrement à la marge. Le vote dans tout ça ne servant qu’à légitimer vis-à-vis du citoyen le système qui l’opprime sur l’air de « Vous avez ce que vous vouliez puisque vous avez voté pour ! De quoi vous plaignez-vous donc, puisque c’est vous qui l’avez choisi ? »

    La liberté et la démocratie des biens précieux ? Certes, si on les avait !

  42. Je m’adresse à PMB. Je suis très émue que vous connaissiez Paul Barrault, je suis une de ses filles. Si vous voulez qu’on en parle… A bientôt avec joie.

  43. Pour véronque Barrault.

    On t’a connue toute petite ainsi que tes soeurs, nous étions très liés avec tes parents. Nous allions souvent le dimanche chez vous près de la forêt de Senart.
    nous avons quelques disques de Paul. Nous chantons toujours ces textes que nous avons vus naitre. Je vous ai cherché longtemps… Envoie moi vite un message.

  44. Pour Jo VINCENT,

    J’aimerais échanger avec vous sur Paul Barrault. N’hésitez pas à demander mon adresse électronique à notre hôtesse !

  45. « Dans les pays totalitaires, la créativité est étouffée et il n’y a pas de liberté. On n’y trouve ni haute couture ni mode. » (Annie, 52)

    Ah, mon dieu, comme ce doit être dur, de vivre dans un pays totalitaire!

    Chère Annie, si je ne vous « connaissais » pas depuis le temps que vous égrenez vos poncifs sur ce blog qui mérite mieux, je ne pourrais même pas imaginer autre chose que du second degré.

    Hélas, non!

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