Carla S.,comme un parfum de caste

« C’est très joliment expliqué par Proust dans A la recherche du temps perdu, dit-elle d’une voix douce au journaliste et, à travers lui, au bon peuple de France, il explique que le mendiant ne souffre pas d’être mendiant, que c’est le passant qui souffre pour le mendiant, le mendiant étant mendiant, lui, il est de plain- pied avec sa misère. C’est la même chose la célébrité, quand on est dedans à ce niveau là, on n’en a plus du tout conscience. »

Et j’ai pensé à cette considération d’Henri Michaux dans « Un barbare en Asie » (1933):

« L’Hindou mendie, froidement, avec conviction, avec culot. Considérant cet emploi comme sa destinée. Les Hindous, ni bons ni charitables, passent leur chemin et le laissent parce que c’est sa destinée. »

La loi du karma est cruelle à qui n’est point « bien né ».

Un petit parfum de castes flotterait-il à l’Elysée ?

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